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Canadian Art Song Project Le Canadian Art Song Project a été fondé en 2011 par le ténor Lawrence Wiliford et le pianiste Steven Philcox. Il a comme mission de tirer parti du riche héritage de la chanson canadienne en invitant les compositeurs, auteurs et interprètes à partager et célébrer leurs expériences par la création de nouvelles œuvres, tout en offrant aux artistes canadiens la possibilité de promouvoir la richesse de la littérature musicale existante. En plus de présenter des concerts, le CASP a commandé 13 œuvres canadiennes pour voix et piano, publié cinq CD commerciaux et un balado intitulé…

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Un mauvais album de Joyce Didonato est une rareté qui mérite toute notre attention. Il s’agit d’un enregistrement live d’un récital au Wigmore Hall juste avant Noël dernier – un récital, disons plutôt quelques intermèdes servant de décor au monologue d’une demi-heure de Jake Heggie, le compositeur préféré de Joyce, tous deux accompagnés par un quatuor à cordes. Le monologue évoque la vie de Camille Claudel, modèle et égérie du sculpteur et peintre Auguste Rodin. Sculptrice elle-même, Claudel ne reçoit jamais la reconnaissance qu’elle mérite et finit tristement dans un asile. C’est une histoire touchante à laquelle la musique d’Heggie…

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Depuis près d’un demi-siècle, Musica Camerata poursuit avec passion et assiduité son mandat de nous faire découvrir des œuvres de musique de chambre méconnues. Les huit musiciens, la plupart issus de l’OSM, confortent d’année en année la solide réputation de l’ensemble. À l’aube d’une nouvelle saison, entrevue avec le directeur artistique Luis Grinhauz. Quelles sont les découvertes musicales qui vous ont marquées ? Au fil du temps, nous avons fait connaître de nombreux compositeurs et d’autres ensembles ont pris le relais en les jouant à leur tour. C’est le cas de la compositrice polonaise Grażyna Bacewicz, une musicienne aussi importante que Leoš…

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Acclamé à l’échelle internationale pour la brillance et l’élégance de ses interprétations, le Trio Fibonacci soufflera cet automne ses vingt bougies. Une longévité exceptionnelle pour le trio formé de Julie-Anne Derome au violon, Gabriel Prynn au violoncelle et Steven Massicotte au piano. D’abord spécialisé dans le répertoire contemporain, le trio est peu à peu retourné à ses inspirations premières et réjouit aujourd’hui son auditoire autour de programmes thématiques combinant des œuvres classiques, romantiques et contemporaines. Une évolution à rebours : cartographier le présent pour mieux décrypter le passé C’est en 1998 que Julie-Anne Derome, Gabriel Prynn et André Ristic unissent…

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Dans notre numéro d’avril dernier, Wah Keung Chan et moi avions prédit que John Brancy serait l’un des gagnants du CMIM 2018. J’ai rencontré le baryton américain avec le pianiste Peter Dugan deux jours avant les finales de la division Aria. Brancy a remporté le premier prix de la division aria et le prix de la mélodie française. La technique vocale de l’opéra est-elle différente de celle de la mélodie ? John : Absolument. Lorsque je chantais des mélodies à la salle Bourgie, j’ai pu jouer avec l’acoustique; la salle permet à l’interprète de le faire. Je pourrais aller « hors voix »…

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Bach, Schumann, Debussy et Chopin : autant de compositeurs phares bien connus qui figureront au programme de Marc-André Hamelin le 30 septembre au Ladies’ Morning Musical Club (LMMC). Se distinguant par ses nombreux enregistrements d’œuvres d’Alkan et de Sorabji, compositeurs du 19e siècle, Hamelin possède un large et éclectique répertoire allant des compositeurs illustres à ceux qui sont moins connus. « Ce sont tous de vieux amis et je suis heureux de présenter leurs œuvres », a déclaré Hamelin lors d’une entrevue téléphonique, quelques heures avant son vol vers le Royaume-Uni où il participera au Festival international d’Édimbourg. À son…

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Kateri Tekakwitha a longtemps fait partie du programme scolaire québécois. Jeune fille mohawk du XVIIe siècle qui demanda à être baptisée à l’adolescence et a fait vœu de chasteté, elle est devenue en 2012 la première personne autochtone d’Amérique du Nord à être canonisée. Les artistes autochtones lui paient maintenant leur propre forme d’hommage en présentant Saia’tatokénhti: Honoring Saint Kateri, une présentation multimédia de 35 minutes avec musique de la compositrice Odawa Barbara Croall, paroles de l’écrivain mohawk Darren Bonaparte et visuels et chorégraphie par le réalisateur autochtone colombien Alejandro Ronceria. La première le 19 octobre à 19 h 30 à l’église…

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Le 23 juillet dernier, le Domaine Forget a servi de cadre à la première du Winterreise de Schubert version klezmer avec le baryton canadien Philippe Sly et le Chimera Project. Ironiquement, il se dégageait un sentiment général de froideur, de solitude et d’austérité. C’était une performance que nous pouvions clairement associer au modernisme d’après-guerre et non au romantisme que représente Schubert. Ce qui n’est pas sans rappeler les critiques essuyées par Schubert lors de la création de Winterreise devant ses contemporains : trop sombre et dénué d’espoir, le travail d’un compositeur désespéré et probablement au bord du suicide. Le Chimera Project…

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J’ai entendu pour la première fois Philippe Sly au Concours musical international de Montréal. Il n’avait que 23 ans, ce qui ne l’a pas empêché de remporter tous les prix : premier prix, prix Joseph-Rouleau pour le meilleur artiste québécois, meilleur artiste canadien, prix d’interprétation de l’œuvre canadienne imposée et prix du public de Radio-Canada. Je l’ai rencontré chez lui six ans plus tard par une chaude journée d’été, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, qui a également connu récemment un éveil culturel. Sly se rappelle : « Mon premier souvenir de l’opéra, c’est à sept ans lorsque je suis allé voir…

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Deux symphonies problématiques d’un compositeur torturé sont expédiées par le Boston Symphony et son chef d’orchestre letton avec une quasi-nonchalance. La 4e Symphonie, conservée par le compositeur pendant un quart de siècle à cause de l’attaque de Staline contre Lady Macbeth de Mtsensk, est ultra-mahlérienne dans son orchestration et son ironie et refuse totalement de suivre le positivisme à outrance préconisé par le parti. Le secret des intentions du compositeur échappe à de nombreux chefs d’orchestre. Andris Nelsons adopte une sorte de neutralité balte en minimisant les émotions extrêmes de la partition dans l’espoir de ne pas être attaqué par…

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