Navigation sur: Musique orchestrale

De retour à Montréal, Juraj Valčuha a dirigé cette semaine l’OSM pour un programme double assez contrasté : œuvre de jeunesse, le Concerto pour piano no 1 de Mendelssohn par André Laplante préparait une œuvre de maturité de Richard Strauss, Une symphonie alpestre. Une réussite complète. On attend déjà le retour du chef slovaque. D’entrée de jeu, l’ouverture de l’opéra-comique Die lustigen Weiber von Windsor d’Otto Nicolai rappelle l’affection du chef pour l’opéra, lui qui est à la tête du célèbre Teatro San Carlo de Naples. D’emblée, on remarque sa présence gestuelle, véritable langage chorégraphique tout en délicatesse et d’une grande efficacité.…

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La Cinquième Symphonie de Tchaikovsky aura 130 ans au mois de novembre. C’est peut-être, en partie, ce qui en fait la coqueluche des programmes symphoniques cette saison. Après une version par l’Orchestre de la Francophonie cet été dans le cadre des Concerts Populaires, elle sera jouée par l’Orchestre Métropolitain en janvier prochain, puis par l’Orchestre Symphonique de Québec en avril. Pour l’heure, c’est un chef allemand chargé d’ans et d’expérience, Christophe Eschenbach, qui l’a faite résonner dans la Maison Symphonique en prenant les rênes de l’OSM. Eschenbach a livré une symphonie emplie de gravité, prenant son temps dans les développements…

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Les amateurs de musique et les musicologues sont intrigués par l’ouverture peu orthodoxe de la Première Symphonie de Mahler – un la joué sur six octaves et noté pianississimo (ppp). Aucune note n’avait suscité une telle perplexité depuis la dissonance de la Septième Symphonie de Beethoven. L’inclusion de matière thématique d’une précédente œuvre biographique de Mahler, les Lieder eines fahrenden Gesellen (Chants d’un compagnon errant) fait croire que la Première Symphonie est une œuvre à programme hautement personnelle. Mahler a en effet déclaré, après l’avoir terminée, qu’elle avait été « inspirée par un amour ». Il se peut que l’objet…

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Trois compositeurs se partagent cette première coproduction entre la maison Analekta et les Prix Azrieli de musique. Brian Current et Wlad Marhulets, gagnants respectifs de la commande et du prix Azrieli 2016, côtoient l’Américain Lukas Foss. L’Orchestre symphonique national tchèque est dirigé par Steven Mercurio, le chœur par Miriam Nemcová et les œuvres mettent en vedette la soprano Sharon Azrieli, le clarinettiste David Krakauer et le ténor Richard Troxell. Dans les Sept Salles célestes, Brian Current transpose en musique sa lecture du Zohar, ouvrage de référence de la Kabbale. Tensions dans l’orchestration, tumulte des voix, envolées mystiques et densité d’écriture…

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Rachmaninoff, Concertos pour piano no 2 et 4 – Deutsche Grammophon Daniil Trifonov – Philadelphia Orchestra, Yannick Nézet-Séguin Au milieu de l’excitation suscitée par la redécouverte d’un enregistrement des Danses symphoniques par Rachmaninoff, voici une nouvelle lecture de deux concertos avec l’orchestre préféré de Rachmaninoff, interprétés par le pianiste vivant qui lui ressemble le plus. Deutsche Grammophon a intitulé l’album Destination Rachmaninoff. Départ, où figure en couverture un portrait du soliste Daniil Trifonov, assis dans le genre de compartiment de chemin de fer contemporain des disques de gomme-laque. Ne vous laissez pas distraire par ces coups de marketing. Trifonov ouvre avec…

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Pour parution immédiate, 12 septembre, 2018… La Fondation Azrieli vous propose une soirée exceptionnelle de découverte musicale au cours de laquelle seront présentées en première mondiale les œuvres des deux lauréats des prix de musique Azrieli 2018. Le compositeur d’origine israélienne Avner Dorman vous fera découvrir à travers son œuvre Niginim pour violon et orchestre une couleur orchestrale créative et une virtuosité inspirante,tandis que la compositrice canadienneKelly-Marie Murphy explorera les richesses de la musique sépharade avec son double concerto unique pour harpe et violoncelle En el escuro es todo uno (In the Darkness All is One). Ce programme riche et…

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La seule chose qui m’empêche de décerner cinq étoiles à cet album, c’est qu’il est à l’envers. Il débute par une performance tout à fait décente du Concerto pour violon no 1 de Béla Bartók par la virtuose norvégienne Vilde Frang, avec l’Orchestre philharmonique de Radio France dirigé par Mikko Franck. Frang, qui a 32 ans, se produit depuis l’âge de dix ans. Tout ce qu’elle fait est parfaitement charmant et agréable. Le premier concerto de Bartok, œuvre de jeunesse, effusion d’amour innocent, ne va pas changer nos vies. L’Octuor, lui, pourrait. Georges Enesco était l’un des plus grands violonistes de…

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Les Violons du Roy À l’aube de cette 35e année des Violons du Roy, Jonathan Cohen entame sa première saison comme directeur artistique de l’ensemble. En concert d’ouverture, le 29 septembre à la Maison symphonique, il retrouvera le contre-ténor Anthony Roth Costello, dans des œuvres de Haendel et Glass. Le 3 novembre, Bernard Labadie, directeur musical de La Chapelle de Québec, réunira les forces des deux ensembles qu’il a fondés pour interpréter les messes du Couronnement de Mozart et Nelson de Haydn. À la salle Bourgie, Jonathan Cohen accueillera le 23 novembre le mandoliniste Avi Avital, une étoile de la…

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Deux symphonies problématiques d’un compositeur torturé sont expédiées par le Boston Symphony et son chef d’orchestre letton avec une quasi-nonchalance. La 4e Symphonie, conservée par le compositeur pendant un quart de siècle à cause de l’attaque de Staline contre Lady Macbeth de Mtsensk, est ultra-mahlérienne dans son orchestration et son ironie et refuse totalement de suivre le positivisme à outrance préconisé par le parti. Le secret des intentions du compositeur échappe à de nombreux chefs d’orchestre. Andris Nelsons adopte une sorte de neutralité balte en minimisant les émotions extrêmes de la partition dans l’espoir de ne pas être attaqué par…

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Joliette, le 7 août 2018 – C’est dans une chaleur tout estivale que s’est conclue dimanche la 41e édition du Festival de Lanaudière. La performance offerte par l’Orchestre Métropolitain – sous la férule de Yannick Nézet-Séguin et Marc-André Hamelin – a eu cependant l’effet d’un rafraîchissement hautement apprécié par les festivaliers. Avec le Concerto pour piano no. 2 et la symphonie no. 7 « Leningrad » de Chostakovitch, Yannick Nézet-Séguin a dirigé son orchestre de main de maître, avec sa flamboyance habituelle; une prestation caractérisée par une finale grandiose. Cette année, le directeur artistique de l’événement, Gregory Charles, a proposé…

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