Le Ladies’ Morning Musical Club continue sur sa lancée

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Le Ladies’ Morning Musical Club a ouvert sa 129e saison le 13 septembre devant la plus petite foule que l’organisation ait jamais accueillie dans la salle Pollack.

On ne peut blâmer le Rolston String Quartet, encore moins le Quatuor op. 74 n° 3 « Le Cavalier » de Haydn ou le Quatuor op. 59 n° 1 de Beethoven, mais plutôt la limite fixée à 160 spectateurs – une fraction des 600 sièges de cette salle de l’Université McGill et des 427 abonnés au LMMC la saison dernière.

« Nous ressentons une véritable soif de musique en direct, c’est pourquoi nous avons été heureux d’accueillir un certain nombre de nos abonnés », explique Constance Pathy, présidente de la vénérable société de musique de chambre.

Quel nombre ? Par un coup de chance remarquable, le nombre d’abonnés du LMMC inscrits pour 2020-21 malgré la persistance de la COVID-19 correspond approximativement au nombre de places offertes.

Les 160 chanceux ont dû porter des masques pendant toute la durée de la représentation, d’environ une heure. Les détenteurs de billets ont commencé à entrer à 14 h 15 en groupes successifs d’environ 25 personnes. Le concert a commencé à 15 h 30.

« Nous prenons beaucoup de précautions, dit Pathy. Nous ne voulons pas être responsables de la propagation du virus. » Tout comme McGill, dont la coopération est très appréciée.

Pathy et le comité du LMMC n’ont jamais envisagé d’annuler la saison 2020-21. Ils ont plutôt organisé une « saison fantôme » regroupant des Canadiens et des résidents canadiens, au cas où les restrictions relatives aux voyages empêcheraient les artistes internationaux de se déplacer.

Le Rolston remplaçait le Calidore Quartet, un groupe américain. Non que la venue du Rolston ait été sans complication, puisque deux de ses membres vivent aux États-Unis.

« Ils sont en quarantaine au moment où je vous parle », a déclaré Pathy.

Le violoncelliste Matt Haimovitz, professeur à McGill, est à l’affiche le 4 octobre avec la pianiste montréalaise Meagan Milatz. Au programme : les 12 variations de Beethoven sur See, the Conqu’ring Hero Comes, sa Sonate op. 102 n° 1 et les sonates pour violoncelle de Debussy et Poulenc.

Le pianiste Stewart Goodyear, un Torontois, joue la Sonate op. 1 de Berg, Gaspard de la Nuit de Ravel et les Tableaux d’une exposition de Moussorgski le 25 octobre. Blake Pouliot est un Canadien, mais en tant que résident de New York, le violoniste devra passer par tous les protocoles de quarantaine avant son récital du 15 novembre avec un pianiste et dans un programme à déterminer.

La dernière des stars de la saison est le New Orford Quartet, invité le 6 décembre. Notez que l’altiste Eric Nowlin, un Américain de l’Orchestre symphonique de Détroit, est remplacé par Sharon Wei, professeur adjoint à l’Université Western. Répertoire à confirmer.

La programmation des concerts du LMMC pour la nouvelle année reste celle annoncée en mars. Une fois de plus, une saison fantôme est en préparation dans l’éventualité d’un retour du coronavirus.

« Nous ignorons ce que l’avenir nous réserve, dit Pathy. Nous tentons simplement de nous adapter à la situation. »

Traduction par Mélissa Brien

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A propos de l'auteur

Arthur Kaptainis has been a classical music critic since 1986. His articles have appeared in Classical Voice North America and La Scena Musicale as well as Musical Toronto. Arthur holds an MA in musicology from the University of Toronto. Since 2019, Arthur is co-editor of La Scena Musicale.

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