Aaron Tan Remporte Le Premier Prix Du CIOC

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Aaron Tan, doctorant à l’orgue à l’École de musique d’Eastman, ayant également un doctorat en génie de l’Université du ¬Michigan, a gagné le premier prix de 25 000 $ du Concours international d’orgue du Canada.

Le Canadien aux multiples talents, qui détient aussi des diplômes en interprétation au piano et au violon du Conservatoire royal de musique de Toronto, était le troisième de cinq finalistes à jouer le 22 octobre à la Maison symphonique de Montréal.

Ben Bloor (R.-U.) a obtenu le deuxième prix de 15 000 $. Bryan Anderson (É.-U.) et Tyler Boehmer (Canada) ont chacun obtenu 7500 $ en remportant ex æquo le troisième prix. Anastasia Stahl de la Russie a gagné le prix du public lors de l’épreuve de quart de finale ­diffusée sur vidéo, accompagné de 5000 $.

Le premier prix inclut un enregistrement avec la maison de disques ATMA Classique et trois ans d’organisation de concerts.

D’autres prix spéciaux, chacun valant 5000 $, ont été annoncés lors d’un concert gala à l’église Saints-Anges de Lachine organisé en honneur du cofondateur du CIOC, feu Noël Spinelli.

Tan, 35 ans, a aussi obtenu la bourse de la Fondation commémorative sir Ernest MacMillan (meilleur Canadien des quarts de finale), le prix Raymond-Daveluy du CRCO (meilleure interprétation de musique canadienne) et le prix Marcel-Dupré (meilleure interprétation d’une œuvre obligatoire). Bloor a remporté le prix Spinelli (meilleur ­programme), alors que Stahl a obtenu le prix du public Richard-Bradshaw. Anderson a gagné le prix Louis-Robillard (meilleure interprétation d’une transcription de ce compositeur).

Le récital de l’épreuve finale de Tan était remarquable par ses couleurs et ses humeurs, allant du dramatique (l’Allegro deciso de ­l’Évocation, op. 37, de Marcel Dupré) au léger (les Notes répétées de Jeanne Demessieux), puis au solennel (l’Ave Maria des Cathedral Windows de Sigfrid Karg-Elert), au mystique (Prière pour orgue de François Morel) et, enfin, au populaire (des sélections du Casse-Noisette de Tchaïkovski). Il a été entreprenant en ­étendant le répertoire du Grand Orgue Pierre-Béique, qui diffuse parfois un son générique.

Lors de l’épreuve finale, on a mis l’accent sur la musique française (et parfois canadienne) du 20e siècle, connue principalement des organistes. Un de quatre morceaux de Marcel Dupré (1886-1971) était obligatoire, une ­exigence sans doute alignée sur les priorités du directeur artistique d’origine française du CIOC, Jean-Willy Kunz. Bach et d’autres compositeurs baroques allemands étaient le centre de l’attention lors d’une épreuve précédente les 14 et 15 octobre à l’église de l’Immaculée-Conception.

Tous les finalistes ont joué de la console sur scène à côté d’une sculpture des lettres CIOC. L’éclairage était dramatique. Un grand écran montrait de gros plans de doigts et de pieds (et, parfois, des tourneurs de pages).

Les panneaux acoustiques ajustables étaient placés haut dans la Maison symphonique, et pour une fois l’ensemble de tuyaux caractéristique de la salle (souligné par une lumière bleue) pouvait être vu clairement. L’orgue pouvait aussi être entendu.

Traduction par Stefania Neagu

 

Le ­premier récital, par Anderson, m’a semblé intolérablement bruyant par moments. De retour à la maison, j’ai retrouvé l’atmosphère plus paisible de la retransmission par Internet.          Pour des vidéos, allez à : www.ciocm.org. Pour plus d’information sur Aaron Tan, visitez : www.aarontan.org.

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A propos de l'auteur

Arthur Kaptainis has been a classical music critic since 1986. His articles have appeared in Classical Voice North America and La Scena Musicale as well as Musical Toronto. Arthur holds an MA in musicology from the University of Toronto. Since 2019, Arthur is co-editor of La Scena Musicale.

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