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La Scena en ligne est le magazine numérique de La Scène Musicale.Contenu : Actualités, critiques de concerts, critiques de CD, interviews, nécrologies, etc.Rédacteur en chef : Wah Keung ChanRédactrice adjointe : Andreanne VenneISSN : 1206-9973

Le théâtre documentaire et engagé Centroamérica du collectif mexicain Lagartijas Tiradas al Sol (Comme des lézards étendus au soleil) s’intéresse à la souffrance de l’Amérique centrale. Présenté en espagnol en version surtitrée dans les deux langues dans le cadre du Festival Trans-Amériques, jusqu’au 26 mai. Sur la scène dépouillée du Théâtre Rouge, un écran suspendu peint en bleu ciel à cour (sur lequel des vidéos seront projetées) et à jardin centre une peinture qui évoque une plage luxuriante. Juste devant, un petit bassin entouré de plantes. Autour de la scène, des chaises, des documents et quelques accessoires complètent le tout. Une…

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Rachmaninov avait de grandes mains et d’énormes doigts. Il écrivait des concertos pour les jouer lui-même. Le troisième, en ré mineur, a été présenté en première aux États-Unis au Carnegie Hall, sous la direction de Walter Damrosch, puis sous Gustav Mahler. Ce concerto s’est avéré plus difficile à exécuter avec précision que ses prédécesseurs. Les pianistes les moins doués ont commencé à avoir peur. Rachmaninov était pourtant un homme généreux, prompt à reconnaître que d’autres jouaient mieux que lui. Il préférait l’enregistrement du concerto en ré mineur de Vladimir Horowitz au sien. D’autres ont marqué l’œuvre de leur empreinte au…

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Après avoir été remarquée au Festival d’Avignon et finaliste pour le prix du meilleur spectacle public aux Molières 2024, la magnifique fresque Lacrima de l’autrice et metteuse en scène française Caroline Guiela Nguyen est présentée dans le cadre du 19e Festival TransAmériques (FTA). Au théâtre Jean-Duceppe, jusqu’au 25 mai et au Festival Carrefour à Québec du 30 mai au 1er juin. Inspirée par la fabrication de la robe de mariée de Kate Middleton par une maison de haute couture, Lacrima fait le récit d’une commande princière à la très réputée maison française Beliana. La pièce suit pendant plus de huit mois une trentaine de femmes et d’hommes…

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À l’approche de la première d’Il Trovatore à L’Opéra de Québec, samedi 17 mai dernier, on annonçait une production inspirée de la science-fiction, de George Lucas à Denis Villeneuve en passant par Luc Besson. Si la quête de vengeance d’Azucena pouvait prendre des proportions aussi grandes que celle du père de Luke Skywalker ou de la mère de Paul Atréides, l’autre grand thème de l’opéra – l’amour charnel – rejoignait davantage l’intrigue du Cinquième Élément. Le metteur en scène Jean-Sébastien Ouelette a préféré en rester aux clins d’œil amusants, sans pousser plus loin les références. Manrico n’avait rien d’un jedi de la saga Star Wars –…

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Si vous m’aviez dit en début de semaine que j’écouterais encore Biber vendredi, ma réponse aurait été sèche et impropre à l’impression. La musique de l’Europe centrale avant Jean-Sébastien Bach m’intéresse autant qu’un tube de dentifrice aplati. L’univers de Heinrich Biber, compositeur salzbourgeois pour violons dans le style italien, a été rendu obsolète par la naissance, en 1685, de Bach et de Haendel. Biber a continué à travailler jusqu’en 1704, juste assez longtemps pour se voir éclipsé par le génie. Sa musique, du moins ce que j’en ai entendu, est ingrate et peu aventureuse, non désagréable, mais lassante au bout…

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Que fait ce disque sur ma tablette ? J’ai écouté les enregistrements par Furtwängler de sa trop longue deuxième symphonie tout comme j’ai assisté à l’interprétation de Daniel Barenboim en concert avec l’Orchestre philharmonique de Berlin sans quitter la salle. L’œuvre passe trois quarts d’heure à n’aller nulle part.Furtwängler l’a composée en Suisse après avoir fui Berlin en janvier 1945, abandonnant ses musiciens à un sort désespéré. L’œuvre reprend les motifs du destin chers aux compositeurs allemands, de Schumann à Strauss, en alternant des « ffff » massifs et des simulations d’orgue d’église, toutes les ficelles du métier d’orchestrateur. Dans…

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Certains artistes ne reculent devant rien pour attirer l’attention. D’autres s’en éloignent comme des oiseaux en voie d’extinction. On ne gagne rien à deviner à quelle catégorie appartient Martha Argerich. La pianiste née à Buenos Aires n’a jamais donné d’entrevue de sa vie, n’a jamais posé pour des photos de couverture, n’a jamais pris de position politique. Malgré ces modestes précautions, elle est devenue l’artiste à clavier la plus demandée au monde. À 83 ans, après avoir connu des problèmes de santé, chaque récital qu’elle donne tient du miracle. Le présent coffret, qui combine d’anciennes versions d’EMI et ses prestations…

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Mélanie Demers transforme les idées de la militante et théoricienne féministe bell hooks en un spectacle rutilant et éclaté.  Sur la magnifique musique de Frannie Holder. Jusqu’au 10 mai, La saison – Espace Go et à Québec, du 5 novembre –  29 novembre 2025 https://www.letrident.com/ Oubliez les histoires de prince charmant, la chorégraphe et metteure en scène Mélanie Demers s’inspire de all about love, le livre le plus connu de bell hooks, qui écrivait son nom en minuscules pour signifier que pour elle que le plus important n’était pas sa personne mais la substance de ses travaux. Dans cet essai rassembleur, qui est l’un des livres…

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Le deuxième concerto pour violoncelle de Dimitri Chostakovitch n’a jamais égalé le premier en termes d’attrait pour le public ou d’appréciation des solistes. Joué pour la première fois lors d’un concert du soixantième anniversaire du compositeur, au cours duquel il a été proclamé héros du travail socialiste, le concerto est ambivalent à la fois dans sa signification et dans son équilibre entre le soliste et l’orchestre. Il y a des passages où le violoncelle est laissé à lui-même pour retrouver le chemin du bercail, tandis qu’un immense orchestre reste inactif. Il s’agit peut-être d’une métaphore du travail socialiste. Mstislav Rostropovitch,…

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Comme tous les critiques, j’aime les surprises, et rien ne m’a plus surpris en ce mois de dimanches de Pâques que cette délicate et brillante association de mélodies classiques japonaises et viennoises. Les notes du livret étant avares et essentiellement en japonais, je ne peux que deviner, mais j’attribue le choix des chansons tout comme l’interprétation à Misaki Kobayashi, soprano faisant apparemment partie du chœur de la Radio de Berlin. Les associations sont si intelligentes qu’elles sont pratiquement symbiotiques. Kobayashi commence par un air printanier de Rentaro Taki (1879-1903) et l’apparie au peu chanté Ich liebe dich de Beethoven. Et…

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