LMMC : On se revoit en décembre!

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L’espoir est éternel », déclarait Constance Pathy quelques jours après que le premier ministre François Legault eut prolongé l’arrêt des spectacles au Québec jusqu’au 23 novembre. 

Après avoir été contrainte d’annuler le concert du violoniste Blake Pouliot en novembre, la présidente du Ladies’ Morning Musical Club attend avec impatience le 6 décembre, date à laquelle le Nouveau quatuor à cordes Orford doit se produire avec deux remarquables musiciens : le violoniste (et altiste) James Ehnes et le pianiste Charles Richard-Hamelin. « J’espère sincèrement que cela aura lieu », a-t-elle déclaré. 

Curieusement, le programme jumelant le Quintette à cordes op. 29 de Beethoven et le Concert de Chausson pourrait être considéré comme un joli cadeau de l’épidémie. Ce rassemblement d’artistes canadiens
remplace le récital du pianiste français Rémi Geniet qui faisait partie de la saison initiale du LMMC annoncée en mars. Les
restrictions imposées par le gouvernement fédéral ont rendu les visites d’artistes
internationaux pratiquement impossibles.

« Nous n’aurions normalement jamais pu organiser un événement comme celui-ci et c’est finalement tombé en place », a déclaré Pathy à propos du programme Beethoven-Chausson.

Il est intéressant, et peut-être un peu inquiétant, que la nouvelle échéance provinciale soit fixée à deux semaines avant le concert. « Le problème avec les annonces, c’est qu’elles arrivent toutes à la dernière minute, commente Pathy. C’est pratiquement impossible de planifier quoi que ce soit. »

Le LMMC a dû annuler les récitals du
violoncelliste Matt Haimovitz et du pianiste Stewart Goodyear en octobre en raison d’un décret provincial. Ces événements étaient eux-mêmes des ajouts tardifs dans une saison marquée par des restrictions fédérales.

Selon Pathy, ces concerts sont reportés. « J’ai promis que nous allions reprogrammer tous les concerts annulés, dit-elle. Je pense que c’est notre devoir, en particulier pour les musiciens qui ont dit qu’ils allaient reporter la date de leur concert jusqu’à ce que les artistes internationaux soient dans l’impossibilité absolue de venir. »

Programmé. Annulé. Programmé à nouveau. Annulé à nouveau. C’est assez pour pousser les programmateurs à se déclarer vaincus. Certains l’ont fait, bien que la majorité d’entre eux, à Montréal en tout cas, organisent des concerts en ligne. Pas le LMMC.

« Je ne trouve pas les concerts en webdiffusion très satisfaisants, déclare Pathy. Je crois fermement aux bienfaits de la musique en direct et c’est exactement ce que le LMMC promeut. » 

McGill et l’École de musique Schulich font également partie de l’équation. La salle Pollack a longtemps été le siège du LMMC. L’université a fait une exception en autorisant un concert des Ladies le 20 septembre par le Rolston Quartet devant un public réduit. Les protocoles étaient nombreux et exigeants. 

Quant au concert du 6 décembre, il est
complet. « Si nous avons une salle et que nous pouvons le faire, nous allons le faire, quoi qu’il arrive », dit Pathy.

L’espoir est éternel.

Traduction par Olivier Bergeron

www.lmmc.ca

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A propos de l'auteur

Arthur Kaptainis has been a classical music critic since 1986. His articles have appeared in Classical Voice North America and La Scena Musicale as well as Musical Toronto. Arthur holds an MA in musicology from the University of Toronto. Since 2019, Arthur is co-editor of La Scena Musicale.

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