C’était, hier, la première demi-finale du Concours de chant 2018 (CMIM), dans la catĂ©gorie Aria. Six chanteurs et chanteuses sont montĂ©s sur la scène de la Maison symphonique: la mezzo-soprano Emily D’Angelo, le tĂ©nor Andrew Hadji, le tĂ©nor Mihail Mihaylov, la soprano Dilyara Idrisova, le baryton Kidon Choi et la basse Jongsoo Yang. Aujourd’hui, place Ă la seconde demi-finale! Cette première demi-finale a rĂ©vĂ©lĂ© deux grands chanteurs qui iront très probablement en finale. Deux artistes canadiens, qui plus est. Emily D’Angelo et Andrew Hadji ont, chacun dans leur rĂ©pertoire, conquis le public. La mezzo-soprano d’origine italienne, âgĂ©e seulement de 23…
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Photo: © Yves DubĂ©. Le 1er juin dernier Ă la salle du Conservatoire de musique de MontrĂ©al, la compagnie Chants Libres, qui se spĂ©cialise dans la production d’opĂ©ras contemporains, prĂ©sentait un monodrame du compositeur canadien d’origine espagnole JosĂ© Evangelista, sur un livret d’Alexis Nouss. Créé en 1987 par Pauline Vaillancourt et Julien GrĂ©goire, cet “opĂ©ra” intitulĂ© La Porte, d’une durĂ©e de quarante-cinq minutes, a Ă©tĂ© Ă©crit pour voix seule et percussions. Sur scène, on retrouvait la mezzo-soprano Ghislaine Deschambault accompagnĂ©e par Huizi Wang, celle-ci Ă©tant entourĂ©e d’une multitude d’instruments percussifs et d’un ordinateur crĂ©ant des effets de rĂ©verbĂ©ration. L’une incarnait,…
Musique nomade est un organisme sans but lucratif Ă vocation artistique qui fait la promotion des musiciens Ă©mergents autochtones du QuĂ©bec et du Canada, quel que soit leur style ou leur nation, ainsi qu’une juste reprĂ©sentation culturelle au sein de l’industrie musicale. Ă€ la faveur d’ateliers de production dans les communautĂ©s et de perfectionnement professionnel, Musique nomade soutient la talentueuse et vigoureuse relève musicale des Premières Nations. Par un travail de recherche et d’archivage mĂ©ticuleux, l’organisme souhaite aussi assurer la sauvegarde numĂ©rique des musiques traditionnelles autochtones et favoriser les rencontres interculturelles. Comme ceux de Wapikoni mobile, créé en 2011 par…
La flĂ»tiste quĂ©bĂ©coise Nadia Labrie sort son premier album solo, un Ă©vĂ©nement pour celle qui s’est fait d’abord connaĂ®tre au QuĂ©bec et Ă travers le monde grâce au duo qu’elle formait avec sa sĹ“ur jumelle, la guitariste Annie Labrie. Le succès du duo Similia a Ă©tĂ© fulgurant : 500 concerts donnĂ©s dans plus de 13 pays, 4 albums enregistrĂ©s sous Ă©tiquette Analekta et de nombreux prix remportĂ©s, dont un FĂ©lix pour Meilleur album instrumental de l’annĂ©e (2004). Après plusieurs annĂ©es consacrĂ©es Ă sa famille et Ă ses enfants, Nadia Labrie nous revient avec cet album en hommage aux mĂ©lodies immortelles de…
Melody McKiver est une artiste anishinabĂ©e allumĂ©e et brillante, une authentique activiste culturelle et une Ă©ducatrice artistique. Membre de la Première Nation d’Obishikokaang Lac Seul par sa mère et descendante de colons Ă©cossais et lituaniens par son père, dĂ©tentrice d’une maĂ®trise en ethnomusicologie de l’UniversitĂ© Memorial de Terre-Neuve (2014), la musicienne s’intĂ©resse particulièrement Ă la musique Ă©lectronique autochtone et Ă l’autochtonie urbaine. Les processus artistiques qui soutiennent et favorisent la dĂ©colonisation de mĂŞme que le concept de bispiritualitĂ© sont pour elle d’autres grandes sources d’inspiration. Talentueuse touche-Ă -tout, Melody McKiver a Ă©tĂ© formĂ©e en violon classique et alto, puis elle a…
La remise des prix des Indigenous Music Awards est une fĂŞte qui souligne la crĂ©ation musicale des Premières Nations, mais c’est aussi le point fort d’un Ă©vĂ©nement beaucoup plus Ă©toffĂ© et sur lequel il faut s’arrĂŞter : le festival Manito Ahbee de Winnipeg, nommĂ© en l’honneur d’un site sacrĂ© situĂ© dans la partie ouest du Whiteshell au Manitoba, un lieu reconnu et respectĂ© par les Autochtones de toute l’île de la Tortue (l’AmĂ©rique du Nord) comme Ă©tant sacrĂ© pour tous les peuples. En ojibwĂ©, Manito Ahbee signifie « lĂ oĂą le CrĂ©ateur s’assoit » et le nom de la province, Manitoba, est lui-mĂŞme…
L’autrice-compositrice-interprète, rĂ©alisatrice et activiste inuk d’adoption montrĂ©alaise Elisapie revient avec un nouvel opus, The Ballad of the Runaway Girl, qui sortira Ă la fin de l’étĂ©. L’album s’accompagne d’une trentaine de concerts dĂ©jĂ annoncĂ©s. Elisapie ira partout ou presque, de Lavaltrie oĂą elle lancera sa tournĂ©e Ă Val-d’Or, en passant par MontrĂ©al oĂą elle jouera le 27 septembre. Pour l’écriture et la rĂ©alisation de son quatrième disque, Elisapie s’est inspirĂ©e de la vie du chanteur inuk Willie Thrasher. « EnvoyĂ© dans un pensionnat du Sud, privĂ© de sa langue et de son mode de vie traditionnel, explique Elisapie, Willie Thrasher n’a…
L’auteure-compositrice-interprète Buffy Sainte-Marie est une pionnière, la première musicienne autochtone Ă devenir cĂ©lèbre au Canada. Son premier album, It’s My Way!, est paru chez Vanguard Records en 1964. En novembre dernier, Medicine Songs, son 19e album, a Ă©tĂ© acclamĂ© par la critique. Il contient de nouvelles chansons, comme You Got to Run (Spirit of the Wind), dans laquelle elle est rejointe par la chanteuse de gorge Tanya Tagaq. Presque toutes les autres chansons ont de nouveaux arrangements. Dans l’ensemble, Sainte-Marie continue d’avoir une carrière remarquable (mĂŞme si elle a Ă©tĂ© commercialement bannie Ă un certain moment), enrichie par son travail…
ProfondĂ©ment attachĂ© Ă ses racines wolastok – du nom de sa tribu au Nouveau-Brunswick – Jeremy Dutcher a voulu leur rendre hommage dans son premier album, Wolastoqiyik Lintuwakonawa, lancĂ© en avril dernier. Ce premier opus jette un pont entre la musique traditionnelle, la pop et la musique classique. La pop amĂ©rindienne dĂ©crit-elle bien son style ? « Je ne souhaite pas vraiment qu’on me colle une Ă©tiquette en particulier. Je suis plus qu’un chanteur autochtone; je me vois comme un mĂ©tamorphe, Ă mi-chemin entre la musique pop et la musique traditionnelle, bref, une sorte d’hybride », illustre le tĂ©nor de formation classique. Jeremy…
Envie de bon théâtre, sans bourse dĂ©lier ? Et bien, ça peut s’arranger, grâce au rĂ©seau Accès culture, qui propose des rendez-vous de qualitĂ©, comme Dis merci, de la metteure en scène Catherine Bourgeois. Production qui est justement offerte aujourd’hui – c’est une excellente nouvelle. Connaissez-vous la compagnie Joe, Jack et John ? La sympathique compagnie de Catherine Bourgeois a le vent dans les voiles : l’Espace libre vient de l’inviter Ă titre de compagnie en rĂ©sidence – ce qui est Ă souligner – et Brigitte Haentjens la choisissait au printemps dernier pour partager entre elle et d’autres crĂ©ateurs l’enveloppe du Prix…
