Les Corona Sérénades

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Par Adrian Rodriguez et Eva Stone-Barney

La Scena Musicale a lancé les Corona Sérénades au début du mois d’avril afin de rapprocher les gens par la musique à une époque où beaucoup se sentaient isolés. L’idée des Corona Sérénades vient de Wah Keung Chan, rédacteur en chef fondateur de La Scena Musicale, et du ténor Adrian Rodriguez, qui ont repris le modèle des valentins chantants de La Scena Musicale, qui remportent un vif succès depuis plus de dix ans.

Les Corona Sérénades proposent des vidéos personnalisées de chanteurs professionnels chantant depuis leur domicile partout à travers le monde. Grâce à une équipe d’environ vingt-cinq chanteurs originaires de plus de six pays, les Corona Sérénades peuvent être commandées dans une variété de langues et de genres, de l’opéra à la chanson artistique, en passant par le folk, la pop, la comédie musicale et le jazz.

Non seulement le programme offre une nouvelle façon de partager la musique avec ses amis et ses proches, mais il permet aussi aux artistes de poursuivre leur métier et d’être rémunérés pendant l’arrêt temporaire des spectacles traditionnels. Pour de nombreux musiciens professionnels, si ce n’est tous, la pandémie de COVID-19 a entraîné la résiliation ou le report des contrats jusqu’à la fin de la saison 2020-2021, laissant les artistes sans travail. « J’ai vu la plupart de mes contrats annulés jusqu’à la fin de l’été et cela pourrait très bien être prolongé, déclare le baryton québécois Hugo Laporte. J’ai même vu une production d’opéra prévue pour le début de 2021 être reportée à 2022. »

Les Corona Sérénades offrent aux artistes une façon de contribuer au bien-être de la communauté, tout en travaillant dans leur domaine et en jouant de la musique. Grâce aux Corona Sérénades, des vidéos personnalisées peuvent être achetées pour des amis ou des proches, moyennant un don de 30 à 70 dollars. Elles sont également offertes gratuitement aux travailleurs de première ligne et aux personnes atteintes de la COVID-19.

L’objectif des Corona Sérénades est de renforcer les liens communautaires et d’élever les esprits par la musique, tout en soulageant la communauté musicale, tant ici qu’à l’étranger, en trouvant une façon innovante de faire appel aux artistes. « Ce message personnalisé et la vidéo de Corona Sérénade […] étaient un message émouvant, brut et pur de soutien et d’amour pour tout le travail effectué par les médecins, a déclaré un des récipiendaires de Corona Sérénade. Aussi, à un moment où les musiciens connaissent leurs propres défis, il est doublement inspirant que ces musiciens aient décidé de donner encore plus d’eux-mêmes et de leur art. Forts de ce témoignage, nous allons certainement traverser ces temps difficiles ensemble. »

Leurs opéras préférés

Yara Zeitoun:

La Bohème (Puccini). Il fait partie des opéras les plus populaires et les plus représentés dans le monde, mais, bon sang, il n’y a pas un seul moment où je m’ennuie le moindrement. C’est toujours excitant, rapide, fou et tellement beau à la fois. J’ADORE la version de 1979 de Carlos Kleiber avec Ileana Cotrubas (qui est sans doute la plus sous-estimée et la meilleure Mimi de tous les temps). Tellement pure et enfantine, exactement comme je me l’imagine et exactement comme le texte nous la dépeint. Elle ne sonne pas comme une Elektra, ce qui est le problème de la plupart des productions modernes, selon moi (désolée !).

Le Nozze di Figaro (Mozart). L’ouverture est si magique, l’opéra est drôle, léger, magnifique, plein de sous-entendus sexuels. On a l’impression de mieux connaître Mozart à travers cette œuvre. Sans oublier que c’est un opéra très féministe, car Susanna contrôle littéralement tout ce qui se passe. Mention spéciale pour le baryton-basse Ildebrando D’Arcangelo qui s’illustre parfaitement à mon avis.

Lucia di Lammermoor (Donizetti). Exaltant musicalement et différent des autres opéras. Les airs de soprano sont beaux, à vous donner le frisson. Lisette Oropesa est éblouissante en Lucia moderne, tout comme la Callas dans un tout autre style.

Madama Butterfly (Puccini). Puccini était un maître incontestable, et cet opéra est l’un des rares opéras que je connaisse qui montrent la culture japonaise et même asiatique dans l’ensemble ainsi que son interaction avec l’Occident. Je suis une amoureuse inconditionnelle du Japon et je trouve fascinant qu’un homme de l’Italie ait écrit une histoire d’amour entre une Japonaise et un Américain. L’œuvre est féministe, elle traite du sentiment colonialiste et c’est fait de manière géniale. Il y a, dans cet opéra, tant de sentiments et de sujets qui sont encore d’actualité aujourd’hui. L’association entre Placido Domingo et Renata Scotto est un incontournable sur disque.

L’Elisir d’amore (Donizetti). Je trouve aussi que cette œuvre est féministe. Adina est propriétaire de terres, elle lit des textes anciens, elle est indépendante. Pour quelque chose qui a été écrit dans les années 1800, c’est absolument en avance sur son époque. C’est un opéra où l’on se sent bien, où le gars finit par conquérir la fille. Le duo final entre Dulcamara et Adina est mon duo préféré. En plus, Adina lit un de mes livres préférés, la légende de Tristan et Iseult !

Nils Brown:

Otello (Verdi). Mon premier choix est la production avec Vickers/Gobbi/Rysanek/Tullio Serafin. Ma deuxième production favorite, qui se situe très près de la première, est celle de Karajan avec Del Monaco/Protti/Tebaldi. Aussi Tristan und Isolde (Wagner), avec Vickers/Dernesch, dirigé par Karajan.

Cavalleria Rusticana (Mascagni). J’ai grandi avec Bjorling/Milanov/Bastianini, mais les enregistrements effectués par Mascagni lui-même sont très instructifs. Santuzza est chanté avec une voix plus légère par rapport à ce qui est aujourd’hui habituellement attendu, ce qui signifie normalement un réajustement à une voix plus puissante pour la partie ténor. Simionato jouait Mamma Lucia; elle est finalement devenue célèbre pour sa Santuzza, ce qui a provoqué le changement dont je viens de parler. À noter, le plus beau prélude et intermezzo se trouve sur les enregistrements par la chaîne japonaise NHK de la compagnie de La Scala au début des années 1960, avec le chef Giuseppe Morelli.

Elektra (Strauss), avec Birgit Nilsson évidemment. Également avec Christa Ludwig et Tom Krause, chantant si bien le matou le plus cool de l’opéra, Orest, avec l’infaillible et fabuleux Georg Solti à la barre. Incroyable de penser que Nilsson a chanté ce rôle à la Place des Arts à l’occasion de l’Expo 67.

Tosca, de Puccini, avec Callas/Di Stefano/Gobbi. Tout le monde a déjà dit tout le bon qu’il y avait à dire sur cet enregistrement, alors tout ce que je pourrais ajouter paraîtrait redondant. Mais je vais quand même dire que chaque fois que je pense à Maria Callas, je pleure son triste décès en me disant que j’aurais voulu être là pour elle − où que quelqu’un ait été là pour elle. J’ai compris récemment que Callas et Jim Morrison vivaient à Paris à peu près au même moment, et je me demande s’ils auraient pu se sauver l’un et l’autre. Cela n’aura pas été le cas. Le Dionysos moderne et sa potentielle Ariane sont tous deux enterrés dans le cimetière du Père-Lachaise, mais séparément.

Chantal Dionne:

Carmen (Bizet). Le rôle de Micaëla a été le premier rôle que j’ai chanté professionnellement. Le défi vocal est certain (surtout le duo avec Don José), mais ce qui m’a demandé le plus de travail et de recherche a été de transformer ce personnage, qui est à première vue « une bonne jeune fille pieuse, aimante et bienveillante », en femme forte et amoureuse qui ne baissera pas les bras pour récupérer son amoureux. Je me souviens d’avoir trouvé ça plutôt complexe comme exercice vu mon peu d’expérience de scène à l’époque.

Die Zauberflöte (Mozart). Le rôle de Pamina a été le premier que j’ai eu l’occasion de chanter en Europe, à Rome plus précisément. Nous chantions en allemand avec les dialogues en italien. Ce fut un beau défi qui m’a beaucoup appris sur l’importance d’arriver à la première répétition avec une pleine connaissance de la partition. Au cours des années qui ont suivi, j’ai chanté le rôle de Pamina à plusieurs reprises dans différentes conditions professionnelles : chanté en anglais avec textes en anglais, chanté en allemand avec textes en français, chanté en allemand avec textes en anglais, chanté en allemand avec textes en allemand…ouf !

Dialogues des carmélites (Poulenc). Le rôle de Blanche dans cet opéra est celui qui me touche le plus du répertoire lyrique français. C’est ici le personnage et le contexte historique sur lequel l’œuvre est basée qui me fascinent. J’affectionne particulièrement les œuvres relatant des faits vécus. Ici, la musique de Poulenc s’enchaîne harmoniquement d’une façon constante et me fait voyager artistiquement et vocalement comme nulle autre œuvre du répertoire lyrique.

Elektra (Strauss). Je n’ai jamais chanté le rôle d’Elektra et probablement que je ne le chanterai jamais ! Mais j’ai eu l’occasion de participer à la production de l’Opéra de Montréal dans le rôle d’une servante, sous la brillante direction musicale de Yannick Nézet-Séguin, avec une mise en scène du fabuleux Alain Gauthier. À part les premiers rôles qui étaient interprétés par des chanteurs de l’étranger, plusieurs rôles secondaires étaient chantés par des Canadiens ou Québécois. Des chanteurs formidables et une expérience musicale grandiose. La force du personnage d’Elektra (ici chanté par la soprano Lise Lindstrom) accompagnée de la puissante musique de Strauss (orchestre dirigé par maestro Nézet-Séguin), tout autour d’une énorme sculpture de sept mètres de haut créée par le sculpteur espagnol Victor Ochoa… Il est difficile de décrire comment cela surpasse tout comme expérience humaine.

Requiem de Verdi. Oui, je sais, ce n’est pas un opéra… mais je veux vous parler de ma chanteuse d’opéra préférée et de l’œuvre dans lequel elle chante qui m’a le plus marquée en tant qu’artiste lyrique. C’est Leontyne Price ! Évidemment, Mme Price a chanté dans plusieurs opéras, tous dignes de mention. Mais c’est sa prestation technique dans le Requiem de Verdi (en vidéo) avec maestro Karajan qui m’a inspirée et qui m’a motivée à continuer le travail que je faisais avec mon professeur de chant. Elle demeure aujourd’hui ma chanteuse préférée.

La Scena Tête-à-Tête avec Chantal Dionne: 5 août, 19 h. www.myscena.org

Erica Lee Martin:

Mes opéras préférés sont Wozzeck de Berg, parce que c’est tellement sombre, inattendu et brut; La Traviata et Eugène Onéguine, parce qu’ils sont si joliment écrits et si déchirants; Gianni Schicchi parce que c’est hilarant à regarder et très amusant à jouer; et Dialogues des carmélites, qui est très difficile à interpréter, émotionnellement parlant, mais qui raconte une histoire importante, et la musique est également bouleversante. Mes chanteurs préférés sont Maria Callas, Angela Gheorghiu, Janet Baker, Dietrich Fischer-Dieskau et Roderick Williams. Je ne suis pas une grande adepte de comédies musicales, mais j’aime The Sound of Music. La musique est parfaite. En jazz, j’adore Under My Skin interprété par Frank Sinatra, Peel Me a Grape chanté par Blossom Dearie, tout ce que Sarah Vaughan chante, mais particulièrement What Is This Thing Called Love.

La Scena Tête-à-Tête avec Erica Lee Martin: 26 juillet, 11 h. www.myscena.org

Rebecca Louise Dale

L’âge d’or des comédies musicales fait vraiment chan- ter mon cœur et j’ai beaucoup de préférées. Ma toute première expérience sur scène a été dans une produc- tion à l’école secondaire de The Sound of Music, où j’ai joué le rôle de Gretel. Ce spectacle sera toujours très spécial pour moi. C’était comme si un tout nouveau monde s’ouvrait, comme un trésor magique. À chaque répétition ou représentation, le temps s’arrêtait et je pouvais jouer, chanter, danser et découvrir des per- sonnages dont je tombais amoureuse.

Il y a tellement de spectacles incroyables du début du 20e siècle qu’il est difficile de choisir des favoris. Cependant, Showboat de Jerome Kern et Kiss Me Kate de Cole Porter sont sans conteste en tête de mon
classement avec Pal Joey de Rodgers et Hart, Carousel et Oklahoma de Rodgers et Hammerstein. Je dois ici rendre hommage à l’Orchestre John Wilson qui a sans aucun doute donné vie à ces incroyables spectacles ces dernières années avec des interprétations semi-scé- niques aux Proms, des concerts et des enregistrements.

Un de mes compositeurs préférés de cette période est le phénomé- nal Ivor Novello, qui à mon avis est très sous-estimé. Je chanterai un certain nombre de chansons de Novello en mai sur ma page Facebook The Golden Age Singer. N’hésitez pas à vous joindre. C’est incroyable à quel point les chansons de Novello sont pertinentes, surtout en cette période difficile. « Although you’re far away and life is sad and grey I have a scheme, a dream to try. I’m thinking, dear, of you and all I meant to do when we’re together you and I. We’ll soon forget our care and pain and find such lovely things to share again. » C’est l’ouver- ture de la chanson We’ll Gather Lilacs de l’album Perchance to Dream. J’adore tout ce que j’ai appris jusqu’à présent sur cet homme remar- quable, sa vie et son travail. Je voudrais bien voyager dans le temps pour le rencontrer !

Anne Marie Sheridan:

La Traviata (Verdi). Chaque fois que j’entends quelque chose de Verdi, je suis étonnée de sa capacité à créer autant de belles mélodies évocatrices. Dès la première note de La Traviata, nous sommes transportés dans un fantastique voyage musical et émotionnel. La capacité de Verdi à peindre la tourmente intérieure des personnages tout en tissant une ligne et une harmonie aussi magnifiques place cet opéra dans mon top cinq. Les enregistrements que je préfère sont ceux de Renata Scotto et d’Alfredo Kraus. Bien sûr, la Violetta de Maria Callas fait partie des interprétations légendaires.

Eugène Onéguine (Tchaikovsky). J’adore la musique russe et cet opéra montre vraiment le meilleur de l’âme russe, riche en harmonie. J’ai vu quelques productions et je suis tombée amoureuse dès le premier accord. Un de mes enregistrements préférés est celui où le regretté Dmitri Hvorostivsky interprète le rôle-titre.

Carmen (Bizet). Le concept de la liberté est aussi important aujourd’hui qu’il l’était lorsque Carmen a été composé. La capacité de Carmen d’être libre et d’être elle-même, malgré tout jugement extérieur, est une chose que j’admire énormément. Nous n’avons tous qu’une vie à vivre, et elle choisit de la vivre sans être liée à personne ni aux idées stéréotypées qu’on tente de lui imposer. Les mélodies sensuelles, brillamment composées, pour raconter l’histoire d’une féministe aussi fougueuse et libérée m’ont vraiment attirée vers ce rôle. L’une de mes productions préférées est celle avec Elīna Garanča et Roberto Alagna au Metropolitan Opera. Garanča porte vraiment l’essence du rôle et la chimie entre elle et Don José est palpable. Je recommande absolument !

Cavalleria Rusticana (Mascagni). Je suis tombée amoureuse de la Sicile il y a quelques années et cet opéra me rappelle la chaleur et la beauté de l’île. La musique est tellement dramatique et émotive qu’il m’est impossible de ne pas être touchée, surtout au moment où on atteint l’intermezzo.

Requiem de Verdi (Verdi). Pas strictement un opéra, mais c’est l’une de mes compositions préférées. Il y a un magnifique enregistrement sur YouTube de La Scala avec Leontyne Price, Fiorenza Cossotto, Luciano Pavarotti et Nicolai Ghiaurov sous la direction d’Herbert von Karajan.

Hugo Laporte

Sur les effets de la crise:

Photo: Catherine Charron-Drolet

Du côté professionnel, la plupart de mes contrats ont été annulés jusqu’à la fin de l’été et cela pourrait très bien se prolonger. Je faisais même partie d’une production d’opéra prévue pour le début 2021, qui a été reportée à 2022. Je pense qu’il y aura un impact majeur sur la saison 2020-21. La fermeture des salles de concert a été l’une des premières étapes pour empêcher la propagation du virus et les salles seront parmi les derniers lieux rouverts au public. Bien entendu, je souhaite la meilleure issue pour tout le monde et je comprends que la santé soit la priorité. La scène musicale classique aura du mal à s’en remettre, mais elle s’en remettra.

En ce qui concerne ma vie personnelle, il n’y a pas beaucoup de changement à part le fait que je suis à la maison beaucoup plus souvent que d’habitude. Je suis très heureux d’être à la maison avec ma femme et ma fille. J’ai encore beaucoup de choses à faire à la maison, des amis et de la famille à qui parler par Internet. J’ai beaucoup de chance… je sais que la situation est plus difficile à supporter pour beaucoup de gens.

Sur Félix Leclerc:

Les chansons de Leclerc célèbrent la nature, la beauté des petites choses et la joie de mener une vie simple et honnête – valeurs que je partage. Beaucoup de ses chansons me touchent d’une manière qu’il m’est difficile de décrire. J’aime l’humour dans certains de ses poèmes, la nostalgie dans d’autres. Certaines de mes chansons préférées sont Contumace, Sur le bouleau, MacPherson, Le tour de l’île, La chanson du pharmacien, Notre sentier, Les 100 000 façons de tuer un homme. Il était aussi baryton-basse, ce qui en fait un bon choix pour moi.

Revoir La Scena Tête-à-Tête avec Hugo Laporte. www.myscena.org

Kathryn Frady

Sur les effets de la crise

J’étais à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, lorsque le gouvernement a commencé à fermer les portes. Nos contrats étaient menacés, mais le directeur artistique de la compagnie a négocié avec le gouverneur pour nous permettre de jouer tant que le public ne dépassait pas 50 personnes. Ils ont d’ailleurs envoyé un gardien compter le nombre de personnes qui entraient dans la salle. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir continuer à donner des représentations. Il m’a fallu environ cinq jours pour rentrer chez moi en raison des problèmes de vol. Certains de mes concerts et auditions ont été annulés ou reportés. Je dirige également une compagnie d’opéra et je dois quotidiennement prendre des décisions sur la meilleure façon d’aller de l’avant.

Nadine Benjamin

Sur le coaching et son lien avec les arts

Je suis une coach certifiée en PNL (programmation neurolinguistique) et une coach certifiée de haute performance. J’aime outiller quelqu’un afin de transmettre un état d’esprit qui lui donnera le courage de faire ce qu’il aime dans la vie et de vivre pleinement. J’adore pouvoir me connecter aux autres, les aider et les célébrer. J’ai également une compagnie de mentorat en opéra appelée Everybody Can! Nous soutenons les personnes qui veulent s’essayer à une nouvelle compétence ou qui souhaitent que quelqu’un les aide à atteindre leurs objectifs et leurs aspirations. Nous sommes tous là pour ajouter de la valeur les uns aux autres.

Revoir La Scena Tête-à-Tête avec Nadine Benjamin. www.myscena.org

Valérie Poisson

Sur l’amélioration de soi en temps de confinement

Je crois que chacun a une chance inouïe d’avoir du temps pour travailler, profiter de la vie, trouver le bonheur et s’améliorer comme personne. Selon la période de notre vie, certains aspects deviennent prioritaires. En cette période, pourquoi ne pas en profiter pour se questionner sur soi-même, trouver des manières de grandir personnellement et acquérir de nouvelles connaissances ? Par exemple, je suis des cours intensifs d’allemand avec le Goethe-Institut… et c’est tout un défi ! Pour la lecture, il y a Tout le monde vous dira non et À chacun sa mission de Monbourquette. Aussi, profitons-en pour apprendre à mieux communiquer, comme dans S’affirmer et communiquer de Boisvert.

Pour la gestion du stress, en plus de la méditation avec Matthieu Ricard ou Nicole Bordeleau (L’art de se réinventer), il y a des stratégies cognitives comme Quand le verre d’eau déborde de Carlson, le Guide anti-stress de Renaud, Stress, comment l’apprivoiser de Coudron, À chacun son stress par Sonia Lupien, etc. Je partage l’avis de Boris Cyrulnik sur la résilience qui soutient que dans des périodes exceptionnelles pour l’homme, la créativité que permettent les arts est une voie de guérison et que l’art est salvateur dans les moments de crise. Avec tous ces bouleversements, on doit se questionner sur la gestion du temps et sur notre patrimoine. Est-ce vraiment normal d’être si exténué par le travail qu’il n’y a plus ou très peu d’énergie pour des activités personnelles qui offrent un apprentissage important ?

La diminution des heures de travail dans certains domaines nous permet d’approfondir nos intérêts et nos habiletés. C’est très bien d’encourager les artistes pour soutenir notre patrimoine culturel, mais tentez de comprendre leur passion, et ainsi cela vous permettra de découvrir un nouveau monde et de développer une autre dimension intellectuelle, moins traditionnelle. Je vais donc conseiller d’écouter medici.tv, des stations de radio moins connues ou encore de demander à son entourage qui connaît qui et d’écouter, mais aussi de poser des questions aux artistes, de comprendre leur cheminement, leur bagage, de découvrir leurs solutions pour gérer l’incertitude et l’inconnu, et donc d’encourager le local, mais aussi sur le plan culturel. Osez découvrir un nouveau style de musique, de danse ou autre. Finalement, prenez le temps de vous intéresser à notre planète, fouillez dans Shift Project ou allez voir les documentaires de National Geographic.

 

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