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La Scena en ligne est le magazine numérique de La Scène Musicale.Contenu : Actualités, critiques de concerts, critiques de CD, interviews, nécrologies, etc.Rédacteur en chef : Wah Keung ChanRédactrice adjointe : Andreanne VenneISSN : 1206-9973

Igor Stravinsky était trop égocentrique pour être un bon parent. Il était brutal envers sa première femme, Yekaterina, également sa cousine germaine, l’obligeant à verser une pension mensuelle à sa maîtresse Vera Sudeikina. Ses relations avec ses enfants se sont détériorées au cours de ces humiliations. Soulima, son troisième enfant, n’a jamais vraiment eu la chance de mener une existence indépendante. Éduqué par Nadia Boulanger, disciple de son père, il a bonifié ses tentatives de devenir compositeur en jouant les morceaux pour piano assez faciles de son père. En 1939, lorsque Igor et Vera s’installèrent aux États-Unis, Soulima s’engagea dans…

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Avez-vous froid ? Enfilez une laine et écoutez le concerto arctique d’un compositeur finlandais dont la musique s’est quelque peu éclipsée depuis sa mort il y a dix ans. Rautavaara appartenait à une génération qui devait se libérer de l’ombre de Sibelius et trouver une autre façon d’exprimer la beauté austère de l’environnement. Pour cette œuvre extraordinaire, le compositeur a intégré des enregistrements de grues sauvages, d’alouettes et de cygnes dans un paysage orchestral irrésistiblement attrayant. Cantus est, en effet, un concerto pour oiseaux et orchestre, et je le préfère largement aux imitations pastorales de Beethoven et aux Oiseaux exotiques…

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Que se passe-t-il quand on réunit les deux meilleurs quatuors à cordes de l’heure avant d’appuyer sur « enregistrer » ? Certainement pas un duel. Ces musiciens doivent protéger leurs mains. Le résultat, je vous le dévoile, est un hybride entre un jeu-questionnaire opposant deux équipes de lauréats du prix Nobel et une lutte pour la banquette du bas dans un sauna finlandais. Une ambiance torride, compétitive et aussi incisive qu’un scalpel. Le Belcea Quartet a été fondé à Londres il y a 30 ans, tandis que le Quatuor Ébène s’est fait connaître en France une décennie plus tard. Lorsqu’ils…

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Cette semaine aurait été l’anniversaire d’Ida Haendel. Cette violoniste prodigieuse m’a montré trois actes de naissance différents, mais tous indiquaient la date du 15 décembre, et nous pensons qu’elle aurait eu 100 ans l’année dernière. Personne aujourd’hui ne joue comme elle. Élevée à Varsovie, Ida a étudié à Londres avant de s’installer à Montréal et à Miami. Parmi ses collègues violonistes, elle vénérait Jascha Heifetz et reprenait ses concertos signatures – Sibelius et Walton –, mais avec des interprétations très différentes. Ida avait une chaleur et un esprit que Heifetz n’a jamais pu atteindre. Le double album dont il est…

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Cette année a été marquée par les Variations Goldberg : Yunchan Lim, la fin de la tournée mondiale de Víkingur Ólafsson, Mahan Esfahani au clavecin, une version pour deux guitares chez Warner, une version en trio chez Evil Penguin, une contemplation tranquille enregistrée dans la cathédrale d’Ely. La plupart de ces albums feront parler d’eux pendant des années. Mais le choix du disque de l’année ne se résume pas à la postérité. Il s’agit plutôt d’une idée innovante : un album conceptuel, comme celui d’Anna Fedorova qui mêle Gershwin et le swing français, ou une comédie musicale oubliée comme Love…

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Ce n’est pas si souvent qu’on a la chance d’entendre l’Orchestre symphonique de Montréal dans du répertoire baroque. En ce mois de décembre, Raphael Payare a choisi de programmer Le Messie de Haendel, une œuvre emblématique non seulement du 18e siècle, mais de la période du temps des fêtes, dans la pure tradition anglophone. Pour l’occasion, la Maison symphonique était pleine à craquer. Le choix des solistes invités s’est avéré gagnant. La basse britannique Roderick Williams a été impressionnante en tous points : un confort autant dans l’aigu que dans le grave, une virtuosité infaillible, une expressivité bien songée, et…

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Après 3 semaines de concerts intensives, l’édition 2025 du Festival international Bach Montréal s’achevait officiellement le 7 décembre dernier, à la Maison symphonique, par le second concert – en deux soirs d’affilée – de Rudolf Lutz et du chœur de la Fondation Bach de Saint-Gall. Le chef et claveciniste suisse, joint pour l’occasion par l’orchestre du festival, dirigeait depuis son siège d’interprète, dos au public, la Passion selon Saint Jean du compositeur allemand. En préambule, la fondatrice et directrice artistique du festival Bach, Alexandra Scheibler, racontait sa découverte de l’ensemble baroque européen, il y a de ça plusieurs années, et…

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L’un des portraits les plus vivants de Gustav Mahler a été brossé par un compatriote tchèque qui, comme Mahler, était un esclave salarié dans le Hambourg des années 1890. Mahler était payé pour diriger 120 soirées à l’opéra sans avoir son mot à dire sur la direction artistique. Foerster, dont l’épouse Berta Foersterová était la soprano vedette de Mahler, trouva du travail comme critique musical tout en composant des partitions orchestrales qui ne furent jamais jouées. Mahler trouva des amis pour financer la première représentation de sa seconde symphonie à Berlin. Celle de Foerster ne fut jamais jouée. Lorsque Mahler…

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Le 3 décembre dernier, dans une Église Saint-Jean-Baptiste remplie, mais pas pleine, le chœur de l’Opéra de Montréal se présentait en vedette d’un concert pot-pourri consacré, comme il se doit, à de grands noms de l’art lyrique. Après les représentations de Jenůfa, à la fin du mois de novembre, il était de bon ton de retrouver les choristes dans deux des langues les plus répandues de l’opéra, l’italien et le français. La seule incursion dans un autre univers linguistique – qui, de plus, dépassait largement les frontières du XIXe siècle – était une interprétation du chœur final de Another Brick…

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J’ai failli renoncer à écouter cet album après avoir lu la note de pochette annonçant que « Chostakovitch était connu pour son attitude enjouée au début de sa carrière de compositeur ». Un bon vivant, n’est-ce pas ? Au cours de ses dix premières années en tant que compositeur, il était trop occupé pour s’amuser, et par la suite, il a été opprimé. L’humour qu’il affichait était plutôt noir. Nous avons ici un ensemble de musiques de films et de théâtre, dont certaines ont été reconstituées par le chef Mark Fitz-Gerald. Aucune des meilleures créations de Chostakovitch. Les interludes de…

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