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La Scena en ligne est le magazine numérique de La Scène Musicale.Contenu : Actualités, critiques de concerts, critiques de CD, interviews, nécrologies, etc.Rédacteur en chef : Wah Keung ChanRédactrice adjointe : Andreanne VenneISSN : 1206-9973

Nomme-moé aborde l’amitié féminine et dénonce avec un humour grinçant les diktats féminins. Un excellent texte d’Elisabeth Sirois, très habilement mis en scène par Olivier Morin. À l’Espace Go, du 3 au 21 mars. Chloé et Ève, deux grandes amies, se promènent en conversant lorsqu’un camion surgit à toute vitesse. Pour oublier leurs émotions, elles jouent à Nomme-moé, un jeu où il faut rapidement énumérer des noms correspondant à une lettre et à un thème choisi. D’abord innocent, le jeu dérape sur des sujets plus chargés. L’audience rit, mais un peu jaune. (Nomme-moé cinq raisons de quitter ton chum ou…

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Le 6 mars dernier, les ensembles Caprice et ArtChoral, sous la direction de Matthias Maute, présentaient un de leurs grands concerts à la Maison symphonique avec, au programme, la Symphonie no 5 de Beethoven et la Messe en do mineur de Mozart. Un événement qui a démontré l’engouement des musiciens pour la démocratisation de la musique classique et leur volonté de se mettre humblement à la hauteur des néophytes, venus en grand nombre. Reconnaissant, le public a répondu par de généreuses ovations debout, dont on ne peut douter de la sincérité. Ajoutons à cela deux gestes bien sentis qui ont contribué…

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Citez un symphoniste italien. Allez, vite, juste un. Il y en avait beaucoup à l’époque de Mozart, mais plus guère depuis. Le marché s’est orienté vers l’opéra et ceux qui composaient de la musique abstraite ont été relégués dans l’obscurité. Cette semaine, mon attention a été retenue par un orchestre allemand interprétant deux compositeurs italiens qui ont persisté à créer de la musique non vocale, à contre-courant de tous les algorithmes commerciaux. Ottorino Respighi (1879-1936) a acquis une renommée touristique grâce à ses poèmes symphoniques sur les monuments romains et à son ode au brutal Mussolini. Respighi est représenté ici…

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Il y a parfois des musiciens ou des ensembles qu’on regrette de ne pas avoir connus plus tôt.  Fondé en 2019, à l’abri de notre regard, le duo Ménestrel a multiplié ses apparitions au Canada et fait plusieurs concerts en France, déjà. Après les avoir entendus mardi 3 mars dernier, dans une 9e salle du Centre Eaton très bien remplie, on se dit que Janelle Lucyk et Kerry Bursey ont trouvé à la fois une formule et un ton qui peut les mener loin en carrière, notamment outre-Atlantique. Ce « concert apéro », organisé sous l’égide de Mécénat Musica, aura…

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Le violoniste serbe Nemanja Radulović est un anticonformiste à l’image de Nigel Kennedy et David Garrett, un animal de scène, avec une touche de différence. Sur son dernier album, Radulović porte une soutane de moine qui lui arrive aux pieds et des cheveux qui lui descendent jusqu’à la taille, comme s’il avait passé les quarante derniers jours dans une grotte, en communion avec l’éternel. La musique qu’il interprète ici est celle de Prokofiev, un compositeur qui avait toujours les yeux rivés sur le terrestre et l’existentiel. La surprise réside dans l’approche du soliste. Radulović joue le concerto avec douceur et…

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Assisterait-on à une nouvelle tendance parmi les récitals de musique classique, qui consisterait à réserver les applaudissements pour la toute fin d’un programme ? Au mois de janvier dernier, le pianiste islandais Vikingur Olafsson avait procédé de la sorte lors de son propre concert à la salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts de Montréal. Dimanche 22 février, dans une salle Pierre-Mercure bien garnie, c’était au tour du pianiste canadien d’origine polonaise, Jan Lisiecki, de prêter le public à cette formule, qui est autant un choix d’interprétation qu’une expérience auditive. Pour un répertoire extrêmement varié, le pianiste avait pris soin de…

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À l’époque de Chopin et Liszt, Charles-Valentin Morhange (dit Alkan) était le pianiste redouté de tous. Sa technique et son ambition étaient de si haut niveau que seul Alkan était capable d’interpréter les œuvres qu’il composait à la vitesse prescrite. Chopin, dans son testament, lui confia la tâche de compléter ses œuvres inachevées. Vers 1850, Alkan était le pianiste le plus en vue à Paris. Puis tout s’est effondré. Refusé par le Conservatoire comme directeur du département de piano, il s’est retiré dans son appartement où il vécut en ermite. Lorsqu’il est finalement réapparu deux décennies plus tard, tous les…

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Le célèbre baryton-basse José van Dam nous a quittés à l’âge de 85 ans. Son décès survenu le 17 février a été annoncé par la Chapelle musicale Reine Élisabeth, un institut académique belge auquel van Dam a fortement contribué en tant que fondateur et maître en résidence de sa section vocale. Van Dam était l’un des interprètes les plus demandés du répertoire de baryton-basse et figurait en couverture du numéro d’octobre 2000 de La Scena. En hommage, nous republions ci-dessous notre interview avec le chanteur. José van Dam : Maître du chant par Wah Keung Chan, 1 octobre 2000 Il…

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Présenté en première mondiale, l’opéra Clown(s) d’Ana Sokolović est un authentique chef-d’œuvre – un spectacle total, pétillant et coloré comme il s’en fait rarement. C’est à voir absolument – et à re programmer d’urgenge. Après le succès de son opéra Svadba, la compositrice de musique contemporaine Ana Sokolović présentait à un public conquis sa dernière création très attendue, Clown(s). L’œuvre est un regard sur les différentes étapes de la vie, inspiré à la fois des personnages de Charlie Chaplin, du jeu physique et du cinéma burlesque muet de Buster Keaton et surtout de l’imagerie souvent circassienne de Federico Fellini. La compositrice, qui a notamment…

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Leó Weiner était l’âme égarée de la musique hongroise. Professeur à l’Académie Franz Liszt depuis 1908, aux côtés de Bartók et Kodály, il partageait la fascination de ses collègues pour la musique folklorique, mais pas leur modernisme. L’univers de Weiner appartenait à Brahms et Liszt, son orchestration aux années 1890. Son premier concerto pour violon est un délice : Bruch sans la grande mélodie, mais avec un entrelacement entre soliste et orchestre et beaucoup de lâcher-prise dans les danses tsiganes. Il s’agirait ici de la première interprétation complète de l’œuvre, et aucune des 25 minutes ne semble superflue. Júlia Pusker…

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