Burlington Performing Arts Centre : Programme éducatif de haute qualité axé sur la diversité

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Singing Valentines / Valentins chantants

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Le Burlington Performing Arts Centre (BPAC) est un lieu public de niveau mondial, un lieu de diffusion et de formation, un centre culturel communautaire et un lieu de référence pour les activités artistiques du centre-ville de Burlington. Le parrainage permet au centre d’avoir une programmation ciblée et de jouer un rôle de leadership dans le développement culturel en faisant participer la communauté à des expériences artistiques significatives et en veillant à ce qu’elles soient saines, durables et dynamiques.

Le BPAC a ouvert ses portes à l’automne 2011 et sert une population de 183 314 habitants, selon les données du recensement de 2016. Concernant la diversité de la population, seulement environ 15,73 % de la population est constituée de minorités visibles.

Le BPAC est un organisme caritatif à but non lucratif dirigé par un conseil d’administration. Plus de 100 000 personnes visitent le BPAC chaque année. Son budget de fonctionnement annuel est de 3,5 millions de dollars.

« La saison de présentation du BPAC offre à Burlington et aux environs un accès direct à la diversité et à la richesse des œuvres canadiennes et internationales, en musique, théâtre, danse et programmation familiale », explique la directrice générale Tammy Fox. Tout au long de sa saison, le centre présente plus de 75 spectacles, dans tous les genres.

En plus de ses présentations, le BPAC a également une solide programmation qui comprend des spectacles en matinée pour les étudiants ainsi que des ateliers. Les spectacles touchent à des enjeux auxquels sont exposés les adolescents à notre époque, comme la cyberintimidation, la réconciliation avec les peuples autochtones du Canada et l’orientation sexuelle. Les enseignants ne sont pas seuls à s’attaquer à ces sujets délicats. Le coordonnateur de l’engagement communautaire joue un rôle important en garantissant l’accès des enseignants, qui supervisent la création de chaque spectacle, à des guides d’études. Ces guides permettent également au public de donner des commentaires rétroactifs au BPAC.

Le BPAC comporte trois salles : le théâtre principal, avec 720 sièges; le Community Studio Theatre, avec 165 places et le hall familial, utilisé pour des événements civiques, des activités d’entreprises, des expositions et des réceptions.

DEFIS, OPPORTUNITES ET MESURES
Comme tous les organismes caritatifs à but non lucratif, le BPAC doit rivaliser pour obtenir des commandites. Mais, comme pour d’autres centres d’arts de la région du Grand Toronto, même si celui-ci est situé quelque peu à la périphérie, il existe également différentes possibilités. « L’emplacement de notre centre nous permet de développer un solide engagement communautaire et des partenariats sur notre territoire, déclare Fox. Nous avons également un certain nombre d’initiatives visant le développement des artistes locaux. »

Le fait d’être à la périphérie de Toronto, à une certaine distance du cœur de l’action, est un couteau à double tranchant. « Contrairement à Toronto, nous ne sommes pas en mesure de prendre autant de risques dans la programmation », explique Fox, parlant d’un des revers de la situation géographique du centre. L’autre tranchant a trait à leur programmation qu’ils déterminent de manière judicieuse. « Nous continuons à travailler à développer des auditoires pour la danse et le théâtre, et pour du contenu plus diversifié sur le plan culturel − même si nous restons fermement attachés aux domaines mentionnés », déclare Fox au sujet de la façon dont leur emplacement influe sur leurs programmes.

Chaque communauté est différente et chacune est à un stade de développement différent qui doit être considéré avant de présenter telle ou telle variété de genre musical. « Notre communauté a un goût prononcé pour le jazz, et le jazz attire un large public, dit Fox. Les publics d’autres genres comme la musique classique, folklorique et du monde sont encore en développement. Donc, pour l’instant, nous présentons ces genres dans notre Community Studio Theatre et dans des festivals d’été gratuits en plein air sur notre Plaza. »

Certains des spectacles à venir proposés sous la rubrique BPAC Presents incluent Roméo et Juliette, pour la Saint-Valentin, interprété par le Théâtre national de ballet d’Odessa, en Ukraine, dans le théâtre principal; et Jazz Affair, un sextuor de chant a cappella présenté au Community Theatre le même soir. Deux jours plus tard, le Burlington Symphony Orchestra présente en matinée Love at the Opera, avec la soprano Jessica Lane, le ténor Romulo Delgado et le baryton Peter Bass. Le vendredi suivant, the Main and Community Theatre, respectivement, présenteront Les Ballets Jazz de Montréal dans DANCE ME et la pièce monologue primée Confessions of a Fairy’s Daughter écrite et interprétée par Alison Wearing.

Début mars, on verra The Mush Hole du Kaha:wi Dance Theatre − « une production étonnante et puissante sur une vérité difficile avec laquelle nous devons encore aujourd’hui composer» (Kevin Loring, directeur du théâtre autochtone, Centre national des Arts). En regardant rapidement le site Web du BPAC, il apparaît clair que la programmation tente de s’adapter à de nombreux goûts et genres différents. Elle intègre aussi des sujets difficiles tels que l’orientation sexuelle ou la question de la réconciliation entre les peuples colonisateurs et les communautés autochtones du Canada. Le BPAC est probablement un leader national dans ce domaine.

Chaque organisation utilise un certain type d’indicateurs, bien que leur dénominateur commun soit la qualité de ce qu’elles présentent. Lorsque La Scena Musicale a demandé à Fox comment le BPAC mesure le succès, celle-ci a répondu : « Par la quantité de spectateurs et la qualité des œuvres que nous présentons sur scène, qui est d’ailleurs toujours élevée, indépendamment du nombre de spectateurs. »

Un certain nombre de choses permettent à un centre des arts du spectacle de se différencier d’un autre. « Le BPAC a été le premier centre des arts de la scène au Canada à installer un espace commémoratif et à s’associer au Fonds Gord Downie & Chanie Wenjack. Nous en sommes très fiers », déclare Fox. L’espace commémoratif fait partie du programme Legacy Spaces défini par la fondation. Selon le site Web du BPAC, ce sont « des lieux sûrs et accueillants qui ont pour but d’éduquer et de faire connaître l’histoire autochtone, ainsi que notre parcours vers la réconciliation ».

www.burlingtonpac.ca

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A propos de l'auteur

Vasyl Pawlowsky holds a B.A. in Slavic Languages and Literartures from the University of Waterloo, an M.A. in the same, specializing in 20th century Ukrainian literature from the University of Ottawa, and a Masters in Library and Information Studies from McGill University. He has worked in the aerospace, educational and legal sectors as an information specialist, in both Canada and Ukraine. He has also experience in both print and broadcast journalism, as a copy writer, editor, producer and program host. He has published in the Eastern Economist, The Kyiv Post, The Kyiv Weekly, The Ukrainian Weekly, FreePint and Maclean's Magazine.

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