Giorgia Fumanti: Un Arret et un Nouvel Elan

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Giorgia Fumanti a sorti le 22 août dernier Mystic, son 12e album. Enregistré en plein cœur de la pandémie, l’album reflète également un grand deuil pour la chanteuse, le décès de son père, ­survenu pendant l’enregistrement.

« Au début de la pandémie, c’était un grand choc. Mes parents vivent en Italie, alors j’ai suivi la pandémie depuis le début avant qu’elle touche le Québec. Au début de 2020, j’étais déjà très inquiète de ce que je voyais. Puis, ça a été le tour du Québec. Ça a été un grand arrêt dans ma carrière, sans concert et sans voyage », explique-t-elle. Dès qu’elle a pu, la chanteuse est entrée en studio pour la ­création de Mystic. « Cet album est un grand cadeau, car la musique depuis toujours me fait beaucoup de bien. »

la scena musicale Giorgia Fumanti

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L’album contient de grands airs de la musique classique que la chanteuse a adaptés pour sa voix, notamment le Boléro de Ravel, l’intermezzo tiré de Cavaliera Rusticana de Mascagni ou le Libertango de Piazzolla. Elle a choisi des pièces instrumentales, car elle considère que la musique est un instrument qui sert à nous élever, à nous faire rêver. Elle voulait sortir de la lourdeur de la pandémie. « On a commencé l’album dans un moment où il y avait beaucoup de peur, les nouvelles étaient mauvaises et tout le monde était inquiet. On a pris le temps de faire de longues chansons, sans trop penser à la mise en marché, juste pour se faire du bien. On souhaitait inspirer les gens. », ajoute-t-elle. Lorsque le décès de son père est arrivé, la cantatrice a décidé de lui rendre hommage en lui dédiant l’album et en y intégrant certaines pièces plus personnelles, comme Parole per mio padre de Gino Vanelli ou Papa can you hear me de Michel Legrand. Elle y révèle une grande vulnérabilité. On peut y entendre également les voix de ses quatre enfants.

Cette épreuve personnelle a été accompagnée de moments de grande joie. « Au début, c’était très inquiétant, mais on venait d’adopter un enfant au mois d’août 2019 et cet arrêt a permis de consolider le lien d’attachement entre nous et elle. On a vécu au mieux cette situation, philosophe-t-elle. En plus, nous étions sur la liste de la DPJ pour être famille d’accueil en vue d’une adoption et on nous a confié un bébé de deux jours au mois d’août 2020. La pandémie a été un arrêt, mais on a été bien occupés au niveau personnel avec quatre enfants à la maison ! » La chanteuse vit au Québec, dans les Laurentides, et cette proximité avec la nature a été d’un grand secours pendant le confinement. « Nous avons la chance d’être dans la forêt, dans la nature. C’est une énorme richesse, car cela nous a permis de nous échapper de toutes nos inquiétudes. C’est une période qui nous a appris à vivre et à apprécier le moment présent. » La chanteuse vit selon le principe de donner tout l’amour possible, sans savoir ce que la vie va amener. Elle est heureuse d’avoir récemment eu la confirmation que sa famille pourra garder le petit bébé qui a eu un an cet été. « Être famille d’accueil est un parcours très exigeant, mais je suis très heureuse de réaliser ce grand rêve. Mon cœur est beaucoup plus en paix qu’avant et je crois que cela se reflète dans ma musique et dans mon album », confie-t-elle.

En décembre dernier, Giorgia Fumanti a eu le bonheur de retrouver ses musiciens sur scène lors d’un grand concert virtuel. « C’était très étrange de se retrouver avec des masques et éloignés, dit-elle, mais tout le monde avait besoin de faire ce concert et de jouer pour le public, c’est un moment fort de mon année ! C’était difficile de faire ce concert, car le public joue un rôle important dans la magie d’un concert, mais le virtuel permet de rejoindre un large public partout dans le monde. C’est un outil pratique. »

La chanteuse a entamé cet automne une série de concerts au Québec et entreprendra une tournée en Europe au printemps 2022, puis en Asie dès que les mesures sanitaires le permettront. Très populaire en Asie, elle a hâte de retourner à la rencontre de son public. « Je suis une mère très impliquée et ma grande priorité est ma famille. La musique demeure importante pour moi, mais elle ne doit rien enlever à ma famille. Chaque chose a son rythme et je ne suis pas trop pressée. Quand ce sera le bon moment, je me déplacerai, avec ma famille préférablement. » Les allégements des mesures sanitaires dans les salles de concert lui permettent de prévoir également plusieurs spectacles pour le temps des fêtes, ici au Québec.

En 2019, Giorgia Fumanti a été nommée ambassadrice de la paix par la Fondation ­universelle pour la paix à la suite d’une ­prestation donnée au Central Park de New York à l’occasion de la Journée internationale de la paix décrétée par les Nations Unies. « Cet honneur me fait chaud au cœur, car pour moi la musique a toujours été un outil de bien-être, elle m’a accompagnée dans les moments ­heureux et difficiles de ma vie. C’est avec ce même idéal que je continue à enregistrer : les gens ont besoin de se laisser bercer. »

www.giorgiafumanti.com

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