Le clavecin et l’opéra baroque

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C’est grâce à ma grand-mère maternelle que le clavecin est entré dans la maison familiale. Elle nous avait donné des disques et son tourne-disque alors que j’étais enfant. J’ai découvert les Concertos brandebourgeois nos 4 et 5 ainsi que la fameuse Toccata en ré mineur pour orgue de Bach et la Cinquième Symphonie de Beethoven. C’est lors d’un séjour au camp musical fondé par le père Lindsay que je vis pour la première fois un clavecin. Un professeur donnait des cours d’histoire de la musique aux jeunes campeurs dans un modeste chalet appelé la Sorbonne (cela m’amuse toujours de dire que j’ai découvert le clavecin à onze ans à la Sorbonne). Enfin, quelques années plus tard, je me souviens d’un court intermède à la télévision où j’ai pu entendre Les Barricades mystérieuses de Couperin. L’instrument avait achevé sa conquête. Aujourd’hui, j’aime le clavecin plus que jamais. Un cinquième instrument vient de s’ajouter à ma collection… D’ailleurs, je jouerai sur tous mes clavecins, ainsi que sur un clavicorde et un clavecin-pédalier, lors d’un récital donné à la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, dans le Vieux-Montréal, le samedi 24 novembre à 19 h 30 dans le cadre du Festival Bach.

Cette passion pour le noble instrument à cordes pincées s’est traduite par la fondation de Clavecin en concert en 1994. Au début, la série comprenait quatre récitals, mais au fil des ans, des petites formations et la voix ont intégré les programmations, puis des projets de plus grande envergure ont pu être possibles. En cette 25e saison, les rêves se réalisent. À titre d’exemple, je viens de diriger deux opéras de Marc-Antoine Charpentier, Les Plaisirs de Versailles et Actéon, avec mise en scène, costumes et décors, à la salle Bourgie.

J’ai aussi la chance de diriger l’Atelier de musique baroque de l’Université de Montréal. Les étudiants jouent sur des copies d’instruments d’époque et à un diapason plus bas que celui d’un piano moderne. Cette année, je dirigerai The Fairy Queen de Henry Purcell le vendredi 30 novembre et le samedi 1er décembre, à 19 h 30, à la salle Claude-Champagne. Ce projet est réalisé en collaboration avec l’Atelier d’opéra de l’UdeM, sous la direction de Robin Wheeler, avec la participation du Chœur de l’Atelier d’opéra. Marie-Nathalie Lacoursière signe la mise en scène et les chorégraphies.

clavecinenconcert.com

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Luc Beauséjour mène une carrière très active. Il s’est produit comme soliste en Amérique du Nord et du Sud ainsi qu’en Europe. Il a été consacré « Interprête de l’année 2003 » par le Conseil québécois de la musique et a remporté sept prix Opus et deux trophées Félix au gala de l’ADISQ. Luc Beauséjour a mené plus de 35 projets de disques, à la fois comme soliste et directeur musical, principalement chez Analekta et Naxos. Il enseigne à l’Université de Montréal où il a obtenu un doctorat en musique.

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A propos de l'auteur

Le claveciniste Luc Beauséjour mène une carrière très active. Il s’est produit comme soliste en Amérique du Nord et du Sud ainsi qu’en Europe. Il a été consacré « Interprète de l’année 2003 » par le Conseil québécois de la musique et a remporté sept prix Opus et deux trophées Félix au gala de l’ADISQ. Luc Beauséjour a mené plus de 35 projets de disques, à la fois comme soliste et directeur musical, principalement chez Analekta et Naxos. Il enseigne à l’Université de Montréal où il a obtenu un doctorat en musique.

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