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La Scena en ligne est le magazine numérique de La Scène Musicale.Contenu : Actualités, critiques de concerts, critiques de CD, interviews, nécrologies, etc.Rédacteur en chef : Wah Keung ChanRédactrice adjointe : Andreanne VenneISSN : 1206-9973

Tandis que l’Australie brûle, que les villes italiennes sont étouffées par le smog et que certaines régions du Canada jouissent d’un dégel inhabituel pour la saison, j’écoute la Symphonie pastorale de Ralph Vaughan Williams, une complainte nostalgique du rythme de vie des années précédant la Grande Guerre. Le compositeur, qui dans sa quarantaine avait été conducteur d’ambulance sur les lignes de front en France, en avait vu trop là-bas pour envisager un retour à l’ancien mode de vie. Ce constat n’a fait qu’alourdir ses regrets. La Symphonie no 3 est une élégie pour les anciens paysages de collines et de broussailles,…

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Il y a 50 ans, en janvier 1970, le jeune Riccardo Muti dirigeait la première en Europe de l’Ouest de cette symphonie avec l’Orchestre de la RAI à Rome et la merveilleuse basse Ruggiero Raim. Le concert était semi « samizdat ». Une des partitions avait transité clandestinement hors de Russie, où l’œuvre avait été bannie pour sa dénonciation de l’antisémitisme soviétique, et les paroles d’Evgueni Evtouchenko avaient été officieusement traduites en italien. Muti, qui n’a jamais oublié, a revisité l’œuvre il y a seize mois avec l’Orchestre symphonique de Chicago. Même s’il est peu versé en matière d’ironies russes, son interprétation…

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Moyenne sur 10 : Chant : 7.5 Orchestre : 8.5 Mise en scène : 8 Note générale : 8 Ce que vous avez manqué Les deux rôles principaux étaient merveilleusement chantés par les interprètes. Hugo Laporte s’est particulièrement illustré, faisant vibrer la salle entière chaque fois qu’il entrait en scène. Ses hautes notes du tonnerre portent à croire qu’il ferait peut-être un bon candidat pour jouer Otello de Verdi dans le futur. Anne-Marine Suire brillait également, rendant avec habileté la vulnérabilité et l’intensité de Christine. Bien qu’efficace, la caricaturale Carlotta détonnait quant à elle un peu trop. L’orchestre a joué…

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****/** L’année ne pourrait pas commencer sur une note plus joyeuse qu’avec Francis Poulenc, et sur une note plus triste qu’avec Charles Koechlin. L’album s’ouvre avec la Sinfonietta peu connue de Poulenc, à l’origine composée comme un quatuor à cordes et jetée, paraîtrait-il, dans un caniveau de Paris après avoir connu l’échec. D’abord jouée à Londres en 1948, la partition est à mi-chemin entre Mozart et Stravinski, ce qui ne lui enlève rien. Même à son plus néoclassique, Igor n’a jamais atteint ce degré de brio. Le passionnant concerto pour piano de Poulenc a été joué pour la première fois…

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Du 26 au 30 décembre, dans le cadre d’une tournée internationale de célébration de leur 90e anniversaire, les Choeurs de l’Armée rouge, sous la direction de leur directeur artistique Gennadiy Sachenyuk, ont offert sept représentations à la Maison  symphonique de Montréal. Pendant un peu plus de deux heures, les 75 choristes et musiciens, auxquels s’est jointe la chanteuse québécoise Isabelle Boulay pour l’interprétation de quatre chansons, ont offert un programme fait principalement de chansons traditionnelles russes et d’airs de Noël. Dans un  beau geste de haute signification, Isabelle Boulay a interprété en fin de spectacle l’Hymne à la beauté du…

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Quand j’entends la musique du jeune Dimitri Chostakovitch, je suis toujours stupéfait de son humour cru et subversif. Son talent éclatant se trémoussait dans la première décennie d’une révolution où tout semblait possible et à portée de tous : abondance de travail, repas gratuits, amour libre. Personne ne prévoyait que Staline allait anéantir l’étincelle et l’esprit culturels de cette révolution. Les deux premières mondiales sur cet album sont éloquentes. La Punaise est une comédie écrite par le poète Vladimir Maïakovski, pour lequel Chostakovitch composait des musiques d’accompagnement en 1928-29 à la demande du directeur de théâtre Vsevolod Meyerhold, que le jeune…

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Je suppose que peu de lecteurs connaissent la Sonate en ré, op. 6, de Beethoven. Publiée en 1797, bien qu’elle remonte peut-être à l’adolescence du compositeur, la sonate commence par la première phrase caractéristique de la Symphonie no 5, œuvre qui allait mettre encore une décennie avant d’être achevée. Vraiment ? Comme moi, vous serez peut-être incrédule devant la confiance saisissante qui se dégage de cette composition en deux mouvements. C’est l’aspect le plus remarquable, à part le ta-ta-ta-taaa et la signature particulière de Beethoven qui résonne chaque seconde. Les pianistes britanniques Peter Hill et Benjamin Frith se sont associés pour nous…

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****/** Le centenaire de la naissance de Weinberg en 2019 a été l’occasion d’exhumer et d’enregistrer plusieurs dizaines d’œuvres inconnues, nous permettant de mieux comprendre les préoccupations du compositeur. Les œuvres principales de ce lot datent de la Seconde Guerre mondiale. Le Quintette pour piano de 1944, joué avec ferveur par Olga Scheps et le Quatuor Kuss, rappelle le remarquable quintette de Chostakovitch datant de 1940. Des deux compositeurs, le Russe sonne plus juif que le Juif polonais, telle était sa frayeur de l’antisémitisme génocidaire. Interprété pour la première fois par Emil Gilels et le Quatuor du Bolchoï, le quintette…

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NEW YORK – Il est possible de perdre le sens de la perspective après une soirée consacrée à Bruckner. Le critique en moi invite à la prudence. Meilleure quatrième symphonie en concert que j’ai entendue depuis des mois ! Mon cœur est un peu moins réservé. Le meilleur depuis… eh bien, un bon moment. Certes, le spectacle figure parmi les grands moments de l’histoire de l’Orchestre Métropolitain qui, le 22 novembre dernier, a entamé la troisième étape de sa tournée dans quatre villes américaines en commençant par ses débuts au Carnegie Hall. On peut imaginer une nouvelle blague au sujet…

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C’est un tel soulagement en cette période de l’année de recevoir un disque de musique chorale qui n’est pas de Noël. Les Purcell Singers ont sélectionné des chefs-d’œuvre choraux anglais et américains du XXe siècle et il est difficile de leur reprocher leurs choix ou d’être ravi par l’inusité. Avant l’Agnus Dei éculé de Samuel Barber, transcrit de son deuxième quatuor à cordes où il convient mieux, le chœur se réchauffe à la première mélodie à plusieurs voix d’Edward Elgar jamais publiée, la purement transcendante My Love Dwelt in the Northern Land. Passons rapidement sur Shenandoah et nous arrivons à…

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