SMCQ: Des projets toujours plus ambitieux

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La Société de musique contemporaine du Québec a dû, elle aussi, s’ajuster à la nouvelle réalité des concerts. En plus de devoir respecter la distanciation physique sur la scène et dans la salle, la SMCQ a longtemps été dans l’incertitude quant au lancement de sa saison qui aura bien lieu à la salle Pierre-Mercure, le 27 septembre prochain.

Conformément aux mesures sanitaires, l’effectif maximal de l’orchestre sur scène et en répétitions a été réduit à douze musiciens. Le programme débutera par deux œuvres de Galina Oustvolskaïa, Dona Nobis Pacem (1971) et Dies Irae (1973). Alors qu’elle œuvrait en faveur de l’art officiel soviétique, cette compositrice a continué d’écrire sa propre musique en secret. Admiratif, Walter Boudreau déclare : « Elle est inimitable, un peu comme Varèse que beaucoup ont essayé de copier. Sa musique est scandée de manière hallucinante. C’est une musique qui s’inscrit très bien dans la mission de la SMCQ, c’est-à-dire à la fois la découverte d’œuvres contemporaines et la préservation d’un répertoire constitué au fil des ans. » C’est aussi avec cette mission de préservation en tête que Walter Boudreau et l’orchestre de la SMCQ présentent Pohjiatuuli (1983) de Michel Longtin, « l’un des points culminants de la création au Québec depuis les 25 ou 30 dernières années ».

Pour la SMCQ, le concert du 27 septembre aura aussi valeur de test. « Nous allons voir comment ça ira. J’ai des doutes quant à la convivialité des concerts actuellement. En musique contemporaine, tout le monde se connaît, nous sommes une famille. Les gens viennent non seulement pour écouter de la musique, mais pour socialiser, échanger. Là, ils ne pourront pas le faire. Une fois le concert terminé, ils devront partir. »

L’affluence aux concerts constitue un enjeu de taille, notamment parce que la SMCQ prévoit une série ambitieuse de dix récitals étalés sur toute la saison. « La plupart seront enregistrés et filmés à la salle Pierre-Mercure. Certains avec public et d’autres sans public, directement diffusés sur Internet. Nous recevrons entre autres le Quatuor Bozzini avec Les Boréades, le Quatuor Molinari et des musiciens de l’ensemble Quasar. » Parmi les autres événements à surveiller, Walter Boudreau mentionne un récital à la Société des arts technologiques. La pianiste Louise Bessette y reprendra son œuvre Les Planètes, accompagnée de projections visuelles de l’artiste Yan Breuleux.

La SMCQ lance également une première série de dix baladodiffusions sous forme de radio-romans, basés sur l’histoire de l’organisme. L’objectif est de réunir tous les enregistrements d’œuvres contemporaines interprétées par la SMCQ depuis sa création en 1966. Ce travail colossal a aussi un coût, puisqu’il s’agira d’acheter, le cas échéant, les droits des producteurs que détiennent actuellement Radio-Canada, Atma Classique ou Analekta. « Il ne faut pas oublier que la modernité en musique est entrée au Québec par la SMCQ. C’est elle qui a reçu les Boulez, Messiaen, John Cage, Xenakis, Stockhausen, Berio. La SMCQ a été le canal par excellence pour faire découvrir ce monde-là et cette musique de création. »

La Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) offre une rentrée culturelle alliant puissance sonore et liberté totale ! Le concert Vents nordiques… pour chasser la COVID- 19, présenté le dimanche 27 septembre (15 h) à la Salle Pierre Mercure, propose un programme original qui permet d’explorer une nordicité musicale rarement entendue, tel un antidote pour balayer la COVID-19 de nos esprits.

INTERPRÈTES
Ensemble de la SMCQ | Jean-Michaël Lavoie, chef invité | André Moisan, clarinette

www.smcq.qc.ca

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