Critique CD: Unreleased (Decca Classics, 2021)

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Unreleased
Cecilia Bartoli, mezzo-soprano, Maxim Vengerov, violon; Kammerorchester de Bâle (Suisse), Muhai Tang, chef
Decca Classics, 2021

 

La pandémie a affecté tout le milieu musical, y compris les artistes les plus réputés de la planète. Cecilia Bartoli, dont il n’est plus besoin de rappeler la contribution à l’histoire de la musique, a profité du confinement et de l’absence d’engagements pour puiser dans des enregistrements jamais rendus publics.

C’est ainsi qu’est né le projet d’album Unreleased, paru à la fin de l’année 2021. Cet album est « le résultat de nombreuses heures passées à la maison sur une période de plusieurs mois », a expliqué Cecilia Bartoli en entrevue. « Si les restrictions […] ont parfois été difficiles à supporter, elles nous ont aussi offert l’opportunité de faire une pause, respirer et réfléchir. Pendant ce temps, j’ai non seulement passé d’agréables heures de loisir, mais j’ai aussi aimé pouvoir m’atteler à tant de choses que j’avais laissées inachevées, reportées ou oubliées. J’ai enfin eu la chance de fouiller dans mes archives sonores à la recherche de trésors cachés. Parmi les nombreux amis que je croyais perdus depuis longtemps et qui se sont révélés, les enregistrements de cet album me sont particulièrement précieux. »

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Cecilia Bartoli nous enchante ici avec des airs virtuoses du jeune Beethoven, de Mozart, Mysliveček et Haydn, quatre compositeurs qui se connaissaient et faisaient souvent appel aux mêmes interprètes. Unreleased se veut le témoin de cette petite histoire. Les airs choisis par la chanteuse vont davantage chercher dans le registre de soprano que de mezzo, mais la maîtrise de son instrument demeure toujours aussi déconcertante de facilité. Chaque mot est soigneusement pesé, chaque nuance est appliquée à la perfection.

D’aucuns pourraient lui reprocher une expression trop maniérée, des mélismes trop bien articulés, mais si la plupart des artistes étaient tout aussi attachés à ce niveau d’expression, le monde lyrique s’en porterait sans doute mieux.

À noter la participation du violoniste Maxim Vengerov dans deux airs de Mozart, L’Amerò, sarò costante et Ch’io mi scordi di te?

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A propos de l'auteur

Justin Bernard est détenteur d’un doctorat en musique de l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur la médiation musicale, notamment par le biais des nouveaux outils numériques, ainsi que sur la relation entre opéra et cinéma. Membre de l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique (OICRM), il a réalisé une série de capsules vidéo éducatives pour l’Orchestre symphonique de Montréal. Justin Bernard est également l’auteur de notes de programme pour le compte de la salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts de Montréal et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke. Par ailleurs, il anime une émission d’opéra et une chronique musicale à Radio VM (91,3 FM).

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