La Traviata, passion et authenticité

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La Traviata est un véritable chef-d’œuvre du répertoire des opéras et promet de plonger au cœur des émotions des personnages. Inspirée de La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, l’histoire reste universelle et actuelle : un amour profond où passion et raison s’affrontent. La courtisane Violetta tombe amoureuse du jeune Alfredo et doit abandonner sa vie d’opulence.

Giuseppe Verdi  - La Traviata

« C’est une femme d’affaires qui a réussi à passer de la pauvreté à la richesse matérielle. Elle est très en contrôle et consciente du pouvoir qu’elle exerce sur les hommes. C’est aussi une femme de cœur qui aime la fête et le plaisir, malgré sa santé fragile », explique Stéphanie Lessard, qui interprétera le rôle pour la première fois dans cette production de la Société d’art lyrique du Royaume (SALR). Elle ajoute : « La rencontre avec Alfredo l’amènera à découvrir l’amour vrai, pur et authentique et à se demander ce que vaut la vie si on n’a pas l’amour. »

La soprano Stéphanie Lessard poursuit : « J’ai abordé ce rôle comme un cadeau, j’étais très enthousiaste. J’avais déjà chanté environ 70 % de l’œuvre, mais pas d’un bout à l’autre. C’est un véritable marathon ! Plusieurs considèrent que le rôle a été écrit pour deux voix : l’acte 1 demande une Violetta toute en liberté, avec plusieurs coloratures et beaucoup d’aigus alors que les actes 2 et 3 sont des actes plus dramatiques, plus lyriques. La difficulté est de concilier ces deux « rôles ». L’air Sempre libera est un air très demandant, mais magnifique ! ».

« Dès les premières notes du prélude, on est immergé dans cette intimité qui demeurera présente tout au long de l’opéra. La musique est magique par sa finesse et par les couleurs collées au drame que Verdi maîtrise si bien », explique le chef Jean-Philippe Tremblay.

Jean-Michel Richer, qui tiendra le rôle d’Alfredo, résume : « C’est l’histoire d’une jeune femme qui veut vivre pleinement et être maîtresse de sa destinée, mais celle-ci joue contre elle. Alfredo et Germont sont emportés dans cette lutte contre le destin. Ce qui fait la force de La Traviata, c’est qu’il s’agit d’émotions primaires et d’enjeux que l’on vit personnellement, chacun a une connexion avec les personnages. »

La SALR présentera La Traviata en version originale italienne, une première pour la compagnie; l’opéra sera accompagné de surtitres français pour faciliter la compréhension.

La Traviata de Giuseppe Verdi présenté par la Société d’art lyrique du Royaume : Stéphanie Lessard (Violetta), Jean-Michel Richer (Alfredo), Dion Mazerolle (Germont). Jean-Philippe Tremblay (chef), l’Orchestre symphonique du Saguenay–Lac-Saint-Jean et Rodrigue Villeneuve (mise en scène et scénographie).  Théâtre Banque Nationale les 7 et 9 février à 19 h 30 et le 10 février à 14 h. www.salr.ca www.diffusion.saguenay.ca

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