Les Concerts aux Îles du Bic fêtent leurs 20 ans

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Lui est né à Edmonton; elle, dans le Bas-Saint-Laurent. Ensemble, le violoncelliste James Darling et sa conjointe Élise Lavoie, violoniste, se sont installés à Rimouski il y a 20 ans, après avoir passé une bonne partie de leur carrière à Montréal, et ont contribué à faire des Concerts aux Îles du Bic l’un des principaux festivals de musique de chambre au Québec.

Grâce à sa programmation diversifiée, allant du répertoire instrumental au répertoire vocal, du baroque au contemporain, cet événement estival, qui s’inscrit dans le cadre des activités de la Société des concerts Bic Saint-Fabien, fait désormais partie intégrante de l’écosystème culturel de la région. « On est très chanceux à Rimouski. On a une offre culturelle formidable, autour du Conservatoire, autour des spectacles à la salle Desjardins-Telus. On a aussi le Vieux-Théâtre de Saint-Fabien, une série de concerts par de très bonnes chorales comme le Chœur de chambre de Rimouski ou le Quatuor Saint-Germain », précise James Darling, lui-même très actif sur la scène de l’est du Québec. En plus d’être directeur artistique des Concerts aux Îles du Bic, il est professeur au Conservatoire de Rimouski et violoncelle solo à l’Orchestre symphonique de l’Estuaire.

« On a trouvé une façon de garder contact avec notre cercle d’amis et notre cercle professionnel en les invitant ici pendant deux semaines. Avec la réputation des Concerts aux Îles, ce cercle s’est agrandi. On a croisé beaucoup de musiciens qui viennent d’Ottawa, de Vancouver, d’Halifax, de New York, du Texas… Il arrive souvent qu’un de ces musiciens, qui aura vécu notre événement de l’intérieur, nous permette d’approcher des artistes de renom comme Daniel Taylor, Yannick Nézet-Séguin ou Alain Lefèvre. »

Malgré la pandémie, les Concerts aux Îles du Bic tentent de rester fidèles à leur marque distinctive. « On a l’habitude d’amener 20 à 25 musiciens sur place – certains se connaissent, bien sûr – et d’essayer de nouvelles collaborations pour qu’on ait des programmes éphémères, qui n’existent qu’ici. » C’est ainsi qu’en 2011, un bon alliage a été trouvé entre la violoniste Renée-Paule Gauthier et le pianiste David Jalbert autour du Concert de Chausson, se souvient James Darling. « Le public nous suit dans ces initiatives, l’écoute est comme nulle part ailleurs. Pour moi, ça veut dire qu’on peut présenter n’importe quel programme et le public continuera de nous suivre. Il y a aussi un aspect convivial à nos concerts. Les musiciens eux-mêmes présentent les œuvres. Cette année, par exemple, l’altiste Frédéric Lambert et le contrebassiste Ali Yazdanfar viendront nous présenter un duo d’Efrain Oscher au grand concert d’ouverture. »

Du 7 au 15 août. En raison de la pandémie, il y aura un programme virtuel et deux présentations par concert, à 16 h et à 20 h. Retrouvez la programmation complète au www.concertsauxilesdubic.org

 

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A propos de l'auteur

Justin Bernard est détenteur d’un doctorat en musique de l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur la médiation musicale, notamment par le biais des nouveaux outils numériques, ainsi que sur la relation entre opéra et cinéma. Membre de l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique (OICRM), il a réalisé une série de capsules vidéo éducatives pour l’Orchestre symphonique de Montréal. Justin Bernard est également l’auteur de notes de programme pour le compte de la salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts de Montréal et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke. Par ailleurs, il anime une émission d’opéra et une chronique musicale à Radio VM (91,3 FM).

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