Jennifer King: pianiste sur la lune

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Le nouvel album de la pianiste canadienne Jennifer King, O Mistress Moon: Canadian Edition, utilise les couleurs pastel et les images de la lune pour créer une ­ambiance douce, mystérieuse et poétique.

Les images de la lune et les éléments décoratifs figurant sur le site web de King sont une courtoisie de son amie Andrea Ledwell.

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« Parfois, le fait d’avoir une image, une couleur ou un aspect auquel nous pouvons nous rattacher peut amener un auditeur à graviter vers une musique qu’il n’écouterait peut-être pas en temps normal, explique King. Je pense que c’est un aspect important à prendre en compte pour faire découvrir de nouvelles musiques, surtout si elles sont contemporaines. »

King a toujours été attiré par la lune : son premier album de 2018, O Mistress Moon, était une collection de joyaux cachés à thème nocturne pour le piano.

« Il y a quelque chose au sujet de [la lune]qui peut être créé au piano, comme en combinant une ligne de basse roulante avec une belle mélodie, dit King. C’est quelque chose qui a déjà été élaboré par tant de compositeurs. »

Portrait de Jennifer King

King estime que la musique contemporaine canadienne pour piano pourrait être plus présente sur la scène musicale numérique. Avec O Mistress Moon: Canadian Edition, elle a voulu « mettre en valeur la richesse » de la musique de la Nouvelle-Écosse et des Maritimes, car il y a beaucoup de compositeurs talentueux ­encore inconnus dans ces régions.

Elle a ensuite découvert une page Facebook intitulée Mi’kmaw Moons, créée par Dave Chapman et Cathy LeBlanc. La page explique comment dire les noms de la lune en mi’kmawi’simk et elle décrit l’histoire et le contexte des noms de la pleine lune de chaque mois.

Chacune des 12 pleines lunes de 2021-2022 a été attribuée à une composition de l’album. « J’ai pris les morceaux et j’ai pensé à ce que je ressentais en les écoutant, à ce qu’ils ­essayaient de communiquer. J’ai associé les morceaux les plus romantiques aux mois d’été et ceux qui étaient un peu plus spacieux, avec une sensation de froid, aux mois d’hiver, ­explique King. Cela a vraiment contribué à améliorer le projet et je pense que les ­compositeurs apprécient le fait d’avoir leur propre lune. »

Deux pièces ont été écrites spécifiquement par des compositeurs canadiens. King a demandé à Amy Brandon d’écrire Frost Moon et à Richard Gibson d’écrire River Freezing Over Moon.

« C’était un grand honneur d’avoir ces deux pièces écrites pour le projet, et ce sont certainement de belles œuvres [qui], je le souhaite, seront jouées par d’autres personnes. »

King espère que l’accent mis par ce projet sur la culture et l’histoire indigènes ainsi que la présence de deux œuvres commandées à des compositeurs canadiens aideront à ­enrichir le monde de la musique canadienne.

« J’ai pensé que la connaissance traditionnelle (mi’kmaq) des lunes était un aspect très ­important du projet et c’est quelque chose que j’aurais aimé apprendre lorsque j’étais enfant à l’école, car cette connaissance n’a jamais été portée à mon attention. Cet album est une autre façon de voir la musique [et]ce que nous faisons en tant que musiciens, et de penser à la façon dont les gens pourraient écouter, d’où tout cela provient, dit-elle. C’est ce que je ­recherchais et [j’espère] que ce point de vue continuera à me guider. »

Clip vidéo de Nocturne No. 3 provenant de l’album O Mistress Moon: Canadian Edition de Jennifer King

www.jenniferkingpiano.com

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