Département de musique de l’Université de l’Alberta : 60 ans de passion et de résilience

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La version actuelle du respecté orchestre symphonique de l’Université de l’Alberta trouve ses origines dans un groupe hétéroclite composé de professeurs, de membres de la collectivité et d’étudiants issus, paradoxalement, de la faculté de médecine. À l’approche du 60e anniversaire du département de musique, son directeur, William Street, décrit une communauté de musiciens mieux financée et tout aussi déterminée à créer un avenir radieux pour la musique classique.

« Nous sommes résilients », déclare Street, qui est également professeur d’instruments à vent solo et d’ensemble au département. Et d’ajouter : « Peu importe ce qui se passe autour de nous, étudiants et enseignants forment un seul corps quand il s’agit de faire de la musique. »

Cette année marque l’anniversaire de l’intégration officielle du département à la faculté des arts de l’Université, en 1965, sous l’impulsion de l’organiste et chef de chœur Richard Eaton. Cependant, les origines du programme remontent à bien plus loin : en 1942, un groupe de musiciens amateurs s’était réuni pour interpréter l’opéra-comique satirique The Pirates of Penzance, sous les acclamations du public.

Depuis la création de ce premier orchestre, le département a pris de l’expansion pour offrir un programme de portée moyenne qui n’a toutefois rien à envier aux départements de musique d’établissements de plus grande taille au Canada. « Compte tenu de notre petite envergure, dit William Street, nous en faisons vraiment beaucoup ! Nos ressources sont limitées, mais la qualité est tout à fait comparable [à celle des programmes plus importants]. »

En 2025, à une époque où les postes vacants dans les orchestres se font rares, la formation de musiciens aussi polyvalents que compétents devient cruciale. « [Dans notre programme], nous parlons de la réalité, explique Street. Il y a beaucoup plus de musiciens talentueux qu’on ne pourrait en accueillir dans un orchestre symphonique. »

Pour lui, cet obstacle n’est nullement une raison de désespérer. « Beaucoup d’étudiants sont motivés par leur passion pour la musique en tant que telle, pour la poésie qui en émane. »

Dans un programme comme celui-ci, qui rassemble des musiciens déterminés à se faire une place dans un milieu marqué par une concurrence féroce, un 60e anniversaire est une étape importante et un motif de célébration. William Street le sait mieux que quiconque, mais lui et les autres membres du département n’oublient pas tout le travail qui est nécessaire pour vivre de la musique.

Au début de l’année, le département a pris la décision de reporter les concerts prévus pour son soixantenaire, le temps de rénover sa principale salle de spectacle, l’Old Arts Building, là même où avait eu lieu la fameuse première production de Pirates of Penzance par l’Université de l’Alberta.

En choisissant de reporter ces célébrations afin de réaliser des améliorations concrètes qui profiteront aux étudiants, le département affiche son intention de se tourner vers l’avenir plutôt que de s’attarder sur le passé. Lorsqu’elles seront tenues, probablement vers son 62e anniversaire, elles incarneront l’esprit de résilience qui caractérise ce programme depuis toujours.

www.ualberta.ca/en/music

Traduction : Anne Stevens

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A propos de l'auteur

Hal Kowalewski is an editorial assistant for La Scena Musicale. They have a BA in Sociology from the University of British Columbia, where they researched queer and social economic theory. They are a resident of Vancouver and edit La Scena West.

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