L’Espace 67 : un véritable succès

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Pour préserver l’idée du partage et de communauté de l’Exposition Internationale et Universelle de 1967, et après deux ans de travaux d’aménagement, la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD) ainsi que l’Orchestre Métropolitain ont organisé un concert gratuit pour l’inauguration du nouvel Espace 67.

Longeant le Saint-Laurent et faisant face à la ville de Montréal, l’Espace 67 est maintenant capable d’accueillir plus de 65 000 visiteurs pour profiter d’activités de groupe. De plus, il bénéficie de plusieurs places assises pour des pique-niques, ainsi que des places pour les food trucks.

Pour célébrer ce nouvel espace, 77 musiciens de l’Orchestre Métropolitain nous ont offert une imposante et magnifique performance, le tout sous la direction du célèbre Yannick Nézet-Séguin, dont les choix des œuvres musicales n’étaient pas dus au hasard !

Effectivement, les pièces choisies avaient toutes un lien avec l’histoire de Montréal, de l’Ile Sainte-Hélène, ainsi que du parc Jean-Drapeau, et provenaient de plusieurs compositeurs de pays différents pour marquer la diversité qui caractérise la ville de Montréal. Parmi cet éventail de compositeurs, nous avons pu écouter les merveilleuses œuvres de Georges Bizet, d’Edward Elgar, de la fameuse compositrice contemporaine Alejandra Ordgers, sans oublier celles de Maurice Ravel. Ainsi, pour présenter chaque œuvre, Yannick Nézet-Séguin s’est permis de partager avec le public le rattachement entre le compositeur, son œuvre, et l’histoire entourant le parc et son espace d’exposition. Une fois de plus, l’idée de partage ainsi que le sentiment d’appartenance étaient au rendez-vous ce soir-là.

Le concert a débuté avec la fameuse Carmen, Suite No.2 de Georges Bizet, un compositeur français du 19e siècle. Cette puissante introduction avait été écrite pour commémorer l’influence française que la ville de Montréal a connue au cours du 17e siècle.

Suite à cette magnifique préface, l’Orchestre Métropolitain a fait place au compositeur britannique Edward Elgar et à ses Variations Enigma. Les Variations d’Elgar ont élégamment souligné l’influence britannique du 18e siècle dans la ville de Montréal.

Par la suite, nous avons eu la chance de découvrir la brillante et unique composition d’Alejandra Odgers.

Inspirée par l’histoire de l’émergence du parc Jean-Drapeau en 1874, l’œuvre d’Alejandra Odgers, nommée Menahanis, ce qui signifie « création », est un mélange très intelligent de 27 mélodies du monde, mettant en lumière une fois de plus la communion ainsi que la diversité. Parmi les différentes mélodies, nous avons pu entendre la remarquable Pomp and Circumstance March No.1.

Malheureusement, le beau temps en début de soirée n’a pas persisté et un orage pluvieux est vite survenu pendant le Boléro de Maurice Ravel. De plus, la grandeur du nouvel Espace 67 ne permet pas de retenir un son clair et net d’un orchestre symphonique. Effectivement, les modulations piano, ou notes silencieuses, n’étaient pas suffisamment perceptibles, et il était donc difficile de bien distinguer les parties plus douces des œuvres jouées.

Néanmoins, l’inauguration de l’Espace 67 a été un véritable succès et nous attendons avec impatience de revenir dans le somptueux Espace 67 pour les prochains événements musicaux, et autres attractions.

 

www.parcjeandrapeau.com

 

 

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