Navigation sur: La prochaine grande mélodie

Voici la nouvelle révélation canadienne de l’opéra qui a volé la vedette la saison dernière : la mezzo-soprano torontoise Emily D’Angelo, 21 ans. Comme bon nombre de chanteurs en dernière année de scolarité, elle a auditionné à de nombreux concours et programmes de formation, qu’elle a d’ailleurs souvent remportés (voir l’encadré). Elle a terminé sa lancée en mars dernier aux auditions du Metropolitan Opera de New York en devenant l’une des cinq lauréates remportant la somme de 15 000 $ US. Son doux legato et son timbre riche ont immédiatement séduit le jury lors de son interprétation du Barbier de Séville de Rossini et…

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Parmi les questions les plus fascinantes et souvent déroutantes de la musique est celle de savoir ce qui rend le genre de la mélodie, ou « art-song », si extrêmement difficile mais infiniment gratifiant – du point de vue de l’artiste autant que du public. L’art de la mélodie, qui peut souvent apparaître naturel, voire évident, comprend en réalité une foule d’éléments et de dimensions. L’élément principal, et peut-être l’aspect le plus souvent négligé de l’impact d’un récital vocal ou Liederabend, est qu’il ne s’agit pas d’un chanteur, mais d’une équipe. Le « pianiste collaborateur » (plutôt que simple « accompagnateur ») fait équipe avec le…

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Notre sondage ‘La prochaine grande mélodie’ se poursuit! Votez au www.nextgreatartsong.com. Le violoncelliste, compositeur et médecin Roy Yves nous partage ses trois choix ci-dessous. 3. Massenet – Thaïs (Opéra, disqualifié) 2. Franck – Panis angelicus « Panis angelicus fit panis hominum, Dat panis caelicus figuris terminum: O res mirabilis: manducat Dominum Pauper, servus et humilis. Te trina Deitas unaque poscimus, Sic nos tu visita, sicut te colimus: Per tuas semitas duc nos quo tendimus, Ad lucem quam inhabitas. Amen. » 1. Fauré – Après un rêve Roy Yves: pour la « beauté et profondeur spirituelle de l’oeuvre. » « Dans un sommeil que charmait ton image Je rêvais le bonheur, ardent…

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Les six mélodies françaises qui suivent représentent pour moi les éléments essentiels de la mélodie française, dont la mise en musique de cette langue on ne peut plus « musicale » ainsi que l’importance de l’inspiration poétique qui est à la base du genre. Dans un deuxième temps, j’ai constaté que tous ces choix contiennent une nostalgie, une mélancolie, une élégance qui me semblent aussi essentiellement françaises. Gabriel Fau­­ré : Cinq Mélodies « de Venise » Op. 58, No. 5 : « C’est l’extase » (Verlaine) « C’est l’extase » est la cinquième et dernière mélodie du cycle de Fauré, Mélodies « de Venise ». Cette…

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L’avancée la plus importante de l’histoire de la mélodie russe est l’arrivée du compositeur Mikhaïl Glinka dans les années 1830. Souvent présenté comme le père de l’opéra russe, Glinka joue un rôle similaire dans l’histoire de la mélodie de son pays. Comme cela est souvent le cas avec les écoles nationales de musique, le développement du genre de la mélodie est inextricablement lié à l’émergence d’une tradition poétique littéraire. Glinka jouit d’avoir à sa disposition les poèmes du premier grand de la littérature russe, Alexandre Pouchkine. Pouchkine et, dans une moindre mesure, Mikhaïl Lermontov sont les principales influences littéraires de…

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