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Cette année a été marquée par les Variations Goldberg : Yunchan Lim, la fin de la tournée mondiale de , Mahan Esfahani au clavecin, une version pour deux guitares chez Warner, une version en trio chez Evil Penguin, une contemplation tranquille enregistrée dans la cathédrale d’Ely. La plupart de ces albums feront parler d’eux pendant des années.
Mais le choix du disque de l’année ne se résume pas à la postérité. Il s’agit plutôt d’une idée innovante : un album conceptuel, comme celui d’Anna Fedorova qui mêle Gershwin et le swing français, ou une comédie musicale oubliée comme Love Life de Kurt Weill, ou encore la remise en valeur de compositeurs aussi talentueux que , Walter Kaufmann et Alois Haba. Tous ont eu leur moment de gloire en 2025.
J’ai été captivé par un cycle symphonique de Beethoven dirigé par Neville Marriner, une interprétation dépourvue de toute affectation. J’ai éprouvé le même regret pour le passé en écoutant les coffrets de Radu Lupu, Alfred Brendel et Martha Argerich, tous immortels, Argerich étant toujours vivante.
Mais cette année c’est qu’Arvo Pärt qui s’est imposé comme le titan de la musique postmoderne. Son 90e anniversaire a été marqué par des albums hommage de son ami de longue date Paavo Järvi et de son jeune protégé Georgijs Osokins. La parution qui illustrait le mieux la profondeur de l’Estonien venait de Munich, de la maison ECM, qui avait fait découvrir sa musique au monde entier il y a déjà un demi-siècle.
Intitulé And I heard a voice, l’album puise « dans une perspective illimitée de foi et d’espoir ». Même dans ses compositions les plus minimalistes, Pärt étonne. J’ai écrit dans ma critique : « Vox Clamantis, un groupe de 14 chanteurs, se produit a capella sous la direction du chef Jaan-Eik Tulve. Écoutez simplement. Vous n’êtes pas près d’oublier ce son. »
Traduction : A. Venne
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