This page is also available in / Cette page est également disponible en:
English (Anglais)
-
ECM4
Réduit au silence par le communisme à l’apogée de sa carrière, le compositeur estonien Arvo Pärt s’est plongé dans une foi religieuse personnelle dont le langage musical est antérieur à la Réforme. Il a fêté ses 90 ans cette semaine. Les œuvres vocales de cet album anniversaire sont toutes dévotionnelles, certaines ressemblant aux anciens cultes anglicans, d’autres ayant un caractère profondément personnel.
J’ai été fasciné par Sieben Magnificat-Antiphonen, où Pärt explore les monodies préchrétiennes dans un monde unifié, sans doctrines ni divisions, et encore moins de matérialisme dialectique. Il fait des choses inattendues avec les voix et les échos, créant un son à la fois tranquille et envoûtant. Ce que Pierre Boulez a un jour qualifié de « minimalisme sacré » s’avère irrésistiblement hypnotique.
La seule œuvre en langue estonienne, And I heard a voice…, est le morceau le plus captivant de l’album, s’étendant sur un horizon infini de foi et d’espoir. L’ensemble Vox Clamantis, composé apparemment de 14 chanteurs, chante a capella sous la direction du chef Jaan-Eik Tulve. Écoutez simplement. Vous n’oublierez pas ce son avant très longtemps.
Traduction : Andréanne Venne
This page is also available in / Cette page est également disponible en:
English (Anglais)
