La Nef : Le bal folklorique ancien

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De retour d’un cours de maître en Autriche, Andrew Wells-Oberegger a proposé à Claire Gignac, directrice artistique de La Nef, le célèbre organisme qui œuvre dans un large éventail de styles musicaux, l’idée du bal Aufregend! Exaltant ! Ce bal folklorique s’inspire des danses et chants traditionnels des 18e et 19e siècles en provenance d’Autriche, de France et de Suède. Le musicien, finaliste dans la catégorie Concert de l’année au 29e gala des prix Opus pour Déjouer le glas, est parti de la forme et du rythme des airs d’époque pour composer la musique de la soirée, mais il lui a donné des accents contemporains, la rendant intemporelle.

Wells-Oberegger a ramené du vieux continent un bock—ou cornemuse bohémienne—et c’est autour de cet instrument qu’avec La Nef il a construit et étoffé le concept du spectacle. Et surtout, oubliez la musique bavaroise. Il s’agit ici de musique à bourdon (bordun musik) qui tire son origine des Balkans, tout comme ce dudelsack à bourdon unique, proche de la cornemuse de berger, ancêtre de la säckipa suédoise et de la border pipe écossaise dont il jouera également. Le compositeur et directeur musical sera de plus aux cordes pincées. Pierre-Alexandre Saint-Yves sera notamment au chalumeau et aussi à la bedondaine. Les deux musiciens assureront finalement la partie chantée – en allemand, en français et en occitan.

Le violoniste Alex Kehler frottera une vielle à roue contemporaine, dont le registre plus étendu que celui de son aïeule permet un jeu chromatique. Les néophytes découvriront la vielle à clavier ou nyckelharpa, un instrument traditionnel suédois à 16 cordes qu’il a d’ailleurs perfectionné en Suède et dont les cordes sympathiques (celles que l’archet ne frotte pas) résonnent sous l’effet des cordes mélodiques, en enrichissant la sonorité. Le polyvalent percussionniste Olivier Bussières, spécialiste des tambourines méditerranéennes, qui se frappent à coups de doigts, de claques et de poings, complétera la formation avec Grégoire Jeay aux flûtes et Émilou Johnson à la contrebasse.

Wells-Oberegger compare le bal folklorique aux veillées de danse sociale des amateurs de musique et de danse traditionnelles. Le ton est convivial, les chorégraphies faciles. Les participants évoluent par deux ou en groupe, en martelant le sol et l’énergie qu’ils créent ensemble ressemble à un état de transe collective. À l’origine, le bal folk se déroulait lors de festivités et de mariages dans les villages européens. C’est ce patrimoine, cette communion de l’auditoire venu s’amuser qui a fasciné Wells-Oberegger.

La Nef présente Aufregend ! Exaltant ! à la Maison de la culture Maisonneuve de Montréal le 25 février. www.la-nef.com

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