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Cet été, la 49e édition du Festival de Lanaudière verra le retour de partenaires et amis de l’organisation, qui renforcent les liens professionnels et affectifs avec ce lieu devenu emblématique de la vie culturelle estivale, mais aussi de nouvelles venues dans le paysage lanaudois.
« Le thème de cette édition tourne beaucoup autour des enjeux de pouvoir », prévient le directeur artistique du festival, Renaud Loranger. Plusieurs concerts et spectacles placeront en effet le public au cœur de conflits, de rivalités et d’oppressions, comme si la programmation nous invitait à prendre conscience du climat de violence qui règne désormais dans les paroles des puissants et dans leurs actes à l’égard des plus fragiles.
Macbeth en est certainement l’exemple le plus saisissant : l’histoire d’une quête du pouvoir qui rend fou, au sens littéral du terme. L’opéra de Verdi, d’après Shakespeare, clôturera le festival à l’amphithéâtre Fernand-Lindsay (voir notre article de couverture consacré à Saioa Hernández). Une vie de héros (Ein Heldenleben) de Richard Strauss, poème symphonique dans lequel le compositeur se représente lui-même face à l’hostilité du monde, s’inscrit tout autant dans cette thématique. L’œuvre sera au programme du troisième et dernier concert de l’OSM, dirigé par Rafael Payare (31 juillet).

Hanna-Elisabeth Müller.
Photo : Chris Gonz
Rendant hommage à ceux et celles qui se rebellent contre l’ordre établi, Bernard Labadie et les Violons du Roy présentent Portraits de femmes à travers le spectre mozartien. Ils seront joints sur scène par la soprano Hanna-Elisabeth Müller, dont c’est le premier concert au Canada (24 juillet). La Symphonie no 10 de Chostakovitch, composée comme un pied de nez à la mémoire de Staline, viendra alimenter le débat sur les dérives du pouvoir à l’occasion du premier concert de l’OSM (18 juillet).
Du côté des nouveautés, mentionnons les débuts conjoints de l’Orchestre symphonique de Québec et de son chef principal Clemens Schuldt. Cette entrée dans la programmation pourrait bien être le commencement d’un nouveau chapitre avec le festival. Parmi les œuvres au programme, le célèbre Concerto pour piano en la mineur de Grieg avec Charles Richard-Hamelin (17 juillet).
L’organisation poursuivra sa collaboration avec Les Arts florissants, fondés par William Christie, dans un spectacle en deux temps : une présentation de l’opéra éponyme de Charpentier, comme un clin d’œil à l’histoire de l’ensemble, et La Descente d’Orphée aux Enfers du même compositeur (11 juillet).
Terminons en évoquant le concert d’ouverture : Nicolas Ellis dirigera l’Orchestre de l’Agora dans Le Sacre du printemps de Stravinsky, l’œuvre d’un rebelle de la musique auquel Maurice Ravel, Claude Champagne et Katia Makdissi-Warren seront associés (4 juillet).

Nicolas Ellis, chef. Photo : François Goupil
L’édition 2026 du Festival de Lanaudière se déroule du 3 juillet au 2 août. www.lanaudiere.org
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