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Pour sa 77e saison, Pro Musica célèbre Les grands romantiques en rendant hommage aux chefs-d’œuvre romantiques et aux artistes d’aujourd’hui qui leur redonnent vie. Ses trois séries – Cartes blanches, Mélodînes et Sur la route – donnent la parole à des musiciens nouveaux et confirmés avec des concerts à Montréal et à Bromont.
La série Cartes blanches prend son envol le 22 février avec le pianiste canadien Jan Lisiecki qui présentera son World (of) Dance, un nouveau programme inspiré de danses d’Europe et d’Amérique latine qu’il a inauguré en janvier à Steinfurt, en Allemagne.
« La première fois, c’est là où les papillons se font le plus ressentir, confie-t-il. Heureusement, tout s’est bien passé et je suis convaincu que c’est un excellent programme. »
Partie I : découverte

Photo : Christoph Köstlin
De plus en plus attiré par les programmes à thème unificateur, Lisiecki s’est récemment exploré les préludes composés sur une période de 250 ans. Ce projet très prenant l’a amené à faire de nombreuses découvertes. « Parmi ces morceaux, je ne recherche pas seulement ceux que je veux jouer [ou]les classiques qu’il faut jouer », explique-t-il.
Dans le cas de World (of) Dance qui relie le romantisme au début du modernisme, Lisiecki a choisi des œuvres moins connues de grands compositeurs comme Schubert, Chopin, Brahms et Bartók, lui-même n’ayant déjà interprété que deux d’entre elles.
Partie II : approfondissement
Lors de la préparation d’un récital d’œuvres presque entièrement nouvelles, il est inévitable que certaines s’avèrent étonnantes, voire exigeantes. Lisiecki raconte que Libertango d’Astor Piazzolla s’est révélée la plus difficile sur le plan technique. « Danser pour moi n’est pas naturel, alors comprendre cette musique n’a pas été spontané. » Les Danzas Argentinas d’Alberto Ginastera ont été à la fois imprévisibles et ardues. « Cette œuvre relève de l’épopée, précise-t-il, et les trois [mouvements]ne pourraient pas être plus dissemblables. »
Pourtant, tout au long du processus, il a trouvé des façons de faire siennes les compositions. « Mon but n’est pas de les reproduire aussi exactement que possible sur le plan ethnographique, confirme-t-il, mais d’en faire une interprétation. »

Photo : Christoph Köstlin
Partie III : interprétation
La carrière internationale de Lisiecki l’a mené partout dans le monde, mais c’est au Canada qu’il retrouve toujours le sentiment d’appartenance le plus fort. C’est d’ailleurs à Montréal que le pianiste s’est fait connaître en tant que plus jeune lauréat du Concours OSM. « J’ai tellement de souvenirs, se rappelle-t-il. C’était un moment privilégié. »
Pour son retour dans la métropole, Lisiecki propose une musique qui, espère-t-il, trouvera et ravira un nouveau public. « J’aimerais que les gens présents soient divertis, dit-il, mais également qu’ils trouvent un instant de répit – une façon de s’échapper de leur quotidien – en même temps qu’un peu d’inspiration. »
Pro Musica présente Jan Lisiecki et son World of Dance au Centre Pierre-Péladeau le 22 février.
www.promusica.qc.ca
www.janlisiecki.com
Traduction : Véronique Frenette
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