{"id":996579,"date":"2021-10-06T23:10:38","date_gmt":"2021-10-07T03:10:38","guid":{"rendered":"https:\/\/myscena.org\/la-scena-musicale-team\/concert-reviews-october-2021\/"},"modified":"2021-10-24T17:33:54","modified_gmt":"2021-10-24T21:33:54","slug":"concert-reviews-october-2021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/la-scena-musicale-team\/concert-reviews-october-2021\/","title":{"rendered":"Critiques de concerts (octobre 2021)"},"content":{"rendered":"<h4>Op\u00e9ra de Montr\u00e9al<br \/>\n<em>Riders to the Sea\/Le Flambeau de la nuit<\/em><\/h4>\n<div id=\"attachment_994606\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/le-flambeau-de-la-nuit-photo-Yves-Renaud-cmyk.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-994606\" class=\"wp-image-994606 size-medium\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/le-flambeau-de-la-nuit-photo-Yves-Renaud-cmyk-300x201.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"201\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-994606\" class=\"wp-caption-text\">Photo: Yves Renaud<\/p><\/div>\n<p><strong>Ce que vous avez manqu\u00e9<\/strong><br \/>\nUn programme double sombre (25 septembre) associant des op\u00e9ras en un acte de Vaughan Williams (1927) et Hubert Tanguay-Labrosse (premi\u00e8re). Tous deux abordent avec sinc\u00e9rit\u00e9 le th\u00e8me de la trag\u00e9die en mer et de la perte d\u2019une famille. La solide distribution, men\u00e9e par la mezzo-soprano au timbre profond Allyson McHardy, r\u00e9unissait plusieurs artistes prometteurs de l\u2019Atelier. Tanguay-Labrosse s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un chef d\u2019orchestre efficace, tant pour la musique m\u00e9lancolique de Riders que pour sa propre partition plus \u00e9clectique. I Musici de Montr\u00e9al r\u00e9sonnait de fa\u00e7on vibrante dans la fosse du Th\u00e9\u00e2tre Maisonneuve. La metteuse en sc\u00e8ne \u00c9dith Patenaude a bien g\u00e9r\u00e9 l\u2019entr\u00e9e discr\u00e8te du ch\u0153ur (le Ballet Op\u00e9ra Pantomime \u00e0 la sonorit\u00e9 lucide). Une soir\u00e9e o\u00f9 le drame au premier plan a c\u00e9d\u00e9 le pas \u00e0 l\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p><strong>L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a coince<\/strong><br \/>\nLe d\u00e9cor de Patrice Charbonneau-Brunelle et les costumes d\u2019Elen Ewing associent le morne au noir, bien qu\u2019un tissu tress\u00e9 et quelques \u00e9vocations de feu en arri\u00e8re-plan aient apport\u00e9 un peu de relief visuel \u00e0 la pi\u00e8ce Flambeau. L\u2019accent irlandais de John Millington Synge dans Riders \u00e9tait parfois difficile \u00e0 comprendre. Les surtitres fran\u00e7ais \u00e0 la rescousse ! <strong>Arthur Kaptainis<\/strong><\/p>\n<h4>Hong Kong Philharmonic\/\u2028Avan Yu\/Jaap Van Zweden<br \/>\nClyne\/Rachmaninoff\/Dvo\u0159\u00e1k<\/h4>\n<p><strong>Ce que vous avez manqu\u00e9<\/strong><br \/>\nUne brillante interpr\u00e9tation par Avan Yu (10 septembre) de la Rhapsodie sur un th\u00e8me de Paganini de Rachmaninov avec le Philharmonique de Hong Kong sous la direction de Jaap Van Zweden au Centre culturel de Hong Kong. Le pianiste canadien n\u00e9 \u00e0 Hong Kong a ex\u00e9cut\u00e9 les grands sauts r\u00e9currents et les glissandi difficiles avec le juste m\u00e9lange de ferveur et de ma\u00eetrise. Il a su prendre le dessus dans ce test de dynamique, o\u00f9 le soliste se retrouve souvent sur le fil du rasoir, comme dans un face-\u00e0-face avec un combattant invisible. Autre point positif, la premi\u00e8re asiatique de Within her Arms de la compositrice britannique Anna Clyne, une \u00e9tude sur la perte et la m\u00e9moire pour 15 cordes debout qui rappelle la douceur de la musique \u00e9lisab\u00e9thaine tout en faisant \u00e9cho aux champs sonores r\u00e9sonnants et oniriques du Nouvel \u00c2ge.<\/p>\n<p><strong>L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a coince<\/strong><br \/>\nNulle part, bien que la Septi\u00e8me symphonie de Dvo\u0159\u00e1k, l\u2019\u00e9quivalent orchestral du rock classique, admirablement ex\u00e9cut\u00e9e avec la rigueur requise digne de Brahms, soit un document d\u2019une autre \u00e9poque, celle des grandes d\u00e9clarations, qui ne conna\u00eet pas encore la rencontre inattendue et r\u00e9elle de la masse avec le feu et le soufre. <strong>Adam Sacks<\/strong><\/p>\n<h4>La salle Bourgie c\u00e9l\u00e8bre ses 10 ans<br \/>\nLes Violons du Roy (Jonathan Cohen)\/\u2028Musiciens de l\u2019OSM (Rafael Payare)<\/h4>\n<div id=\"attachment_994604\" style=\"width: 1010px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Bourgie10thAnniversary-TamPhotography-10-scaled-cmyk-e1633576145376.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-994604\" class=\"size-full wp-image-994605\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Bourgie10thAnniversary-TamPhotography-10-scaled-cmyk-e1633576145376.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Bourgie10thAnniversary-TamPhotography-10-scaled-cmyk-e1633576145376.jpg 1000w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Bourgie10thAnniversary-TamPhotography-10-scaled-cmyk-e1633576145376-300x169.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Bourgie10thAnniversary-TamPhotography-10-scaled-cmyk-e1633576145376-600x338.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-994604\" class=\"wp-caption-text\">Photo: TamPhotography<\/p><\/div>\n<p><strong>Ce que vous avez manqu\u00e9<\/strong><br \/>\nAu programme de l\u2019Orchestre symphonique de Montr\u00e9al, en ce concert du 19 septembre, la S\u00e9r\u00e9nade pour treize vents de Richard Strauss et la S\u00e9r\u00e9nade pour cordes de Dvo\u0159\u00e1k. L\u2019occasion d\u2019entendre, donc, deux formations diff\u00e9rentes au sein d\u2019un m\u00eame orchestre et d\u2019en appr\u00e9cier les couleurs. Tout le souffle du romantisme est l\u00e0, dans ces \u0153uvres. L\u2019orchestration y est absolument remarquable, notamment dans l\u2019andante de Strauss et le finale de Dvo\u0159\u00e1k.<\/p>\n<p>Dans l\u2019ensemble, la pl\u00e9nitude et l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 du son ont habit\u00e9 la salle. Par tout un \u00e9ventail de nuances, l\u2019OSM a parfaitement r\u00e9ussi \u00e0 rendre le lyrisme et le relief qui font la beaut\u00e9 de ces musiques.<\/p>\n<p><strong>L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a coince<\/strong><br \/>\nLes Violons du Roy ont d\u00e9but\u00e9 par le Concerto brandebourgeois no 4 de Bach, c\u00e9l\u00e8bre pour son duo de fl\u00fbtes et violon, et ont poursuivi avec la troisi\u00e8me suite de la Water Music de Haendel, qui fait aussi la part belle aux fl\u00fbtes. Dans les faits, Vincent Lauzer et Caroline Tremblay, aux fl\u00fbtes \u00e0 bec, et Ariane Brisson, \u00e0 la fl\u00fbte traversi\u00e8re, ont bien trop souvent \u00e9t\u00e9 \u00e9cras\u00e9s par le poids des cordes. Dans l\u2019\u0153uvre de Bach, le violon solo Pascale Gigu\u00e8re a fait parler son ardeur et sa virtuosit\u00e9, avec brio certes, mais parfois avec exc\u00e8s. <strong>Justin Bernard<\/strong><\/p>\n<h4>Orchestre symphonique de Montr\u00e9al\/Rafael Payare<br \/>\nFarrenc\/Haydn\/Brahms<\/h4>\n<p><strong>Ce que vous avez manqu\u00e9<\/strong><br \/>\nLa derni\u00e8re de trois repr\u00e9sentations \u00e0 l\u2019OSM (26 septembre) de la Deuxi\u00e8me symphonie de Brahms sous la direction de Rafael Payare. Les mouvements du milieu ont \u00e9t\u00e9 bien accueillis. Les cordes sonnaient \u00e0 plein r\u00e9gime dans l\u2019Adagio ma non troppo et avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 dans la s\u00e9quence presto de l\u2019Andante grazioso. Payare, dirigeant de m\u00e9moire, a su garder le rythme vivant. La Symphonie concertante en si b\u00e9mol majeur (Hob.I:105) de Haydn, de facture courtoise, \u00e9tait particuli\u00e8rement int\u00e9ressante dans le finale, o\u00f9 les solistes (Andrew Wan au violon, Brian Manke au violoncelle, Ted Baskin au hautbois, St\u00e9phane L\u00e9vesque au basson) discutaient comme des philosophes pleins d\u2019esprit dans un salon des Lumi\u00e8res.<\/p>\n<p><strong>L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a coince<\/strong><br \/>\nLe finale \u00e9tait convenablement vigoureux, mais les qualit\u00e9s pastorales du premier mouvement n\u2019ont pas toutes \u00e9merg\u00e9. Les violons sonnaient de fa\u00e7on insistante dans les forte soutenus, assez nombreux. La gestuelle de Payare semblait d\u00e9passer les r\u00e9sultats de l\u2019interpr\u00e9tation. Le public, cependant, a clairement exprim\u00e9 son appr\u00e9ciation de son style exub\u00e9rant sur le podium. Aucun programme imprim\u00e9 ou annonce des \u0153uvres jou\u00e9es n\u2019\u00e9tait pr\u00e9vu. Combien de spectateurs ont su qu\u2019ils \u00e9coutaient l\u2019Ouverture no 2 en mi b\u00e9mol majeur de Louise Farrenc\u00a0?\u00a0<strong>AK<\/strong><\/p>\n<h4>SMCQ<br \/>\nIn Auditorium \u2013 Portrait d&#8217;Andr\u00e9 Hamel<\/h4>\n<p><strong>Ce que vous avez manqu\u00e9<\/strong><br \/>\nV\u00e9ritable pi\u00e8ce de r\u00e9sistance, la deuxi\u00e8me des cinq \u0153uvres \u201cau programme de ce concert du 26 septembre&#8221;, In Auditorium (1998), a frapp\u00e9 par son attrayante modernit\u00e9 (26 septembre). Une pi\u00e8ce psych\u00e9d\u00e9lique, tellement bouillante d\u2019id\u00e9es qu\u2019elle ferait aimer la musique contemporaine \u00e0 n\u2019importe qui. Parmi ces trouvailles, il y a par exemple le son \u00e9mis par des instruments \u00e0 vents sur la sc\u00e8ne, repris et prolong\u00e9 par d\u2019autres instrumentistes \u00e0 vents plac\u00e9s sur les hauteurs, au niveau du balcon. Par ailleurs, le style de direction \u00e9tait des plus atypiques. Il arrivait que le chef Cristian Gort ne dirige pas du tout, laissant aux musiciens le soin de faire leurs entr\u00e9es, ou qu\u2019il dirige avec ses dix doigts, indiquant une suite de chiffres que seuls les musiciens pouvaient comprendre.<\/p>\n<p><strong>L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a coince<\/strong><br \/>\nIl y avait certes beaucoup d\u2019\u00e9l\u00e9ments de modernit\u00e9 qui attirent et \u00e9veillent la curiosit\u00e9, mais aussi des moments presque insoutenables, tant la limite de l\u2019acoustiquement tol\u00e9rable semblait avoir \u00e9t\u00e9 franchie. Le bruit du verre frapp\u00e9, au d\u00e9but de L\u2019\u00eatre et la r\u00e9miniscence (2017), la saturation du son des saxophones du quatuor Quasar, dans Brumes matinales et textures urbaines (2007), et les vibrations assourdissantes des haut-parleurs, dans Int\u00e9rieur nuit (2006), ont nui consid\u00e9rablement \u00e0 la fois \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience du concert et \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation des \u0153uvres. On s\u2019\u00e9tonne m\u00eame que le public n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9venu. Idem pour le court m\u00e9trage de 2006, dans le registre de l\u2019horreur, pour lequel Andr\u00e9 Hamel a compos\u00e9 la musique. On imagine tr\u00e8s mal un jeune public devant de telles images.\u00a0<strong>JB<\/strong><\/p>\n<h4>Met Orchestra and Chorus\/\u2028Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<br \/>\nVerdi Requiem<\/h4>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Met-Orchestra-and-Chorus-Yannick-Ne\u0301zet-Se\u0301guin-2b-cmyk-e1633576183174.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-994608 size-medium\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Met-Orchestra-and-Chorus-Yannick-Ne\u0301zet-Se\u0301guin-2b-cmyk-198x300.jpg\" alt=\"\" width=\"198\" height=\"300\" \/><\/a>What you missed<\/strong><br \/>\nUne interpr\u00e9tation comm\u00e9morative incisive et d\u00e9taill\u00e9e (11 septembre) du Requiem de Verdi par l\u2019orchestre et le ch\u0153ur du Metropolitan Opera sous la direction de Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin, retransmise en direct de New York sur les ondes de PBS. Les dynamiques ont \u00e9t\u00e9 admirablement choisies. Si les sections du Dies Irae ont conserv\u00e9 leur \u00e9lan caract\u00e9ristique, elles n\u2019ont pas manqu\u00e9 de subtilit\u00e9. La mezzo-soprano Michelle DeYoung (en remplacement d\u2019El\u012bna Garan\u010da) a eu du mal \u00e0 ma\u00eetriser ses aigus dans le Kyrie, mais a n\u00e9anmoins livr\u00e9 de beaux moments. La soprano Ailyn P\u00e9rez, n\u00e9e pour chanter ce r\u00f4le, a \u00e9mis des notes aigu\u00ebs planantes dans le Lacrimosa et a chant\u00e9 avec \u00e9motion. Le t\u00e9nor Matthew Polenzani s\u2019est montr\u00e9 tr\u00e8s efficace; le baryton-basse Eric Owens un peu moins, en raison de son vibrato. Simplement mais magnifiquement film\u00e9, ce Requiem a commenc\u00e9 convenablement par une introduction nocturne au Ground Zero par la pr\u00e9sentatrice Misty Copeland.<\/p>\n<p><strong>L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a coince<\/strong><br \/>\nBien que les trompettes pendant le Dies Irae aient \u00e9t\u00e9 \u00e9clair\u00e9es de mani\u00e8re pro\u00e9minente, elles n\u2019ont pas donn\u00e9 l\u2019impression d\u2019\u00eatre hors sc\u00e8ne, comme Verdi le pr\u00e9voyait. PBS a coup\u00e9 la diffusion en direct des derni\u00e8res minutes. <strong>Marco Monteferrante<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Op\u00e9ra de Montr\u00e9al Riders to the Sea\/Le Flambeau de la nuit Ce que vous avez manqu\u00e9 Un programme double sombre (25 septembre) associant des op\u00e9ras en un acte de Vaughan Williams (1927) et Hubert Tanguay-Labrosse (premi\u00e8re). Tous deux abordent avec sinc\u00e9rit\u00e9 le th\u00e8me de la trag\u00e9die en mer et de la perte d\u2019une famille. 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