{"id":389590,"date":"2019-08-30T14:05:29","date_gmt":"2019-08-30T18:05:29","guid":{"rendered":"https:\/\/myscena.org\/?p=389590"},"modified":"2019-09-10T08:28:20","modified_gmt":"2019-09-10T12:28:20","slug":"smcq-serie-hommage-a-katia-makdissi-warren-la-mise-en-sons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/marc-chenard\/smcq-serie-hommage-a-katia-makdissi-warren-la-mise-en-sons\/","title":{"rendered":"SMCQ, s\u00e9rie hommage \u00e0 Katia Makdissi-Warren: La &#8220;mise en sons&#8221;"},"content":{"rendered":"<p>Sans r\u00e9alisateur, un sc\u00e9nario ne passerait jamais \u00e0 l\u2019\u00e9cran ou sur sc\u00e8ne. Cin\u00e9ma ou th\u00e9\u00e2tre, peu importe : il doit rallier les acteurs \u00e0 sa cause par tous les moyens possibles, soit par la r\u00e9\u00e9criture, soit par l\u2019improvisation.<br \/>\nPour avoir collabor\u00e9 avec autant de cin\u00e9astes que de metteurs en sc\u00e8ne, la compositrice Katia Makdissi-Warren estime avoir une d\u00e9marche similaire. \u00ab\u00a0Mon travail consiste \u00e0 placer les choses, mais \u00e0 une diff\u00e9rence pr\u00e8s\u00a0: je m\u2019exprime par les sons et non par les images ou les mots. Les ex\u00e9cutants, de mon point de vue, ne sont pas que des interpr\u00e8tes serviles, mais des partenaires capables de contribuer au contenu de mes morceaux, que ce soit par le remaniement de certains passages ou encore par l\u2019improvisation. Vu ainsi, je r\u00e9alise ma musique \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un r\u00e9alisateur, soit par la \u201cmise en sons.\u201d \u00bb<\/p>\n<p>\u00c9tablie \u00e0 Montr\u00e9al depuis plus de quinze ans, cette originaire de Qu\u00e9bec ne fait pas tout \u00e0 fait dans le moule. Il n\u2019est donc pas surprenant que sa s\u00e9lection comme compositeur pour la <em>S\u00e9rie hommage<\/em> de la Soci\u00e9t\u00e9 de musique contemporaine du Qu\u00e9bec (SMCQ) ait fait \u00adfroncer quelques sourcils dans le milieu. La d\u00e9cision l\u2019a \u00e9tonn\u00e9e, avoue-t-elle d\u2019embl\u00e9e, mais l\u2019honneur qui lui \u00e9choit est d\u2019autant plus grand parce que son nom s\u2019inscrit \u00e0 la suite d\u2019un \u00e9minent coll\u00e8gue d\u2019ici, Jos\u00e9 Evangelista, et de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs John Rea, Ana Sokolovi\u0107, Denis Gougeon, le regrett\u00e9 Gilles Tremblay et le l\u00e9gendaire Claude Vivier, premier laur\u00e9at de cette initiative bisannuelle lanc\u00e9e en 2007.<\/p>\n<p>Pour marquer le coup d\u2019envoi de sa saison 2019-2020, la SMCQ a \u00adinscrit deux \u0153uvres de cette compositrice prolifique dans son concert d\u2019ouverture du 27 de ce mois \u00e0 la salle Pierre-Mercure\u00a0: <em>Razzia<\/em> et <em>Algorythmes<\/em>, qu\u2019elle dirigera elle-m\u00eame. \u00c9galement au programme\u00a0: <em>Zipangu<\/em> de Claude Vivier, une cr\u00e9ation de Keiko Devaux (<em>La cartographie des sons<\/em>) ainsi qu\u2019une relecture des plus inattendues des <em>Quatre Saisons<\/em> de Vivaldi, avec instruments occidentaux et&#8230; orientaux\u00a0!<\/p>\n<p>Dans le premier communiqu\u00e9 de la SMCQ, \u00e9mis \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2018, le directeur artistique Walter Boudreau justifiait le choix ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0La musique de Katia, d\u2019une qualit\u00e9 artistique remarquable, repr\u00e9sente \u00e0 merveille ce qu\u2019est la culture qu\u00e9b\u00e9coise d\u2019aujourd\u2019hui\u00a0: une culture \u00e0 la fois fi\u00e8re de ses racines et ouverte \u00e0 la diversit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Rencontr\u00e9e au cours de l\u2019\u00e9t\u00e9, la compositrice explique d\u2019embl\u00e9e sa vision des choses qui, de son propre aveu, d\u00e9roge de la norme. \u00ab\u00a0Les gens d\u2019ici croient que je fais de la musique du monde, pas contemporaine du tout, mais l\u00e0-bas, au Moyen-Orient, elle passe pour de l\u2019avant-garde. Il m\u2019arrive des fois de penser \u00eatre comme coinc\u00e9e entre l\u2019\u00e9corce et&#8230; l\u2019arabe\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette r\u00e9sistance n\u2019est pas un ph\u00e9nom\u00e8ne nouveau pour elle, mais remonte \u00e0 ses ann\u00e9es d\u2019apprentissage au Conservatoire de Qu\u00e9bec. \u00ab\u00a0Vous savez, on ne m\u2019a pas accord\u00e9 mon dipl\u00f4me. On me l\u2019a refus\u00e9 \u00e0 cause d\u2019une pi\u00e8ce orchestrale pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 mon examen final. Les membres du jury ont \u00e9t\u00e9 choqu\u00e9s par le fait que j\u2019avais plac\u00e9 un solo de batterie en plein milieu du morceau, estimant que cela d\u00e9gradait la musique. Juste pour vous dire, mon prof de composition trouvait que Bernstein, c\u2019\u00e9tait de la musiquette. Malgr\u00e9 cela, j\u2019ai quand m\u00eame beaucoup appris; sur le plan des techniques d\u2019\u00e9criture, c\u2019\u00e9tait d\u2019un tr\u00e8s haut calibre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h4>Parcours<\/h4>\n<p>Pour comprendre l\u2019espace musical de Katia Makdissi-Warren, lequel le situe \u00e0 l\u2019intersection des musiques de notre temps et celles dites du monde \u2013 le Moyen-Orient en particulier et, plus r\u00e9cemment, celles des peuples autochtones \u2013, il faut retourner \u00e0 ses sources. Berc\u00e9e dans deux cultures tr\u00e8s diff\u00e9rentes, la qu\u00e9b\u00e9coise de son p\u00e8re, la libanaise de sa m\u00e8re, elle entend autant les musiques de Chopin, Liszt et Strauss que celles de la chanteuse Fairouz et des fr\u00e8res compositeurs Rahbani. Pour avoir chant\u00e9 dans des chorales dans sa jeunesse et jou\u00e9 du piano, elle affirme avoir \u00adtoujours ressenti la vocation musicale. Deux autres d\u00e9clics se feront en elle. \u00ab\u00a0Vers 14 ans, j\u2019entends sur les ondes de Radio-Canada des chants de gorge inuits pour la premi\u00e8re fois et je tombe sous le charme. Un an plus tard, m\u00eame chose \u00e0 l\u2019\u00e9coute d\u2019<em>Atmosph\u00e8res<\/em> de Ligeti.\u00a0\u00bb<\/p>\n<div id=\"attachment_389594\" style=\"width: 712px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/KMW_oud_Credit-Jero\u0302me-Bertrand-SMCQ-CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-389594\" class=\"wp-image-389594 size-large\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/KMW_oud_Credit-Jero\u0302me-Bertrand-SMCQ-CMYK-1024x682.jpg\" alt=\"\" width=\"702\" height=\"468\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/KMW_oud_Credit-Jero\u0302me-Bertrand-SMCQ-CMYK-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/KMW_oud_Credit-Jero\u0302me-Bertrand-SMCQ-CMYK-300x200.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/KMW_oud_Credit-Jero\u0302me-Bertrand-SMCQ-CMYK-600x400.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/KMW_oud_Credit-Jero\u0302me-Bertrand-SMCQ-CMYK-768x512.jpg 768w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/KMW_oud_Credit-Jero\u0302me-Bertrand-SMCQ-CMYK.jpg 2000w\" sizes=\"(max-width: 702px) 100vw, 702px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-389594\" class=\"wp-caption-text\">Photo: J\u00e9r\u00f4me Bertrand.<\/p><\/div>\n<p>Loin d\u2019\u00eatre abattue par son revers au Conservatoire, elle s\u2019envole vers l\u2019Italie en 1993 pour suivre un stage de trois mois aupr\u00e8s de Franco Donatoni. Deux ans plus tard, elle retourne sur le Vieux Continent pour un s\u00e9jour d\u2019\u00e9tudes de cinq ans. Sa premi\u00e8re destination est Hambourg parce que Ligeti est titulaire de la chaire de composition du conservatoire de cette ville. \u00c0 son grand regret, le ma\u00eetre venait de prendre sa retraite, mais elle s\u2019y rend quand m\u00eame pour apprendre aupr\u00e8s de son successeur, Manfred Stahnke. Pourtant, dame Chance sourit \u00e0 Katia un jour, ne serait-ce qu\u2019un instant furtif\u00a0: \u00ab\u00a0Dans \u00ad\u00adl\u2019U-Bahn (m\u00e9tro de la ville), j\u2019aper\u00e7ois Ligeti en personne. Je m\u2019approche de lui et me pr\u00e9sente. Pendant la conversation, il m\u2019a dit qu\u2019il m\u2019aurait bien accept\u00e9e dans sa classe si les circonstances avaient \u00e9t\u00e9 autres. Nous ne nous sommes jamais revus, mais le souvenir est pr\u00e9cieux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Apr\u00e8s ses \u00e9tudes en Allemagne, elle se rend \u00e0 Paris o\u00f9 elle fait une autre rencontre d\u00e9terminante, soit avec le doyen de l\u2019Universit\u00e9 Kaslik au Liban, le p\u00e8re Louis Hage. \u00ab\u00a0Il \u00e9tait l\u00e0 en ann\u00e9e sabbatique et m\u2019a beaucoup influenc\u00e9e dans ma d\u00e9marche, en ce sens qu\u2019il m\u2019a permis d\u2019approfondir mes connaissances des musiques de cette partie du monde. Il m\u2019a aussi fait comprendre que la musique n\u2019est pas qu\u2019une affaire conceptuelle, mais un ph\u00e9nom\u00e8ne essentiellement physique, acoustique si l\u2019on veut. Je me suis rendue par apr\u00e8s au Liban pour une autre ann\u00e9e afin de poursuivre mes \u00e9tudes avec lui.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h4>Retour au bercail<\/h4>\n<p>En 2001, elle revient au pays et se fixe peu apr\u00e8s \u00e0 Montr\u00e9al. Suivront alors des \u00e9tudes doctorales avec Michel Longtin \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, o\u00f9 elle d\u00e9crochera son dipl\u00f4me cinq ans plus tard. Toutefois, aucun groupe ne semblait \u00e0 la mesure de r\u00e9aliser ses \u00addesseins artistiques, d\u2019o\u00f9 sa d\u00e9cision de former le sien. L\u2019exp\u00e9rience ne lui \u00e9tait pas compl\u00e8tement \u00e9trang\u00e8re, car vingt ans plus t\u00f4t, au secondaire, elle avait form\u00e9 un ensemble d\u00e9di\u00e9 au grand r\u00e9pertoire classique occidental. Suite \u00e0 un premier groupe \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, elle met sur pied sa formation actuelle Okto\u00e9cho en 2006, son nom d\u00e9riv\u00e9 de la huiti\u00e8me note d\u2019un mode byzantin. Ensemble oscillant entre quatre et trente musiciens, ce collectif lui sert de plateforme pour des \u00adrencontres musicales tous azimuts, du classique aux musiques \u00adtraditionnelles, voire un soup\u00e7on de jazz.<\/p>\n<p>Interrog\u00e9e sur les fondements de son art, elle estime que le fil qui le parcourt est son travail sur le rythme, les cycles rythmiques en particulier. \u00ab\u00a0J\u2019aime bien un certain c\u00f4t\u00e9 r\u00e9p\u00e9titif, pr\u00e9cise-t-elle. Par contre, je ne fais pas du Reich ou du Glass, ni des musiques de transes, mais j\u2019introduis de subtiles variations qui modifient constamment la musique, parfois imperceptiblement.\u00a0\u00bb Autres caract\u00e9ristiques importantes\u00a0: la microtonalit\u00e9 ch\u00e8re aux musiques du Moyen-Orient et \u00adl\u2019emploi d\u2019instruments de cette tradition, tels le ney, la darbouka et l\u2019oud, ce dernier \u00e9tant son instrument de pr\u00e9dilection lorsqu\u2019elle joue.<\/p>\n<p>Dans son corpus de quelque quatre-vingts opus, trois ressortent du lot pour elle, chacun marquant une \u00e9tape dans sa qu\u00eate d\u2019un mariage entre les musiques de l\u2019Occident et de l\u2019Orient\u00a0: <em>Dialogue du silence<\/em> (pour fl\u00fbte seule), <em>Razzia<\/em> (pour orchestre, voir partition ci-dessus), puis <em>Ode \u00e0 la Terre<\/em> (\u0153uvre ambitieuse liant les musiques de traditions autochtones et soufies).<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\"  id=\"_ytid_40738\"  width=\"702\" height=\"394\"  data-origwidth=\"702\" data-origheight=\"394\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/3GK_f5O_zkA?enablejsapi=1&#038;autoplay=0&#038;cc_load_policy=0&#038;cc_lang_pref=&#038;iv_load_policy=1&#038;loop=0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;playsinline=0&#038;autohide=2&#038;theme=dark&#038;color=red&#038;controls=1&#038;\" class=\"__youtube_prefs__  epyt-is-override  no-lazyload\" title=\"YouTube player\"  allow=\"fullscreen; accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen data-no-lazy=\"1\" data-skipgform_ajax_framebjll=\"\"><\/iframe><\/p>\n<h4>Des collaborations au menu<\/h4>\n<p>Bien qu\u2019Okto\u00e9cho soit son v\u00e9hicule de pr\u00e9dilection, Katia Makdissi-Warren misera cette saison sur des collaborations avec une vingtaine d\u2019ensembles, pas juste au Qu\u00e9bec, mais ailleurs au pays. Elle monte depuis plusieurs mois un projet avec le Vancouver Intercultural Orchestra pour une premi\u00e8re chez eux et une reprise en avril 2020 \u00e0 la maison de la culture Ahuntsic-Cartierville, r\u00e9sidence de son ensemble. Toujours dans l\u2019Ouest, le Kamloops Symphony Orchestra cr\u00e9era, en mars 2020, une des dix nouvelles \u0153uvres pr\u00e9vues durant sa saison. Plus pr\u00e8s de chez nous, \u00e0 Gatineau, l\u2019ensemble Plaisir du \u00adclavecin troquera ses ornementations baroques pour celles du monde arabe, pierre angulaire de la syntaxe musicale de la compositrice.<\/p>\n<p>L\u2019ensemble de gamelan torontois, l\u2019Evergreen Orchestra, sera \u00adpr\u00e9sent lors de la prochaine \u00e9dition du Festival du monde arabe, \u00e9v\u00e9nement auquel la compositrice collabore depuis vingt ans et qui \u00adservira de th\u00e9\u00e2tre pour une de ses premi\u00e8res. Parmi les projets, sa commande pour le quatuor de saxophones Quasar la motive particuli\u00e8rement. En juillet, elle livrait une premi\u00e8re version de <em>A.D.N. 0,5\u00a0<\/em>% pour le groupe, pi\u00e8ce qui reste \u00e0 peaufiner avec ses interpr\u00e8tes. Son titre singulier, nous dit-elle, fait r\u00e9f\u00e9rence au g\u00e9nome humain et la mani\u00e8re dont l\u2019esp\u00e8ce fixe davantage son attention sur les \u00e9carts minimes que sur les similitudes. Cette collaboration est un tr\u00e8s bon exemple de son travail de \u00ab\u00a0mise en sons\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/E27_groupe-CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-389597 size-large\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/E27_groupe-CMYK-1024x566.jpg\" alt=\"\" width=\"702\" height=\"388\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/E27_groupe-CMYK-1024x566.jpg 1024w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/E27_groupe-CMYK-300x166.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/E27_groupe-CMYK-600x332.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/E27_groupe-CMYK-768x425.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 702px) 100vw, 702px\" \/><\/a>Pour chapeauter son ann\u00e9e f\u00e9brile, elle compte sortir au moins un disque, une compilation de ses trames sonores, voire un second. \u00ab\u00a0Mon grand projet avec mon ensemblle s\u2019appelle <i>Trancestral<\/i>. C\u2019est un genre de grand pow-wow ralliant des musiciens autochtones et arabes. On a d\u00e9j\u00e0 enregistr\u00e9, mais ce n\u2019est pas termin\u00e9. Je compte sortir cela l\u2019ann\u00e9e prochaine, avant la fin de ma saison si tout va bien, sinon par apr\u00e8s. Mais il y aussi mon autre projet d\u2019envergure dont la cr\u00e9ation aura lieu en mai prochain. L\u2019\u0153uvre, inspir\u00e9e par l\u2019\u00e9crivain soufi Attar, aura pour titre <i>Ainsi chantait Simorgh. <\/i>Elle sera jou\u00e9e par l\u2019OSM et deux solistes, un chanteur soufi et un joueur de ganun.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Entretien public et d\u00e9monstration :<\/strong><br \/>\n10 septembre, 19 h, Centre de musique canadienne<br \/>\n(R\u00e9servation requise : qu\u00e9bec@cmc.canada.org \/ 514-866-3477 <a href=\"http:\/\/www.cmccanada.org)\">www.cmccanada.org)<\/a><\/p>\n<p><strong>Concert d\u2019ouverture<\/strong> :<br \/>\nvendredi 27 septembre, 19 h 30, salle Pierre-Mercure, Centre Pierre-P\u00e9ladeau<\/p>\n<p>Information sur la S\u00e9rie hommage et sur la compositrice : <a href=\"http:\/\/www.smcq.qc.ca\">www.smcq.qc.ca<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sans r\u00e9alisateur, un sc\u00e9nario ne passerait jamais \u00e0 l\u2019\u00e9cran ou sur sc\u00e8ne. Cin\u00e9ma ou th\u00e9\u00e2tre, peu importe : il doit rallier les acteurs \u00e0 sa cause par tous les moyens possibles, soit par la r\u00e9\u00e9criture, soit par l\u2019improvisation. 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