{"id":372326,"date":"2018-11-01T14:58:12","date_gmt":"2018-11-01T18:58:12","guid":{"rendered":"https:\/\/myscena.org\/marc-chenard\/tenors-of-the-time\/"},"modified":"2018-11-01T15:43:20","modified_gmt":"2018-11-01T19:43:20","slug":"tenors-of-the-time","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/marc-chenard\/tenors-of-the-time\/","title":{"rendered":"T\u00e9nors de notre temps"},"content":{"rendered":"<p>De tous les instruments, le saxophone t\u00e9nor est le plus intimement li\u00e9 au jazz. De Coleman Hawkins \u00e0 Lester Young, de Dexter Gordon \u00e0 John Coltrane ou des contemporains comme Branford Marsalis et David Murray, la contribution de ces ma\u00eetres est imposante sur leurs successeurs. Parmi ces derniers, voici trois contemporains qui se d\u00e9marquent du lot.<\/p>\n<h5><\/h5>\n<h5>Tony Malaby\u00a0: de l\u2019Arizona \u00e0 l\u2019Argentine<\/h5>\n<div id=\"attachment_372316\" style=\"width: 227px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/1c-MalabyJ.Martin-e1541097098563.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-372316\" class=\" wp-image-372316\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/1c-MalabyJ.Martin-683x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"217\" height=\"326\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-372316\" class=\"wp-caption-text\">Tony Malaby<br \/>Photo : J. Martin<\/p><\/div>\n<p>Dans le jargon du m\u00e9tier, on les appelle des musiciens pour musiciens. Appr\u00e9ci\u00e9s de leurs pairs, ils ne jouissent pas d\u2019autant de reconnaissance du public que ceux qui font la manchette. Le double saxo (t\u00e9nor et soprano) Tony Malaby est de ce nombre de musiciens vou\u00e9s \u00e0 la cause de la musique avant tout. Ses collaborations \u00e0 titre d\u2019accompagnateurs sont si nombreuses qu\u2019il est difficile de tenir le compte. Il lui arrive parfois de former ses propres groupes, son plus connu \u00e0 jour ayant son trio Tamarindo avec le bassiste William Parker et le batteur Nasheet Waits.<\/p>\n<p>Au t\u00e9nor, Malaby a un son particuli\u00e8rement mordant alors que son soprano a une certaine qualit\u00e9 vocale, tranchante par moments sans \u00eatre trop stridente. Install\u00e9 dans la Mecque du jazz en 1995, ce natif de l\u2019Arizona s\u2019est bien int\u00e9gr\u00e9 dans la sc\u00e8ne des musiques cr\u00e9atives. Il a collabor\u00e9 avec d\u2019autres saxos, tels Tim Berne ou Marty Ehrlich, et des bassistes comme Mark Helias ou Michael Formanek, ce dernier l\u2019engageant dans son big band pour des concerts et un enregistrement, paru chez ECM. Le mois dernier paraissait un nouveau disque r\u00e9unissant le bassiste et le saxo, cette fois-ci en quartette (voir r\u00e9f\u00e9rence ci-dessous)<\/p>\n<p>En ce qui concerne cette fili\u00e8re de t\u00e9nors, Malaby ne se sent pas du tout grev\u00e9 par l\u2019histoire. \u00ab\u00a0Cet h\u00e9ritage ne m\u2019intimide pas, il m\u2019inspire constamment.\u00a0\u00bb Parmi ses inspirations, il cite Dexter Gordon qui est pass\u00e9 dans son \u00e9cole pour animer un atelier. En 1990, \u00e0 la Banff School of Music, il rencontre de nombreux futurs coll\u00e8gues dans son programme jazz. Jusqu\u2019alors, il envisageait une carri\u00e8re de musicien de studio. Hollywood \u00e9tant \u00e0 quelques centaines de kilom\u00e8tres, le choix semblait plausible pour quelqu\u2019un qui avait \u00e9tudi\u00e9 un peu de tous les bois, clarinette, fl\u00fbte et saxos. N\u00e9anmoins, il y avait une qu\u00eate qui l\u2019animait depuis toujours, celle de trouver sa propre voix instrumentale.<\/p>\n<p>\u00c0 Banff, des compagnons de classe l\u2019encourageaient \u00e0 faire le saut vers New York. Il s\u2019y rend donc apr\u00e8s le cours, mais retourne chez lui \u00e0 Tucson deux ans plus tard. Un chose est s\u00fbre, le temps a fait son \u0153uvre sur lui pour avoir chang\u00e9 sa perception de la musique. \u00ab\u00a0Mes coll\u00e8gues m\u2019ont permis de voir la musique autrement, moins en individualiste comme dans le jazz et plus comme entreprise collective. J\u2019ai compris cela en me consacrant davantage \u00e0 des musiques moins coll\u00e9es \u00e0 des formes, donc plus ouvertes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>De nos jours, le boulot ne lui manque pas, tant aux \u00c9tats-Unis qu\u2019en Europe et m\u00eame au Canada. Cette ann\u00e9e, il a travers\u00e9 la fronti\u00e8re \u00e0 plus d\u2019une reprise, renouant avec un proche collaborateur torontois, le batteur Nick Fraser, ou encore la pianiste Marianne Trudel, tous les trois se produisant pour une premi\u00e8re fois en septembre dernier \u00e0 Montr\u00e9al.<\/p>\n<p>Parmi ses destinations pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es, Malaby a un faible pour l\u2019Argentine. \u00ab\u00a0Tout a commenc\u00e9 par des s\u00e9jours d\u2019\u00e9tudes chez moi \u00e0 New York de musiciens de ce pays. Plus tard, ils se sont cotis\u00e9s pour payer mon passage \u00e0 Buenos Aires au moment d\u2019une tourn\u00e9e que je faisais en Colombie. J\u2019anime donc des ateliers en plus de donner des concerts dans la capitale et ailleurs dans le pays, sans oublier des participations \u00e0 un festival de jazz d\u2019automne.\u00a0\u00bb Peu importe o\u00f9 il se trouve, Tony Malaby est toujours au service de la musique\u00a0!<\/p>\n<p>Piste d\u2019\u00e9coute\u00a0: Michael Formanek Elusion Quartet \u2014 <em>Time Like This<\/em> (Intakt CD313)<\/p>\n<h5><\/h5>\n<h5>Mark Turner\u00a0: de Los Angeles \u00e0 Lugano<\/h5>\n<div id=\"attachment_372324\" style=\"width: 416px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/2-Turner-e1541098114387.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-372324\" class=\"wp-image-372324\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/2-Turner-664x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"406\" height=\"626\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-372324\" class=\"wp-caption-text\">Mark Turner Photo : P. Soriani<\/p><\/div>\n<p>Chef-lieu de la r\u00e9gion italienne de la Suisse (canton du Tessin), Lugano abrite un studio d\u2019enregistrement utilis\u00e9 par l\u2019\u00e9tiquette allemande ECM. En juin 2017, le pianiste Ethan Iverson, c\u00e9l\u00e8bre comme cofondateur du trio The Bad Plus, qu\u2019il a depuis quitt\u00e9, et le saxo t\u00e9nor Mark Turner se sont retrouv\u00e9s dans ce lieu des plus intimistes pour r\u00e9aliser un album, sorti depuis peu (voir r\u00e9f\u00e9rence en bas de page). Aussi connu soit le pianiste, le saxo compte parmi les musiciens les plus respect\u00e9s de sa g\u00e9n\u00e9ration. Dans la jeune cinquantaine, Turner privil\u00e9gie une sonorit\u00e9 assez douce, loin de la v\u00e9h\u00e9mence des h\u00e9ritiers de Coltrane. Le disque du duo, aux climats parfois vaporeux, en est d\u2019ailleurs un exemple \u00e9loquent.<\/p>\n<p>En Californie o\u00f9 il a grandi, Turner a suivi un parcours assez typique pour un joueur d\u2019anches\u00a0: clarinette d\u2019abord, saxo alto ensuite, passage au t\u00e9nor pour enfin inclure le soprano (ce dernier utilis\u00e9 sporadiquement, l\u2019instrument ne convenant pas \u00e0 toutes les circonstances). Son approche instrumentale au t\u00e9nor se situe dans le prolongement d\u2019une lign\u00e9e d\u2019\u00e9mules de Lester Young, dont un en particulier, le g\u00e9nial Warne Marsh. \u00ab\u00a0Pendant mes \u00e9tudes \u00e0 Berklee, un pianiste (Mike Kanan) me l\u2019a vraiment fait d\u00e9couvrir. J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 entendu Marsh, mais j\u2019ai vraiment allum\u00e9 en pr\u00eatant l\u2019oreille \u00e0 lui, \u00e0 son ma\u00eetre, le pianiste Lennie Tristano, et aux disciples de ce dernier.\u00a0Ces \u00e9coutes m\u2019ont oblig\u00e9 \u00e0 repenser mon concept de jeu ainsi que ma sonorit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Turner et Iverson se connaissent depuis belle lurette, d\u2019abord dans des jam-sessions new-yorkaises des ann\u00e9es\u00a01990. Dans la prochaine d\u00e9cennie, le batteur Billy Hart les int\u00e8gre dans son quartette, un ensemble qui signera deux disques pour ECM. Cette m\u00eame maison r\u00e9alise en 2014 le disque le plus r\u00e9cent de Turner sous son propre nom, <em>The Lathe of Heaven<\/em>, un quartette sans piano, mais avec trompette.<\/p>\n<p>Cet automne, le duo a boucl\u00e9 deux tourn\u00e9es am\u00e9ricaines, pr\u00e9ludes \u00e0 d\u2019\u00e9ventuels engagements europ\u00e9ens pr\u00e9vus l\u2019an prochain. Turner, pour sa part, lancera un nouveau quintette (avec trompette et piano) en d\u00e9cembre au c\u00e9l\u00e8bre Village Vanguard de New York. Et apr\u00e8s\u00a0? Peut-\u00eatre une tourn\u00e9e du duo dans le circuit des festivals canadiens l\u2019\u00e9t\u00e9 prochain&#8230; Souhaitons-le.<\/p>\n<p>Piste d\u2019\u00e9coute\u00a0: Mark Turner \/ Ethan Iverson \u2014 <em>Temporary Kings<\/em> (ECM 2583)<\/p>\n<p>Note\u00a0: Les disques cit\u00e9s seront tous chroniqu\u00e9s le mois prochain.<\/p>\n<h5><\/h5>\n<h5>Ingrid Laubrock\u00a0: de Londres \u00e0 New York<\/h5>\n<div id=\"attachment_372318\" style=\"width: 381px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/3-Laubrock-e1541097835808.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-372318\" class=\" wp-image-372318\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/3-Laubrock-683x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"371\" height=\"557\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-372318\" class=\"wp-caption-text\">Ingrid Laubrock<br \/>Photo : C. van de Veen<\/p><\/div>\n<p>Le parcours de la saxophoniste Ingrid Laubrock est atypique. Certains remarqueront que cette musicienne de nationalit\u00e9 allemande joue d\u2019un instrument, disons tr\u00e8s masculin, mais un tel constat rel\u00e8ve assez du st\u00e9r\u00e9otype. Un trait distinctif cependant, c\u2019est l\u2019absence d\u2019une formation en milieu scolaire. Rejointe chez elle \u00e0 Brooklyn, elle explique\u00a0: \u00ab\u00a0Je suis essentiellement autodidacte, mais j\u2019ai appris en repiquant des solos sur disque, les transcrivant d\u2019abord pour pouvoir les jouer.\u00a0\u00bb Elle a donc su apprivoiser Coltrane, Rollins, Gordon et Henderson, sans jamais verser dans l\u2019imitation stylistique de l\u2019un ou de l\u2019autre.<\/p>\n<p>Autre particularit\u00e9, elle n\u2019a pas fait carri\u00e8re dans son pays d\u2019origine avant de s\u2019installer aux \u00c9tats-Unis. En 1989, elle se rend en Angleterre avec un ami. Suivront alors 20 ans de r\u00e9sidence \u00e0 Londres. \u00ab\u00a0J\u2019ai seulement appris \u00e0 jouer l\u00e0-bas en me faisant la main dans un peu tous les styles\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-elle. Comme la plupart des t\u00e9nors, elle s\u2019est initi\u00e9e au saxo alto avant de passer au plus gros mod\u00e8le et de se doter d\u2019un soprano en cours de route. Toujours \u00e0 Londres, elle parfait ses connaissances du langage en suivant quelques cours aupr\u00e8s de Jean Toussaint, t\u00e9nor au sein des l\u00e9gendaires Jazz Messengers, et Dave Liebman qui, lui, l\u2019a pouss\u00e9e \u00e0 revoir l\u2019histoire.<\/p>\n<p>Elle ne d\u00e9couvre que plus tard ces musiques dites ouvertes ou cr\u00e9atives qui sont au c\u0153ur de ses pr\u00e9occupations actuelles. Comme il y a l\u00e0-bas une sc\u00e8ne assez d\u00e9velopp\u00e9e pour ces musiques, il \u00e9tait presque in\u00e9vitable qu\u2019elle s\u2019y aventure. Son destin am\u00e9ricain est scell\u00e9 en 2009 lorsqu\u2019elle rencontre son futur conjoint, le batteur am\u00e9ricain Tom Rainey.<\/p>\n<p>Dix ans plus tard, elle a trouv\u00e9 sa place dans les cercles de musiques de pointe \u00e0 New York. Parmi ses proches, elle collabore avec la guitariste Mary Halvorson et la pianiste Kris Davis, sans oublier des noms plus \u00e9tablis, son partenaire en t\u00eate. Appuy\u00e9e par la maison de disques zurichoise Intakt, Laubrock figure sur une douzaine de titres au catalogue, neuf sous son nom, auxquels s\u2019ajoute une poign\u00e9e d\u2019albums publi\u00e9s par d\u2019autres maisons et o\u00f9 elle participe comme accompagnatrice.<\/p>\n<p>Ce mois-ci, Intakt lance le dixi\u00e8me album de l\u2019artiste. De loin le plus ambitieux projet de sa carri\u00e8re (v. r\u00e9f\u00e9rence ci-dessous), l\u2019album comporte deux imposantes compositions, \u00e9crites et arrang\u00e9es par Laubrock pour un orchestre de musique de chambre contemporaine. Ce qui semblerait \u00eatre une volte-face pour cette improvisatrice n\u2019est en v\u00e9rit\u00e9 qu\u2019une mani\u00e8re pour elle de renouer avec la musique de tradition classique que son p\u00e8re enseignant de piano et sa m\u00e8re choriste ont laiss\u00e9e en elle.<\/p>\n<p>Forte de cette exp\u00e9rience, elle vient de terminer un second projet de composition, cette fois \u00e0 la demande du GGRIL de Rimouski (Grand groupe r\u00e9gional d\u2019improvisation lib\u00e9r\u00e9e). Le 28 octobre, l\u2019ensemble a pr\u00e9sent\u00e9 cette musique \u00e0 la Sala Rossa de Montr\u00e9al, dans la foul\u00e9e de sa cr\u00e9ation sur sc\u00e8ne \u00e0 Rimouski et d\u2019un enregistrement en studio. La proposition musicale est tout autre, doit-on pr\u00e9ciser, la partition d\u00e9bordant les notations traditionnelles pour inclure des \u00e9l\u00e9ments graphiques et des consignes de jeu pour l\u2019ensemble.<\/p>\n<p>Piste d\u2019\u00e9coute\u00a0: Ingrid Laubrock \u2014 <em>Contemporary Chaos Practices\/Two Works for Orchestra with Soloists <\/em>(Intakt CD314)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De tous les instruments, le saxophone t\u00e9nor est le plus intimement li\u00e9 au jazz. De Coleman Hawkins \u00e0 Lester Young, de Dexter Gordon \u00e0 John Coltrane ou des contemporains comme Branford Marsalis et David Murray, la contribution de ces ma\u00eetres est imposante sur leurs successeurs. Parmi ces derniers, voici trois contemporains qui se d\u00e9marquent du<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/fr\/marc-chenard\/tenors-of-the-time\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":2781,"featured_media":372317,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[404],"tags":[37813,37814,37815],"class_list":{"0":"post-372326","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-scena-jazz-fr","8":"tag-ingrid-laubrock-fr","9":"tag-mark-turner-fr","10":"tag-tony-malaby-fr","11":"type-article-fr","12":"volume-volume-24","13":"issue-vol-24-issue-3-fr","14":"section-jazz-fr"},"featured_image_src":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/1c-MalabyJ.Martin-683x1024.jpg","blog_images":{"medium":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/1c-MalabyJ.Martin-200x300.jpg","large":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/1c-MalabyJ.Martin-683x1024.jpg"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"ams_acf":[{"key":"volume","label":"Volume","value":[]},{"key":"number","label":"Number","value":[]},{"key":"group_select","label":"Group","value":""},{"key":"performer_1","label":"Performer 1","value":""},{"key":"performer_2","label":"Performer 2","value":""},{"key":"other_info","label":"Other info","value":""},{"key":"ink_amazon","label":"Ink Amazon","value":""},{"key":"archambault","label":"archambault link","value":""},{"key":"price","label":"Price","value":""},{"key":"source_url","label":"Source URL","value":""},{"key":"author_name","label":"Author","value":""},{"key":"editchoice","label":"Edit Choice","value":[]},{"key":"is_cover_story","label":"Is Cover Story","value":[]},{"key":"le_volume","label":"Le volume","value":[]},{"key":"numero","label":"Num\u00e9ro","value":[]}],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/372326"}],"collection":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2781"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=372326"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/372326\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/372317"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=372326"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=372326"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=372326"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}