{"id":362996,"date":"2018-06-08T17:26:52","date_gmt":"2018-06-08T21:26:52","guid":{"rendered":"https:\/\/myscena.org\/marc-chenard\/two-of-a-kind-the-festival-beat\/"},"modified":"2018-06-08T17:30:51","modified_gmt":"2018-06-08T21:30:51","slug":"two-of-a-kind-the-festival-beat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/marc-chenard\/two-of-a-kind-the-festival-beat\/","title":{"rendered":"Unions musicales: Au rythme des festivals"},"content":{"rendered":"<p><strong>Carla Bley et Steve Swallow<\/strong><\/p>\n<p>M\u00eame si la musique est un dur m\u00e9tier, il y a une part de b\u00e9n\u00e9fices aussi. Entre autres, on peut l\u2019exercer toute une vie durant, sans \u00eatre contraint \u00e0 la retraite. Tant que la muse l\u2019habite et sa sant\u00e9 le lui permet, le musicien peut poursuivre son travail jusqu\u2019au cr\u00e9puscule de ses jours.<\/p>\n<p>Tel est le cas de Carla Bley. Pianiste, \u00adcompositrice et arrangeuse, elle persiste et signe depuis plus d\u2019une cinquantaine \u00ad\u00ad\u00ad\u00add\u2019ann\u00e9es. Malgr\u00e9 ses 82 ans bien sonn\u00e9s, \u00admarqu\u00e9s bien discr\u00e8tement le 11 mai dernier, elle ne semble aucunement pr\u00eate \u00e0 ranger son crayon et ses feuilles de port\u00e9es, ni m\u00eame \u00e0 faire ses adieux de la sc\u00e8ne. Fin avril, elle et son conjoint, le bassiste \u00e9lectrique Steve Swallow, ont effectu\u00e9 un court s\u00e9jour \u00e0 Turin \u00adpour se produire avec un orchestre local \u00adex\u00e9cutant un programme de six de ses \u0153uvres. Le premier juin, elle \u00e9tait au Kenny Center \u00e0 Washington avec le Liberation Music Orchestra, formation mise sur pied par le regrett\u00e9 Charlie Haden et dont le r\u00e9pertoire est de la plume de Bley. D\u00e9but juillet, le couple passera au FIJM comme invit\u00e9s sp\u00e9ciaux de l\u2019ONJ Montr\u00e9al. Les deux s\u2019envoleront juste apr\u00e8s pour l\u2019Europe pour entamer une \u00adtourn\u00e9e en trio avec un complice de longue date, le saxo britannique Andy Shepard.<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/1cBley.jpg\" \/><\/p>\n<p>Pour sa prestation montr\u00e9alaise, elle reprendra le programme donn\u00e9 en Italie, \u00e0 une exception pr\u00e8s. \u00ab\u00a0Le directeur de votre ensemble (Jacques Laurin) tenait \u00e0 jouer une de mes plus anciennes pi\u00e8ces (<em>Fresh Impression<\/em>), alors j\u2019y ai consenti en retirant un des titres ex\u00e9cut\u00e9s en avril.\u00a0\u00bb Bien que l\u2019orchestre aura l\u2019occasion de monter le r\u00e9pertoire avant leur arriv\u00e9e, Bley a un mode de travail tr\u00e8s pr\u00e9cis. \u00ab\u00a0Quand je re\u00e7ois de telles offres, je dois me replonger dans ma musique, choisir les morceaux, les travailler avec Steve \u00e0 la maison, concevoir ma fa\u00e7on de les diriger, etc. Une fois sur place, nous faisons une premi\u00e8re r\u00e9p\u00e8te de trois heures avec la section rythmique \u00adseulement (Kevin Warren, btr. et Dan Thouin, claviers, se \u00adjoindront au couple, n. d. a.). Apr\u00e8s, je fais deux s\u00e9ances avec l\u2019ensemble au grand complet pour bien roder le tout et une g\u00e9n\u00e9rale le jour du spectacle.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Parcours<\/strong><\/p>\n<p>Quant \u00e0 son \u0153uvre, elle est abondante, si bien qu\u2019elle en a perdu le compte \u2013 elle la situe \u00e0 plus de trois cents morceaux. Pour Bley, la musique a toujours \u00e9t\u00e9, plus qu\u2019un emploi, une vocation inscrite dans ses g\u00e8nes. N\u00e9e en Californie, Karen Borg, de son nom de fille, a grandi dans un milieu musical\u00a0: son p\u00e8re, \u00adprofesseur de piano et directeur d\u2019une \u00adchorale, lui donne ses premi\u00e8res le\u00e7ons qui seront ses derni\u00e8res, elle-m\u00eame affirmant avoir termin\u00e9 son \u00e9ducation musicale dans son enfance. Adolescente, elle traverse le continent en direction de la Grosse Pomme et gagnera sa cro\u00fbte \u00e0 faire quelques boulots \u00adalimentaires, entre autres comme vendeuse de partitions ou de cigarettes dans les bars. C\u2019est dans une de ces bo\u00eetes qu\u2019elle rencontrera le premier homme de sa vie, le Montr\u00e9alais Paul Bley, qu\u2019elle \u00e9pousera \u00e0 peine la vingtaine. Le jeune couple se lance \u00e0 l\u2019aventure en direction de la c\u00f4te ouest, o\u00f9 il d\u00e9couvrira le r\u00e9volutionnaire Ornette Coleman, qu\u2019il talonnera de pr\u00e8s dans sa l\u00e9gendaire et controvers\u00e9e conqu\u00eate de La Mecque du jazz en 1959.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/2-Swallow-725x1024.jpg\" width=\"359\" height=\"507\" \/><\/p>\n<p>C\u2019est en cette m\u00eame ann\u00e9e que les destins de Carla Bley et de Steve Swallow se croisent une premi\u00e8re fois. Ce dernier s\u2019en souvient bien d\u2019ailleurs\u00a0: \u00ab\u00a0Nous nous sommes \u00adrencontr\u00e9s au Bard College dans l\u2019\u00c9tat de New York. J\u2019ai jou\u00e9 un concert avec Paul Bley dans un festival organis\u00e9 par Ran Blake (un pianiste). J\u2019ai \u00e9t\u00e9 si \u00e9tonn\u00e9 que j\u2019ai laiss\u00e9 tomber mes \u00e9tudes universitaires et j\u2019ai frapp\u00e9 \u00e0 leur porte quelques semaines plus tard. Carla \u00e9tait un peu comme ma m\u00e8re \u00e0 cette \u00e9poque, elle veillait sur moi, comme je fais avec elle aujourd\u2019hui.\u00a0\u00bb Mais ce n\u2019est que plus tard, au milieu des ann\u00e9es 1980, que leur liaison deviendra permanente. Pourtant, leur collaboration musicale s\u2019est entam\u00e9e bien avant, alors que Swallow \u00e9tait contrebassiste. C\u2019est en 1970 qu\u2019il d\u00e9laisse la basse acoustique pour adopter le mod\u00e8le \u00e9lectrique, instrument perfectionn\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises par son luthier. Sa d\u00e9cision, affirme-t-il, ne \u00adrelevait d\u2019aucune raison pr\u00e9cise. Pourtant, il a d\u00fb lutter contre vents et mar\u00e9es pour la voir accept\u00e9e, au point d\u2019avoir \u00e9prouv\u00e9 un certain plaisir \u00e0 s\u2019acharner \u00e0 la cause.<\/p>\n<p>\u00c0 cette premi\u00e8re \u00e9poque, Carla avait \u00adcommenc\u00e9 \u00e0 composer. Paul Bley interpr\u00e9tera r\u00e9guli\u00e8rement ses pi\u00e8ces, s\u00e9duit par leurs \u00adharmonies assez d\u00e9pouill\u00e9es, et continuera de les jouer bien des ann\u00e9es apr\u00e8s leur divorce.<\/p>\n<p>La carri\u00e8re de la jeune compositrice prendra son envol durant les ann\u00e9es turbulentes des <em>Fabulous Sixties<\/em>. Elle sera autant t\u00e9moin que participante aux grandes ruptures qui \u00adchambouleront la sc\u00e8ne\u00a0: adh\u00e9sion au collectif d\u2019avant-garde Jazz Composers Guild, \u00adpremi\u00e8res r\u00e9alisations orchestrales pour le JCOA (Jazz Composers Orchestra Association) et enregistrement d\u2019un premier album personnel en 1967, <em>A Genuine Tong Funeral<\/em>, plac\u00e9 sous son nom et celui du vibraphoniste Gary Burton. Avec un nouveau \u00adpartenaire, le trompettiste Michael Mantler, elle mettra sur pied une \u00e9tiquette de disques (Watt Records), jumel\u00e9e \u00e0 une maison de \u00addistribution (NMDS \u2013 New Music Distribution Service, dissoute depuis). Dans cette foul\u00e9e, elle r\u00e9digera des arrangements pour le premier microsillon du Liberation Music Orchestra en 1969, suivi trois ans plus tard d\u2019un op\u00e9ra aux allures improbables (<em>Escalator over the Hill<\/em>). Les ann\u00e9es 1970 seront une p\u00e9riode tr\u00e8s f\u00e9conde pour elle, sa production discographique \u00e9toff\u00e9e d\u2019une s\u00e9rie d\u2019albums qui feront sa renomm\u00e9e.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 sa musique, elle ne se laisse pas facilement cat\u00e9goriser. Au fil du temps, ses contours ont chang\u00e9. Ses disques des ann\u00e9es 1970, par exemple, comportent autant \u00add\u2019influences de jazz et de rock que de fanfares, teint\u00e9s d\u2019une certaine ironie rappelant les \u00adpartitions de Kurt Weill pour les pi\u00e8ces de Bertolt Brecht. De nos jours par contre, sa musique ne s\u2019appuie plus sur ces emprunts, son style se faisant d\u00e9sormais plus \u00e9pur\u00e9 et intimiste, comme l\u2019atteste son actuel trio.<\/p>\n<p><strong>Projets<\/strong><\/p>\n<p>M\u00eame si elle aime beaucoup voir ses \u0153uvres ant\u00e9rieures rejou\u00e9es, elle en cr\u00e9e toujours des nouvelles. \u00ab\u00a0J\u2019ai un grand projet d\u2019oratorio pour orchestre de jazz et une chorale d\u2019une \u00adcinquantaine de voix, affirme-t-elle. Il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 en concert deux fois, mais n\u2019est pas termin\u00e9 encore. Je le retravaille en tout cas. Comme je suis tr\u00e8s lente, je dois trouver des temps libres pour m\u2019y consacrer pleinement, comme maintenant o\u00f9 je compte passer au moins six heures par jour. J\u2019ai m\u00eame \u00e9crit le livret, mi-fran\u00e7ais, mi-anglais, et \u00e7a s\u2019appelle <em>The French Lesson<\/em>. Cela dure 48 minutes&#8230; pour le moment. Je ne sais pas si j\u2019arriverai \u00e0 le voir pleinement r\u00e9alis\u00e9 sur sc\u00e8ne; monter ce genre de chose rel\u00e8ve presque de l\u2019impossible.\u00a0\u00bb Cette r\u00e9alit\u00e9 l\u2019a donc conduite \u00e0 ne plus tourner avec une formation orchestrale, mais \u00e0 diriger des formations locales. Cela explique aussi la cr\u00e9ation de son trio, pour lequel elle gravera un nouveau disque en novembre chez ECM. Elle parle aussi avec grand enthousiasme du quintette pr\u00e9sent\u00e9 au FIJM dernier, groupe comprenant le trompettiste Dave Douglas et deux de nos comp\u00e8res, les fr\u00e8res Chet et Jim Doxas. \u00ab\u00a0On a jou\u00e9 en Europe en 2017 et j\u2019ai m\u00eame \u00e9crit un morceau pour ce groupe. J\u2019ai tellement aim\u00e9 que je voudrais en apporter un autre au r\u00e9pertoire&#8230; si une nouvelle tourn\u00e9e s\u2019organise.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En concert\u00a0: 2 juillet, FIJM, Monument national, 20\u00a0h<\/p>\n<p><strong>Sylvie Courvoisier et Mark Feldman<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e9cid\u00e9ment, la pianiste Sylvie Courvoisier vit sous une bonne \u00e9toile en ce moment. Originaire de Lausanne en Suisse, mais r\u00e9sidant \u00e0 New York depuis 20 ans, cette musicienne aux talents aussi amples que sa grande crini\u00e8re vient de recevoir deux r\u00e9compenses pour son travail au cours des derniers mois. D\u2019une part, la fondation helv\u00e9tique Suisa lui a d\u00e9cern\u00e9 son Prix de Jazz\u00a02017, qu\u2019on lui a remis \u00e0 la mi-mai \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un concert \u00e0 B\u00e2le de son actuel trio; d\u2019autre part, son pays d\u2019adoption lui a accord\u00e9 un autre bel honneur en la d\u00e9signant comme laur\u00e9ate d\u2019un des prix annuels de la Foundation of Contemporary Arts de New York.<\/p>\n<p>Interrog\u00e9e \u00e0 ce sujet, elle affirme d\u2019embl\u00e9e avoir \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s surprise de recevoir ces \u00adhonneurs, elle ne savait m\u00eame pas qu\u2019elle \u00e9tait en lice. \u00ab\u00a0La FCA est un organisme de renom, remarque-t-elle, John Cage a \u00e9t\u00e9 l\u2019un de ses principaux instigateurs au d\u00e9but des ann\u00e9es\u00a01960. Cette fondation attribue annuellement des prix aux artistes \u0153uvrant dans \u00addiff\u00e9rents domaines, j\u2019\u00e9tais l\u2019\u00e9lue dans la cat\u00e9gorie son et musique.\u00a0\u00bb Outre les honneurs, Sylvie Courvoisier se r\u00e9jouit bien s\u00fbr des petits p\u00e9cules qui y sont attach\u00e9s, comme les \u00ad\u00ad\u00ad\u00ad25\u2009000\u00a0francs suisses. Bien qu\u2019elle se soit offert une remise \u00e0 neuf de son piano et quelques r\u00e9parations domiciliaires, elle compte surtout r\u00e9partir ses deniers parmi les musiciens avec qui elle travaille, bonifiant ainsi leurs cachets.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/3-Courvoisier-Feldman-685x1024.jpg\" width=\"365\" height=\"545\" \/><\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019approche de son cinquantenaire, qu\u2019elle c\u00e9l\u00e9brera \u00e0 la fin novembre, Sylvie Courvoisier a d\u00e9j\u00e0 plus de 25 ans de m\u00e9tier dans le corps. Enfant, elle a \u00e9t\u00e9 berc\u00e9e par la musique, son p\u00e8re pianiste amateur lui montrant des rudiments de boogie-woogie et de stride. Lorsqu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas assise au clavier, elle avait l\u2019oreille plaqu\u00e9e sur la radio, \u00e9coutant avidement tous les genres, du classique au contemporain, musiques populaires et jazz bien s\u00fbr. En 1995, elle publie son premier disque <em>Courtoisie sauvage<\/em>, album qui lui ouvre la porte \u00e0 d\u2019autres collaborations, dont une assez inusit\u00e9e avec Pierre Charial, joueur d\u2019orgue de barbarie\u00a0!<\/p>\n<p>Aventuri\u00e8re, elle poursuit sa muse aux confins des styles, d\u00e9bordant le cadre du jazz pour puiser librement dans les musiques savantes et improvis\u00e9es. Sa d\u00e9marche, elle la d\u00e9crit ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0En tant que pianiste et compositrice, je marie l\u2019\u00e9criture contemporaine \u00e0 l\u2019impro. Je cherche un \u00e9quilibre entre le c\u00f4t\u00e9 \u00e9lectrisant de l\u2019improvisation et celui de la structure qui d\u00e9coule de la composition.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Quant \u00e0 son d\u00e9part pour l\u2019Am\u00e9rique, elle l\u2019attribue \u00e0 un concours de circonstances, incluant une rencontre d\u00e9terminante. \u00ab\u00a0\u00c0 la fin des ann\u00e9es nonante, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de \u00adtraverser l\u2019Atlantique pour savoir ce qui se passait l\u00e0-bas, sans plus. Je n\u2019avais aucun dessein pr\u00e9cis, comme m\u2019y installer. C\u2019\u00e9tait dur, d\u2019autant plus que je savais \u00e0 peine \u00adparler anglais. \u00c0 mon retour en Europe, j\u2019ai \u00adparticip\u00e9 \u00e0 une rencontre de musiciens, un atelier produit par une radio allemande, autrement connu sous le nom de <em>Jazz Workshop<\/em>. C\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai connu Mark Feldman, le violoniste.\u00a0\u00bb De fil en aiguille, une complicit\u00e9 s\u2019est tiss\u00e9e entre les deux, si bien qu\u2019elle finit par le suivre \u00e0 New York et partager sa vie. R\u00e9put\u00e9 comme musicien de premier plan de la sc\u00e8ne des musiques \u00adcr\u00e9atives \u00e0 New York, Feldman l\u2019a donc \u00adpr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 ses pairs, le plus \u00e9minent de ceux-ci \u00e9tant John Zorn. Ce dernier lui a donn\u00e9 de s\u00e9rieux coups de pouce en produisant quelques enregistrements (avec ou sans Feldman) pour son \u00e9tiquette Tzadik. De plus, il a m\u00eame pouss\u00e9 la pianiste \u00e0 former son premier trio, dont le second disque vient de sortir en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e (voir critique, page suivante).<\/p>\n<p>Avec son conjoint, elle a enregistr\u00e9 \u00e0 ce jour une belle poign\u00e9e de disques, entre autres deux albums complets de morceaux de Zorn avec son mari et d\u2019autres en \u00adquartette avec basse et batterie. Son producteur actuel, Patrik Landolt de la maison Intakt, met bien en perspective la trajectoire de l\u2019artiste. \u00ab\u00a0Sylvie Courvoisier a fait preuve de vrai courage comme musicienne, car elle a os\u00e9 et r\u00e9ussi \u00e0 faire le saut de l\u2019Europe vers les \u00c9tats-Unis. Dans les cercles cr\u00e9atifs de la sc\u00e8ne new-yorkaise [&#8230;], elle est capable comme peu de ses pairs de lier le monde du jazz am\u00e9ricain \u00e0 celui des nouvelles musiques europ\u00e9ennes. De la rencontre entre diff\u00e9rentes traditions, il ressort \u00adtoujours quelque chose de remarquable.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Concert duo avec Mark Feldman\u00a0: 13 juin, Sala Rossa (Festival Suoni per il Popolo).<br \/>\nProgramme divis\u00e9 avec le trio Craig Taborn (pno), Mette Rasmussen (sax alto) et Ches Smith (btr.)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Carla Bley et Steve Swallow M\u00eame si la musique est un dur m\u00e9tier, il y a une part de b\u00e9n\u00e9fices aussi. Entre autres, on peut l\u2019exercer toute une vie durant, sans \u00eatre contraint \u00e0 la retraite. Tant que la muse l\u2019habite et sa sant\u00e9 le lui permet, le musicien peut poursuivre son travail jusqu\u2019au cr\u00e9puscule<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/fr\/marc-chenard\/two-of-a-kind-the-festival-beat\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":2781,"featured_media":362987,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[404],"tags":[36489,36490,36491,31592,36492,36483],"class_list":{"0":"post-362996","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-scena-jazz-fr","8":"tag-carla-bley-fr","9":"tag-jazz-duo-fr","10":"tag-mark-feldman-fr","11":"tag-orchestre-national-de-jazz-de-montreal","12":"tag-steve-swallow-fr","13":"tag-sylvie-courvoisier-fr","14":"volume-volume-23","15":"issue-vol-23-issue-7-fr","16":"section-festivals","17":"section-jazz-fr"},"featured_image_src":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/48d08404124705b95d2e9bc8ded88cb2-1024x906.jpg","blog_images":{"medium":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/48d08404124705b95d2e9bc8ded88cb2-300x265.jpg","large":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/48d08404124705b95d2e9bc8ded88cb2-1024x906.jpg"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"ams_acf":[{"key":"volume","label":"Volume","value":[]},{"key":"number","label":"Number","value":[]},{"key":"group_select","label":"Group","value":"null"},{"key":"performer_1","label":"Performer 1","value":""},{"key":"performer_2","label":"Performer 2","value":""},{"key":"other_info","label":"Other info","value":""},{"key":"ink_amazon","label":"Ink Amazon","value":""},{"key":"archambault","label":"archambault link","value":""},{"key":"price","label":"Price","value":""},{"key":"source_url","label":"Source URL","value":""},{"key":"author_name","label":"Author","value":""},{"key":"editchoice","label":"Editor\u2019s Choice","value":[]},{"key":"is_cover_story","label":"Is Cover Story","value":[]}],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/362996"}],"collection":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2781"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=362996"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/362996\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/362987"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=362996"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=362996"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=362996"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}