{"id":362805,"date":"2018-06-06T10:36:52","date_gmt":"2018-06-06T14:36:52","guid":{"rendered":"https:\/\/myscena.org\/johanne-viel\/portraits-of-visual-artists\/"},"modified":"2020-11-13T18:36:29","modified_gmt":"2020-11-13T23:36:29","slug":"portraits-of-visual-artists","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/johanne-viel\/portraits-of-visual-artists\/","title":{"rendered":"Portraits d\u2019artistes Nadia Myre, Rebecca Belmore et Sylvain Rivard"},"content":{"rendered":"<h4>Nadia Myre<\/h4>\n<p><em>R\u00e9parer les blessures<\/em><\/p>\n<p>N\u00e9e \u00e0 Montr\u00e9al en 1974, Nadia Myre est une artiste algonquine membre de la nation anishinabeg de Kitigan Zibi. Elle d\u00e9tient une ma\u00eetrise en arts visuels de l\u2019Universit\u00e9 Concordia et un dipl\u00f4me de l\u2019Emily Carr University of Art and Design de Vancouver. Par la sculpture, la vid\u00e9o, la cr\u00e9ation de bandes sonores et la photographie, elle se r\u00e9approprie l\u2019histoire et les pratiques ancestrales des Autochtones afin d\u2019en montrer les traces et les blessures, afin aussi de critiquer les abus et le racisme. Son \u0153uvre revisite l\u2019histoire et les luttes des Premi\u00e8res Nations en explorant les th\u00e8mes de l\u2019identit\u00e9, de l\u2019appartenance culturelle et de la perte. Elle int\u00e8gre \u00e0 son art des techniques traditionnelles autochtones comme le perlage et le tissage.<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Nadia-Myre.png\" \/><\/p>\n<p>Dans le cadre du projet monumental <em>The Scar Project<\/em> (qui lui a valu le prix Sobey en 2014), dont la r\u00e9alisation s\u2019est \u00e9chelonn\u00e9e sur plus de dix ans, Nadia Myre a eu recours \u00e0 la collaboration de centaines de participants qui ont brod\u00e9 dans le jute ou le tissu le r\u00e9cit de leurs \u00ab\u00a0cicatrices identitaires\u00a0\u00bb. L\u2019\u0153uvre consiste en la r\u00e9union de ces 1 400 cicatrices cousues, cr\u00e9ant une pi\u00e8ce \u00e0 la fois simple et impressionnante.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019avant-garde de l\u2019art canadien actuel sur la sc\u00e8ne internationale, son travail a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, en France, en Su\u00e8de, en Grande-Bretagne, au S\u00e9n\u00e9gal, en Australie et en Chine. Elle a remport\u00e9 de nombreux prix prestigieux pour son travail, dont le prix de la Commission autochtone de la galerie Walter-Phillips du centre Banff (2016) et le prix Les Elles de l\u2019art (2011). En 2002, elle est devenue membre de l\u2019Acad\u00e9mie royale des arts du Canada.<\/p>\n<p>Son travail fait l\u2019objet d\u2019une exposition permanente au Mus\u00e9e des beaux-arts de Montr\u00e9al, au Mus\u00e9e des beaux-arts du Canada, au Mus\u00e9e national des beaux-arts du Qu\u00e9bec, au Mus\u00e9e canadien de l\u2019histoire et au Mus\u00e9e de la civilisation de Qu\u00e9bec.<\/p>\n<blockquote><p>L\u2019exposition Nadia Myre: Acts that Fade Away sera pr\u00e9sent\u00e9e au Ryerson Image Centre de Toronto du 28 avril au 5 ao\u00fbt 2018. <a href=\"http:\/\/www.ryersonimagecentre.ca\">www.ryersonimagecentre.ca<\/a> <a href=\"http:\/\/wwwnadiamyre.net\">wwwnadiamyre.net<\/a><\/p><\/blockquote>\n<hr \/>\n<h4>Rebecca Belmore<\/h4>\n<p><em>Nature, histoire et po\u00e9sie<\/em><\/p>\n<p>Membre de la Premi\u00e8re Nation du lac Seul, Rebecca Belmore est n\u00e9e en 1960 en Ontario et a grandi au sein d\u2019une famille anishinab\u00e9e \u00e0 Upsala. Elle a v\u00e9cu plus de 10 ans \u00e0 Vancouver et habite d\u00e9sormais \u00e0 Montr\u00e9al. Elle est l\u2019une des artistes canadiennes contemporaines les plus reconnues \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale.<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Rebecca-Belmore-Speaking-to-Their-Mother-.jpg\" \/>Nomm\u00e9e membre de l\u2019Acad\u00e9mie royale des arts du Canada en 2004, elle a remport\u00e9 de nombreux prix, dont le prestigieux prix VIVA (2004), le prix en arts visuels de la Fondation Hnatyshyn (2019), le prix du Gouverneur g\u00e9n\u00e9ral en arts visuels et en arts m\u00e9diatiques (2013) et le prix Gershon-Iskowitz (2016). En 2005, elle a \u00e9t\u00e9 la repr\u00e9sentante officielle du Canada \u00e0 la Biennale de Venise et a re\u00e7u un doctorat honorifique de l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019\u00c9ADO.<\/p>\n<p>Rebecca Belmore s\u2019exprime au moyen de la sculpture, d\u2019installations, de la vid\u00e9o et de la performance artistique. Ces \u0153uvres, pr\u00e9sent\u00e9es un peu partout au Canada, reprennent des st\u00e9r\u00e9otypes autochtones pour les remettre en question, commenter des enjeux politiques ou mettre en lumi\u00e8re l\u2019absurdit\u00e9 de certains faits, par exemple la relation entre le Canada et la Couronne britannique (<em>Twelve Angry Crinolines<\/em>), l\u2019exploitation par Shell des territoires autochtones ancestraux (<em>Artifact 671B<\/em>), l\u2019hypocrisie du Trait\u00e9 n<sup>o<\/sup> 3 conclu en 1873 entre le gouvernement et les repr\u00e9sentants ojibw\u00e9s (<em>Treaty Number Three<\/em>) ou le scandale de la disparition de centaines de femmes autochtones (<em>Vigil<\/em>).<\/p>\n<p>L\u2019une des \u0153uvres les plus connues de Rebecca Belmore s\u2019intitule <em>Speaking to Their Mother<\/em> (1991). Il s\u2019agit d\u2019une installation originalement mont\u00e9e \u00e0 Banff, qui s\u2019est par la suite d\u00e9plac\u00e9e \u00e0 travers le Canada. Celle-ci se voulait une r\u00e9ponse po\u00e9tique \u00e0 la crise d\u2019Oka, dans laquelle les participants \u00e9taient invit\u00e9s \u00e0 s\u2019adresser directement \u00e0 la Terre-m\u00e8re par le truchement d\u2019un gigantesque m\u00e9gaphone. Sa plus r\u00e9cente exposition, <em>Wave Sound<\/em> (2017), se veut l\u2019\u00e9cho de la pr\u00e9c\u00e9dente en incitant les participants \u00e0 \u00e9couter plus attentivement la Terre.<\/p>\n<p>Son travail prend sa source dans les r\u00e9alit\u00e9s sociopolitiques des communaut\u00e9s autochtones, tissant un r\u00e9seau de signes complexe entre le corps, le territoire et la langue.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.rebeccabelmore.com\">www.rebeccabelmore.com<\/a><\/p><\/blockquote>\n<hr \/>\n<h4>Sylvain Rivard<\/h4>\n<p><em>Sp\u00e9cialiste de l\u2019art autochtone<\/em><\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al en 1966, Sylvain Rivard est \u00e0 la fois illustrateur, auteur, conteur et consultant artistique. En tant qu\u2019artiste en arts visuels sp\u00e9cialiste de l\u2019art et de la culture des Premi\u00e8res Nations, il pratique un art ethnographique m\u00e9tiss\u00e9 qui r\u00e9actualise l\u2019art autochtone en empruntant des proc\u00e9d\u00e9s anciens comme la vannerie, la broderie et le perlage et des sujets appartenant au pass\u00e9. Ses \u0153uvres sont le r\u00e9sultat d\u2019un syncr\u00e9tisme qui fa\u00e7onne un v\u00e9ritable art autochtone contemporain tributaire de l\u2019art traditionnel.<\/p>\n<p>En tant qu\u2019auteur, Sylvain Rivard a publi\u00e9 une quinzaine d\u2019ouvrages. Il s\u2019inspire de la litt\u00e9rature orale des Premi\u00e8res Nations pour \u00e9laborer une \u0153uvre riche et personnelle qui s\u2019adresse tant\u00f4t aux enfants \u2013 <em>Moz en cinq temps<\/em> (2011), <em>Skok en sept temps\u00a0: contes ab\u00e9nakis<\/em> (2012), <em>Pmola en quatre temps<\/em> (2013) \u2013, tant\u00f4t au grand public \u2013 <em>Arch\u00e9ologie sonore\u00a0: chants am\u00e9rindiens<\/em> (2001), <em>Jos Laurent<\/em> (2009), <em>Contes du trou d\u2019cul<\/em> (2010) \u2013 et tant\u00f4t aux jeunes des Premi\u00e8re Nations \u2013 <em>Les Algonquiens<\/em> (2012), <em>La Ceinture fl\u00e9ch\u00e9e<\/em> (2014), <em>La Tuque<\/em> (2015), <em>La Chemise \u00e0 rubans<\/em> (2015), <em>Les Iroquoiens<\/em> (2015)<\/p>\n<p>Il a aussi publi\u00e9 aux \u00c9ditions Hannenorak un recueil de po\u00e9sie tr\u00e8s remarqu\u00e9 intitul\u00e9 <em>Les Poup\u00e9es<\/em> (2016), \u00e9crit en hommage aux femmes et aux filles autochtones assassin\u00e9es ou disparues. Fid\u00e8le \u00e0 son habitude, il a lui-m\u00eame i<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Sylvain-Rivard-Le-vieux-sauvage.jpeg\" width=\"302\" height=\"381\" \/><\/p>\n<p>llustr\u00e9 son ouvrage, \u00e0 la gouache noire et au crayon, d\u00e9laissant la technique du collage employ\u00e9e dans ses livres jeunesse. Une exposition itin\u00e9rante a \u00e9t\u00e9 mise sur pied pour pr\u00e9senter le texte et les<\/p>\n<p>illustrations. Des femmes appartenant aux Premi\u00e8res Nations, notamment Natasha Kanap\u00e9 Fontaine, ont lu des extraits du recueil dans le cadre de ces \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n<p>Sylvain Rivard a \u0153uvr\u00e9 \u00e0 titre de consultant au Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle de Lyon pour mettre au point la pr\u00e9sentation de la collection d\u2019art\u00e9facts des Peuples Premiers. Il travaille aussi comme consultant artistique pour des mus\u00e9es, des \u00e9tablissements d\u2019enseignement, des maisons d\u2019\u00e9dition ainsi que des productions t\u00e9l\u00e9visuelles et cin\u00e9matographiques.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.nativelynx.qc.ca\/arts-visuels\/artistes-autochtones\/sylvain-rivard\">www.nativelynx.qc.ca\/arts-visuels\/artistes-autochtones\/sylvain-rivard<\/a><\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nadia Myre R\u00e9parer les blessures N\u00e9e \u00e0 Montr\u00e9al en 1974, Nadia Myre est une artiste algonquine membre de la nation anishinabeg de Kitigan Zibi. Elle d\u00e9tient une ma\u00eetrise en arts visuels de l\u2019Universit\u00e9 Concordia et un dipl\u00f4me de l\u2019Emily Carr University of Art and Design de Vancouver. 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