{"id":355798,"date":"2018-02-06T15:51:21","date_gmt":"2018-02-06T19:51:21","guid":{"rendered":"http:\/\/myscena.org\/arthur-kaptainis\/orchestre-metropolitain-hitting-big-time-good-time-europe\/"},"modified":"2018-02-06T15:57:43","modified_gmt":"2018-02-06T19:57:43","slug":"orchestre-metropolitain-hitting-big-time-good-time-europe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/arthur-kaptainis\/orchestre-metropolitain-hitting-big-time-good-time-europe\/","title":{"rendered":"L\u2019orchestre M\u00e9tropolitain en Europe dans la Cour des Grands"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019ann\u00e9e 2017 restera grav\u00e9e dans la m\u00e9moire de Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin et son Orchestre M\u00e9tropolitain. Leur tourn\u00e9e de sept concerts en Europe, qui s\u2019est amorc\u00e9e \u00e0 la Konzerthaus de Dortmund le 26 novembre et s\u2019est termin\u00e9e \u00e0 la Philharmonie de Paris le 3 d\u00e9cembre, a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e pour un grand prix par le Conseil des arts de Montr\u00e9al. Le gagnant sera annonc\u00e9 en mars.<\/p>\n<p>Comme je l\u2019ai not\u00e9 dans une d\u00e9p\u00eache de Paris, la tourn\u00e9e a \u00e9t\u00e9 un succ\u00e8s \u00e0 tous les niveaux\u00a0: \u00ab\u00a0Les spectateurs ont \u00e9t\u00e9 charm\u00e9s par les nouveaux arrivants. Les normes de jeu \u00e9taient \u00e9lev\u00e9es. Surtout, la tourn\u00e9e a \u00e9t\u00e9 une apoth\u00e9ose pour un ensemble qui a longtemps fait son travail dans la banlieue de Montr\u00e9al et dans la fosse de la salle Wilfrid-Pelletier. Ces musiciens pouvaient traverser l\u2019oc\u00e9an et sonner comme un orchestre qui m\u00e9rite une place dans les meilleures salles d\u2019Europe.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Comment cela est-t-il possible\u00a0? Une partie de l\u2019explication est l\u2019excitation pure de se pr\u00e9senter dans des villes c\u00e9l\u00e8bres, et l\u2019autre la pleine confiance des musiciens en leur chef d\u2019orchestre, une confiance r\u00e9ciproque. Lorsqu\u2019on lui demande pour combien de temps on peut s\u2019attendre \u00e0 ce qu\u2019il reste avec l\u2019orchestre qui lui a donn\u00e9 sa premi\u00e8re chance, N\u00e9zet-S\u00e9guin renverse la situation\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si je peux visiter ces grandes salles avec mon orchestre, enregistrer pour Deutsche Grammophon et ATMA et amener l\u2019orchestre \u00e0 des sommets encore plus hauts \u00e0 chaque concert, pourquoi partirais-je\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<h6>Cologne, 30 Novembre<\/h6>\n<p>Dans le hall de la Philharmonie de Cologne, des CD sont rang\u00e9s sur une table. Les abonn\u00e9s de la s\u00e9rie <em>Internationale Orchester<\/em> les regardent, intrigu\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est excellent,\u00a0\u00bb dis-je, pointant l\u2019enregistrement ATMA de <em>La Mer<\/em> de Debussy par l\u2019Orchestre M\u00e9tropolitain, sans doute le plus gros succ\u00e8s de la tourn\u00e9e europ\u00e9enne. \u00ab\u00a0Bien s\u00fbr\u00a0!\u00a0\u00bb r\u00e9pond une femme d\u2019\u00e2ge moyen, presque avec indignation. \u00ab\u00a0Yannick\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr\u00a0: Yannick. Les Allemands sont familiers avec le chef d\u2019orchestre N\u00e9zet-S\u00e9guin, tout comme les N\u00e9erlandais, qui l\u2019ont entendu mener l\u2019OM une semaine plus t\u00f4t au Concertgebouw d\u2019Amsterdam. Que le Concertgebouw repr\u00e9sente le sommet de la tourn\u00e9e reste \u00e0 confirmer \u2013 Rotterdam, Hambourg et deux concerts \u00e0 Paris sont \u00e0 venir \u2013, mais le chef d\u2019orchestre est confiant d\u2019avoir atteint un nouveau plateau.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Une soir\u00e9e comme celle-ci d\u00e9montre l\u2019importance pour un chef d\u2019orchestre d\u2019avoir une relation durable avec un orchestre\u00a0\u00bb, d\u00e9clare N\u00e9zet-Seguin, directeur musical depuis 2000, lors d\u2019un point de presse apr\u00e8s le concert. \u00ab\u00a0Et c\u2019est aussi une question de stabilit\u00e9. Plusieurs des musiciens fondateurs d\u2019il y a 37 ans sont encore pr\u00e9sents. Ensemble, on fait de la meilleure musique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Naturellement, l\u2019acoustique de ce fameux \u00e9difice de 1888 y est pour quelque chose. \u00ab\u00a0Amplifi\u00e9e par l\u2019histoire\u00a0\u00bb, commentait succinctement St\u00e9phane T\u00e9treault, le soliste du <em>Concerto pour violoncelle<\/em> d\u2019Elgar. Mais la grande musique ne se fait pas d\u2019elle-m\u00eame. Un jeu grossier sera entendu comme tel. Un jeu faible sans engagement ne quitte jamais la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est quelque chose de physique qui devient m\u00e9taphysique\u00a0\u00bb, d\u00e9clare N\u00e9zet-S\u00e9guin \u00e0 propos des pianissimi haute d\u00e9finition qu\u2019il a suscit\u00e9s (et obtenus) dans le <em>Concerto<\/em> <em>pour<\/em> <em>la<\/em> <em>main<\/em> <em>gauche<\/em> de Debussy, Elgar et Ravel. \u00ab\u00a0Maintenant, je pense que nous avons atteint ce niveau avec le M\u00e9tropolitain.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La foi de N\u00e9zet-S\u00e9guin en ses musiciens pourrait se mesurer \u00e0 sa d\u00e9cision de se passer de baguette dans <em>La<\/em> <em>Mer<\/em>. La raison de cette d\u00e9cision \u00e9tait de forcer l\u2019\u00e9coute attentive qu\u2019exige le Concertgebouw. La prestation d\u2019Amsterdam \u00e9tait-elle plus extatique dans son \u00e9vocation de lever de soleil et d\u2019embrun\u00a0? \u00ab\u00a0Je me suis beaucoup amus\u00e9 au Concertgebouw\u00a0\u00bb, d\u00e9clare un v\u00e9t\u00e9ran de la section des cordes. \u00ab\u00a0Plus anim\u00e9e\u00a0\u00bb, ajoute un surnum\u00e9raire des cuivres.<\/p>\n<p>\u00c0 mes oreilles, les deux prestations \u00e9taient exquises. Debussy exige de diviser 16 violoncelles en quatre pupitres dans le premier mouvement. \u00c0 Cologne et \u00e0 Amsterdam, nous avons entendu comment huit musiciens disciplin\u00e9s dans un \u00e9tat d\u2019esprit nautique peuvent tr\u00e8s bien r\u00e9ussir.<\/p>\n<p>Quatre cors ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9s lors du d\u00e9but tranquille de la coda, que le chef d\u2019orchestre a amen\u00e9e de fa\u00e7on organique \u00e0 une vibrante apoth\u00e9ose. La fin du deuxi\u00e8me mouvement n\u2019\u00e9tait pas moins magique, une tapisserie de vents et de percussions tiss\u00e9es avec des harpes d\u00e9licates. L\u2019impulsion de la finale \u00e9tait irr\u00e9sistible. On associe cette musique \u00e0 la couleur, mais le rythme est ce qui donne vie au paysage marin.<\/p>\n<p>Une ovation a suivi dans les deux villes, tout comme un discours reconnaissant livr\u00e9 en anglais de la sc\u00e8ne. Puis, comme rappel, <em>Nimrod<\/em> d\u2019Elgar, merveilleusement doux, sauf lorsque les \u00e9motions refoul\u00e9es sont lib\u00e9r\u00e9es dans une splendeur victorienne.<\/p>\n<p>Chaque concert de cette tourn\u00e9e, \u00e0 l\u2019exception des deux derniers, s\u2019ouvre avec une \u0153uvre qu\u00e9b\u00e9coise, soit <em>Kal\u00e9idoscope<\/em> de Pierre Mercure (1948) \u2013 ouverture \u00e0 Dortmund \u2013 ou <em>Exil<\/em> <em>int\u00e9rieur<\/em> (2012) de l\u2019ancien compositeur en r\u00e9sidence \u00c9ric Champagne. J\u2019\u00e9tais assis trop pr\u00e8s de la sc\u00e8ne de la Philharmonie de Cologne (un amphith\u00e9\u00e2tre enveloppant datant de 1988) pour repenser affectueusement \u00e0 ce pot-pourri de 16 minutes d\u2019impulsions consonantes et dissonantes, qui atteint au moins 10 conclusions fortissimo retentissantes avant de finalement se terminer. Les fanfares stridentes et les solos injustifi\u00e9s \u00e9taient plus faciles \u00e0 \u00e9couter \u00e0 Amsterdam. Mais il faut signaler que dans les deux cas le public a accueilli chaleureusement ce manifeste anti-minimalisme.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le champagne est venu le caviar, sous la forme du <em>Concerto<\/em> <em>pour<\/em> <em>la<\/em> <em>main<\/em> <em>gauche<\/em> de Ravel. Il ne pouvait y avoir aucun d\u00e9but brumeux dans l\u2019acoustiquement vive Philharmonie de Cologne, mais la ligne de contrebasson \u00e9tait parfaitement juste, lyriquement parlant. Alexandre Tharaud semblait plus soutenu au Concertgebouw (o\u00f9 le piano lui-m\u00eame semblait \u00eatre en meilleur \u00e9tat). Mais ce Fran\u00e7ais amoureux du Qu\u00e9bec a eu du mal dans les premi\u00e8res minutes \u00e0 cr\u00e9er l\u2019effet majestueux qu\u2019exige fondamentalement ce chef-d\u2019\u0153uvre \u00e9tonnant. Les deux soirs, il a utilis\u00e9 la partition.<\/p>\n<p>Pas de telle b\u00e9quille pour T\u00e9treault, qui a combin\u00e9 un phras\u00e9 expressif et un ton plaintif pour cr\u00e9er une interpr\u00e9tation personnelle d\u2019une \u0153uvre qui n\u2019en demande pas moins. Le jeune homme de 24 ans a \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9 de \u00ab\u00a0casse-cou\u00a0\u00bb par le directeur g\u00e9n\u00e9ral du Concertgebouw, Simon Reinink, apr\u00e8s la prestation pour sa large gamme dynamique. Les rythmes \u00e9taient \u00e9galement remarquablement libres et des touches de portamento \u00e9taient prodigu\u00e9es lorsque n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>Rien de tout cela ne sonnait statique. En effet, l\u2019instinct de T\u00e9treault pour appliquer et retenir le vibrato \u00e9tait si naturel qu\u2019il fallait un effort critique pour le remarquer. \u00ab\u00a0Vous jouez encore mieux, plut\u00f4t que d\u2019\u00eatre intimid\u00e9\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 N\u00e9zet-S\u00e9guin au violoncelliste, en \u00e9voquant tous les fant\u00f4mes du Concertgebouw. \u00ab\u00a0Ce qui est gage des Grands.\u00a0\u00bb L\u2019accompagnement de l\u2019OM \u00e9tait convenablement chaleureux.<\/p>\n<p>Heureusement, le <em>Concerto pour violoncelle<\/em> \u00e0 la Philharmonie de Paris a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9 sur Mezzo Live HD. (Visitez www.mezzolivehd.tv pour plus d\u2019information.) En y r\u00e9fl\u00e9chissant bien, un enregistrement st\u00e9r\u00e9o \u00e0 l\u2019ancienne pourrait \u00eatre bienvenu. Bien s\u00fbr, T\u00e9treault enregistre pour Analekta, N\u00e9zet-S\u00e9guin pour ATMA. Peut-\u00eatre une \u00e9tiquette hybride pourrait-elle \u00eatre cr\u00e9\u00e9e\u00a0: A et A.<\/p>\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas un concert de concertos, m\u00eame si le concept initial de la tourn\u00e9e tel que formul\u00e9 \u00e0 Paris \u00e9tait particuli\u00e8rement charg\u00e9 en solistes. On retient de Dortmund, Cologne et Amsterdam un tr\u00e8s bon orchestre jouant en harmonie avec son chef d\u2019orchestre.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019atmosph\u00e8re est d\u00e9tendue, mais \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le premier cor Louis-Philippe Marsolais lors d\u2019un petit-d\u00e9jeuner \u00e0 Amsterdam. \u00ab\u00a0Il (N\u00e9zet-S\u00e9guin) s\u2019attend au meilleur, mais il sait qu\u2019il ne l\u2019obtiendra pas en vous \u00e9trillant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Sa pr\u00e9sence nous calme tous\u00a0\u00bb, confirme le premier trombone Patrice Richer, un v\u00e9t\u00e9ran de 1999 qui a rejoint l\u2019orchestre lorsque Joseph Rescigno \u00e9tait directeur musical. \u00ab\u00a0Il a confiance en tout le monde, peu importe qui. Il nous fait nous sentir mieux et mieux jouer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Quant au concert du Concertgebouw, on pourrait dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un r\u00eave devenu r\u00e9alit\u00e9, sauf que peu de musiciens de l\u2019OM ont imagin\u00e9 que leurs voyages s\u2019\u00e9tendraient plus loin que Toronto, encore moins \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous avons tellement entendu parler de cette salle, d\u00e9clare Richer. Cela fait partie de notre \u00e9ducation. \u00c0 l\u2019\u00e9cole, vous pensez\u00a0: \u00a0\u201cJ\u2019aimerais tant jouer l\u00e0.\u201d Et maintenant nous y sommes. Jamais en cent ans je ne pensais que cela arriverait.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Notes en passant. Les musiciens de l\u2019OM sont arriv\u00e9s \u00e0 Rotterdam un jour plus t\u00f4t pour assister \u00e0 une r\u00e9ception donn\u00e9e \u00e0 l\u2019h\u00f4tel de ville par le maire, Ahmed Aboutaleb, qui a dit des mots gentils \u00e0 N\u00e9zet-S\u00e9guin tout en rappelant le r\u00f4le jou\u00e9 par le Canada dans la lib\u00e9ration des Pays-Bas.<\/p>\n<p>\u00c9taient \u00e9galement pr\u00e9sents des membres de l\u2019Orchestre philharmonique de Rotterdam, dont YNS est le chef principal sortant. Les solistes \u00e0 Rotterdam sont la contralto Marie-Nicole Lemieux dans <em>Les nuits d\u2019\u00e9t\u00e9<\/em> de Berlioz et Jean-Guihen Queyras dans le <em>Concerto<\/em> <em>pour<\/em> <em>violoncelle<\/em> <em>n<\/em>\u00b0 <em>1<\/em> de Saint-Sa\u00ebns. Les num\u00e9ros orchestraux sont le <em>Kal\u00e9idoscope<\/em> de Pierre Mercure et les <em>Variations<\/em> <em>Enigma<\/em> d\u2019Elgar.<\/p>\n<p>La soprano et chef d\u2019orchestre Barbara Hannigan \u00e9tait dans la foule au Concertgebouw, pour rencontrer Yannick et sa s\u0153ur Sheila Hannigan, qui joue dans la section des violoncelles.<\/p>\n<p><strong>Plaisanterie de la tourn\u00e9e:<\/strong> Apr\u00e8s une r\u00e9p\u00e9tition plut\u00f4t r\u00e9ussie du <em>Concerto<\/em> <em>pour<\/em> <em>violoncelle<\/em> d\u2019Elgar \u00e0 Dortmund\u00a0: \u00ab\u00a0Pensez \u00e0 ce qu\u2019il pourrait faire avec un meilleur instrument\u00a0!\u00a0\u00bb T\u00e9treault utilise le superbe Stradivarius <em>Comtesse de Stainlein, ex-Paganini<\/em> de 1707 pr\u00eat\u00e9 par Jacqueline Desmarais, qui a \u00e9galement rendu la tourn\u00e9e OM d\u2019Europe possible.<\/p>\n<p>Rendre ses priorit\u00e9s claires. N\u00e9zet-S\u00e9guin dans une entrevue pour le magazine interne du Concertgebouw\u00a0: \u00ab\u00a0Montr\u00e9al est la ville o\u00f9 vit toute ma famille, mes parents, mes s\u0153urs. Mon partenaire joue de l\u2019alto dans cet orchestre. C\u2019est vraiment l\u2019endroit o\u00f9 se trouvent mes racines. Les quatre ou cinq programmes par an ne me prennent pas beaucoup de temps.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La citation la plus m\u00e9morable a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en titre\u00a0: \u00ab\u00a0Mes chats vivent \u00e0 Montr\u00e9al.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h6>Hambourg, 2 d\u00e9cembre<\/h6>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Suche Karte\u00a0<\/em>\u00bb. Cherche billet. C\u2019est toujours un bon signe, litt\u00e9ralement, dans les pays germanophones, o\u00f9 il est courant d\u2019annoncer votre situation malheureuse en \u00e9crivant deux mots en gros sur un morceau de carton.<\/p>\n<p>Effectivement, une visite \u00e0 la billetterie de l\u2019Elbphilharmonie a confirm\u00e9 que la cinqui\u00e8me partie de la tourn\u00e9e europ\u00e9enne de l\u2019Orchestre M\u00e9tropolitain affichait complet. Huit mille demandes, 2100 si\u00e8ges. Suche Karte\u2026<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9norme demande ne peut s\u2019expliquer par les raisons habituelles. Les solistes Marie-Nicole Lemieux et Jean-Guihen Queyras sont bien connus, certes, mais pas au point de faire salle comble.<\/p>\n<p>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin est reconnu partout. Hambourg n\u2019est pourtant pas sa ville. En effet, ce que cette ville rec\u00e8le qui se rapproche le plus d\u2019un maestro r\u00e9sident nord-am\u00e9ricain est Kent Nagano comme directeur musical g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Op\u00e9ra d\u2019\u00c9tat de Hambourg .<\/p>\n<p>Et le r\u00e9pertoire\u00a0? Pierre Mercure, Berlioz, Saint-Sa\u00ebns et Elgar\u00a0: gu\u00e8re un menu fait pour les Hambourgeois. Clairement, la romance d\u2019un orchestre canadien peu connu qui fait ses d\u00e9buts \u00e0 l\u2019\u00e9tranger a captiv\u00e9 l\u2019imagination du public de Hambourg.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pendant 37 ans, cet orchestre est rest\u00e9 au Canada\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 YNS \u00e0 la foule apr\u00e8s une interpr\u00e9tation manifestement excellente des <em>Enigma<\/em> <em>Variations<\/em> d\u2019Elgar. \u00ab\u00a0Maintenant, il est \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du Canada pour la premi\u00e8re fois.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cela a provoqu\u00e9 une salve d\u2019applaudissements. Nous avons m\u00eame entendu un cri de \u00ab\u00a0Merci\u00a0!\u00a0\u00bb apr\u00e8s le rappel, <em>Pavane<\/em> <em>pour<\/em> <em>une<\/em> <em>infante<\/em> <em>d\u00e9funte<\/em> de Ravel, jou\u00e9 avec des bois m\u00e9lodieux et les cordes les plus douces imaginables.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/Hambourg.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-355789\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/Hambourg.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"335\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/Hambourg.jpg 700w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/Hambourg-300x144.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/Hambourg-600x287.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a>Il y a eu beaucoup de choses dont on peut \u00eatre reconnaissant, notamment le lieu, l\u2019\u00e9poustouflante Elbphilharmonie, une f\u00e9erie de 110 m\u00e8tres de haut en panneaux de verre incurv\u00e9s perch\u00e9e de fa\u00e7on improbable sur les briques restantes d\u2019un entrep\u00f4t riverain datant de 1963.<\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9rieur est aussi remarquable. Des escaliers dignes d\u2019Escher m\u00e8nent \u00e0 une salle \u00e0 diff\u00e9rents niveaux de si\u00e8ges en terrasse, y compris certains qui sont plut\u00f4t alpins. Il y a un parterre, mais le concept est distinctement de musique en cercle.<\/p>\n<p>Quant au design, il n\u2019est pas tant futuriste que r\u00e9tro moderne. Certaines courbes n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 Expo 67. Les surfaces, in\u00e9vitablement, sont blanc cass\u00e9 et gaufr\u00e9es avec des \u00e9chancrures en forme de coquille dans le but de diffuser le son.<\/p>\n<p>Lequel son \u00e9tait superbe. L\u2019\u00e9quilibre \u00e9tait excellent dans <em>Les<\/em> <em>nuits<\/em> <em>d\u2019\u00e9t\u00e9<\/em> de Berlioz (Lemieux moins encline \u00e0 s\u2019attarder) et le <em>Concerto<\/em> <em>pour<\/em> <em>violoncelle n\u00b0 1<\/em> de Saint-Sa\u00ebns (Queyras, vital et incisif). Les deux ont re\u00e7u leur part de bravos. H\u00e9las, l\u2019\u0153uvre inaugurale canadienne, le <em>Kal\u00e9idoscope<\/em> de Mercure, n\u2019a pas re\u00e7u l\u2019accueil qu\u2019elle m\u00e9ritait. Comme toujours, le num\u00e9ro orchestral principal a fait la plus forte impression. Elgar explore un large \u00e9ventail de couleurs et de niveaux dynamiques et les joueurs OM \u00e9taient \u00e0 la hauteur. Quiconque pouvait douter des habilet\u00e9s techniques de cet orchestre a d\u00fb se raviser en entendant les doubles crois\u00e9s fortissimo de la Variation XI (ceux-ci repr\u00e9sentant un bulldog d\u00e9valant une berge pour se baigner).<\/p>\n<p>Pourtant, c\u2019\u00e9tait la projection juste de l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit britannique du compositeur, plein de c\u0153ur et indubitablement incomparable, qui rendait cette prestation si impressionnante. Tout le monde parle de <em>Nimrod,<\/em> mais le point culminant fut la Variation V, sous-titr\u00e9e \u00ab\u00a0RPA\u00a0\u00bb Il serait difficile d\u2019imaginer des cordes plus chaleureuses ou des bois plus bavards et agr\u00e9ables. N\u00e9zet-S\u00e9guin comprend cette musique et les joueurs, <em>ipso<\/em> <em>facto<\/em>, la comprennent aussi.<\/p>\n<h6>Paris, 4 D\u00e9cembre<\/h6>\n<p>Avez-vous d\u00e9j\u00e0 vu un chef d\u2019orchestre pleurer sur sc\u00e8ne\u00a0? Je veux dire, un autre que Leonard Bernstein\u00a0?<\/p>\n<p>Nous pouvons ajouter \u00e0 cette liste exclusive le nom de Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin, qui a \u00e9t\u00e9 vu s\u2019essuyer discr\u00e8tement les yeux dimanche apr\u00e8s les <em>Enigma<\/em> <em>Variations<\/em> d\u2019Elgar, une prestation qui a marqu\u00e9 la conclusion officielle d\u2019une tourn\u00e9e europ\u00e9enne de six villes et sept concerts de l\u2019Orchestre M\u00e9tropolitain.<\/p>\n<p>Il y aurait un rappel\u00a0: <em>Pavane<\/em> <em>pour<\/em> <em>une infante<\/em> <em>d\u00e9funte<\/em> de Ravel, faite dans les tons les plus souples imaginables. Nous devons r\u00e9sister \u00e0 la tentation de consid\u00e9rer la derni\u00e8re chose entendue comme la meilleure. Mais bont\u00e9, quel son\u00a0!<\/p>\n<p>Et quelle ovation des Parisiens, qui ont fait salle comble aux deux concerts, donn\u00e9s dans le cadre d\u2019un \u00ab\u00a0week-end Montr\u00e9al\u00a0\u00bb (lisait-on dans le programme) et juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du festival \u00ab\u00a0Le Qu\u00e9bec \u00e0 la Villette\u00a0\u00bb (La Villette \u00e9tant l\u2019ancien quartier d\u2019emballage de viande o\u00f9 la salle de la Philharmonie, sinueuse et hypermoderne, a ouvert ses portes en 2015).<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/paris.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-355795\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/paris.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"335\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/paris.jpg 700w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/paris-300x144.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/paris-600x287.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a>Tout cela rend plut\u00f4t curieux le fait que la Phiharmonie de Paris n\u2019ait pas jug\u00e9 bon d\u2019inclure une composition qu\u00e9b\u00e9coise dans l\u2019un ou l\u2019autre des programmes. Chaque hall en Allemagne et en Hollande a accept\u00e9 une pi\u00e8ce d\u2019ouverture \u00e9crite au Canada. N\u00e9zet-S\u00e9guin a r\u00e9ussi \u00e0 faufiler dans les derni\u00e8res minutes l\u2019<em>Exil int\u00e9rieur<\/em> d\u2019\u00c9ric Champagne en rappel, ce qui signifie qu\u2019il a fait partie des diffusions Mezzo Live HD et Radio Classique.<\/p>\n<p>N\u00e9zet-S\u00e9guin a qualifi\u00e9 les Parisiens de \u00ab\u00a0cousins\u00a0\u00bb dans un discours sinc\u00e8re adress\u00e9 depuis la sc\u00e8ne. La veille, il a attir\u00e9 l\u2019attention sur la pr\u00e9sence d\u2019Elgar au programme (le <em>Concerto<\/em> <em>pour<\/em> <em>violoncelle<\/em> avec St\u00e9phane T\u00e9treault) en tant qu\u2019expression de l\u2019h\u00e9ritage britannique du Canada. Comme dans la musique, l\u2019\u00e9quilibre diplomatique \u00e9tait parfait.<\/p>\n<p>La tourn\u00e9e, bien s\u00fbr, portait sur le langage universel et sur la fa\u00e7on dont cet orchestre le parle. La prestation \u00e9tait \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9 du d\u00e9but \u00e0 la fin. La contralto Marie-Nicole Lemieux, actrice chantante, a livr\u00e9 sa prestation la plus inspir\u00e9e des <em>Nuits<\/em> <em>d\u2019\u00e9t\u00e9<\/em> de Berlioz devant un public qui comprenait les mots.<\/p>\n<p>Non que cette compr\u00e9hension ait emp\u00each\u00e9 le public de tousser entre les m\u00e9lodies, ce qui \u00e0 son tour a provoqu\u00e9 beaucoup de \u00ab\u00a0chut\u00a0!\u00a0\u00bb dans le public et m\u00eame un cri de \u00ab\u00a0Silence\u00a0!\u00a0\u00bb apr\u00e8s <em>Le<\/em> <em>spectre<\/em> <em>de<\/em> <em>la<\/em> <em>rose<\/em>. Peut-\u00eatre que tout ce qui parle de \u00ab\u00a0mon tombeau\u00a0\u00bb met certaines personnes mal \u00e0 l\u2019aise.<\/p>\n<p>Pourtant, ils ont applaudi chaleureusement Lemieux et ont r\u00e9pondu avec enthousiasme au l\u00e9onin Jean-Guihen Queyras dans le <em>Concerto<\/em> <em>pour<\/em> <em>violoncelle<\/em> <em>no<\/em> <em>1<\/em> de Saint-Sa\u00ebns. Ce Fran\u00e7ais d\u2019origine montr\u00e9alaise, parlant de la sc\u00e8ne, a fait allusion \u00e0 ses racines qu\u00e9b\u00e9coises et \u00e0 ses \u00e9motions \u00e9voqu\u00e9es par la tourn\u00e9e avant de jouer l\u2019elliptique <em>Trois<\/em> <em>Strophes<\/em> <em>sur<\/em> <em>le<\/em> <em>nom<\/em> <em>de<\/em> <em>Paul<\/em> <em>Sacher<\/em> d\u2019Henri Dutilleux en solo en rappel.<\/p>\n<p>Les <em>Variations<\/em> <em>Enigma<\/em> d\u2019Elgar se sont aussi bien d\u00e9roul\u00e9es. C\u2019est une mesure de la flexibilit\u00e9 expressive de l\u2019orchestre que chaque concert apporte une lumi\u00e8re suppl\u00e9mentaire sur une variation ou une autre. Cette fois, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement s\u00e9duit par le charme de l\u2019Allegretto qui pr\u00e9c\u00e8de <em>Nimrod<\/em>.<\/p>\n<p>Le point culminant a \u00e9t\u00e9 l\u2019Elgar de T\u00e9treault, livr\u00e9 comme toujours avec une expression profonde et un ton \u00e9loquent. Un phras\u00e9 vari\u00e9 dans le finale a offert un microcosme de ce qui rend ce gar\u00e7on de 24 ans si attachant.<\/p>\n<p>Bon, retour \u00e0 Paris. Alexandre Tharaud n\u2019\u00e9tait pas l\u2019interpr\u00e8te id\u00e9al du <em>Concerto<\/em> <em>pour<\/em> <em>main<\/em> <em>gauche<\/em> de Ravel, mais il a produit une cadence confiante (et re\u00e7u assez d\u2019applaudissements pour donner un pr\u00e9lude de Scriabine en rappel). La mont\u00e9e orchestrale depuis les profondeurs \u00e9tait \u00e9vocatrice. En tant que plateforme pour l\u2019OM lui-m\u00eame, ce concerto \u00e9tait un excellent choix.<\/p>\n<p>De m\u00eame que <em>La Mer<\/em> de Debussy, m\u00eame si l\u2019interpr\u00e9tation du samedi (conserv\u00e9e pour la post\u00e9rit\u00e9 par Mezzo) \u00e9tait plus rigide et moins picturale dans le premier mouvement qu\u2019elle ne l\u2019avait \u00e9t\u00e9 \u00e0 Cologne et \u00e0 Amsterdam. Je me demande si la longue pause d\u00e9cr\u00e9t\u00e9e par YNS avant le d\u00e9but a rappel\u00e9 aux musiciens la pr\u00e9sence de toutes ces cam\u00e9ras. Heureusement, la prestation a pris son envol dans le deuxi\u00e8me mouvement et N\u00e9zet-S\u00e9guin a encore d\u00e9montr\u00e9 dans la finale son penchant pour cr\u00e9er un \u00e9lan irr\u00e9sistible.<\/p>\n<p>Que N\u00e9zet-S\u00e9guin ait d\u00e9laiss\u00e9 la baguette si souvent d\u00e9montre l\u2019intimit\u00e9 de son lien avec l\u2019OM et la probabilit\u00e9 de sa permanence. Peut-\u00eatre que sa charge de travail relativement modeste \u00e0 Montr\u00e9al \u2013 \u00e0 partir de 2020, il jonglera avec le Metropolitan Opera et le Philadelphia Orchestra \u2013 fait partie de l\u2019\u00e9quation heureuse. YNS est certainement une donn\u00e9e connue, mais aussi une force cr\u00e9ative internationale dont chaque arriv\u00e9e semble particuli\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il y a une v\u00e9ritable camaraderie dans cet orchestre\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le tromboniste Michael Wilson, l\u2019un des rares membres pr\u00e9sents \u00e0 la fondation de l\u2019OM il y a 37 ans, lors d\u2019une c\u00e9l\u00e9bration post-tourn\u00e9e. \u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas de querelles, pas de prises de t\u00eates. Et Yannick en fait partie. C\u2019est un \u00eatre v\u00e9ritablement chaleureux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Wilson parle probablement pour tous en exprimant une combinaison de gratitude et d\u2019\u00e9tonnement envers l\u2019orchestre qui a commenc\u00e9 comme un ensemble d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00eele de Montr\u00e9al et qui a maintenant une tourn\u00e9e europ\u00e9enne et un cycle de symphonies de Bruckner derri\u00e8re lui.<\/p>\n<p>La morale de l\u2019histoire\u00a0? \u00ab\u00a0Si vous restez assez longtemps, de bonnes choses arrivent.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Et le gagnant est\u2026 Une question d\u2019opinion. Les six salles de concert de cette tourn\u00e9e \u00e9taient de grande qualit\u00e9, bien qu\u2019une certaine duret\u00e9 puisse placer De Doelen \u00e0 Rotterdam, une installation de 1966 au vaste int\u00e9rieur, en bas du classement.<\/p>\n<p>Le clarinettiste principal Simon Aldrich donne les honneurs au Concertgebouw d\u2019Amsterdam de 1888. \u00ab\u00a0Il y a un \u00e9panouissement qu\u2019on ne trouve pas dans les autres salles\u00a0\u00bb, dit-il, tout en admettant que le prestige du lieu est difficile \u00e0 exclure d\u2019un jugement subjectif.<\/p>\n<p>Son num\u00e9ro 2 a \u00e9t\u00e9 la Philharmonie de Paris, la favorite de N\u00e9zet-S\u00e9guin, suivi de pr\u00e8s par son homonyme \u00e0 Hambourg, ouverte en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e. J\u2019inverserais cet ordre tout en les gardant proches. On pourrait tr\u00e8s bien proposer une \u00e9galit\u00e9 \u00e0 trois avec la Dortmund Konzerthaus (2002). La Philharmonie de Cologne (1988) est tr\u00e8s bien si vous n\u2019\u00eates pas assis trop pr\u00e8s. Quoi qu\u2019il en soit, c\u2019est tr\u00e8s serr\u00e9.<\/p>\n<p>Travail en \u00e9quipe: Bien organis\u00e9 avec seulement une journ\u00e9e libre au milieu d\u2019un horaire de sept concerts, la tourn\u00e9e \u00e9tait relativement paisible. Une blessure au pied dans les deuxi\u00e8mes violons et un passeport laiss\u00e9 dans un \u00e9tui \u00e0 instruments n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 trop difficiles \u00e0 r\u00e9soudre.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je suis tr\u00e8s fier de mon \u00e9quipe\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Jean Dupr\u00e9, PDG de l\u2019orchestre, qui a fait ses d\u00e9buts \u00e0 la Philharmonie de Paris (en particulier, la grande salle Pierre Boulez) en pr\u00e9sentant un bouquet au maestro que YNS a tenu haut comme une torche olympique.<\/p>\n<p>C\u2019est un geste que l\u2019ancien chef du comit\u00e9 olympique canadien a pu appr\u00e9cier. \u00ab\u00a0Si vous ma\u00eetrisez les bases, a ajout\u00e9 Dupr\u00e9, vous permettez aux gens de faire de leur mieux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Profil public: Le public de Hambourg \u00e9tait de loin le plus habill\u00e9 et le plus d\u00e9mographiquement divers. C\u2019est vraisemblablement les plus jeunes qui ont applaudi entre les airs des <em>Nuits<\/em> <em>d\u2019\u00e9t\u00e9<\/em> et leurs a\u00een\u00e9s qui les ont fait taire.<\/p>\n<p>Ailleurs en Allemagne et en Hollande, les cheveux allaient du gris au blanc (sans tenir compte des teintures). Il y avait un bon m\u00e9lange \u00e0 Paris, des gens habill\u00e9s et d\u2019autres arborant un foulard artiste qui ont l\u2019air de fumeurs de Gauloises m\u00eame s\u2019ils sont non-fumeurs. \u00c0 Hambourg et \u00e0 Paris, les nouvelles installations ont cr\u00e9\u00e9 une vague d\u2019int\u00e9r\u00eat public.<\/p>\n<p>VIP apercus: L\u2019ancien premier ministre du Qu\u00e9bec, Jean Charest, \u00e9tait pr\u00e9sent samedi. Dimanche, le pianiste am\u00e9ricain form\u00e9 en France Nicholas Angelich \u00e9tait assis dans la rang\u00e9e devant moi.<\/p>\n<p>Traduit par M\u00e9lissa Brien<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ann\u00e9e 2017 restera grav\u00e9e dans la m\u00e9moire de Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin et son Orchestre M\u00e9tropolitain. Leur tourn\u00e9e de sept concerts en Europe, qui s\u2019est amorc\u00e9e \u00e0 la Konzerthaus de Dortmund le 26 novembre et s\u2019est termin\u00e9e \u00e0 la Philharmonie de Paris le 3 d\u00e9cembre, a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e pour un grand prix par le Conseil des arts<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/fr\/arthur-kaptainis\/orchestre-metropolitain-hitting-big-time-good-time-europe\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":2761,"featured_media":355785,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[17277,394,17275,17279],"tags":[24090,24106],"class_list":{"0":"post-355798","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-musique-canadienne","8":"category-musique-classique","9":"category-musique-orchestrale","10":"category-quebec-fr","11":"tag-orchestre-metropolitain-fr-45","12":"tag-yannick-nezet-seguin-fr-10","13":"type-critique","14":"volume-volume-23","15":"issue-vol-23-issue-5-fr","16":"section-critiques"},"featured_image_src":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/20171203-17h08m58s.jpg","blog_images":{"medium":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/20171203-17h08m58s.jpg","large":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/20171203-17h08m58s.jpg"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"ams_acf":[{"key":"volume","label":"Volume","value":[]},{"key":"number","label":"Number","value":[]},{"key":"performer_1","label":"Performer 1","value":""},{"key":"performer_2","label":"Performer 2","value":""},{"key":"other_info","label":"Other info","value":""},{"key":"ink_amazon","label":"Ink Amazon","value":""},{"key":"archambault","label":"archambault link","value":""},{"key":"price","label":"Price","value":""},{"key":"source_url","label":"Source URL","value":""},{"key":"author_name","label":"Author","value":""},{"key":"editchoice","label":"Edit Choice","value":[]},{"key":"is_cover_story","label":"Is Cover Story","value":[]},{"key":"le_volume","label":"Le volume","value":[]},{"key":"numero","label":"Num\u00e9ro","value":[]}],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/355798"}],"collection":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2761"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=355798"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/355798\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/355785"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=355798"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=355798"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=355798"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}