{"id":352509,"date":"2017-12-05T10:53:31","date_gmt":"2017-12-05T14:53:31","guid":{"rendered":"http:\/\/myscena.org\/marc-chenard\/the-record-roundup\/"},"modified":"2017-12-05T11:15:07","modified_gmt":"2017-12-05T15:15:07","slug":"the-record-roundup","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/marc-chenard\/the-record-roundup\/","title":{"rendered":"La ronde des disques Mill\u00e9sime 2017"},"content":{"rendered":"<h4>Orchestre national de jazz de Montr\u00e9al<br \/>\nJustin Time JTR\u00a08597-2<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Under-The-Influence-lOrchestre-nationale-de-jazz-Montreal-CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-352490 alignright\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Under-The-Influence-lOrchestre-nationale-de-jazz-Montreal-CMYK-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Under-The-Influence-lOrchestre-nationale-de-jazz-Montreal-CMYK-300x300.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Under-The-Influence-lOrchestre-nationale-de-jazz-Montreal-CMYK-100x100.jpg 100w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Under-The-Influence-lOrchestre-nationale-de-jazz-Montreal-CMYK.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Deux ans apr\u00e8s sa premi\u00e8re sortie sur \u00e9tiquette Atma, l\u2019ONJ Montr\u00e9al r\u00e9cidive enfin, cette fois sur Justin Time Records. Le passage de cette formation d\u2019une \u00e9tiquette classique \u00e0 une \u00e9tiquette de jazz est d\u00fb en partie \u00e0 la \u00adpr\u00e9sence de la saxophoniste Christine Jensen, compositrice de la musique de cet album et de deux autres disques de son grand orchestre, produits par cette m\u00eame maison. Le titre du nouvel opus vend la m\u00e8che par rapport au contenu, car il s\u2019agit d\u2019une musique \u00e0 \u00adprogramme qui rend hommage \u00e0 cinq mentors musicaux de la saxophoniste, soit Kenny Wheeler, Jan Jarczyk, John Coltrane, Lee Konitz et Wayne Shorter. \u00c0 l\u2019instar des \u00adproductions ant\u00e9rieures de Jensen, cette \u00adnouvelle r\u00e9alisation est harmonieuse dans ses couleurs orchestrales, tout en tons de pastel et non en teintes vives. Ce faisant, elle minimise les \u00adtensions et dissonances dans ses arrangements et s\u2019en remet plut\u00f4t \u00e0 ses solistes pour les susciter. Empreinte de lyrisme, cette musique \u00e9voque de grands espaces paisibles, comme ceux de la c\u00f4te ouest-canadienne o\u00f9 Jensen a grandi. Se greffant \u00e0 l\u2019orchestre, Sienna Dahlen contribue de mani\u00e8re d\u00e9cisive \u00e0 l\u2019ambiance du disque par ses chants a\u00e9riens, certains purement instrumentaux, d\u2019autres avec paroles.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.justin-time.com\">www.justin-time.com<\/a><\/p><\/blockquote>\n<h4>Jean Derome &#8211;\u00a0R\u00e9sistances<br \/>\nAmbiances Magn\u00e9tiques\u00a0AM-235<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/235_AM-CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-352492\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/235_AM-CMYK-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/235_AM-CMYK-300x300.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/235_AM-CMYK-100x100.jpg 100w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/235_AM-CMYK.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>R\u00e9cipiendaire d\u2019une bourse de carri\u00e8re en 2013, Jean Derome a investi son p\u00e9cule dans une s\u00e9rie de projets sp\u00e9ciaux. Le premier, cr\u00e9\u00e9 en mai 2015, fait l\u2019objet de ce tout nouveau disque lanc\u00e9 le 14 d\u00e9cembre. Pour saisir la pleine port\u00e9e de cette entreprise, de loin la plus ambitieuse de Derome, une lecture des notes de l\u2019artiste s\u2019impose. En bref, l\u2019\u0153uvre enti\u00e8re repose sur la fr\u00e9quence de 60\u00a0Hz, norme utilis\u00e9e dans le r\u00e9seau hydro-\u00e9lectrique nord-am\u00e9ricain. En musique, cela se traduit par une note situ\u00e9e entre le si b\u00e9mol et le si naturel, celle-ci servant de tonalit\u00e9 de base. Derome explore donc la microtonalit\u00e9, ce qui n\u00e9cessite une certaine adaptation de l\u2019oreille au d\u00e9but. Pour r\u00e9aliser sa vision, le compositeur a recrut\u00e9 19 coll\u00e8gues jouant toute une gamme d\u2019instruments, incluant des synth\u00e9s et tourne-disques. \u00c0 une seconde pr\u00e8s des 60 minutes et divis\u00e9 en 16 plages, le disque se d\u00e9ploie assez lentement dans la premi\u00e8re moiti\u00e9. Outre un ostinato de basse quasi ellingtonien dans la sixi\u00e8me plage, il y a peu de mati\u00e8re compositionnelle dans cette tranche; il faudra donc attendre la dixi\u00e8me plage et les suivantes pour que l\u2019ensemble \u00adressorte davantage, dans un premier temps par des jeux d\u2019improvisation collective dirig\u00e9e et, dans un second, par une ligne th\u00e9matique en fin de parcours. En tant que disque, cette \u0153uvre conceptuelle p\u00e8che par des longueurs, mais ceux qui ont pu assister \u00e0 la captation en concert de cet enregistrement le printemps dernier au Ges\u00f9 pourront sans doute avoir un autre&#8230; <em>buzz<\/em>.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.actuelle-cd.co\">www.actuelle-cd.co<\/a><\/p><\/blockquote>\n<h4>John Korsrud\u2019s Hard Rubber\u00a0Orchestra &#8211;\u00a0Crush<br \/>\nrubberhard 04<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/HRO_Crush_1200X1200-1000x1000-CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-352494 alignright\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/HRO_Crush_1200X1200-1000x1000-CMYK-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/HRO_Crush_1200X1200-1000x1000-CMYK-300x300.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/HRO_Crush_1200X1200-1000x1000-CMYK-100x100.jpg 100w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/HRO_Crush_1200X1200-1000x1000-CMYK-600x600.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/HRO_Crush_1200X1200-1000x1000-CMYK.jpg 1000w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Le trompettiste vancouv\u00e9rois John Korsrud aime frapper fort. L\u2019ONJ a livr\u00e9 sous sa direction un concert intense de ses compositions en septembre dernier. \u00c0 la fois influenc\u00e9 par la musique contemporaine europ\u00e9enne (il a \u00e9tudi\u00e9 avec Louis Andriessen en Hollande) et empreint par l\u2019\u00e9nergie du rock, il dirige chez lui sa propre grande \u00adformation, le Hard Rubber Orchestra. Dans ce nouveau disque, il pr\u00e9sente deux variantes de son ensemble, son big band et un ensemble d\u2019instrumentation plus classique, avec cordes et bois. Les r\u00e9sultats sont assez singuliers, car on y trouve six miniatures pour la seconde \u00adformation et deux autres plus longues et \u00e9nergiques pour la premi\u00e8re. Compte tenu de cette diversit\u00e9, l\u2019album d\u2019une quarantaine de minutes se veut une esp\u00e8ce de vue en coupe du champ musical d\u2019un musicien aux go\u00fbts \u00ad\u00e9clectiques, m\u00eame \u00e9lectriques. \u00c0 d\u00e9couvrir.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:hardrubber.com\">www.hardrubber.com<\/a><\/p><\/blockquote>\n<h4>Film in music &#8211;\u00a0Tell Tale<br \/>\nDrip Audio\u00a0DA01207<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Film-in-Music-CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-352496\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Film-in-Music-CMYK-300x275.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"275\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Film-in-Music-CMYK-300x275.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Film-in-Music-CMYK.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>En d\u00e9pit de son nom collectif, ce groupe est dirig\u00e9 par la violoncelliste Peggy Lee qui signe aussi tous les morceaux de l\u2019album. Pr\u00e9sente dans l\u2019orchestre de chambre du disque pr\u00e9c\u00e9dent, la musicienne a rassembl\u00e9 sept improvisateurs exp\u00e9riment\u00e9s de la sc\u00e8ne vancouv\u00e9roise, sc\u00e8ne qui n\u2019a rien \u00e0 envier \u00e0 celle de Montr\u00e9al en mati\u00e8re de musiques cr\u00e9atives. En un peu moins d\u2019une heure, douze plages d\u00e9filent \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une suite presque ininterrompue, les parties \u00e9crites et ouvertes s\u2019articulant entre eux en toute coh\u00e9rence. Largement domin\u00e9e par les cordes (guitare, violon, violoncelle et deux basses), l\u2019instrumentation est bien choisie pour cr\u00e9er des atmosph\u00e8res langoureuses \u00e9voquant des images d\u2019un Far West imaginaire. En \u00adseptembre dernier, le groupe \u00e9tait de passage chez nous \u00e0 Montr\u00e9al et sa prestation a confirm\u00e9 la r\u00e9ussite de cette production \u00addiscographique.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.dripaudio.com\">www.dripaudio.com<\/a><\/p><\/blockquote>\n<h4>Matt Herskowitz Trio &#8211;\u00a0Forget me Not\u00a0(Homage to Lou Soloff)<br \/>\nJustin Time JTR\u00a08601<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/81DV1CghGVL._SL1500_CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-352498 alignright\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/81DV1CghGVL._SL1500_CMYK-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/81DV1CghGVL._SL1500_CMYK-300x300.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/81DV1CghGVL._SL1500_CMYK-100x100.jpg 100w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/81DV1CghGVL._SL1500_CMYK-600x600.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/81DV1CghGVL._SL1500_CMYK.jpg 1500w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>R\u00e9\u00e9dition d\u2019un album paru en 2005, cet enregistrement revient sur le march\u00e9 pour saluer la m\u00e9moire du trompettiste Lou Soloff, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 subitement en f\u00e9vrier 2016. Soloff \u00e9tait l\u2019un des musiciens les plus recherch\u00e9s \u00e0 New York, autant dans le jazz que dans la pop, m\u00eame en classique. Il s\u2019ajoute ici au trio du pianiste Matt Herskowitz sur quatre des dix plages. Dou\u00e9 d\u2019une technique \u00e0 toute \u00e9preuve et d\u2019un son brillant, il est un partenaire id\u00e9al dans cette s\u00e9ance qui mise beaucoup sur la \u00advirtuosit\u00e9 \u2013 certains connaissent bien le pianiste pour son bagage classique romantique (toujours pr\u00e9sent dans son jeu de jazzman) et un faible pour des feux d\u2019artifice au clavier. Certes, il y en a ici (<em>Brazil<\/em>, la finale du disque), mais on y entend des moments plus recueillis (plages\u00a03 et 7), o\u00f9 il calme le jeu un moment. Pour maintenir l\u2019int\u00e9r\u00eat pendant 66 minutes, le groupe navigue avec aisance entre plusieurs styles, passant du blues au latin, de la musique juive \u00e0 la ballade, le tout asperg\u00e9 de solos relev\u00e9s et m\u00eame sentis. Douze ans plus tard, ce disque tient toujours la route, tant pour le travail impeccable du trio que pour la participation du disparu.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.justin-time.com\">www.justin-time.com<\/a><\/p><\/blockquote>\n<h4>Dave Douglas &#8211; Little Giant Still Life<br \/>\nGreenleaf CD-1058<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/GLM_LittleGiantStillLife_Cover_1500x1500_300dpi_RGB-Version-2-600x600-CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-352500\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/GLM_LittleGiantStillLife_Cover_1500x1500_300dpi_RGB-Version-2-600x600-CMYK-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/GLM_LittleGiantStillLife_Cover_1500x1500_300dpi_RGB-Version-2-600x600-CMYK-300x300.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/GLM_LittleGiantStillLife_Cover_1500x1500_300dpi_RGB-Version-2-600x600-CMYK-100x100.jpg 100w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/GLM_LittleGiantStillLife_Cover_1500x1500_300dpi_RGB-Version-2-600x600-CMYK.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Chef de file du jazz contemporain, le trompettiste Dave Douglas est de ceux qui embrassent pleinement le post-modernisme, mouvement qui r\u00e9cuse la singularit\u00e9 du modernisme au profit de la multiplicit\u00e9 et de l\u2019\u00e9clectisme. Certains se souviendront de la pol\u00e9mique (d\u00e9sormais r\u00e9volue) des ann\u00e9es\u00a01990 qui l\u2019opposait \u00e0 Wynton Marsalis. Fid\u00e8le \u00e0 lui-m\u00eame, Douglas revient constamment \u00e0 la charge avec de nouveaux projets, quitte \u00e0 s\u2019\u00e9parpiller. Dans cet album, par exemple, il a entrepris une collaboration in\u00e9dite avec une formation de cuivres comportant deux trompettes et deux trombones (les Westerlies), et un batteur (Anwar Marshall). Il signe ici une douzaine de compositions, toutes inspir\u00e9es par des tableaux de l\u2019artiste am\u00e9ricain Stuart Davis. Dans la production discographique de Douglas (abondante, faut-il dire), cet enregistrement fait figure \u00e0 part, non seulement par son instrumentation atypique, mais aussi par l\u2019accent donn\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9criture et \u00e0 l\u2019arrangement, les parties improvis\u00e9es jouant un r\u00f4le secondaire et laiss\u00e9es surtout \u00e0 la t\u00eate d\u2019affiche. Voici un disque pour sp\u00e9cialistes de cuivres, mais ceux qui n\u2019en jouent pas en tireront aussi parti, moyennant un certain apprivoisement.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.greenleafmusic.com\">www.greenleafmusic.com <\/a><\/p><\/blockquote>\n<h4>PJ Perry Quartet &#8211; Alto Gusto<br \/>\nCellar Live\u00a0CL051315<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/1024CL051317_1024x1024-CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-352502 alignright\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/1024CL051317_1024x1024-CMYK-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/1024CL051317_1024x1024-CMYK-300x300.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/1024CL051317_1024x1024-CMYK-100x100.jpg 100w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/1024CL051317_1024x1024-CMYK-600x601.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/1024CL051317_1024x1024-CMYK.jpg 1023w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>P.J. Perry est un vieux routier du jazz canadien. \u00c0 76 ans, il est un authentique bopper dans la lign\u00e9e de Charlie Parker. Preuve \u00e0 l\u2019appui, ce disque enregistr\u00e9 le printemps dernier au Yardbird Suite \u00e0 Edmonton. En plus d\u2019une heure, Perry parcourt un r\u00e9pertoire de six pi\u00e8ces de jazz standard, dont Bloomdidode son mentor. Toutes les conventions du genre sont respect\u00e9es \u00e0 la lettre\u00a0: \u00e9nonciation du th\u00e8me au d\u00e9but, suite de solos et reprise du th\u00e8me pour terminer. Toujours selon la formule, le saxo alto est appuy\u00e9 du trio d\u2019usage, le bassiste et le batteur r\u00e9gl\u00e9s de pr\u00e8s au m\u00e9tronome, le pianiste agissant comme autre soliste principal. \u00c0 \u00e9couter cet album sans r\u00e9f\u00e9rence aucune, on pourrait facilement croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un enregistrement en direct produit dans les ann\u00e9es\u00a01970. \u00c0 cette \u00e9poque, ce jazz \u00e9tait encore assez moderne, mais il est aujourd\u2019hui devenu classique, comme le vieux swing l\u2019\u00e9tait \u00e0 pareille date.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.cellarlive.com\">www.cellarlive.<\/a><\/p><\/blockquote>\n<h4>Tom Rainey \u2013 Obbligato Float Upstream<br \/>\nIntakt CD\u00a0292<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/292_cover_mittel-CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-352504\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/292_cover_mittel-CMYK-300x297.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"297\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/292_cover_mittel-CMYK-300x297.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/292_cover_mittel-CMYK-100x100.jpg 100w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/292_cover_mittel-CMYK.jpg 343w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>V\u00e9t\u00e9ran de la sc\u00e8ne am\u00e9ricaine, le batteur Tom Rainey joue ais\u00e9ment toutes les formes de jazz, qu\u2019elles soient traditionnelles ou exp\u00e9rimentales. En tant qu\u2019accompagnateur, il est d\u2019une efficacit\u00e9 redoutable dans tous les contextes. Pourtant, on le voit rarement diriger un groupe, ce qui est le cas de ce disque qui lui permet de combiner ses deux mondes. D\u2019une part, il est entour\u00e9 de musiciens d\u2019actualit\u00e9 \u00e0 New York, parmi eux sa compagne la saxophoniste d\u2019origine allemande Ingrid Laubrock; d\u2019autre part, le programme musical comporte six vieux standards de jazz, entre autres Stella by Starlight, What\u2019s New ou There\u2019s No Greater Love, et une improvisation collective en guise de contraste. Si le r\u00e9pertoire est convenu, les interpr\u00e9tations, elles, ne le sont nullement, car le groupe fait fi de toutes les r\u00e8gles d\u2019usage (comme celles qui font loi dans le disque de Perry). Les th\u00e8mes surgissent souvent en cours de route ou sont \u00e0 peine effleur\u00e9s; des solos de facture tr\u00e8s libre se superposent au lieu de se suivre \u00e0 la queue leu leu, d\u00e9laissant les trames harmoniques sous-jacentes. Pendant longtemps, de telles lectures \u00e9taient assez exceptionnelles : les tenants de l\u2019avant-garde n\u2019avaient que faire des rengaines surann\u00e9es, pendant que le jazz mainstream voyait la libre improvisation comme une pure aberration. De nos jours, la ligne de d\u00e9marcation entre ces camps s\u2019est estomp\u00e9e consid\u00e9rablement et un groupe comme celui-ci en est un bel exemple.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.intakt-rec.com\">www.intakt-rec.com<\/a><\/p><\/blockquote>\n<h4>White Desert Orchestra (dir. Eve Risser) &#8211; Les deux versants se regardent<br \/>\nClean Feed\u00a0 CF399-CD<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/cf399cd-600-CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-352506 alignright\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/cf399cd-600-CMYK-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/cf399cd-600-CMYK-300x300.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/cf399cd-600-CMYK-100x100.jpg 100w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/cf399cd-600-CMYK.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>La jeune pianiste hexagonale \u00c8ve Risser s\u2019est entour\u00e9e d\u2019une dizaine de ses compatriotes pour traduire en musique ses impressions d\u2019un voyage dans les contr\u00e9es les plus recul\u00e9es de l\u2019Am\u00e9rique. Alliant des sonorit\u00e9s \u00e9lectroniques et acoustiques, elle \u00e9labore des fresques sonores parfois aust\u00e8res (comme la longue pi\u00e8ce d\u2019ouverture donnant son titre au disque), morceau qui \u00e9voque des textures orchestrales de Gil Evans et de la musique \u00e9lectroacoustique. Le climat sonore est donc assez grave, profond comme un canyon, avec\u00a0des soup\u00e7ons de lyrisme et des \u00e9chapp\u00e9es occasionnelles des solistes. Ce disque, paru sur l\u2019\u00e9tiquette portugaise Clean Feed \u2013 l\u2019une des rares qui documentent des projets de musiques audacieuses avec r\u00e9gularit\u00e9 \u2013, nous d\u00e9voile une vision artistique originale d\u2019une pianiste et compositrice des plus prometteuses.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.cleanfeed-records.com\">www.cleanfeed-records.com<\/a><\/p><\/blockquote>\n<h4>Die Entt\u00e4uschung &#8211; Lavaman<br \/>\nIntakt CD\u00a0289<\/h4>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/289_cover_mittel-CMYK.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-352508\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/289_cover_mittel-CMYK-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/289_cover_mittel-CMYK-300x300.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/289_cover_mittel-CMYK-100x100.jpg 100w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/289_cover_mittel-CMYK.jpg 340w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>En d\u00e9pit de son nom, qui se traduit en fran\u00e7ais par le mot \u00ab\u00a0d\u00e9ception\u00a0\u00bb, le quartette berlinois Die Entt\u00e4uschung est l\u2019un des plus excitants dans son pays. Roulant sa bosse depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, le groupe s\u2019est fait conna\u00eetre au-del\u00e0 de ses fronti\u00e8res dans l\u2019\u00e9pique Monk\u2019s Casino. Rejoints par le pianiste Alexander von Schlippenbach, les quatre messieurs ont r\u00e9ussi l\u2019exploit de jouer en concert l\u2019int\u00e9grale des pi\u00e8ces de Monk (ou presque) en une seule traite, le tout \u00e9tant mis en march\u00e9 en 2005 dans un coffret triple pour la m\u00eame \u00e9tiquette Intakt. Sans son invit\u00e9, cet ensemble a pr\u00e9sent\u00e9 depuis ses propres musiques sur quatre autres disques, dont cette nouveaut\u00e9. Ses principaux colistiers, Axel D\u00f6rner, trp. et Rudi Mahall, cl., accueillent un nouvel invit\u00e9, le tromboniste Christoph Thewes (cela se prononce comme \u00abT\u00e9vis\u00bb). Appuy\u00e9s du m\u00eame bassiste, mais d\u2019un nouveau batteur, ces souffleurs triturent leurs morceaux \u00e0 la mani\u00e8re des premiers musiciens n\u00e9o-orl\u00e9anais. On pourrait m\u00eame croire qu\u2019ils jouent ainsi pour se d\u00e9marquer de toutes les approches bien l\u00e9ch\u00e9es du jazz d\u2019aujourd\u2019hui. Pourtant, ils ne font pas que singer cette musique archa\u00efque\u00a0: ils utilisent aussi leurs ressources acquises en musique improvis\u00e9e pour rendre leurs propos actuels. Offrant pas moins de seize pi\u00e8ces concises en un peu plus d\u2019une heure, le groupe ne se perd jamais en m\u00e9andres, un d\u00e9faut fr\u00e9quent dans les musiques exp\u00e9rimentales. Lavaman rel\u00e8ve brillamment le pari de mettre le pass\u00e9 au service du pr\u00e9sent, et ce, sans nostalgie aucune.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.intakt-rec.com\">www.intakt-rec.com<\/a><\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Orchestre national de jazz de Montr\u00e9al Justin Time JTR\u00a08597-2 Deux ans apr\u00e8s sa premi\u00e8re sortie sur \u00e9tiquette Atma, l\u2019ONJ Montr\u00e9al r\u00e9cidive enfin, cette fois sur Justin Time Records. Le passage de cette formation d\u2019une \u00e9tiquette classique \u00e0 une \u00e9tiquette de jazz est d\u00fb en partie \u00e0 la \u00adpr\u00e9sence de la saxophoniste Christine Jensen, compositrice de<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/fr\/marc-chenard\/the-record-roundup\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":2781,"featured_media":322761,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[17283,17285,17281,404],"tags":[34614,34615,34616,30120,34617,34618,34619,34620],"class_list":{"0":"post-352509","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-avant-garde","8":"category-jazz-vocal","9":"category-mainstream-fr","10":"category-scena-jazz-fr","11":"tag-dave-douglas-fr","12":"tag-die-enttauschung-fr","13":"tag-film-in-music-fr","14":"tag-jean-derome-fr-2","15":"tag-john-korsruds-hard-rubber-orchestra-fr","16":"tag-pj-perry-quartet-fr","17":"tag-tom-rainey-obbligato-fr","18":"tag-white-desert-orchestra-fr","19":"type-article-fr","20":"type-critique-de-disque","21":"volume-volume-23","22":"issue-vol-23-issue-4-fr","23":"section-jazz-fr"},"featured_image_src":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/La-Scena-RSS-square-blue.jpg","blog_images":{"medium":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/La-Scena-RSS-square-blue.jpg","large":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/La-Scena-RSS-square-blue.jpg"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"ams_acf":[{"key":"volume","label":"Volume","value":[]},{"key":"number","label":"Number","value":[]},{"key":"performer_1","label":"Performer 1","value":""},{"key":"performer_2","label":"Performer 2","value":""},{"key":"other_info","label":"Other info","value":""},{"key":"ink_amazon","label":"Ink Amazon","value":""},{"key":"archambault","label":"archambault link","value":""},{"key":"price","label":"Price","value":""},{"key":"source_url","label":"Source URL","value":""},{"key":"author_name","label":"Author","value":""},{"key":"editchoice","label":"Edit Choice","value":[]},{"key":"is_cover_story","label":"Is Cover Story","value":[]},{"key":"le_volume","label":"Le volume","value":[]},{"key":"numero","label":"Num\u00e9ro","value":[]}],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/352509"}],"collection":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2781"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=352509"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/352509\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/322761"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=352509"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=352509"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=352509"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}