{"id":352427,"date":"2017-12-04T13:07:05","date_gmt":"2017-12-04T17:07:05","guid":{"rendered":"http:\/\/myscena.org\/nadia-turbide\/eva-gauthier-1885-1958-pioneer-20th-century-music-part-2\/"},"modified":"2017-12-04T13:18:42","modified_gmt":"2017-12-04T17:18:42","slug":"eva-gauthier-1885-1958-pioneer-20th-century-music-part-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/nadia-turbide\/eva-gauthier-1885-1958-pioneer-20th-century-music-part-2\/","title":{"rendered":"\u00c9va Gauthier (1885-1958): Cantatrice d\u2019avant-Garde (2e Partie)"},"content":{"rendered":"<p>\u00c9va passa les \u00e9t\u00e9s 1922 et 1923 \u00e0 travailler sa technique vocale \u00e0 Berlin avec Anna Schoen-Ren\u00e9, \u00e0 renouer contact avec des compositeurs et coll\u00e8gues de Paris et de Londres et \u00e0 enrichir sa collection d\u2019\u0153uvres vocales. Pour son r\u00e9cital annuel \u00e0 New York \u00e0 l\u2019automne de 1923, elle fit preuve d\u2019un rare \u00e9clectisme dans son programme1. L\u2019accompagnait au piano, pour la partie am\u00e9ricaine du programme, George Gershwin, alors \u00e2g\u00e9 de vingt-cinq ans. Le compositeur \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 c\u00e9l\u00e8bre dans Tin Pan Alley gr\u00e2ce, notamment, \u00e0 Swanee, mais les \u00ab\u00a0gens biens\u00a0\u00bb qui fr\u00e9quentaient les concerts n\u2019avaient gu\u00e8re que m\u00e9pris pour ce qu\u2019on appelait \u00e0 l\u2019\u00e9poque le jazz. Le r\u00e9cital d\u2019\u00c9va marquait la premi\u00e8re venue de Gershwin dans une salle de concert, \u00e0 titre de pianiste et compositeur. \u00c0 la g\u00e9n\u00e9rale, deux amis de la cantatrice qui s\u2019\u00e9taient faufil\u00e9s \u00e0 l\u2019Aeolian Hall l\u2019entendirent r\u00e9p\u00e9ter Waldtaube, extrait des Gurrelieder de Schoenberg.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Nous \u00e9tions assis au balcon, devant une loge occup\u00e9e par [Ernestine] Schumann-Heink et Elena Gerhardt. Elles t\u2019\u00e9coutaient, visiblement ravies. Puis tu t\u2019es mise \u00e0 chanter Stairway to Paradise et elle se sont mises \u00e0 rire, d\u2019un bon rire franc [\u2026] Je ne savais plus o\u00f9 donner des yeux, derri\u00e8re ou devant. Quel bon temps c\u2019\u00e9tait\ufffd.2\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Le soir venu, la minuscule \u00c9va parut dans une robe de velours noir \u00e0 longue tra\u00eene, gant\u00e9e de noir et par\u00e9e d\u2019une longue plume d\u2019autruche verte et d\u2019\u00e9normes faux diamants aux oreilles; accompagn\u00e9e au piano par Max Jaffe, elle ex\u00e9cuta un premier groupe d\u2019\u0153uvres compos\u00e9 d\u2019airs anciens, puis un deuxi\u00e8me, consacr\u00e9 \u00e0 la m\u00e9lodie hongroise et allemande contemporaine. Revenue sur sc\u00e8ne avec Gershwin, elle entama la portion am\u00e9ricaine du concert par une ex\u00e9cution \u00ab\u00a0classique\u00a0\u00bb de l\u2019enlevant succ\u00e8s d\u2019Irving Berlin, Alexander\u2019s Ragtime Band. Trois chansons de Gershwin, Innocent Ingenue Baby, Stairway to Paradise et Swanee cl\u00f4turaient le programme. Les applaudissements furent tels que le rappel, Do it Again de Gershwin, fut biss\u00e9. La seconde fois, Gershwin l\u2019agr\u00e9menta d\u2019une brillante variation inspir\u00e9e de Sh\u00e9h\u00e9razade de Rimski-Korsakov. \u00c9va raconte que la salle croula de rire et, au dire de beaucoup, Gershwin emporta le spectacle. Les critiques eurent beau d\u00e9crier l\u2019entr\u00e9e du \u00ab\u00a0jazz raffin\u00e9\u00a0\u00bb dans la sacro-sainte salle de r\u00e9cital, la notori\u00e9t\u00e9 que son audace valut \u00e0 \u00c9va contribua \u00e0 lui assurer une carri\u00e8re tr\u00e8s active pendant toutes les ann\u00e9es vingt et, par la suite, une place dans l\u2019histoire.<\/p>\n<p>\u00c0 la suite de ce concert, Paul Whiteman, qui l\u2019avait entendu, commanda \u00e0 Gershwin la Rhapsody in Blue. Les biographes de Gershwin sont d\u2019ailleurs nombreux \u00e0 faire observer que son succ\u00e8s aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019\u00c9va Gauthier n\u2019est sans doute pas \u00e9tranger \u00e0 la d\u00e9cision qu\u2019il prit alors de relever son premier grand d\u00e9fi de compositeur. Toujours est-il qu\u2019\u00c9va et lui r\u00e9p\u00e9t\u00e8rent leur exploit \u00e0 Boston en janvier 1924 et de nouveau \u00e0 Londres le 22 mai 1925. \u00c0 cette occasion, assist\u00e9e d\u2019Ivor Newton au piano, elle donna la premi\u00e8re interpr\u00e9tation des Ballads of the Four Seasons d\u2019Arthur Bliss et chanta l\u2019Air de l\u2019enfant, extrait de l\u2019op\u00e9ra L\u2019Enfant et les sortil\u00e8ges r\u00e9cemment compos\u00e9 par Ravel. Les critiques londoniens ne pardonn\u00e8rent pas davantage \u00e0 \u00c9va d\u2019avoir profan\u00e9 les lieux saints de la musique. Pour les apaiser, elle leur offrit huit autres r\u00e9citals au cours de l\u2019\u00e9t\u00e9. \u00c0 la fin d\u2019ao\u00fbt, Edward Dent l\u2019invita \u00e0 chanter des m\u00e9lodies de Villa-Lobos au Festival de la Soci\u00e9t\u00e9 internationale de la musique contemporaine qui se tenait \u00e0 Venise au d\u00e9but de septembre. \u00c0 en croire C\u00e9sar Saerchinger, \u00ab\u00a0jamais n\u2019avait-on vu pour un festival de musique, sauf peut-\u00eatre durant les plus belles ann\u00e9es de Bayreuth, pareil rassemblement de grands noms\u00a0\u00bb3. \u00c9taient pr\u00e9sents, notamment, Richard Strauss, Arnold Schoenberg, Igor Stravinski, Toscanini et Bodanski. \u00c9va raconte qu\u2019un jour Schoenberg, \u00e0 qui l\u2019on demandait de bien vouloir lib\u00e9rer les locaux de r\u00e9p\u00e9tition pour les autres compositeurs, se retourna et hurla\u00a0: \u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas d\u2019autres compositeurs4.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0On me dit, observera plus tard Ursula Greville, que les divergences d\u2019opinions qui s\u00e9paraient \u00e0 ce sujet M. Dent, pr\u00e9sident de l\u2019association, et M. Schoenberg risquent de faire date dans l\u2019histoire5.\u00a0\u00bb Au programme du festival se trouvaient deux \u0153uvres ma\u00eetresses\u00a0: la S\u00e9r\u00e9nade pour orchestre de chambre et voix de Schoenberg, et la Sonate pour piano (1924) de Stravinski. \u00c9va, accompagn\u00e9e par Alfredo Casella, chanta les Epigramas ironicos e sentimentales et Car vite s\u2019\u00e9coule la vie, extrait des Historietas de Villa-Lobos. Elle dira plus tard au sujet de ces m\u00e9lodies\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Je les aimais quand je les ai chant\u00e9es au festival, bien que l\u2019auditoire les ait hu\u00e9es tant elles lui d\u00e9plaisaient. N\u2019emp\u00eache que le public m\u2019a r\u00e9clam\u00e9e plusieurs fois pour me montrer qu\u2019il m\u2019aimait moi6.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Apr\u00e8s le festival, \u00c9va alla chanter pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Berlin et \u00e0 Vienne. Pour cette occasion, elle choisit des airs baroques et classiques suivis de m\u00e9lodies de Ravel et de musique de chambre contemporaine. Les critiques furent dans l\u2019ensemble ravis, bon nombre d\u2019entre eux consid\u00e9rant le r\u00e9cital comme un \u00e9v\u00e9nement de bon augure pour la nouvelle saison musicale.<\/p>\n<p>Durant les ann\u00e9es vingt, \u00c9va donna jusqu\u2019\u00e0 trente-cinq concerts par ann\u00e9e, dont plusieurs en collaboration avec des artistes de renom tels Pablo Casals, Alfred Cortot et Wanda Landowska. Elle interpr\u00e9ta le r\u00e9pertoire moderne avec de grands orchestres am\u00e9ricains, dirig\u00e9s notamment par Pierre Monteux, Fritz Reiner et Leopold Stokowski. Pour ses tourn\u00e9es de la c\u00f4te ouest, les compositeurs Arthur Bliss et Colin McPhee l\u2019accompagn\u00e8rent au piano; de 1925 \u00e0 1937 cependant, c\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement Celius Dougherty, un autre compositeur, qui lui servait de pianiste.<\/p>\n<p>En 1928, \u00e0 l\u2019occasion du passage de Maurice Ravel en Am\u00e9rique du Nord, elle organisa un d\u00eener d\u2019anniversaire pour c\u00e9l\u00e9brer les cinquante-trois ans du compositeur. Gershwin, dont Ravel voulait faire la connaissance, s\u2019y trouvait. \u00c9va raconte\u00a0:<a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/part2-4-Man_woman-and-animal_outside_cmyk300.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-352424\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/part2-4-Man_woman-and-animal_outside_cmyk300-223x300.jpg\" alt=\"\" width=\"223\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Apr\u00e8s d\u00eener, Gershwin, qui \u00e9tait en grande forme, joua la Rhapsody, puis son r\u00e9pertoire au grand complet. Il aurait bien voulu travailler avec Ravel, mais ce dernier lui dit qu\u2019il risquait de ne plus \u00e9crire que du mauvais Ravel et de perdre son merveilleux talent pour la m\u00e9lodie. C\u2019est moi qui leur servais d\u2019interpr\u00e8te et c\u2019\u00e9tait fort int\u00e9ressant7.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00c9va fit une derni\u00e8re grande tourn\u00e9e de l\u2019Europe \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 et \u00e0 l\u2019automne de 1928. Dix grandes villes, de Paris \u00e0 Madrid, l\u2019entendirent dans son r\u00e9pertoire classique et moderne. \u00c9puis\u00e9e et malade, elle prit alors deux ans de repos qu\u2019elle passa principalement \u00e0 Paris. En f\u00e9vrier 1931 (elle avait 45 ans), elle remonta sur sc\u00e8ne \u00e0 Cuba pour donner un concert avec l\u2019Orchestre philharmonique de La Havane. \u00c0 son retour en Am\u00e9rique, la d\u00e9pression \u00e9conomique, particuli\u00e8rement \u00e9prouvante pour les artistes, la contraignit \u00e0 se tourner vers l\u2019enseignement et la radio pour suppl\u00e9er \u00e0 ses revenus de concert.<\/p>\n<p>Le 15 mars 1935 au Symphony Hall de Boston, \u00c9va interpr\u00e9ta le r\u00f4le-titre dans Pers\u00e9phone de Stravinski, dont l\u2019auteur dirigeait la cr\u00e9ation am\u00e9ricaine. Engag\u00e9e au dernier moment, elle avait appris le r\u00f4le pendant le trajet entre New York et Boston. L\u2019ann\u00e9e suivante, l\u2019\u0153uvre fut jou\u00e9e pour la premi\u00e8re fois \u00e0 New York. \u00c9va, qui incarnait de nouveau Pers\u00e9phone, s\u2019attira les commentaires suivants de la part d\u2019Olin Downes, critique du New York Times\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Mlle Gauthier a fait preuve d\u2019un sens artistique incomparable. Sa d\u00e9clamation du texte tenait autant de la musique que de la po\u00e9sie. On aurait dit, \u00e0 plusieurs moments, une r\u00e9citation musicale. La voix portait et se fondait avec le son de l\u2019orchestre. Il ne manquait absolument rien au texte, aussi difficile qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 \u00e0 synchroniser pr\u00e9cis\u00e9ment avec la partition8.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Un mois plus tard, elle participa au premier Festival de Hartford organis\u00e9 par Virgil Thomson au mus\u00e9e Wadsworth Atheneum. Le r\u00f4le de soprano dans Socrate9 de Satie est un d\u00e9fi en soi, mais combien davantage quand on le chante sous un assemblage mena\u00e7ant de mobiles (ceux d\u2019Alexander Calder) suspendus au-dessus de sa t\u00eate. \u00c0 en croire le critique du New York Sun, \u00ab\u00a0dans tout le festival, rien n\u2019a fait autant de bruit que ce num\u00e9ro10\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Au cours de la saison 1936-1937, \u00c9va donna \u00e0 New York trois r\u00e9citals comm\u00e9morant ses vingt-deux ans de carri\u00e8re aux \u00c9tats-Unis. Le premier \u00e9tait consacr\u00e9 \u00e0 la musique espagnole, le deuxi\u00e8me au r\u00e9pertoire classique et contemporain d\u2019Europe centrale et le dernier \u00e0 la m\u00e9lodie fran\u00e7aise, avec laquelle elle avait la plus grande affinit\u00e9. Du premier concert, le critique Irving Kolodin \u00e9crivit qu\u2019\u00c9va Gauthier \u00ab\u00a0manifeste une fois de plus une aptitude remarquable \u00e0 s\u2019approprier une m\u00e9lodie et \u00e0 la faire enti\u00e8rement sienne11\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Portrait-of-womans-face_cmyk300.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-352426\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Portrait-of-womans-face_cmyk300-286x300.jpg\" alt=\"\" width=\"286\" height=\"300\" \/><\/a>De la fin de sa carri\u00e8re en 1937 jusqu\u2019\u00e0 sa mort en 1958, \u00c9va continua d\u2019encourager activement la musique contemporaine tant dans son enseignement et ses \u00e9crits qu\u2019\u00e0 la radio et aupr\u00e8s des artistes qui la consultaient. Membre fondateur et pendant plusieurs ann\u00e9es membre du conseil d\u2019administration de l\u2019American Guild of Musical Artists, elle fit \u00e9galement partie des jurys de plusieurs fondations parrainant les jeunes compositeurs et artistes. Elle connaissait mieux que quiconque l\u2019importance de cet appui aux jeunes musiciens.<\/p>\n<p>Pendant toute la dur\u00e9e de sa carri\u00e8re \u00e0 New York, le r\u00e9cital annuel d\u2019\u00c9va Gauthier fut consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des r\u00e9citals de chant particuli\u00e8rement int\u00e9ressants, sinon le seul. Ce succ\u00e8s est attribuable \u00e0 l\u2019intelligence et au raffinement de ses interpr\u00e9tations ainsi qu\u2019\u00e0 son discernement en mati\u00e8re de r\u00e9pertoire. En Am\u00e9rique, elle connaissait peu de rivaux sur la sc\u00e8ne de r\u00e9cital. H. T. Parker, doyen des critiques de Boston, fit observer qu\u2019\u00ab\u00a0elle \u00e9tait \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation de la m\u00e9lodie moderne et ultramoderne ce que [Mary] Garden \u00e9tait \u00e0 l\u2019op\u00e9ra12\u00a0\u00bb. En terminant, je rappellerai le vibrant t\u00e9moignage d\u2019un ami et coll\u00e8gue d\u2019\u00c9va Gauthier, le compositeur am\u00e9ricain Walter Kramer\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Tous les compositeurs de notre \u00e9poque ont envers elle une dette de reconnaissance pour l\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019elle a port\u00e9 \u00e0 la musique vocale contemporaine et pour son refus de laisser la musique s\u2019immobiliser dans ses formes traditionnelles. Car sans les \u00c9va Gauthier du monde, il n\u2019y aurait jamais d\u2019auditoire pour la musique de ces compositeurs qu\u2019on dit \u201cd\u2019un si\u00e8cle en avance de leur temps\u201d13.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Nadia Turbide, musicologue de Montr\u00e9al, r\u00e9dige actuellement une<br \/>\nbiographie d\u2019\u00c9va Gauthier.<br \/>\nCet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en mai 1988 dans Les Cahiers de l\u2019ARMuQ, num\u00e9ro 7. En 1991, l\u2019ARMuQ a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par la Soci\u00e9t\u00e9 qu\u00e9b\u00e9coise de recherche en musique.<\/p><\/blockquote>\n<p>1 Purcell et Bellini voisinaient non seulement avec les derni\u00e8res compositions de<br \/>\nMilhaud et Schoenberg, mais encore avec des chansons populaires am\u00e9ricaines,<br \/>\nce qui ne s\u2019\u00e9tait jamais vu au concert.<br \/>\n2 Lettre, John \u00e0 \u00c9va Gauthier [1953], Collection \u00c9va Gauthier MNY Amer, New York Public Library.<br \/>\n3 Cesar Saerchinger,\u201cInternational Festival at Venice\u201d, Musical Courier 91, 44 (1er octobre 1925)\u00a0: 18.<br \/>\n4 \u00c9va Gauthier, \u201cFestival in Venice\u201d, Musical Record (juin 1941)\u00a0: 4.<br \/>\n5 Ursula Greville, \u201cVenice in Eruption\u201d, The Sackbut (septembre \/1925)\u00a0: 61.<br \/>\n6 Greville, 20.<br \/>\n7 \u00c9va Gauthier, \u201cGeorge Gershwin\u2014A Personal Appreciation\u201d, Agma 2, 7-8 (juillet-ao\u00fbt 1937)\u00a0: 8.<br \/>\n8 Olin Downes, \u201cSchola cantorum at Carnegie Hall\u201d, The New York Times (5 f\u00e9vrier 1936)\u00a0: 15 (1-2).<br \/>\n9 Dans ce drame symphonique divis\u00e9 en trois parties, \u00c9va Gauthier chanta Alcibiade (I), Ph\u00e8dre (II),<br \/>\nSocrate (III) et le t\u00e9nor Colin O\u2019More interpr\u00e9ta Socrate (I-II) et Ph\u00e9don (III).<br \/>\n10 Henry McBride, \u201cAll Arts United in Hartford\u201d, The New York Sun (22 f\u00e9vrier 1936) : 26.<br \/>\n11 Irving Kolodin, \u201cEva Gauthier Sings at Hotel Gotham\u201d, New York Sun (9 d\u00e9cembre 1936).<br \/>\n12 H.T. Parker, Eight Notes (New York: Dodd, Mead and Company, 1922), p. 102.<br \/>\n13 A. Walter Kramer, \u201c\u00c9va Gauthier Achieves Renown as Explorer of Ultra-Modern Fields\u201d, Musical America, 24, 21 (21 septembre 1921): 8.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9va passa les \u00e9t\u00e9s 1922 et 1923 \u00e0 travailler sa technique vocale \u00e0 Berlin avec Anna Schoen-Ren\u00e9, \u00e0 renouer contact avec des compositeurs et coll\u00e8gues de Paris et de Londres et \u00e0 enrichir sa collection d\u2019\u0153uvres vocales. Pour son r\u00e9cital annuel \u00e0 New York \u00e0 l\u2019automne de 1923, elle fit preuve d\u2019un rare \u00e9clectisme dans<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/fr\/nadia-turbide\/eva-gauthier-1885-1958-pioneer-20th-century-music-part-2\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":3396,"featured_media":352433,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[17253,17277,394,17279,17251],"tags":[],"class_list":{"0":"post-352427","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-melodie","8":"category-musique-canadienne","9":"category-musique-classique","10":"category-quebec-fr","11":"category-musique-vocale","12":"type-article-fr","13":"volume-volume-23","14":"issue-vol-23-issue-4-fr","15":"section-articles-de-fond"},"featured_image_src":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Eva-Gauthier-web.jpg","blog_images":{"medium":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Eva-Gauthier-web.jpg","large":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Eva-Gauthier-web.jpg"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"ams_acf":[{"key":"volume","label":"Volume","value":[]},{"key":"number","label":"Number","value":[]},{"key":"performer_1","label":"Performer 1","value":""},{"key":"performer_2","label":"Performer 2","value":""},{"key":"other_info","label":"Other info","value":""},{"key":"ink_amazon","label":"Ink Amazon","value":""},{"key":"archambault","label":"archambault link","value":""},{"key":"price","label":"Price","value":""},{"key":"source_url","label":"Source URL","value":""},{"key":"author_name","label":"Author","value":""},{"key":"editchoice","label":"Edit Choice","value":[]},{"key":"is_cover_story","label":"Is Cover Story","value":[]},{"key":"le_volume","label":"Le volume","value":[]},{"key":"numero","label":"Num\u00e9ro","value":[]}],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/352427"}],"collection":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3396"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=352427"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/352427\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/352433"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=352427"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=352427"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=352427"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}