{"id":349879,"date":"2017-10-10T19:05:28","date_gmt":"2017-10-10T23:05:28","guid":{"rendered":"http:\/\/myscena.org\/?p=349879\/"},"modified":"2017-10-10T23:11:33","modified_gmt":"2017-10-11T03:11:33","slug":"le-quatuor-molinair-fete-ses-20-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/olivier-gentil\/le-quatuor-molinair-fete-ses-20-ans\/","title":{"rendered":"Le Quatuor Molinari f\u00eate ses 20 ans"},"content":{"rendered":"<blockquote class=\"modern-quote full\"><p>Quel que soit le vocabulaire litt\u00e9raire ou plasticien dans lequel une forme d\u2019art voudra se d\u00e9finir, elle ne sera valable qu\u2019en fonction de la structure spatiale qu\u2019elle cr\u00e9era.<\/p>\n<p><cite>\u00a0Guido Molinari<\/cite><\/p><\/blockquote>\n<p>C\u2019est en ces termes que Guido Molinari, lors de l\u2019<em>expo 55 <\/em>au Mus\u00e9e des beaux-arts de Montr\u00e9al en 1955, revendiquait la primaut\u00e9 de l\u2019effet r\u00e9tinien en tant qu\u2019exp\u00e9rience artistique. Au cours des cinq d\u00e9cennies suivantes, soit j<span style=\"font-family: 'Open Sans', Arial, sans-serif; font-size: 14px;\">usqu\u2019\u00e0 sa mort en 2004, le peintre montr\u00e9alais n\u2019a jamais cess\u00e9 de s\u2019affirmer comme l\u2019une des figures de proue du mouvement d\u2019avant-garde plasticien montr\u00e9alais. Il y a vingt ans cet automne, lorsqu\u2019Olga Ranzenhofer, membre fondatrice du Quatuor Molinari, a cherch\u00e9 un nom pour un futur ensemble musical, le nom du peintre s\u2019est impos\u00e9 de lui-m\u00eame\u00a0: \u00ab\u00a0On cherchait un nom qui allait repr\u00e9senter notre vision, un nom fort qui allait repr\u00e9senter un ensemble d\u2019ici, raconte-t-elle. On joue comme les toiles de Molinari\u00a0! Il y a cette m\u00eame \u00e9nergie, cette luminosit\u00e9; il y a ce rythme, ce lyrisme.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p>Durant de nombreuses ann\u00e9es, Mme\u00a0Ranzenhofer a eu la chance de c\u00f4toyer le c\u00e9l\u00e8bre peintre dans son atelier, affirmant l\u2019avoir bien connu et eu la chance d\u2019\u00e9changer avec lui \u00e0 de nombreuses reprises. C\u2019est d\u2019ailleurs ce dernier qui avait confectionn\u00e9 le logo de l\u2019ensemble \u00e0 ses d\u00e9buts, celui-ci symbolisant les quatre membres de l\u2019ensemble rassembl\u00e9s dans un seul tout. Il ne fait aujourd\u2019hui aucun doute que le quatuor partage cette m\u00eame \u00e9nergie que l\u2019on peut retrouver dans l\u2019art pictural du peintre. \u00ab\u00a0Pour nous, c\u2019est notre image\u00a0: la couleur, cette franchise, confie Mme\u00a0Ranzenhofer. C\u2019est ce que l\u2019on veut quand on joue, et je crois que c\u2019est une tr\u00e8s belle image.\u00a0\u00bb Le quatuor se consacre \u00e0 la pr\u00e9sentation d\u2019\u0153uvres contemporaines des XX<sup>e<\/sup> et XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cles.<\/p>\n<h6>Un concert sp\u00e9cial pour les 20 ans de l\u2019ensemble<\/h6>\n<p>Cette saison, l\u2019ensemble soulignera en grand son vingti\u00e8me anniversaire. Le 10 novembre prochain, ce sera l\u2019occasion pour le quatuor de nous pr\u00e9senter <em>Le<\/em> <em>Quatuor<\/em> <em>selon Molinari<\/em> au Conservatoire de musique de Montr\u00e9al, o\u00f9 seront r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9es certaines des \u0153uvres charni\u00e8res de l\u2019histoire de l\u2019ensemble, qui compte un r\u00e9pertoire de pr\u00e8s de 250 \u0153uvres de musique contemporaine. Au programme, on retrouvera le <em>Quatuor n\u00b02<\/em> de Schafer, le <em>Quatuor n\u00b02<\/em> d\u2019Alfred Schnittke, <em>Six moments musicaux<\/em> (op. 44) de Gy\u00f6rgy Kurt\u00e1g ainsi que le <em>Quatuor n\u00b02<\/em> de Chostakovitch. Lors de la soir\u00e9e, une projection sp\u00e9ciale sera \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9e retra\u00e7ant les moments phares de l\u2019ensemble.<\/p>\n<p>\u00c9galement, le 20 avril prochain, le quatuor offrira, de concert avec l\u2019Orchestre M\u00e9tropolitain, l\u2019\u00e9v\u00e9nement <em>Molinari et les tableaux d\u2019une exposition <\/em>o\u00f9 une \u0153uvre du compositeur Samy Moussa sera cr\u00e9\u00e9e.<\/p>\n<h6>Une mission ambitieuse<\/h6>\n<p>C\u2019est peu dire, s\u2019orienter dans la production d\u2019\u0153uvres musicales des XX<sup>e<\/sup> et XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cles pose incontestablement un d\u00e9fi de taille quant \u00e0 leur r\u00e9ception par les publics. Ces techniques d\u2019\u00e9criture parfois audacieuses \u2013 autant dans l\u2019harmonie ou les figures rythmiques que dans les m\u00e9lodies \u2013 ainsi que des utilisations et effets parfois peu communs des instruments peuvent surprendre une oreille non avertie. \u00c0 cela s\u2019ajoutent les d\u00e9fis attach\u00e9s au \u00ab\u00a0nouveau\u00a0\u00bb. Toute personne ayant programm\u00e9 un concert le reconna\u00eetra\u00a0: il restera toujours plus facile de programmer une \u0153uvre bien connue, de Beethoven ou de Mozart par exemple, que celle d\u2019un jeune compositeur encore inconnu. \u00ab\u00a0Cela a toujours \u00e9t\u00e9 un d\u00e9fi pour nous, confie Mme\u00a0Ranzenhofer. Il faut que les gens s\u2019habituent \u00e0 de nouveaux noms. On tente de briser les tabous de la musique contemporaine.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Afin de pallier le probl\u00e8me, l\u2019ensemble organise les \u00e9v\u00e9nements <em>Dialogues sur le Plateau<\/em>, offerts cette ann\u00e9e \u00e0 la Maison de la culture Plateau-Mont-Royal. Ceux-ci pr\u00e9c\u00e8dent le concert. Comme le nom le sugg\u00e8re, ces ateliers de discussion permettent aux musiciens et au compositeur m\u00eame des \u0153uvres programm\u00e9es (lorsque cela est possible) de parler des \u0153uvres qui seront jou\u00e9es, de les remettre dans leur contexte musical, historique et social. \u00ab\u00a0C\u2019est ouvert \u00e0 tous, explique Mme\u00a0Ranzenhofer. Autant pour les gens qui connaissent moins la musique, autant pour des gens bien initi\u00e9s\u00a0: des \u00e9tudiants en composition par exemple. On peut parler d\u2019harmonie, de technique, des glissandos, des couleurs sp\u00e9ciales qui sont utilis\u00e9es. Cela donne des points de rep\u00e8re aux spectateurs.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Tout compte fait, le quatuor a su ne pas c\u00e9der \u00e0 la facilit\u00e9 en \u00e9cartant de sa programmation certaines \u0153uvres dont la r\u00e9ception est plus ardue, tout en n\u2019\u00e9tant pas rest\u00e9 les bras crois\u00e9s et plaider l\u2019incompr\u00e9hension du public. En offrant des cl\u00e9s d\u2019\u00e9coute et des outils de compr\u00e9hension, la formation devient \u00e0 m\u00eame de traduire dans sa pl\u00e9nitude les particularit\u00e9s et subtilit\u00e9s de la musique contemporaine. \u00ab\u00a0On a d\u00e9j\u00e0 eu des discussions fantastiques, les gens venaient nous parler de Chostakovitch, et l\u00e0 on commence \u00e0 parler du r\u00e9gime communiste sovi\u00e9tique, la censure marquant ce moment. On peut avoir des discussions tr\u00e8s int\u00e9ressantes\u00a0\u00bb, ajoute-t-elle.<\/p>\n<p>Autre \u00e9l\u00e9ment, une \u0153uvre \u00e9crite pour le Molinari sera assur\u00e9ment rejou\u00e9e. \u00ab\u00a0Quand on commande des \u0153uvres \u00e0 des compositeurs, on s\u2019engage \u00e0 les rejouer.\u00a0\u00bb En les rejouant \u2013 certaines jusqu\u2019\u00e0 10, 40 et 50 fois \u2013, celles-ci ne seront pas oubli\u00e9es et feront tranquillement leur chemin dans l\u2019histoire de la musique.<\/p>\n<h6>Un quatuor qui s\u2019impose dans le paysage montr\u00e9alais<\/h6>\n<p>Cela fait cette ann\u00e9e 11 saisons que la formation \u00e9volue avec les m\u00eames musiciens. Il ne fait aucun doute, notamment \u00e0 l\u2019\u00e9coute du quatuor ou en les voyant sur sc\u00e8ne, que l\u2019\u00e9nergie passe. \u00ab\u00a0C\u2019est notre 20<sup>e<\/sup> saison, et c\u2019est d\u00e9j\u00e0 notre 11<sup>e<\/sup> saison avec les m\u00eames musiciens. Il y a une coh\u00e9sion, on travaille bien, on a du plaisir\u00a0! Si les gens nous entendaient en r\u00e9p\u00e9tition\u00a0! On s\u2019amuse, on rit, l\u2019atmosph\u00e8re est tr\u00e8s agr\u00e9able.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 court terme, l\u2019objectif pour l\u2019ensemble est d\u2019\u00e9largir son public, notamment de rejoindre les jeunes, un groupe largement sous-repr\u00e9sent\u00e9 dans les concerts de musique classique en g\u00e9n\u00e9ral. \u00c0 cet effet, le quatuor, en collaboration avec Jeunesses Musicales Canada, offrira d\u00e8s novembre prochain le concert <em>Le grenier de Molinari, <\/em>spectacle sp\u00e9cialement pr\u00e9par\u00e9 pour ce public<em>. <\/em>De surcro\u00eet, le Molinari met actuellement sur pied le projet <em>Le Labyrinthe de Schafer, <\/em>o\u00f9 l\u2019int\u00e9grale des quatuors de Schafer sera interpr\u00e9t\u00e9e.<\/p>\n<p>Tout comme dans les peintures de Guido Molinari, on retrouve chez le quatuor cette recherche de substance et d\u2019essence\u00a0: ces vives couleurs et cette \u00e9nergie sont rapidement per\u00e7ues par l\u2019auditeur. Il y a l\u00e0 une recherche de communiquer \u00e0 tous \u2013 de mani\u00e8re universelle \u2013 cette richesse sonore et spatiale composant la musique des XX<sup>e<\/sup> et XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cles.<\/p>\n<p>Le Quatuor selon Molinari : Concert 20<sup>e<\/sup> anniversaire, vendredi 10 novembre \u00e0 19\u00a0h\u00a030, Conservatoire de musique de Montr\u00e9al.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.conservatoire.gouv.qc.ca\">www.conservatoire.gouv.qc.ca<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.quatuormolinari.qc.ca\">www.quatuormolinari.qc.ca<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quel que soit le vocabulaire litt\u00e9raire ou plasticien dans lequel une forme d\u2019art voudra se d\u00e9finir, elle ne sera valable qu\u2019en fonction de la structure spatiale qu\u2019elle cr\u00e9era. \u00a0Guido Molinari C\u2019est en ces termes que Guido Molinari, lors de l\u2019expo 55 au Mus\u00e9e des beaux-arts de Montr\u00e9al en 1955, revendiquait la primaut\u00e9 de l\u2019effet r\u00e9tinien<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/fr\/olivier-gentil\/le-quatuor-molinair-fete-ses-20-ans\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":3086,"featured_media":349882,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[17265],"tags":[13161],"class_list":{"0":"post-349879","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-contemporaine","8":"tag-quatuor-a-cordes","9":"type-article-fr","10":"volume-volume-23","11":"issue-vol-23-issue-2-fr","12":"section-articles-de-fond"},"featured_image_src":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/molinari20160549.jpg","blog_images":{"medium":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/molinari20160549.jpg","large":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/molinari20160549.jpg"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"ams_acf":[{"key":"le_volume","label":"Le volume","value":[]},{"key":"numero","label":"Num\u00e9ro","value":[]},{"key":"source_url","label":"Source URL","value":""},{"key":"author_name","label":"Author","value":""},{"key":"editchoice","label":"Edit Choice","value":[]},{"key":"is_cover_story","label":"Is Cover Story","value":[]},{"key":"performer_1","label":"Performer 1","value":""},{"key":"performer_2","label":"Performer 2","value":""},{"key":"other_info","label":"Other info","value":""},{"key":"ink_amazon","label":"Ink Amazon","value":""},{"key":"archambault","label":"archambault link","value":""},{"key":"price","label":"Price","value":""}],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/349879"}],"collection":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3086"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=349879"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/349879\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/349882"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=349879"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=349879"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=349879"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}