{"id":348301,"date":"2017-09-01T00:00:43","date_gmt":"2017-09-01T05:00:43","guid":{"rendered":"http:\/\/myscena.org\/?p=348301\/"},"modified":"2017-09-10T20:22:04","modified_gmt":"2017-09-11T01:22:04","slug":"rentree-theatrale-2017-les-incontournables-de-lautomne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/nathalie-de-han\/rentree-theatrale-2017-les-incontournables-de-lautomne\/","title":{"rendered":"Rentr\u00e9e th\u00e9\u00e2trale 2017 : les incontournables de l\u2019automne"},"content":{"rendered":"<p>Faste p\u00e9riode pour les passionn\u00e9s de th\u00e9\u00e2tre\u00a0: l\u2019ensemble des productions est enfin r\u00e9v\u00e9l\u00e9 et il ne reste qu\u2019\u00e0 choisir soigneusement les spectacles qui composeront votre saison. Le parcours de tel com\u00e9dien, la d\u00e9marche de cette metteure en sc\u00e8ne ou la th\u00e9matique d\u00e9velopp\u00e9e vous interpellent\u00a0? C\u00e9dez \u00e0 la curiosit\u00e9\u00a0: l\u2019offre th\u00e9\u00e2trale montr\u00e9alaise en vaut la peine. Pour vous convaincre, voici les incontournables de cet automne.<\/p>\n<h3>Septembre<\/h3>\n<p>Qui sommes-nous, qui sont les autres\u00a0? Quelles perceptions nous distinguent et nous rassemblent\u00a0? Pour<em> \u00c0 te regarder, ils s\u2019habitueront<\/em>, Olivier Kemeid et Mani Soleymanlou ont r\u00e9uni six metteurs en sc\u00e8ne et une douzaine d\u2019acteurs afin d\u2019\u00e9clairer les questions de la diversit\u00e9 culturelle d\u2019aujourd\u2019hui (au Quat \u2018Sous, du 5 au 30 septembre). La nouvelle direction artistique du Th\u00e9\u00e2tre Jean-Duceppe ouvrira la saison avec <em>Quand la pluie s\u2019arr\u00eatera<\/em>, un texte futuriste d\u2019Andrew Bovell, mis en sc\u00e8ne et traduit par Fr\u00e9d\u00e9ric Blanchette, qui nous entra\u00eene \u00e0 Alice Springs, en Australie, en 2039. Des poissons tombent du ciel. Quand arriverons-nous \u00e0 modifier notre fa\u00e7on de vivre pour le bien des g\u00e9n\u00e9rations futures\u00a0? \u00c0 voir du 6\u00a0septembre au 14\u00a0octobre 2017. L\u2019Usine C met les petits plats dans les grands pour accueillir Olivier Py. Le com\u00e9dien et metteur en sc\u00e8ne qui dirige le Festival d\u2019Avignon propose <em>Les premiers adieux de Miss Knife<\/em>, la diva toute en \u00e9motions, paillettes et perruque blonde qu\u2019il personnifie. La chanteuse sera accompagn\u00e9e de musiciens et de la reine montr\u00e9alaise du kitsch Mado Lamotte. Le spectacle sera exceptionnellement pr\u00e9sent\u00e9 au Lion d\u2019Or (13, 14 et 15 septembre). Dans un tout autre esprit, dix ans apr\u00e8s sa cr\u00e9ation et une adaptation cin\u00e9matographique couronn\u00e9e de succ\u00e8s, Sylvain B\u00e9langer s\u2019attaque \u00e0 <em>Bashir Lazhar<\/em>. En pleine crise migratoire et repli identitaire des pays occidentaux, le texte d\u2019Evelyne de la Cheneli\u00e8re reste actuel (du 19 septembre au 14 octobre, au Centre du Th\u00e9\u00e2tre d\u2019Aujourd\u2019hui). Apr\u00e8s le succ\u00e8s des com\u00e9dies musicales Les Belles-s\u0153urs et Sainte Carmen de la Main, Ren\u00e9 Richard Cyr donne un nouvel essor \u00e0 la c\u00e9l\u00e8bre com\u00e9die musicale de Michel Tremblay et Fran\u00e7ois Dompierre, <em>Demain matin, Montr\u00e9al m\u2019attend<\/em>. Le spectacle est l\u2019un des bons coups des c\u00e9l\u00e9brations du 375<sup>e<\/sup> de Montr\u00e9al (du 19 septembre au 14 octobre, au TNM). La toujours pertinente Catherine Vidal r\u00e9unit Larissa Corriveau, James Hyndman, Marie-France Lambert, Marie-Claude Langlois et Macha Limonchik pour d\u00e9fendre <em>Je disparaitrais<\/em>, d\u2019Arne Lygre (au Prospero, du 26 septembre au 21 octobre). La compagnie Territoire 80 offrira pour sa part <em>Visage de Feu<\/em>, le magnifique texte de Marius von Mayenburg, dans une mise en sc\u00e8ne de Laurence Castonguay Emery \u2013 c\u2019est \u00e0 ne pas manquer (dans la petite salle du Prospero, du 26 septembre au 14 octobre).<\/p>\n<h3>Octobre<\/h3>\n<p>L\u2019\u00eatre humain contr\u00f4lera-t-il son \u00e9volution\u00a0? Une porte s\u2019est ouverte sur la (re)cr\u00e9ation de nous-m\u00eames. Qui travaille \u00e0 tuer la mort\u00a0? \u00c9dith Patenaude et Dominique Leclerc offrent Post Humains, un m\u00e9lange de th\u00e9\u00e2tre documentaire, d\u2019autofiction et de performance, le fruit de quatre ann\u00e9es de recherches au c\u0153ur du mouvement cyborg et transhumaniste (du 3 octobre au 14 octobre, \u00e0 l\u2019Espace libre). Serge Denoncourt s\u2019attaquera \u00e0 La mort d\u2019un commis voyageur, d\u2019Arthur Miller. Une valeur s\u00fbre (du 3 octobre au 4 novembre, au Rideau Vert). Tr\u00e8s attendue, la sensation des metteurs en sc\u00e8ne montr\u00e9alais, Angela Konrad, pr\u00e9sentera enfin un premier texte de sa plume, Last night I dreamt that somebody loved me. Le projet con\u00e7u pour un acteur, quatre danseurs et un chien philosophe met en lien les chansons de l\u2019ic\u00f4ne pop Shirley Bassey, la brit-pop du groupe The Smiths, les r\u00e9flexions des penseurs Freud, Badiou, Stiegler et la qu\u00eate du bonheur. La psych\u00e9 de l\u2019homme rel\u00e8verait-elle d\u2019un \u00e9chantillonnage hybride aussi path\u00e9tique que celui de la musique populaire\u00a0? Rires grin\u00e7ants en perspective (du 10 au 21 octobre, \u00e0 l\u2019Usine C). \u00c9g\u00e9rie des sous-estim\u00e9s, po\u00e8te maudite de la fin du si\u00e8cle au Qu\u00e9bec, Jos\u00e9e Yvon, surnomm\u00e9e la f\u00e9e mal tourn\u00e9e, a trac\u00e9 la route litt\u00e9raire des r\u00e9volt\u00e9s. Fascin\u00e9s par le legs de cette po\u00e9tesse, les artisans de la Messe Basse, Boudreault, Carbonneau et Cadieux d\u00e9voilent La Femme la plus dangereuse du Qu\u00e9bec \u00e0 travers des archives in\u00e9dites (du 10 au 28 octobre, \u00e0 la salle Fred-Barry). Et pourquoi pas un minifestival Catherine Chabot\u00a0? Table rase, le texte qui a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l\u2019auteure et obtenu le prix de la critique du meilleur texte Montr\u00e9al 2015-2016, revient en effet pour une troisi\u00e8me ann\u00e9e cons\u00e9cutive \u00e0 l\u2019Espace Libre, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 mont\u00e9 en Angleterre. Ses portraits de jeunes femmes d\u00e9complex\u00e9es qui vont jusqu\u2019au bout de leur amiti\u00e9 valent le d\u00e9tour, profitez-en (du 19 au 29 octobre).<\/p>\n<h3>Novembre<\/h3>\n<p>Avec la forme th\u00e9\u00e2tro-musicale Nina, c\u2019est autre chose, Florent Siaud offre une pi\u00e8ce de chambre de Michel Vinaver, cisel\u00e9e comme un film d\u2019\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00c9ric Rohmer (\u00e0 La Chapelle, du 1er au 5 novembre). Michel-Maxime Legault pr\u00e9sente Savoir Compter de Marianne Dansereau, un texte qui raconte la vie grave et po\u00e9tique des petites gens, dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 l\u2019ignoble contamine autant l\u2019\u00e2me humaine que les syst\u00e8mes politiques (du 7 au 25 novembre, salle Jean-Claude Germain du Th\u00e9\u00e2tre d\u2019Aujourd\u2019hui). Apr\u00e8s Table rase, \u00e9crit avec la collaboration de Brigitte Poupart et des interpr\u00e8tes, Catherine Chabot prend seule la plume et pose son regard per\u00e7ant sur les joutes amoureuses. Ce sera Corrida, dans une mise en sc\u00e8ne de Fr\u00e9d\u00e9ric Blanchette. Prometteur (du 7 au 25 novembre, \u00e0 l\u2019Espace libre). Le metteur en sc\u00e8ne Martin Faucher retrouve Sarah Berthiaume, l\u2019auteure de Yukonstyle. Ensemble, ils racontent Antioche, la fable de trois filles emmur\u00e9es vivantes qui d\u00e9cident de fuir vers l\u2019avant, l\u00e0 o\u00f9 tout peut encore changer. Un dialogue n\u00e9cessaire autour de la radicalisation et de l\u2019immigration (du 7 au 25 novembre, \u00e0 la salle Fred-Barry). Denis Lavalou signe l\u2019adaptation et la mise en sc\u00e8ne d\u2019Un si gentil gar\u00e7on, un roman de Javier Guti\u00e9rrez qui raconte le pitoyable crime sexuel de Polo, un gar\u00e7on de bonne famille et passionn\u00e9 de musique. Cinq com\u00e9diens, trois musiciens et une performeuse visuelle se partageront le plateau pour offrir un \u00e9v\u00e9nement multisensoriel (du 7 au 18 novembre, \u00e0 l\u2019Usine C). Petite Sorci\u00e8re doit vivre chez l\u2019ogre. Mais comment cohabiter avec un monstre qui veut vous d\u00e9vorer\u00a0? Et s\u2019en d\u00e9barrasser sans devenir soi-m\u00eame un monstre\u00a0? Dans cette fable, le fabuleux duo B\u00e9langer-Brullemans raconte une histoire de courage et nous \u00e9veille \u00e0 la n\u00e9gligence parentale. \u00c0 voir sans faute (aux \u00c9curies, du 14 au 25 novembre). Vu du pont, la pi\u00e8ce-choc d\u2019Arthur Miller, reste criante d\u2019actualit\u00e9\u00a0: un immigrant humili\u00e9 par des lois contraires aux principes de sa culture, le drame d\u2019une communaut\u00e9 d\u00e9chir\u00e9e dans ses valeurs et dans ses loyaut\u00e9s\u2026 Il n\u2019en fallait pas plus pour que Lorraine Pintal la choisisse (du 14 novembre au 9 d\u00e9cembre, au TNM).<\/p>\n<p>En terminant, je vous invite \u00e0 fureter du c\u00f4t\u00e9 des sites internet des compagnies. Des invitations \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements vous feront d\u00e9couvrir un peu plus la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale montr\u00e9alaise. Un exemple\u00a0? Le <em>Hamlet-Machine<\/em> de Heiner M\u00fcller, mis en sc\u00e8ne par Jocelyn Pelletier, est pr\u00e9sent\u00e9 gratuitement le 9 septembre dans le cadre de l\u2019\u00e9v\u00e9nement d\u2019ouverture\u00a0des quatre saisons 17-18 de La Chapelle Sc\u00e8nes Contemporaines. Alors, allez-y\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Faste p\u00e9riode pour les passionn\u00e9s de th\u00e9\u00e2tre\u00a0: l\u2019ensemble des productions est enfin r\u00e9v\u00e9l\u00e9 et il ne reste qu\u2019\u00e0 choisir soigneusement les spectacles qui composeront votre saison. Le parcours de tel com\u00e9dien, la d\u00e9marche de cette metteure en sc\u00e8ne ou la th\u00e9matique d\u00e9velopp\u00e9e vous interpellent\u00a0? 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