{"id":334503,"date":"2016-10-01T00:00:34","date_gmt":"2016-10-01T05:00:34","guid":{"rendered":"http:\/\/myscena.org\/?p=334503"},"modified":"2016-10-11T16:52:55","modified_gmt":"2016-10-11T21:52:55","slug":"le-cam-60-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/hassan-laghcha\/le-cam-60-ans\/","title":{"rendered":"Le CAM a 60 ans"},"content":{"rendered":"<h2>\u00abPour innover, il faut avoir les moyens\u00a0 de prendre\u00a0des risques\u00bb<\/h2>\n<p>Le <a href=\"https:\/\/www.artsmontreal.org\/fr\" target=\"_blank\">Conseil des arts de Montr\u00e9al<\/a> f\u00eate son 60<sup>e<\/sup> anniversaire. \u00c0 cette occasion, <em>La Scena Musicale<\/em> vous propose un tour d\u2019horizon des moments forts de l\u2019histoire de cette institution, de ses apports au paysage artistique montr\u00e9alais et des perspectives de son d\u00e9veloppement, avec son pr\u00e9sident Jan-Fryderyk Pleszczynski.<\/p>\n<hr \/>\n<h4>Quels moments ont marqu\u00e9 un tournant dans l\u2019\u00e9volution du Conseil des arts de Montr\u00e9al ?<\/h4>\n<p>Un des moments forts est assur\u00e9ment le 18 avril 1956, la date de la cr\u00e9ation de ce qu\u2019on appelait alors le Conseil des arts de la r\u00e9gion m\u00e9tropolitaine de Montr\u00e9al. L\u2019id\u00e9e \u00e9tait du maire Jean Drapeau et visait \u00e0 favoriser le d\u00e9veloppement des arts \u00e0 Montr\u00e9al, qui connaissait \u00e0 cette \u00e9poque une grande effervescence artistique. Le nouveau Conseil des arts devait financer les compagnies artistiques du territoire.<\/p>\n<p>De la fin des ann\u00e9es 1980 jusqu\u2019au milieu des ann\u00e9es 1990, ce fut une p\u00e9riode charni\u00e8re. Le regrett\u00e9 maire Jean Dor\u00e9 a affect\u00e9 des fonds importants, \u00e0 la hauteur des ambitions du CAM, dont le budget est pass\u00e9 de 2,6 \u00e0 9 millions de dollars, ce qui nous a permis d\u2019augmenter le nombre d\u2019organismes soutenus de 90 \u00e0 207.<\/p>\n<p>Un autre moment fort, \u00e0 mes yeux, est la premi\u00e8re \u00e9dition du Grand prix du Conseil, le 10 mars 1986. Le Th\u00e9\u00e2tre Sans Fil avait remport\u00e9 les honneurs pour <em>Le Seigneur des anneaux<\/em>. C\u2019\u00e9tait le seul \u00e9v\u00e9nement \u00e0 Montr\u00e9al qui r\u00e9unissait les artistes, les entrepreneurs culturels, le monde municipal et les gens d\u2019affaires. Et c\u2019est toujours le cas aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re d\u00e9cennie des ann\u00e9es 2000 a \u00e9t\u00e9 difficile, mais en faisant preuve de cr\u00e9ativit\u00e9, nous avons tout de m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 continuer le d\u00e9veloppement de nos activit\u00e9s. Les programmes mis en place ont permis une plus grande inclusion des artistes de la rel\u00e8ve et de la diversit\u00e9 culturelle. Aujourd\u2019hui, la population de Montr\u00e9al issue de l\u2019immigration fr\u00f4le les 40 %. Le Conseil est devenu un pr\u00e9curseur de la diversit\u00e9 culturelle, de la rel\u00e8ve chez les artistes et des liens arts-affaires. Aussi, nous avons proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une r\u00e9vision de notre gouvernance.<\/p>\n<p>Depuis 2014, l\u2019administration du maire Coderre injecte 500 000 $ de plus chaque ann\u00e9e. Notre budget atteint actuellement 14 millions de dollars, ce qui nous permet d\u2019accro\u00eetre nos actions de rep\u00e9rage et d\u2019accompagnement et d\u2019accueillir les collectifs dans nos programmes.<\/p>\n<h4>Selon vous, quelles sont les plus importantes r\u00e9alisations du Conseil ?<\/h4>\n<p>Ce qui nous caract\u00e9rise, c\u2019est notre proximit\u00e9 avec les artistes et les organismes montr\u00e9alais sur le terrain. La pr\u00e9sence de nos employ\u00e9s, dans tout ce que Montr\u00e9al offre comme exp\u00e9rience artistique, est une force. Ajoutez \u00e0 cela l\u2019expertise de plus de 80 b\u00e9n\u00e9voles, des artistes, des entrepreneurs culturels qui sont mis \u00e0 contribution au sein de nos comit\u00e9s de pairs (une fa\u00e7on de faire implant\u00e9e par ma pr\u00e9d\u00e9cesseure, Mme Louise Roy). Nous avons une dynamique d\u2019\u00e9changes enrichissante qui favorise le brassage d\u2019id\u00e9es et la pluralit\u00e9 des points de vue. Cela permet de nous ancrer dans la r\u00e9alit\u00e9 de notre client\u00e8le pour r\u00e9fl\u00e9chir ad\u00e9quatement aux enjeux de la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Je dois aussi mentionner le programme Conseil des arts de Montr\u00e9al en tourn\u00e9e. Depuis plus de 30 ans, des artistes dans diverses disciplines pr\u00e9sentent leurs travaux \u00e0 travers toute l\u2019\u00eele de Montr\u00e9al dans deux r\u00e9seaux de diffusion. Nous travaillons main dans la main avec les diffuseurs d\u2019Acc\u00e8s Culture et l\u2019Association des diffuseurs culturels de l\u2019\u00eele de Montr\u00e9al. L\u2019impact est important. Les \u0153uvres qui \u00e9taient pr\u00e9sent\u00e9es auparavant seulement au centre-ville circulent aujourd\u2019hui dans plus de 150 lieux de diffusion, au grand bonheur des artistes et du public montr\u00e9alais.<\/p>\n<p>Aussi, le Grand Prix est certainement une belle r\u00e9alisation du CAM. Cet \u00e9v\u00e9nement qui pr\u00e9sente annuellement les artistes qui ont marqu\u00e9 la sc\u00e8ne artistique est bel et bien inscrit dans le paysage montr\u00e9alais.<\/p>\n<h4>Le Conseil, a-t-il les moyens de ses ambitions ? Quelles sont les limites les plus s\u00e9rieuses \u00e0 l\u2019atteinte de ses objectifs ?<\/h4>\n<p>Le Conseil a pr\u00e9sentement un appui extraordinaire de l\u2019Agglom\u00e9ration de Montr\u00e9al. Notre budget augmente chaque ann\u00e9e depuis trois ans dans un contexte difficile. Je suis content de voir que nos \u00e9lus reconnaissent l\u2019importance des arts pour Montr\u00e9al. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, les actions semblent favorables au principe selon lequel la culture est un moteur \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Mais le d\u00e9veloppement de nos programmes exige encore plus de soutien. Nous avons, somme toute, de petits moyens face \u00e0 l\u2019ampleur des besoins. Exemples\u00a0: les grandes productions th\u00e9\u00e2trales et les grandes installations mus\u00e9ales, qui n\u00e9cessitent de gros moyens. De m\u00eame pour les cr\u00e9ateurs qui, avec leurs collectifs, explorent de nouvelles formes d\u2019expression. Pour innover, il faut avoir les moyens de prendre des risques. Je crois aussi que la question est de savoir quel est le champ d\u2019intervention o\u00f9 le Conseil se distingue des autres bailleurs de fonds. La r\u00e9ponse est simple\u00a0: le Conseil est une v\u00e9ritable bougie d\u2019allumage, c\u2019est-\u00e0-dire que nous avons un effet de levier pour que les artistes puissent obtenir une aide financi\u00e8re des autres paliers gouvernementaux et du milieu priv\u00e9. Au-del\u00e0 des subventions, nous accompagnons les compagnies et les collectifs. Ce qui n\u00e9cessite beaucoup d\u2019investissement. Et pour reprendre les mots de Dany Laferri\u00e8re, qui est membre honoraire de notre conseil d\u2019administration, \u00ab le Conseil n\u2019est pas seulement une institution qui distribue des subventions aux groupes artistiques, c\u2019est aussi une institution qui stimule la cr\u00e9ativit\u00e9 \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abPour innover, il faut avoir les moyens\u00a0 de prendre\u00a0des risques\u00bb Le Conseil des arts de Montr\u00e9al f\u00eate son 60e anniversaire. \u00c0 cette occasion, La Scena Musicale vous propose un tour d\u2019horizon des moments forts de l\u2019histoire de cette institution, de ses apports au paysage artistique montr\u00e9alais et des perspectives de son d\u00e9veloppement, avec son pr\u00e9sident<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/fr\/hassan-laghcha\/le-cam-60-ans\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":2816,"featured_media":334505,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[17039,17294],"tags":[29317,13379,29318,29319,29320],"class_list":{"0":"post-334503","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-entrevues","8":"category-industrie-culturelle","9":"tag-cam","10":"tag-conseil-des-arts-de-montreal","11":"tag-jan-fryderyk-pleszczynski","12":"tag-jean-drapeau","13":"tag-louise-roy","14":"type-entrevue","15":"volume-volume-22","16":"issue-vol-22-issue-2","17":"section-articles-de-fond"},"featured_image_src":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/CAM-header.jpg","blog_images":{"medium":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/CAM-header.jpg","large":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/CAM-header.jpg"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"ams_acf":[{"key":"volume","label":"Volume","value":[]},{"key":"number","label":"Number","value":[]},{"key":"performer_1","label":"Performer 1","value":""},{"key":"performer_2","label":"Performer 2","value":""},{"key":"other_info","label":"Other info","value":""},{"key":"ink_amazon","label":"Ink Amazon","value":""},{"key":"archambault","label":"archambault link","value":""},{"key":"price","label":"Price","value":""},{"key":"source_url","label":"Source URL","value":""},{"key":"author_name","label":"Author","value":""},{"key":"editchoice","label":"Edit Choice","value":[]},{"key":"is_cover_story","label":"Is Cover Story","value":[]},{"key":"le_volume","label":"Le volume","value":[]},{"key":"numero","label":"Num\u00e9ro","value":[]}],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/334503"}],"collection":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=334503"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/334503\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/334505"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=334503"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=334503"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=334503"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}