{"id":311052,"date":"2016-04-01T12:00:07","date_gmt":"2016-04-01T17:00:07","guid":{"rendered":"http:\/\/myscena.org\/?p=311052&#038;lang=fr"},"modified":"2016-07-19T10:50:14","modified_gmt":"2016-07-19T15:50:14","slug":"avant-les-rues-histoire-de-resilience","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/caroline-rodgers\/avant-les-rues-histoire-de-resilience\/","title":{"rendered":"Avant les rues : Histoire de r\u00e9silience"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_310373\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Photo-Glauco-Bermudez-ALR.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-310373\" class=\"size-full wp-image-310373\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Photo-Glauco-Bermudez-ALR.jpg\" alt=\"Photo Glauco-Bermudez-ALR\" width=\"640\" height=\"338\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Photo-Glauco-Bermudez-ALR.jpg 640w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Photo-Glauco-Bermudez-ALR-300x158.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Photo-Glauco-Bermudez-ALR-600x317.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-310373\" class=\"wp-caption-text\">Photo Glauco-Bermudez-ALR<\/p><\/div>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Plusieurs choses font d\u2019<i>Avant les rues <\/i>un film sortant de l\u2019ordinaire. C\u2019est le premier long m\u00e9trage de fiction en langue atikamekw. Ses principaux acteurs \u2013 tous fabuleux \u2013 sont des non professionnels. Son auteure, Chlo\u00e9 Leriche, est une autodidacte. La premi\u00e8re mondiale du film a eu lieu en f\u00e9vrier \u00e0 la 66<sup>e<\/sup> Berlinale et lui a valu une critique positive dans le prestigieux magazine am\u00e9ricain <i>Variety<\/i>.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Shawnouk, un jeune Atikamekw d\u00e9s\u0153uvr\u00e9, se retrouve m\u00eal\u00e9 \u00e0 un vol qui tourne mal. En panique, il fuit dans la for\u00eat pendant quelques jours avant de revenir dans sa communaut\u00e9 o\u00f9 il tentera de retrouver la paix int\u00e9rieure en pratiquant des rites traditionnels. L\u2019histoire se d\u00e9roule \u00e0 Manawan, dans Lanaudi\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Le tournage du film s\u2019est fait en collaboration avec trois communaut\u00e9s atikamekw. Rikko Bellemarre, l\u2019acteur principal, est lui-m\u00eame un Atikamekw vivant \u00e0 Wemotaci, pr\u00e8s de La Tuque. Sa s\u0153ur, Kwena Bellemarre Boivin, joue aussi le r\u00f4le de sa s\u0153ur dans le film. Tous deux chantent au sein de la formation musicale Northern Voice et pratiquent la danse traditionnelle. Ils se sont produits plusieurs fois dans des pow-wow et des festivals. Ils en \u00e9taient \u00e0 leur premier r\u00f4le au cin\u00e9ma.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Inspir\u00e9e par ses acteurs musiciens, la cin\u00e9aste a donn\u00e9 un r\u00f4le important \u00e0 la musique dans le film. On y entend des chants traditionnels, des chansons de l\u2019artiste hip-hop innu Shauit, des groupes The Posterz et A Tribe Called Red ainsi qu\u2019une trame musicale du compositeur Robert Marcel Lepage. Ce dernier a d\u2019ailleurs subtilement int\u00e9gr\u00e9 certaines particularit\u00e9s des chants traditionnels dans son travail.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Autodidacte, Chloe Leriche est cin\u00e9aste depuis 2001. Elle a r\u00e9alis\u00e9 de nombreux courts m\u00e9trages. Elle a aussi travaill\u00e9 comme formatrice avec Vid\u00e9o Paradiso, un projet s\u2019adressant aux jeunes itin\u00e9rants de Montr\u00e9al avec qui elle a r\u00e9alis\u00e9 un grand nombre de vid\u00e9os.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Par la suite, elle s\u2019est jointe au Wapikoni mobile pendant quelques ann\u00e9es. Le Wapikoni mobile est une roulotte munie d\u2019\u00e9quipement de cin\u00e9ma qui visite les communaut\u00e9s autochtones du Qu\u00e9bec pour des s\u00e9jours d\u2019un mois. \u00c0 bord, deux formateurs et un intervenant social incitent et aident les jeunes des Premi\u00e8res Nations \u00e0 r\u00e9aliser leurs propres courts m\u00e9trages. \u00c0 travers ce projet, elle a acquis une v\u00e9ritable passion pour les Premi\u00e8res Nations, mais cet int\u00e9r\u00eat \u00e9tait pr\u00e9sent en elle depuis plus longtemps.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00ab\u00a0Quand j\u2019\u00e9tais jeune adolescente, je m\u2019int\u00e9ressais beaucoup aux religions, dit Chlo\u00e9 Leriche. Je n\u2019\u00e9tais pas baptis\u00e9e et j\u2019ai d\u00e9velopp\u00e9 une curiosit\u00e9 pour le sujet. J\u2019ai rencontr\u00e9 des pentec\u00f4tistes, des t\u00e9moins de J\u00e9hovah, des bouddhistes, et je me suis int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 la spiritualit\u00e9 autochtone.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Ce n\u2019est que tout r\u00e9cemment qu\u2019elle a appris qu\u2019il y avait du sang autochtone dans sa famille. \u00ab\u00a0En faisant mon film, j\u2019ai su que trois de mes arri\u00e8re-grands-parents du c\u00f4t\u00e9 paternel \u00e9taient membres des Premi\u00e8res Nations ou m\u00e9tis\u00a0\u00bb, dit-elle.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Pour Chlo\u00e9 Leriche, le titre <i>Avant les rues<\/i> repr\u00e9sente le lieu o\u00f9 se situe l\u2019intrigue.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00ab\u00a0J\u2019avais envie d\u2019avoir un titre assez vague et ouvert, laissant place \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation. Quand tu es dans une communaut\u00e9 autochtone, tu es souvent loin des villes et des routes. La plupart sont isol\u00e9es et il faut parcourir un long chemin de terre pour se rendre. Le titre am\u00e8ne une dimension \u201cavant la modernit\u00e9\u201d, parce que l\u2019histoire am\u00e8ne un retour aux sources et aux traditions.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Parmi les \u00e9l\u00e9ments qui la fascinent chez les nations autochtones, il y a la r\u00e9silience. \u00ab\u00a0C\u2019est ce que j\u2019ai voulu mettre en sc\u00e8ne dans mon film, dit-elle. Je trouvais cela important de montrer que le peuple atikamekw a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9, mais qu\u2019il a ses propres m\u00e9thodes de gu\u00e9rison. Je trouve qu\u2019ils sont tr\u00e8s forts, car ils subissent \u00e9norm\u00e9ment de racisme, encore aujourd\u2019hui, et vivent dans des conditions difficiles. Ils n\u2019ont pas pour autant perdu leur bonne humeur, ils sont toujours en train de blaguer. Je les trouve tr\u00e8s r\u00e9silients et ils ont r\u00e9ussi \u00e0 conserver leur langue, encore tr\u00e8s vivante et parl\u00e9e par 100\u00a0% des r\u00e9sidents de ces communaut\u00e9s. Ils se battent aussi pour pr\u00e9server leur territoire. Malgr\u00e9 la modernit\u00e9, les jeunes continuent d\u2019aller en for\u00eat et pour eux, les coupes \u00e0 blanc sont d\u00e9vastatrices.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Le film se d\u00e9roule presque enti\u00e8rement en langue atikamekw. Il est pr\u00e9sent\u00e9 avec des sous-titres.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00ab\u00a0Pour moi c\u2019est une grande qualit\u00e9 du film, dit Chlo\u00e9 Leriche. C\u2019\u00e9tait important de faire entendre la langue, cela fait partie de l\u2019exp\u00e9rience et nous permet de mieux comprendre les Premi\u00e8res Nations. C\u2019est un choc quand on entend la langue. On ne peut pas faire autrement que constater que leur culture est tr\u00e8s diff\u00e9rente de la n\u00f4tre.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><b><i>\u00a0<\/i><\/b><\/span><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><b><i>Avant les rue<\/i>s<\/b> sera pr\u00e9sent\u00e9 en salles \u00e0 compter du 15 avril. On pourra notamment le voir aux cin\u00e9mas du Parc, Beaubien, M\u00e9ga-Plex Pont-Viau (Laval), M\u00e9ga-Plex Jacques-Cartier (Longueuil), La Maison du cin\u00e9ma (Sherbrooke) et Le Clap (Qu\u00e9bec).<a href=\"http:\/\/www.facebook.com\/avantlesrues\" target=\"_blank\"><b>www.facebook.com\/avantlesrues<\/b><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plusieurs choses font d\u2019Avant les rues un film sortant de l\u2019ordinaire. C\u2019est le premier long m\u00e9trage de fiction en langue atikamekw. Ses principaux acteurs \u2013 tous fabuleux \u2013 sont des non professionnels. Son auteure, Chlo\u00e9 Leriche, est une autodidacte. 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