{"id":1095841,"date":"2025-10-03T09:46:27","date_gmt":"2025-10-03T13:46:27","guid":{"rendered":"https:\/\/myscena.org\/?p=1095841"},"modified":"2025-10-03T09:46:27","modified_gmt":"2025-10-03T13:46:27","slug":"woodwinds-la-scenas-top-10-solos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/justin-bernard\/woodwinds-la-scenas-top-10-solos\/","title":{"rendered":"Famille des bois: Un floril\u00e8ge des 10 meilleurs solos"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-drop-cap has-medium-font-size\">Dans le r\u00e9pertoire symphonique, force est de constater que les compositeurs aiment faire ressortir la fl\u00fbte, le hautbois, le cor anglais, la clarinette ou le basson pour un temps plus ou moins long. Leurs m\u00e9lodies restent le plus souvent dans notre oreille et nous accompagnent encore longtemps apr\u00e8s le concert.<\/p>\n<p>Voici donc un classement des 10 solos les plus m\u00e9morables de la famille des bois, avec quelques incursions dans l\u2019op\u00e9ra et la musique concertante, excluant les concertos sp\u00e9cialement \u00e9crits pour les instruments \u00e0 anche ou \u00e0 biseau, car ceux-l\u00e0 m\u00e9ritaient un classement \u00e0 part enti\u00e8re. Avertissement, donc\u00a0: pas de Vivaldi ni de Telemann dans cette liste, mais une br\u00e8ve mention de Jean-S\u00e9bastien Bach pour la musique baroque.<\/p>\n<ol start=\"10\">\n<li>\n<h4><b> <em>SYMPHONIE NO 7 <\/em>DE BEETHOVEN<\/b><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>On ne parle pas ici du c\u00e9l\u00e8bre deuxi\u00e8me mouvement qui a inspir\u00e9 plusieurs sc\u00e8nes de film, mais de l\u2019ouverture. Le hautbois, la clarinette et la fl\u00fbte sont les premiers instruments que l\u2019on entend. Ils influent consid\u00e9rablement sur la suite, l\u2019ensemble de l\u2019orchestre semblant toujours r\u00e9agir \u00e0 ce qui est d\u2019abord jou\u00e9 par les bois. Le <i>Concerto pour violon <\/i>de Beethoven accorde, lui aussi, la pr\u00e9s\u00e9ance \u00e0 toute la section, cette fois dans une ambiance pastorale.<\/p>\n<ol start=\"9\">\n<li>\n<h4><b><em> DAPHNIS ET CHLO\u00c9<\/em> DE RAVEL<\/b><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>Compos\u00e9 \u00e0 l\u2019origine pour un ballet, <i>Daphnis et Chlo\u00e9<\/i> met en sc\u00e8ne des personnages de la mythologie grecque. Parmi eux, le dieu Pan, dont l\u2019attribut principal est la fl\u00fbte. Ravel \u00e9voque en musique l\u2019\u00e9pisode o\u00f9 la nymphe Syrinx, fuyant ses avances, est transform\u00e9e en roseau par ses s\u0153urs afin de la cacher. Pan, qui la croit disparue, d\u00e9cide de cueillir une poign\u00e9e de roseaux de taille diff\u00e9rente et d\u2019en faire un instrument de musique en sa m\u00e9moire. Il joue alors un air m\u00e9lancolique qui s\u2019av\u00e8re \u00eatre le solo de la fl\u00fbte dans l\u2019orchestre, et inspire Chlo\u00e9 \u00e0 faire des pas de danse. On ne saurait minimiser son importance dans ce contexte narratif.<\/p>\n<div id=\"attachment_1095832\" style=\"width: 712px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/?attachment_id=1095831\" rel=\"attachment wp-att-1095831\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1095832\" class=\"wp-image-1095831 size-large\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Lily-Bryant-with-the-Sydney-Symphony-Orchestra-Photo-Daniel-Boud-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"702\" height=\"468\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Lily-Bryant-with-the-Sydney-Symphony-Orchestra-Photo-Daniel-Boud-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Lily-Bryant-with-the-Sydney-Symphony-Orchestra-Photo-Daniel-Boud-300x200.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Lily-Bryant-with-the-Sydney-Symphony-Orchestra-Photo-Daniel-Boud-768x512.jpg 768w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Lily-Bryant-with-the-Sydney-Symphony-Orchestra-Photo-Daniel-Boud-600x400.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Lily-Bryant-with-the-Sydney-Symphony-Orchestra-Photo-Daniel-Boud.jpg 1364w\" sizes=\"(max-width: 702px) 100vw, 702px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1095832\" class=\"wp-caption-text\">Lily Bryant with the Sydney Symphony Orchestra. Photo: Daniel Boud<\/p><\/div>\n<ol start=\"8\">\n<li>\n<h4><b><i>CONCERTO POUR PIANO NO 21<\/i> DE MOZART<\/b><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>Dans le mouvement lent de ce concerto pour piano, l\u2019un des plus c\u00e9l\u00e8bres de Mozart, la famille des bois brille particuli\u00e8rement en r\u00e9ponse au soliste. Tout d\u2019abord, elle lance le second th\u00e8me, quelques mesures avant l\u2019entr\u00e9e du piano. Elle offre ensuite un cadre harmonique au d\u00e9veloppement m\u00e9lodique, empreint de douleur. Plus tard, le hautbois ex\u00e9cute une marche harmonique en d\u00e9calage avec celle du piano et provoque ainsi une friction satisfaisante \u00e0 entendre. La fl\u00fbte et le basson contribuent aussi grandement \u00e0 l\u2019\u00e9ventail th\u00e9matique de l\u2019<i>andante<\/i>. Malgr\u00e9 son absence dans l\u2019instrumentation, on sait que la clarinette \u00e9tait tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e du compositeur, comme en t\u00e9moigne le concerto K. 622 qu&#8217;il lui a consacr\u00e9. Mozart lui attribuait m\u00eame une dimension \u00e9sot\u00e9rique en lien avec la franc-ma\u00e7onnerie, plusieurs de ses compositions ma\u00e7onniques faisant honneur \u00e0 l\u2019instrument.<b><\/b><\/p>\n<ol start=\"6\">\n<li>\n<h4><\/h4>\n<\/li>\n<li>\n<h4><b><i>CONCERTO POUR PIANO NO 2<\/i> DE RACHMANINOV<\/b><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>Parlant de clarinette et de mouvement lent, le <i>Concerto pour piano n<\/i><i>o<\/i><i> 2 <\/i>nous donne un autre superbe exemple d\u2019intrication m\u00e9lodique entre l\u2019orchestre et l\u2019instrument du soliste. Apr\u00e8s une br\u00e8ve introduction \u00e0 la fl\u00fbte, le th\u00e8me principal est entam\u00e9 par la clarinette, tandis que le piano l\u2019accompagne par une s\u00e9rie d\u2019arp\u00e8ges. Ce th\u00e8me, connu notamment gr\u00e2ce \u00e0 son emprunt dans la musique <i>pop<\/i>, est repris naturellement par le piano et c\u2019est alors au tour de la clarinette d\u2019ex\u00e9cuter une ligne d\u2019accompagnement arp\u00e9g\u00e9e.<\/p>\n<ol start=\"6\">\n<li>\n<h4><b><em>SYMPHONIE NO 1 <\/em>DE MAHLER<\/b><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>Dans le troisi\u00e8me mouvement, \u00ab solennel et mesur\u00e9 \u00bb, de sa premi\u00e8re symphonie, Mahler choisit de repr\u00e9senter une procession aux sons de la chanson <i>Fr\u00e8re Jacques<\/i>, transpos\u00e9 en mode mineur et jou\u00e9 en canon. Le basson et les fl\u00fbtes reprennent successivement le sujet des contrebasses tandis que le hautbois joue un contre-sujet \u00e9nergique qui, d\u00e9j\u00e0, pr\u00e9figure le caract\u00e8re d\u00e9jant\u00e9 du mouvement. Le prochain th\u00e8me, port\u00e9 par deux hautbois, est inspir\u00e9 par la musique klezmer, comme un clin d\u2019\u0153il aux origines du compositeur. Il est bient\u00f4t suivi par l\u2019entr\u00e9e des clarinettes, qui transforment la procession en une caricature grotesque. Il va sans dire qu\u2019\u00e0 terme, toute la section des bois est mobilis\u00e9e.<b>\u00a0<\/b><\/p>\n<div id=\"attachment_1095839\" style=\"width: 712px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/?attachment_id=1095838\" rel=\"attachment wp-att-1095838\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1095839\" class=\"wp-image-1095838 size-large\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-Oboe-Section-Photo-VSO-School-of-Music-1024x570.jpg\" alt=\"\" width=\"702\" height=\"391\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-Oboe-Section-Photo-VSO-School-of-Music-1024x570.jpg 1024w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-Oboe-Section-Photo-VSO-School-of-Music-300x167.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-Oboe-Section-Photo-VSO-School-of-Music-768x427.jpg 768w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-Oboe-Section-Photo-VSO-School-of-Music-1536x854.jpg 1536w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-Oboe-Section-Photo-VSO-School-of-Music-600x334.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-Oboe-Section-Photo-VSO-School-of-Music.jpg 1600w\" sizes=\"(max-width: 702px) 100vw, 702px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1095839\" class=\"wp-caption-text\">Orchestra Oboe Section. Photo: VSO School of Music<\/p><\/div>\n<ol start=\"5\">\n<li>\n<h4><b><i>SYMPHONIE NO 9 <\/i>DE <\/b><b>DVO\u0158\u00c1K <\/b><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>On arrive d\u00e9sormais dans le top 5. Les solos deviennent de plus en plus m\u00e9morables, comme celui du cor anglais dans le deuxi\u00e8me mouvement de la <i>Symphonie du Nouveau Monde <\/i>de Dvo\u0159\u00e1k. Sa notori\u00e9t\u00e9 d\u00e9passe largement la sph\u00e8re du classique et constitue certainement l\u2019usage de musique folklorique am\u00e9ricaine le plus embl\u00e9matique du r\u00e9pertoire symphonique. Ce solo est second\u00e9 par une riche \u00e9criture pour les bois. Le compositeur confie d\u2019ailleurs \u00e0 la fl\u00fbte et au hautbois l\u2019exposition du deuxi\u00e8me th\u00e8me, de caract\u00e8re romantique, tout comme celle d\u2019une br\u00e8ve m\u00e9lodie tr\u00e8s anim\u00e9e.<\/p>\n<ol start=\"4\">\n<li>\n<h4><b><i>PR\u00c9LUDE \u00c0 L&#8217;APR\u00c8S-MIDI D&#8217;UN FAUNE DE DEBUSSY<\/i><\/b><b><\/b><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>En bonne place dans ce classement se trouve une \u0153uvre de Debussy, consid\u00e9r\u00e9e comme pionni\u00e8re dans l\u2019\u00e9laboration du style impressionniste auquel sera durablement rattach\u00e9 le compositeur. Le motif d\u2019introduction, jou\u00e9 par la fl\u00fbte, est fait d\u2019une descente et d\u2019une remont\u00e9e chromatiques, \u00e9voquant d\u2019embl\u00e9e la sensualit\u00e9 des nymphes qui peuplent la nature sauvage. Outre la harpe et la section de cors, on entend d\u2019autres motifs au hautbois et \u00e0 la clarinette, en compl\u00e9ment de la fl\u00fbte, qui nous font momentan\u00e9ment quitter le monde aquatique. Les bois semblent ici lancer la plupart des mouvements orchestraux.<\/p>\n<div id=\"attachment_1095837\" style=\"width: 712px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/?attachment_id=1095836\" rel=\"attachment wp-att-1095836\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1095837\" class=\"wp-image-1095836 size-large\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Bassoon-section-Photo-Colorado-State-University-1024x684.jpg\" alt=\"\" width=\"702\" height=\"469\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Bassoon-section-Photo-Colorado-State-University-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Bassoon-section-Photo-Colorado-State-University-300x200.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Bassoon-section-Photo-Colorado-State-University-768x513.jpg 768w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Bassoon-section-Photo-Colorado-State-University-600x401.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Bassoon-section-Photo-Colorado-State-University.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 702px) 100vw, 702px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1095837\" class=\"wp-caption-text\">Bassoon section. Photo: Colorado State University<\/p><\/div>\n<ol start=\"3\">\n<li>\n<h4><i>LE SACRE\u00a0<\/i>ET\u00a0<em>L&#8217;OISEAU DE FEU\u00a0<\/em>DE STRAVINSKY<\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>De la m\u00eame mani\u00e8re, le basson donne d\u2019entr\u00e9e de jeu le ton du <i>Sacre du printemps <\/i>de Stravinsky, sugg\u00e9rant avec d\u2019autres instruments de sa famille (clarinettes, cor anglais, hautbois&#8230;) une nature satur\u00e9e par des chants d\u2019oiseaux de toutes sortes.<\/p>\n<p>Parmi les autres musiques de sc\u00e8ne de Stravinsky, mentionnons <i>L\u2019Oiseau de feu<\/i>, une histoire issue du folklore russe qui met en sc\u00e8ne le prince Ivan, aid\u00e9 dans sa qu\u00eate par un oiseau aux pouvoirs magiques. Dans ce r\u00e9cit mis en musique, la fl\u00fbte et le piccolo incarnent la cr\u00e9ature incandescente, notamment lors d\u2019un des th\u00e8mes majeurs de l\u2019\u0153uvre, sous-titr\u00e9 <i>Danse de l\u2019oiseau<\/i>. Son contour chromatique rappelle le <i>Pr\u00e9lude <\/i>de Debussy.<\/p>\n<ol start=\"2\">\n<li>\n<h4><b><i>TRISTAN ET ISOLDE <\/i>DE WAGNER<i><br \/>\n<\/i><\/b><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>Br\u00e8ve incursion dans le r\u00e9pertoire lyrique avec un op\u00e9ra de Wagner, dont la partie orchestrale prend certainement des dimensions symphoniques. Le pr\u00e9lude de l\u2019acte III de <i>Tristan et Isolde<\/i> est marqu\u00e9 par plusieurs longues interventions du cor anglais, plac\u00e9 ici dans un r\u00f4le de soliste. L\u2019instrument entonne un chant de berger comme on en entend rarement. Il s\u2019agit en r\u00e9alit\u00e9 d\u2019une complainte qui pr\u00e9figure la mort de Tristan, gri\u00e8vement bless\u00e9 apr\u00e8s un duel \u00e0 la fin de l\u2019acte II.<\/p>\n<div id=\"attachment_1095835\" style=\"width: 712px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/?attachment_id=1095834\" rel=\"attachment wp-att-1095834\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1095835\" class=\"wp-image-1095834 size-large\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-woodwinds-Photo-Philharmonia-1024x576.jpg\" alt=\"\" width=\"702\" height=\"395\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-woodwinds-Photo-Philharmonia-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-woodwinds-Photo-Philharmonia-300x169.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-woodwinds-Photo-Philharmonia-768x432.jpg 768w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-woodwinds-Photo-Philharmonia-600x338.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Orchestra-woodwinds-Photo-Philharmonia.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 702px) 100vw, 702px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1095835\" class=\"wp-caption-text\">Section des bois de l&#8217;orchestre. Photo: Philharmonia<\/p><\/div>\n<h4><b>Mentions honorables<\/b><\/h4>\n<p>Avant d\u2019atteindre la place de num\u00e9ro 1, voici un bref survol d\u2019\u0153uvres pour orchestre qui incorporent de remarquables solos pour les bois. Lorsqu\u2019il est question de repr\u00e9senter une sc\u00e8ne pastorale ou un paysage montagneux, comme les Alpes suisses, le cor anglais fait souvent son apparition. On pense, par exemple, \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9gie de la <i>Symphonie alpestre <\/i>de R. Strauss ou encore au rang des vaches dans l\u2019ouverture de <i>Guillaume Tell <\/i>de Rossini. On dit aussi de Sibelius qu\u2019il s\u2019est servi des couleurs de l\u2019orchestre pour sugg\u00e9rer les grands espaces de son pays natal, la Finlande. Quoi qu\u2019il en soit, le compositeur a su amplement exploiter la palette expressive des bois, confiant \u00e0 la clarinette solo les premi\u00e8res notes de sa <i>Symphonie n<\/i><i>o<\/i><i> 1. <\/i>Par ailleurs, le hautbois a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 dans toutes sortes de contextes pour exprimer l\u2019Orient en musique, \u00e0 l\u2019instar de l\u2019instrument de musique des charmeurs de serpents. C\u2019est notamment le cas d\u2019un po\u00e8me symphonique de Balakirev, <i>Tamara<\/i>, qui regorge de gammes et de motifs envo\u00fbtants.<\/p>\n<p>S\u2019il a compos\u00e9 des <i>sinfonias<\/i>, Bach a rarement fait ressortir les bois dans un cadre exclusivement orchestral, privil\u00e9giant l\u2019\u00e9quilibre entre chaque section d\u2019instruments et r\u00e9servant leurs solos pour des \u0153uvres concertantes. Cela dit, le compositeur a fr\u00e9quemment accompagn\u00e9 des airs chant\u00e9s d\u2019une ligne de soliste au sein de l\u2019orchestre. Mentionnons <i>Aus Liebe will mein Heiland sterben<\/i>, dans <i>La Passion selon Saint-Mathieu<\/i>, formant un duo de circonstance entre la soprano et la fl\u00fbte. La cantate <i>Ich habe genug<\/i>, BWV 82, associe, elle aussi, la soprano \u00e0 la fl\u00fbte, ou bien la basse au hautbois, selon le registre.<\/p>\n<p>Toujours dans le r\u00e9pertoire baroque, le solo de fl\u00fbte dans la <i>Danse des esprits<\/i>, au d\u00e9but de la sc\u00e8ne 2 de l\u2019acte II d\u2019<i>Orph\u00e9e et Eurydice<\/i> de Gluck, figure parmi les passages les plus remarquables qui n\u2019appartiennent ni \u00e0 un concerto, ni \u00e0 un accompagnement, mais bien \u00e0 un num\u00e9ro orchestral.<\/p>\n<ol>\n<li>\n<h4><b><i>PIERRE ET LE LOUP <\/i><\/b><b>DE PROKOFIEV <\/b><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>C\u2019est un conte symphonique qui a berc\u00e9 notre enfance et continue de rejoindre tout type de public. Un incontournable de l\u2019initiation \u00e0 la musique classique, <i>Pierre et le loup <\/i>reste c\u00e9l\u00e8bre pour ses nombreux solos imag\u00e9s, capables d\u2019imiter la d\u00e9marche et le ton de voix de ses personnages. Les bois fournissent l\u2019essentiel de la palette de sonorit\u00e9s, chaque instrument ayant un th\u00e8me musical qui lui est propre\u00a0: l\u2019oiseau est interpr\u00e9t\u00e9 par la fl\u00fbte, le canard, par le hautbois, le chat, par la clarinette, tandis que le basson est attribu\u00e9 au grand-p\u00e8re.<\/p>\n<p><i>Pierre et le loup <\/i>a certes d\u00e9laiss\u00e9 la programmation des orchestres symphoniques, notamment en raison de sa dimension p\u00e9dagogique, mais si la plupart des auditeurs arrivent encore aujourd\u2019hui \u00e0 identifier tel ou tel instrument de la famille des bois, c\u2019est en grande partie \u2013 consciemment ou inconsciemment \u2013 gr\u00e2ce \u00e0 cette \u0153uvre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le r\u00e9pertoire symphonique, force est de constater que les compositeurs aiment faire ressortir la fl\u00fbte, le hautbois, le cor anglais, la clarinette ou le basson pour un temps plus ou moins long. Leurs m\u00e9lodies restent le plus souvent dans notre oreille et nous accompagnent encore longtemps apr\u00e8s le concert. Voici donc un classement des<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/fr\/justin-bernard\/woodwinds-la-scenas-top-10-solos\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":2811,"featured_media":1095828,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[17275,17263,36111],"tags":[58193,63812,36105,55635,29589,63813],"class_list":{"0":"post-1095841","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-musique-orchestrale","8":"category-romantique","9":"category-vents","10":"tag-bassoon-fr","11":"tag-clarinet-2-fr","12":"tag-flute-fr","13":"tag-hautbois-fr","14":"tag-hautbois","15":"tag-top-10-fr","16":"volume-volume-31","17":"issue-vol-31-issue-2-fr","18":"section-bois"},"featured_image_src":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/featured-image-7.jpg","blog_images":{"medium":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/featured-image-7-300x144.jpg","large":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/featured-image-7.jpg"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"ams_acf":[],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1095841"}],"collection":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2811"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1095841"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1095841\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1095843,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1095841\/revisions\/1095843"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1095828"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1095841"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1095841"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1095841"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}