{"id":1044202,"date":"2023-10-06T09:00:57","date_gmt":"2023-10-06T13:00:57","guid":{"rendered":"https:\/\/myscena.org\/?p=1044202"},"modified":"2023-10-04T11:15:06","modified_gmt":"2023-10-04T15:15:06","slug":"chinatown-parution-de-lenregistrement-original","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/bridget-esler\/chinatown-parution-de-lenregistrement-original\/","title":{"rendered":"Chinatown : parution de l\u2019enregistrement original"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"has-drop-cap has-medium-font-size\">En septembre 2022, le City Opera Vancouver a fait \u0153uvre de pionnier en pr\u00e9sentant la premi\u00e8re mondiale de <i>Chinatown<\/i>. Cette commande reste l\u2019un des rares op\u00e9ras existants \u00e0 \u00eatre chant\u00e9 en hoisan, un dialecte chinois, et le premier op\u00e9ra \u00e0 \u00eatre \u00e9crit sur l\u2019un des nombreux quartiers chinois du Canada. Un an plus tard, <i>Chinatown<\/i> s\u2019appr\u00eate \u00e0 rejoindre un public plus large avec la parution de l\u2019enregistrement de la distribution originale par Leaf Music, de Halifax.<\/p>\r\n\r\n<p><i>Chinatown<\/i> est la quatri\u00e8me commande du City Opera Vancouver en 17 ans d\u2019existence. La compagnie s\u2019est engag\u00e9e \u00e0 cr\u00e9er des \u0153uvres cibl\u00e9es qui mettent en valeur des th\u00e8mes et des artistes canadiens. Son processus de commande est unique\u00a0: le livret est toujours \u00e9labor\u00e9 en premier, le processus de s\u00e9lection du compositeur venant ensuite. En 2017, Charles Barber, alors directeur artistique, s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 l\u2019importance historique du quartier chinois de Vancouver, \u00e0 sa relation avec le d\u00e9veloppement global de la ville et aux r\u00e9centes luttes sociales et \u00e9conomiques du quartier. Ayant l\u2019intuition que ce quartier ferait un bon cadre pour un op\u00e9ra, la compagnie s\u2019est mise au travail.<\/p>\r\n<p>Un an de recherche pour trouver un librettiste a conduit \u00e0 l\u2019auteure Madeleine Thien. Son roman prim\u00e9 <i>Do Not Say We Have Nothing<\/i>, paru en 2016, avait r\u00e9cemment fait d\u2019elle une nouvelle venue sur la sc\u00e8ne litt\u00e9raire canadienne. La prose po\u00e9tique de Mme Thien semblait convenir parfaitement \u00e0 ce que City Opera envisageait. L\u2019historien et \u00e9crivain Paul Yee a pr\u00eat\u00e9 main-forte pour traduire certaines parties du livret en dialecte hoisan. Certaines parties sont rest\u00e9es en anglais et en cantonais.<\/p>\r\n<div id=\"attachment_1044192\" style=\"width: 255px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1044192\" class=\" wp-image-1044192\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-109-cmyk.jpg\" alt=\"\" width=\"245\" height=\"319\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-109-cmyk.jpg 768w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-109-cmyk-300x391.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-109-cmyk-600x781.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-109-cmyk-230x300.jpg 230w\" sizes=\"(max-width: 245px) 100vw, 245px\" \/><p id=\"caption-attachment-1044192\" class=\"wp-caption-text\">Photo par Diamond&#8217;s Edge Photography<\/p><\/div>\r\n<p>Il ne restait plus qu\u2019\u00e0 trouver quelqu\u2019un pour mettre en musique le texte de Thien et Yee. Alice Ping Yee Ho a entam\u00e9 avec enthousiasme le processus d\u2019audition. Elle a \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e par <i>Chinatown<\/i> en raison des th\u00e8mes de l\u2019immigration qui y sont abord\u00e9s et qui refl\u00e8tent ses propres racines. N\u00e9e \u00e0 Hong Kong, elle est partie aux \u00c9tats-Unis \u00e0 l\u2019adolescence pour \u00e9tudier la musique et s\u2019est finalement install\u00e9e en Ontario. Ayant d\u00e9j\u00e0 compos\u00e9 deux op\u00e9ras bas\u00e9s sur le folklore chinois \u2013 <i>The Monkiest King<\/i> (2018) et <i>The Lesson of Da Ji<\/i> (2013) \u2013, Ho savait que ce projet lui convenait parfaitement.<\/p>\r\n<p>Lorsqu\u2019elle a appris en mai 2020 que la commande lui \u00e9tait confi\u00e9e, elle a commenc\u00e9 \u00e0 composer imm\u00e9diatement, avec une \u00e9ch\u00e9ance tr\u00e8s serr\u00e9e. L\u2019op\u00e9ra de deux heures devait en effet \u00eatre achev\u00e9 dans un d\u00e9lai d\u2019un an. Deux mois apr\u00e8s le d\u00e9but de la pand\u00e9mie de coronavirus, peu d\u2019autres engagements professionnels \u00e9taient susceptibles de la distraire de sa t\u00e2che. Elle s\u2019est donc r\u00e9fugi\u00e9e dans le \u00ab\u00a0monde merveilleux\u00a0\u00bb de <i>Chinatown<\/i> pour \u00e9chapper \u00e0 l\u2019incertitude de cette p\u00e9riode. \u00ab\u00a0J\u2019ai pu traverser (la pand\u00e9mie) en me concentrant sur mon travail\u00a0\u00bb, dit-elle.<\/p>\r\n<p><i>Chinatown<\/i> est une histoire interg\u00e9n\u00e9rationnelle centr\u00e9e sur la vie de deux hommes, Xon Pon et Saihin, qui \u00e9migrent du sud de la Chine vers le quartier chinois de Vancouver. L\u2019intrigue suit leurs familles \u00e0 travers 60 ans d\u2019histoire sino-canadienne. Elle \u00e9voque la taxe d\u2019entr\u00e9e et la <i>Loi d\u2019exclusion des Chinois<\/i>, mesures discriminatoires prises par le gouvernement canadien aux XIXe et XXe si\u00e8cles pour d\u00e9courager et interdire l\u2019immigration chinoise. Mais <i>Chinatown<\/i> est bien plus qu\u2019une le\u00e7on d\u2019histoire. \u00ab\u00a0Le plus important, c\u2019est l\u2019aspect amoureux de l\u2019intrigue\u00a0\u00bb, explique Mme Ho. Si l\u2019op\u00e9ra comporte une romance entre les personnages Anna et Eug\u00e8ne, la relation entre Xon Pon et Saihin est au c\u0153ur du r\u00e9cit. \u00ab\u00a0Il est tellement audacieux que l\u2019op\u00e9ra explore l\u2019amour entre les deux hommes. C\u2019est tr\u00e8s subtil. Il s\u2019agit d\u2019une grande amiti\u00e9, mais aussi d\u2019un amour authentique, peu importe comment on le d\u00e9finit\u00a0\u00bb, explique Mme Ho.<\/p>\r\n<p>L\u2019\u00e9l\u00e9ment qui rend <i>Chinatown<\/i> si singulier est l\u2019incorporation du dialecte hoisan. Cette caract\u00e9ristique unique s\u2019est \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9e l\u2019un des plus grands d\u00e9fis de l\u2019op\u00e9ra. Le hoisan, bien qu\u2019il soit aujourd\u2019hui en d\u00e9clin, \u00e9tait autrefois le principal dialecte parl\u00e9 dans les quartiers chinois d\u2019Am\u00e9rique du Nord, car un grand nombre d\u2019immigrants chinois de la fin du XIXe si\u00e8cle et du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle venaient d\u2019un seul comt\u00e9 de la province de Guandong, d\u2019o\u00f9 le dialecte est originaire.<\/p>\r\n<p>L\u2019action de <i>Chinatown<\/i> commence en 1896. Par cons\u00e9quent, la repr\u00e9sentation la plus v\u00e9ridique et la plus fid\u00e8le \u00e0 l\u2019histoire de ces personnages devait n\u00e9cessairement les amener \u00e0 parler le hoisan. Lorsque Ho a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e pour la premi\u00e8re fois de mettre en sc\u00e8ne le texte de Thien et Yee, elle s\u2019est demand\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Est-ce possible ?\u00a0\u00bb Bien qu\u2019elle ait une certaine familiarit\u00e9 avec le hoisan \u2013 une nourrice l\u2019ayant parl\u00e9 dans son enfance \u2013, la compositrice ne parle pas elle-m\u00eame ce dialecte. De plus, elle trouvait qu\u2019il avait une sonorit\u00e9 grossi\u00e8re et saccad\u00e9e qui se pr\u00eatait mal \u00e0 un traitement m\u00e9lodique. Cette id\u00e9e pr\u00e9con\u00e7ue s\u2019est dissip\u00e9e au cours des deux ann\u00e9es d\u2019\u00e9criture et de r\u00e9vision. En travaillant en \u00e9troite collaboration avec Yee pour comprendre les contours de la langue et maximiser la chantabilit\u00e9 du texte, elle en est venue \u00e0 appr\u00e9cier les particularit\u00e9s du hoisan. \u00ab\u00a0C\u2019est tr\u00e8s musical, tr\u00e8s pentatonique, il a tellement de caract\u00e8re\u00a0\u00bb, dit-elle.<\/p>\r\n<p>Lorsque le t\u00e9nor Spencer Britten a appris qu\u2019un op\u00e9ra chant\u00e9 en hoisan allait \u00eatre produit dans sa ville natale de Vancouver, il savait qu\u2019il devait garder <i>Chinatown<\/i> sur son radar. Britten a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 dans une famille dont les grands-parents parlaient hoisan. Il parlait lui-m\u00eame couramment ce dialecte avant d\u2019entrer \u00e0 l\u2019\u00e9cole maternelle, o\u00f9 son hoisan a \u00e9t\u00e9 supplant\u00e9 par l\u2019anglais qu\u2019il parlait en classe et par le mandarin qu\u2019il apprenait dans des cours extrascolaires. Inutile de dire qu\u2019il \u00e9tait intrigu\u00e9 par l\u2019id\u00e9e d\u2019un op\u00e9ra qui mettrait en sc\u00e8ne la langue nostalgique de ses souvenirs d\u2019enfance.<\/p>\r\n<div id=\"attachment_1044197\" style=\"width: 285px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1044197\" class=\" wp-image-1044197\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-222-cmyk.jpg\" alt=\"\" width=\"275\" height=\"267\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-222-cmyk.jpg 1000w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-222-cmyk-300x291.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-222-cmyk-600x583.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-222-cmyk-768x746.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 275px) 100vw, 275px\" \/><p id=\"caption-attachment-1044197\" class=\"wp-caption-text\">Photo par Diamond&#8217;s Edge Photography<\/p><\/div>\r\n<p>Quand on lui a demand\u00e9 de participer \u00e0 la premi\u00e8re production de <i>Chinatown<\/i>, c\u2019est comme si le destin s\u2019en m\u00ealait, car son calendrier international tr\u00e8s charg\u00e9 lui a laiss\u00e9 juste assez de semaines libres pour qu\u2019il accepte. Il \u00e9tait disponible pour les r\u00e9p\u00e9titions et les repr\u00e9sentations, mais n\u2019avait que cinq mois pour apprendre le r\u00f4le de Saihin \u2013 normalement, un an au moins lui \u00e9tait n\u00e9cessaire pour s\u2019attaquer \u00e0 un nouveau r\u00f4le.<\/p>\r\n<p>Musicalement, c\u2019\u00e9tait envisageable. Le t\u00e9nor s\u2019est rapidement senti \u00e0 l\u2019aise dans l\u2019univers compositionnel de Mme Ho. \u00ab\u00a0Tout \u00e9tait logique\u00a0\u00bb, dit-il, en parlant de la fa\u00e7on dont elle a int\u00e9gr\u00e9 les m\u00e9lodies et les instruments traditionnels chinois dans le tissu de la partition. Les difficult\u00e9s sont apparues lors de l\u2019apprentissage et de la m\u00e9morisation de la langue.<\/p>\r\n<p>Britten avait l\u2019avantage d\u2019\u00eatre le seul membre de l\u2019\u00e9quipe \u00e0 avoir des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux en hoisan. Les sons du dialecte, qui varient consid\u00e9rablement par rapport aux autres dialectes chinois, lui \u00e9taient familiers, m\u00eame si le vocabulaire ne l\u2019\u00e9tait pas. Le traducteur Paul Yee s\u2019est montr\u00e9 une ressource inestimable pour l\u2019ensemble de la troupe pendant les r\u00e9p\u00e9titions, prenant les chanteurs \u00e0 part pour travailler sur la prononciation et l\u2019inflexion. Le hoisan \u00e9tant un dialecte tonal, il \u00e9tait particuli\u00e8rement important que les chanteurs prononcent la langue correctement afin de donner l\u2019impression d\u2019\u00eatre des locuteurs natifs. Britten a constat\u00e9 que les brefs moments o\u00f9 son personnage s\u2019exprimait en hoisan \u00e9taient beaucoup plus difficiles que le texte chant\u00e9.<\/p>\r\n<p>\u00ab\u00a0Dans un sens, je me sentais limit\u00e9 parce que la langue est tellement m\u00e9lodique. La fa\u00e7on dont nous nous exprimons en anglais est d\u00e9termin\u00e9e par le ton ou la hauteur de la voix, alors apprendre \u00e0 \u00eatre expressif dans la langue tonale a demand\u00e9 un \u00e9norme effort d\u2019apprentissage\u00a0\u00bb, explique-t-il.<\/p>\r\n<p>Au d\u00e9but de la gen\u00e8se de <i>Chinatown<\/i>, l\u2019\u00e9quipe de cr\u00e9ation craignait de demander \u00e0 ses chanteurs d\u2019apprendre un dialecte aussi exigeant. Leurs craintes se sont finalement av\u00e9r\u00e9es infond\u00e9es\u00a0: \u00ab\u00a0Tous les chanteurs ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 la hauteur. Ils ont parfaitement ma\u00eetris\u00e9 le dialecte\u00a0! Qu\u2019ils aient parl\u00e9 chinois ou non, ils ont \u00e9cout\u00e9, ils ont r\u00e9p\u00e9t\u00e9 et ils ont compris. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9bloui\u00a0\u00bb, d\u00e9clare fi\u00e8rement Yee dans une vid\u00e9o annon\u00e7ant la sortie de l\u2019album. Pour sa part, Ho s\u2019est dite \u00ab\u00a0tr\u00e8s \u00e9mue et impressionn\u00e9e par le d\u00e9vouement et le respect de tous les chanteurs.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n<p>La motivation n\u00e9cessaire pour accomplir cet effort est venue naturellement aux membres de la distribution de <i>Chinatown<\/i>. \u00ab\u00a0Nous \u00e9tions passionn\u00e9s, car nous \u00e9tions tous tr\u00e8s attach\u00e9s au sujet\u00a0\u00bb, explique Britten. Comme beaucoup de ceux qui ont particip\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019op\u00e9ra, l\u2019histoire de l\u2019immigration de sa propre famille est refl\u00e9t\u00e9e dans les vies fictives de Saihin et de Xon Pon. De plus, Britten comprend personnellement les sacrifices n\u00e9cessaires pour r\u00e9aliser ses r\u00eaves, puisqu\u2019il a refait sa vie dans plusieurs villes diff\u00e9rentes pour servir sa carri\u00e8re de chanteur. \u00ab\u00a0L\u2019immigration est si difficile et maintenant que j\u2019ai v\u00e9cu \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, je comprends encore mieux ce combat. J\u2019ai une meilleure appr\u00e9ciation de ce que ma famille a d\u00fb traverser pour arriver au Canada. Nous nous battons pour obtenir la vie que nous pensons pouvoir mener et pour subvenir aux besoins de ceux que nous aimons, quel qu\u2019en soit le prix\u00a0\u00bb.<\/p>\r\n<div id=\"attachment_1044194\" style=\"width: 251px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1044194\" class=\" wp-image-1044194\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-39-cmyk.jpg\" alt=\"\" width=\"241\" height=\"435\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-39-cmyk.jpg 554w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-39-cmyk-300x542.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown_Dress_DiamondsEdgePhotography-39-cmyk-166x300.jpg 166w\" sizes=\"(max-width: 241px) 100vw, 241px\" \/><p id=\"caption-attachment-1044194\" class=\"wp-caption-text\">Photo par Diamond&#8217;s Edge Photography<\/p><\/div>\r\n<p>L\u2019\u00e9quipe cr\u00e9ative de <i>Chinatown<\/i> a travaill\u00e9 sous la pression de d\u00e9lais serr\u00e9s, stimul\u00e9e par son investissement personnel dans l\u2019histoire qu\u2019elle racontait, ce qui a in\u00e9vitablement cr\u00e9\u00e9 des liens forts et de nouvelles amiti\u00e9s. Britten d\u00e9crit les nombreux d\u00eeners partag\u00e9s entre eux, parfois pr\u00e9par\u00e9s par le t\u00e9nor et talentueux chef amateur Derek Kwan, d\u2019autres fois offerts par le restaurant familial Kam Wai Dim Sum du choriste William Liu. Ho se souvient avec \u00e9merveillement des larmes vers\u00e9es par de nombreux chanteurs lors de repr\u00e9sentations, signe de la magie qui s\u2019op\u00e9rait sur sc\u00e8ne. \u00ab\u00a0\u00c9videmment, c\u2019\u00e9tait sp\u00e9cial pour la troupe, confie Britten, mais c\u2019est aussi devenu tr\u00e8s sp\u00e9cial pour le public qui y assistait\u00a0\u00bb.<\/p>\r\n<p>En expliquant qu\u2019une partie de <i>Chinatown<\/i> serait chant\u00e9e en hoisan, le t\u00e9nor a pu convaincre de nombreux membres de sa famille, par ailleurs sceptiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019op\u00e9ra, d\u2019assister aux repr\u00e9sentations. L\u2019\u0153uvre a trouv\u00e9 aupr\u00e8s d\u2019eux un \u00e9cho plus profond qu\u2019il n\u2019aurait pu l\u2019imaginer.<\/p>\r\n<p>La pr\u00e9sidente du conseil d\u2019administration du City Opera, Janet Lea, a d\u00e9crit une r\u00e9action similaire de la part d\u2019une amie sino-canadienne qui a assist\u00e9 \u00e0 <i>Chinatown<\/i> avec ses s\u0153urs. Les femmes ont pleur\u00e9 en regardant le spectacle, touch\u00e9es par un r\u00e9cit si proche de leur propre vie.<\/p>\r\n<p>Outre le lien avec l\u2019\u00e9l\u00e9ment sino-canadien de l\u2019histoire, les spectateurs de tous horizons ont \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s par les th\u00e8mes puissants de l\u2019amour, de la famille, de la s\u00e9paration et de la mort abord\u00e9s dans l\u2019op\u00e9ra. \u00ab\u00a0Mes amis qui ne connaissent rien \u00e0 l\u2019op\u00e9ra l\u2019ont absolument ador\u00e9. Il s\u2019agit de l\u2019un des spectacles les plus appr\u00e9ci\u00e9s dans lesquels ils m\u2019ont vu jouer\u00a0\u00bb, d\u00e9clare M. Britten.<\/p>\r\n<p>L\u2019attrait universel de <i>Chinatown<\/i> provient en partie de la communaut\u00e9 qui l\u2019a entour\u00e9 \u00e0 chaque \u00e9tape du processus de cr\u00e9ation. Tout au long des trois ann\u00e9es de d\u00e9veloppement, City Opera a organis\u00e9 des ateliers sur le livret et la partition dans des salles pleines \u00e0 craquer dans le quartier chinois de Vancouver. Ces sessions ouvertes ont \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de recevoir de pr\u00e9cieux commentaires de la part des r\u00e9sidents, dont certains \u00e9taient des experts en musique classique, tandis que d\u2019autres n\u2019avaient jamais entendu d\u2019op\u00e9ra. Pour Mme Ho, qui n\u2019avait jamais eu l\u2019occasion d\u2019organiser des ateliers pour ses op\u00e9ras, cette exp\u00e9rience fut \u00ab\u00a0\u00e9prouvante, mais cruciale\u00a0\u00bb. Tout au long du processus, elle s\u2019est dit\u00a0: \u00ab\u00a0Je dois mettre mon \u00e9go de c\u00f4t\u00e9, \u00e9couter et chercher \u00e0 m\u2019am\u00e9liorer.\u00a0\u00bb En r\u00e9sulte un op\u00e9ra fa\u00e7onn\u00e9 par la communaut\u00e9 qu\u2019il repr\u00e9sente.<\/p>\r\n<p>L\u2019enregistrement de la distribution originale, r\u00e9alis\u00e9 en 2022 et paru le mois dernier, est la prochaine \u00e9tape dans le r\u00e9cit de <i>Chinatown<\/i>. On ne peut s\u2019emp\u00eacher de faire le lien entre la discrimination et les luttes auxquelles font face les personnages de l\u2019op\u00e9ra et la mont\u00e9e de la haine anti-asiatique, tant au Canada qu\u2019ailleurs dans le monde, au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. <i>Chinatown<\/i> se souvient d\u2019une histoire qui ne doit pas \u00eatre oubli\u00e9e, tout en c\u00e9l\u00e9brant la beaut\u00e9 et la r\u00e9silience de la communaut\u00e9 sino-canadienne. \u00ab\u00a0C\u2019est de la fiction, mais ce n\u2019est pas de la fiction\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Janet Lea. L\u2019an dernier, pendant cinq soirs, le public de Vancouver a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 plonger dans l\u2019univers de Saihin et de Xon Pon. Aujourd\u2019hui, cet album invite les auditeurs de tout le pays, et du monde entier, \u00e0 visiter <i>Chinatown<\/i>.<\/p>\r\n<blockquote>\r\n<p>Pour plus d&#8217;information sur <i>Chinatown<\/i> et les autres nouveaut\u00e9s de Leaf Music, consultez leur site web <strong><a href=\"http:\/\/www.leaf-music.ca\">www.leaf-music.ca<\/a><\/strong><\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<p><em>Traduction par M\u00e9lissa Brien<\/em><\/p>\r\n<h4>Playlist<\/h4>\r\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"YouTube video player\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/JWW7KTlJPjs?si=Pmy0bkQ0xBC2D78x\" width=\"702\" height=\"396\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe> <iframe loading=\"lazy\" title=\"YouTube video player\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/6UYaLlH4a8Y?si=mjYEwT62empc1o4f\" width=\"702\" height=\"396\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En septembre 2022, le City Opera Vancouver a fait \u0153uvre de pionnier en pr\u00e9sentant la premi\u00e8re mondiale de Chinatown. Cette commande reste l\u2019un des rares op\u00e9ras existants \u00e0 \u00eatre chant\u00e9 en hoisan, un dialecte chinois, et le premier op\u00e9ra \u00e0 \u00eatre \u00e9crit sur l\u2019un des nombreux quartiers chinois du Canada. Un an plus tard, Chinatown<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/fr\/bridget-esler\/chinatown-parution-de-lenregistrement-original\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":36159,"featured_media":1044189,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[17277,399],"tags":[54852,55665,37106,55666,55667,45568,46170,54848,55659,24177,55664,54851,22852],"class_list":{"0":"post-1044202","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-musique-canadienne","8":"category-opera-fr","9":"tag-alice-ping-yee-ho-fr","10":"tag-chinatown-fr","11":"tag-city-opera-vancouver","12":"tag-enregistrement-du-casting","13":"tag-hoisan-fr","14":"tag-leaf-music-fr","15":"tag-leaf-music-fr-2","16":"tag-madeleine-thien-fr","17":"tag-oeuvre-nouvel","18":"tag-opera-fr-77","19":"tag-paul-yee-fr","20":"tag-spencer-britten-fr","21":"tag-vancouver-fr-5","22":"volume-volume-29","23":"issue-vol-29-issue-2-fr","24":"section-en-couverture"},"featured_image_src":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown-feature.jpg","blog_images":{"medium":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown-feature-300x144.jpg","large":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Chinatown-feature.jpg"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"ams_acf":[{"key":"le_volume","label":"Le volume","value":[]},{"key":"numero","label":"Num\u00e9ro","value":[]},{"key":"source_url","label":"Source URL","value":""},{"key":"author_name","label":"Author","value":""},{"key":"editchoice","label":"Edit Choice","value":[]},{"key":"is_cover_story","label":"Is Cover Story","value":[]},{"key":"performer_1","label":"Performer 1","value":""},{"key":"performer_2","label":"Performer 2","value":""},{"key":"other_info","label":"Other info","value":""},{"key":"ink_amazon","label":"Ink Amazon","value":""},{"key":"archambault","label":"archambault link","value":""},{"key":"price","label":"Price","value":""}],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1044202"}],"collection":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/36159"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1044202"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1044202\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1044189"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1044202"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1044202"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1044202"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}