{"id":1033100,"date":"2023-03-25T19:39:42","date_gmt":"2023-03-26T00:39:42","guid":{"rendered":"https:\/\/myscena.org\/justin-bernard\/festival-classica-goes-opera\/"},"modified":"2023-03-25T20:00:20","modified_gmt":"2023-03-26T01:00:20","slug":"festival-classica-goes-opera","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/justin-bernard\/festival-classica-goes-opera\/","title":{"rendered":"Festival Classica: La naissance du Nouvel Op\u00e9ra M\u00e9tropolitain"},"content":{"rendered":"&#13;\n<p class=\"has-drop-cap has-medium-font-size\">La 13e \u00e9dition du Festival Classica ouvrira un nouveau chapitre dans l\u2019histoire de l\u2019art lyrique au Qu\u00e9bec. Elle signe, en effet, le d\u00e9but des activit\u00e9s du Nouvel Op\u00e9ra M\u00e9tropolitain (NOM) avec pas moins de trois productions originales\u00a0: <i>L\u2019Homme qui rit <\/i>(2023), <i>L\u2019adorable Belboul <\/i>(1874) et <i>Miguela <\/i>(1891). Une \u00ab\u00a0division lyrique\u00a0\u00bb du Festival Classica a \u00e9t\u00e9 mise en place pour mener \u00e0 bien ce projet de grande envergure, dont tout indique qu\u2019il s\u2019inscrira dans le temps.<b><\/b><\/p>&#13;\n<h4><b>Nouvel Op\u00e9ra, nouveau lieu<\/b><\/h4>\n<p>L\u2019\u00e9quipe du festival et son directeur g\u00e9n\u00e9ral et artistique, Marc Boucher, ont \u00e9tabli un partenariat in\u00e9dit avec la salle Claude-Champagne. Leurs discussions fructueuses avec la doyenne de la facult\u00e9 de musique de l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, Nathalie Fernando, ont d\u00e9j\u00e0 permis de mettre plusieurs spectacles au calendrier de 2024. \u00c0 compter du mois de juin 2025, ils esp\u00e8rent pouvoir s\u2019implanter durablement dans cette salle et ainsi continuer \u00e0 offrir, depuis Montr\u00e9al, une programmation \u00e0 la hauteur de leurs ambitions. \u00ab\u00a0Sa capacit\u00e9 d\u2019accueil et son emplacement font d\u2019elle une salle id\u00e9ale pour que le NOM y \u00e9lise domicile\u00a0\u00bb, soutient Marc Boucher. Objectif \u00e0 moyen terme\u00a0: cr\u00e9er un festival d\u2019op\u00e9ra annuel dans la m\u00e9tropole, \u00e0 la mani\u00e8re de ce que fait d\u00e9j\u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec dans la Capitale-Nationale.<\/p>\n<h4><b>Conscience \u00e9cologique<br \/>\n<\/b><\/h4>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1033094 \" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/N6A5711-Modifier-Marc-Boucher-1-cmyk-235x300.jpg\" alt=\"\" width=\"279\" height=\"357\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/N6A5711-Modifier-Marc-Boucher-1-cmyk-235x300.jpg 235w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/N6A5711-Modifier-Marc-Boucher-1-cmyk-300x383.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/N6A5711-Modifier-Marc-Boucher-1-cmyk-600x766.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/N6A5711-Modifier-Marc-Boucher-1-cmyk-768x981.jpg 768w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/N6A5711-Modifier-Marc-Boucher-1-cmyk.jpg 783w\" sizes=\"(max-width: 279px) 100vw, 279px\" \/>La premi\u00e8re production, comme les deux autres au programme de cette ann\u00e9e, sera donn\u00e9e en version concert augment\u00e9e. \u00ab\u00a0On utilisera la salle de fa\u00e7on presque immersive en faisant des projections d\u2019arts num\u00e9riques et en cr\u00e9ant des d\u00e9cors virtuels qui seront en fait des tableaux de l\u2019op\u00e9ra\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. Cette d\u00e9marche s\u2019inscrit dans le cadre de nouvelles politiques que le Festival Classica souhaite mettre en \u0153uvre et qui reposent sur trois piliers\u00a0: (a) r\u00e9affirmer le droit de travailler en fran\u00e7ais dans nos institutions culturelles au Qu\u00e9bec; (b) assurer un milieu de travail sain en luttant contre toute forme de harc\u00e8lement; et (c) r\u00e9duire l\u2019empreinte carbone des productions d\u2019op\u00e9ra, ce qui passe par une d\u00e9mat\u00e9rialisation des d\u00e9cors et une s\u00e9rie d\u2019actions en faveur du d\u00e9veloppement durable, notamment dans la confection des costumes de sc\u00e8ne.<\/p>\n<h4><b><i>L\u2019Homme qui rit<\/i><\/b><b> (2023)<\/b><\/h4>\n<p>Marc Boucher voit les choses en grand. Pour le premier spectacle de cette premi\u00e8re \u00e9dition, il a command\u00e9 au compositeur Airat Ichmouratov l\u2019\u00e9criture d\u2019un nouvel op\u00e9ra sur un livret du po\u00e8te qu\u00e9b\u00e9cois Bertrand Laverdure. \u00ab\u00a0Cela faisait d\u00e9j\u00e0 plusieurs fois qu\u2019Airat me disait qu\u2019il r\u00eavait de composer un op\u00e9ra. Je lui demand\u00e9 s\u2019il avait un sujet et il est arriv\u00e9 avec <i>L\u2019Homme qui rit<\/i> de Victor Hugo. Il ne semblait pas y avoir d\u2019autres op\u00e9ras \u00e9crits sur ce sujet. J\u2019ai trouv\u00e9 que c\u2019\u00e9tait une superbe id\u00e9e. Il n\u2019avait pas de librettiste, alors je lui ai recommand\u00e9 Bertrand.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La collaboration entre les deux hommes a fonctionn\u00e9 \u00e0 merveille, pour le plus grand bonheur de tous. \u00ab\u00a0Ce tandem nous a donn\u00e9 une tr\u00e8s grande \u0153uvre dans la tradition presque puccinienne. De la grande musique, tr\u00e8s bien orchestr\u00e9e. On retrouve des airs accrocheurs, quelque chose qui g\u00e9n\u00e8re une \u00e9motion forte et des souvenirs musicaux pr\u00e9gnants. On renoue avec le grand op\u00e9ra, \u00e0 la mani\u00e8re de <i>Turandot<\/i>.\u00a0\u00bb Marc Boucher a d\u2019ailleurs renouvel\u00e9 sa confiance au compositeur et au librettiste en leur faisant une seconde commande pour l\u2019ann\u00e9e 2026. \u00ab\u00a0Le prochain projet portera sur un roman de Balzac. On est vraiment dans la grande tradition des auteurs romantiques fran\u00e7ais et on consid\u00e8re qu\u2019il y a encore \u00e9norm\u00e9ment de choses \u00e0 dire \u00e0 travers ces histoires\u00a0\u00bb, confie Marc Boucher.<\/p>\n<h4><b><i>L\u2019adorable Belboul<\/i><\/b><b> (1874)<\/b><\/h4>\n<p>Entre 2013 et 2014, le manuscrit autographe d\u2019une op\u00e9rette de Jules Massenet avait resurgi chez la maison de ventes aux ench\u00e8res Sotheby\u2019s alors qu\u2019on le croyait perdu. Compos\u00e9e en 1874 et cr\u00e9\u00e9e en toute intimit\u00e9 dans le salon d\u2019un des interpr\u00e8tes de la distribution, cette bouffonnerie en un acte, pour cinq chanteurs et orchestre r\u00e9duit, a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e aux \u00e9ditions Sym\u00e9trie en 2018, peu apr\u00e8s sa red\u00e9couverte, et sera pr\u00e9sent\u00e9e pour la premi\u00e8re fois au Qu\u00e9bec, le 6 juin, dans le cadre du NOM.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<i>L\u2019adorable Belboul <\/i>d\u00e9coule d\u2019un canevas de la <i>commedia dell\u2019arte<\/i> avec des personnages tr\u00e8s reconnaissables comme Pantalone, Colombine et Arlequin, mais transpos\u00e9 \u00e0 Samarcande, dans cet Orient fantasm\u00e9 que les compositeurs de la fin du XIXe si\u00e8cle avaient tous un peu en t\u00eate (par exemple, Ravel dans <i>Sh\u00e9h\u00e9razade<\/i>). La mezzo-soprano fran\u00e7aise Pauline Sabatier viendra jouer la belle Zai-Za au c\u00f4t\u00e9 d\u2019une distribution qu\u00e9b\u00e9coise compos\u00e9e de Myriam Leblanc, Florence Bourget, Antonio Figueroa et Geoffroy Salvas, dans une mise en sc\u00e8ne de Fran\u00e7ois Racine. Cela fait suite \u00e0 notre coffret Massenet paru chez ATMA.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h4><b><i>Miguela<\/i><\/b><b> (1891)<\/b><\/h4>\n<p>Marc Boucher a aussi des affinit\u00e9s particuli\u00e8res avec la musique de Th\u00e9odore Dubois. En 2017, avec le chef d\u2019orchestre Jean-Claude Malgoire, il avait pr\u00e9sent\u00e9 <i>Le Paradis perdu,<\/i> drame-oratorio, et quelques autres \u0153uvres du compositeur. Le dernier projet sur lequel ils avaient commenc\u00e9 \u00e0 travailler ensemble, peu de temps avant que le maestro d\u00e9c\u00e8de en 2018, portait sur un autre op\u00e9ra\u00a0: <i>Miguela<\/i>, compos\u00e9 en 1891 et dont une partie seulement avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1896 aux Concerts Lamoureux (Paris), mais qui n\u2019avait encore jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9. Oubli\u00e9es \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale de France, les 800 pages manuscrites de ce qui constitue le dernier op\u00e9ra de Th\u00e9odore Dubois ont trouv\u00e9 un \u00e9diteur par l\u2019entremise du Festival Classica. Et pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019histoire, l\u2019\u0153uvre sera cr\u00e9\u00e9e dans son int\u00e9gralit\u00e9 le 14 juin prochain \u00e0 la salle Claude-Champagne avec, une fois de plus, une distribution 100\u00a0% qu\u00e9b\u00e9coise. \u00ab\u00a0Nous avons en ce moment une des plus belles g\u00e9n\u00e9rations de chanteurs lyriques que le Qu\u00e9bec ait jamais eues. C\u2019est notre devoir d\u2019augmenter le nombre de repr\u00e9sentations \u2013 avec ou sans mise en sc\u00e8ne \u2013 pour permettre \u00e0 ces artistes merveilleux de chanter. On le voit, les \u00e9conomies et les march\u00e9s de l\u2019\u00e9tranger se referment. Pour les m\u00eames raisons, nous devrions nous aussi nous pr\u00e9occuper davantage de nos artistes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote><p>Festival Classica. 13e\u00a0\u00e9dition sous le th\u00e8me \u00ab\u00a0De Faur\u00e9 \u00e0 F\u00e9lix\u00a0\u00bb. Spectacles du NOM\u00a0: <i>L\u2019Homme qui rit <\/i>d\u2019Ichmouratov (31 mai), <i>L\u2019Adorable Belboul<\/i> de Massenet (6 juin) et Miguela de Dubois (14 juin). Pour la programmation compl\u00e8te du festival, visitez le<a href=\"http:\/\/www.festivalclassica.com\"> www.festivalclassica.com<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#13; La 13e \u00e9dition du Festival Classica ouvrira un nouveau chapitre dans l\u2019histoire de l\u2019art lyrique au Qu\u00e9bec. Elle signe, en effet, le d\u00e9but des activit\u00e9s du Nouvel Op\u00e9ra M\u00e9tropolitain (NOM) avec pas moins de trois productions originales\u00a0: L\u2019Homme qui rit (2023), L\u2019adorable Belboul (1874) et Miguela (1891). 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