{"id":1022014,"date":"2022-10-31T23:55:31","date_gmt":"2022-11-01T03:55:31","guid":{"rendered":"http:\/\/myscena.org\/?p=1022014"},"modified":"2022-11-11T14:45:42","modified_gmt":"2022-11-11T18:45:42","slug":"retour-sur-un-festival-ofjm-montreal-6-15-octobre-2022","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/marc-chenard\/retour-sur-un-festival-ofjm-montreal-6-15-octobre-2022\/","title":{"rendered":"Retour sur un festival \u2013 OFJM, Montr\u00e9al, 6-15\u00a0octobre, 2022"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"has-drop-cap\" style=\"font-size: 19px;\">Tel que pr\u00e9sent\u00e9 le mois dernier dans la section jazz, l\u2019Off Festival de Jazz de Montr\u00e9al s\u2019annon\u00e7ait comme l\u2019une des plus ambitieuses de son histoire\u00a0: 35 concerts r\u00e9partis sur neuf sc\u00e8nes en autant de jours, 152 artistes (selon son nouveau directeur administratif, Patrice Servant), soit une fois et demie le contingent de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re.<\/p>\r\n\r\n<p align=\"JUSTIFY\">Photos : Jean-Pierre Dub\u00e9<\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Plus importante encore \u00e9tait la participation d\u2019artistes \u00e9trangers, dont un grand ensemble de France (comprenant quelques Am\u00e9ricains), trois d\u2019Italie et un gros nom de New York, le batteur et vibraphoniste Joe Chambers. Suivant la fermeture du Caf\u00e9 R\u00e9sonance cette ann\u00e9e, la s\u00e9rie de concerts\u00a05 \u00e0 7 s\u2019est d\u00e9plac\u00e9e du quartier Mile-End \u00e0 Saint-Henri dans un sous-sol de restaurant g\u00e9r\u00e9 par la SJSH (Soci\u00e9t\u00e9. de Jazz de Saint-Henri), lequel a \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre d\u2019un tout nouveau mini-festival de jazz en mai dernier. En contrepartie, le Bar Di\u00e8se Onze et Upstairs \u00e9taient de nouveau de la partie, tout comme le Lion d\u2019or (1 spectacle) et le th\u00e9\u00e2tre de la Plaza, angle Saint-Hubert et Beaubien.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Petite nouveaut\u00e9, deux spectacles en plein air (pas \u00e9vident en octobre), l\u2019un dans le West Island \u00e0 Pointe Claire, l\u2019autre pr\u00e9vu dans la rue adjacente du Mus\u00e9e des Beaux-Arts, mais annul\u00e9 par la flotte. Parlant d\u2019annulation, le concert \u00e0 grand d\u00e9ploiement de l\u2019ONJ Montr\u00e9al, d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Sinatra et Fitzgerald. a pass\u00e9 \u00e0 la trappe en raison de la trop faible vente des billets (ce qui se comprend quand il n\u2019y avait que 28 places vendues pour la salle Claude-Champagne de l\u2019U de M. \u00e0 sept jours de sa tenue en soir\u00e9e de cl\u00f4ture.) Par del\u00e0 ces b\u00e9mols, il y avait tout de m\u00eame des di\u00e8ses \u00e0 noter, quelques-uns parmi les six spectacles choisis par ce critique, celui du 7 octobre \u00e9tant son clou du festival.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/ONJF.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1022255\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/ONJF.jpg\" alt=\"\" width=\"8192\" height=\"5461\" \/><\/a><\/p>\r\n<h4 class=\"western\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"color: #303234;\"><b>Actes 1 et 2 \u2013 Vendredi\u00a07\u00a0(Th\u00e9\u00e2tre de la Plaza)\u00a0:\u00a0Orchestre National de Jazz de France (ONJ) \u2013 Ex Machina; jeudi 6 (Di\u00e8se Onze) : Big Four\u00a0<\/b><\/span><\/span><\/span><\/span><\/h4>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">En seconde soir\u00e9e, l\u2019ensemble hexagonal de 15 musiciens et deux \u00e9lectroniciens occupaient la totalit\u00e9 de la sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre de la Plaza. Bien que l\u2019ONJ France soit identifi\u00e9 comme un big band de jazz, cette \u00e9dition s\u2019\u00e9loignait de la norme, et ce, \u00e0 plus d\u2019un titre. De l\u2019un, son instrumentation \u00e9tait h\u00e9t\u00e9rodoxe, notamment par l\u2019inclusion de deux vibraphones, des bois divers, les saxos bien s\u00fbr, mais aussi une fl\u00fbtiste et une clarinettiste, sans oublier deux op\u00e9rateurs de dispositifs \u00e9lectroniques qui se servaient de syst\u00e8mes d\u2019intelligence artificielle pour capter les sons acoustiques pour ensuite g\u00e9n\u00e9rer de nouvelles couches sonores en temps r\u00e9el. Une autre dimension audacieuse consistait \u00e0 int\u00e9grer des concepts de la musique dite spectrale d\u00e9velopp\u00e9e par des compositeurs tels Jean Barraqu\u00e9 et Tristan Murail, ce dernier ayant m\u00eame \u00e9t\u00e9 le mentor du premier des codirecteurs actuels de cet ensemble.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Steve Lehman<\/span><\/span><\/span><\/strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">, de l\u2019un, a largement contribu\u00e9 au r\u00e9pertoire de la soir\u00e9e \u00e0 titre de compositeur et d\u2019ex\u00e9cutant tandis que le second,\u00a0<\/span><\/span><\/span><strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Fr\u00e9d\u00e9ric Maurin,<\/span><\/span><\/span><\/strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0a agi comme chef d\u2019orchestre. Divis\u00e9 par un entracte, le concert a pr\u00e9sent\u00e9 l\u2019ensemble sous deux angles diff\u00e9rents, la premi\u00e8re moiti\u00e9 misant davantage sur l\u2019ensemble, la seconde plus ax\u00e9e sur des solos de ses membres.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Pour \u00eatre \u00e0 la hauteur d\u2019une telle musique, dense et m\u00eame foisonnante par moments (surtout dans les premiers morceaux), un ensemble doit \u00eatre rod\u00e9 au quart de tour, ce qui \u00e9tait bien le cas ce soir-l\u00e0. Lorsque l\u2019on sait que cet orchestre arrivait en ville apr\u00e8s avoir donn\u00e9 trois concerts aux \u00c9tats-Unis dans les jours pr\u00e9c\u00e9dents, cela \u00e9tait de bonne augure pour cette finale de mini-tourn\u00e9e nord-am\u00e9ricaine. (D\u2019aucuns peuvent nier le fait qu\u2019il n\u2019y a rien de plus salutaire pour un groupe que de donner une s\u00e9rie de concerts pour bien roder un nouveau programme. On y reviendra sur ce point.) Notons enfin que l\u2019ensemble a offert en rappel un cadeau aux festivaliers, soit un morceau in\u00e9dit, jamais jou\u00e9 dans ses concerts ant\u00e9rieurs, m\u00eame pas \u00e0 sa premi\u00e8re mondiale donn\u00e9e \u00e0 Paris au d\u00e9but de cette ann\u00e9e. Pour les int\u00e9ress\u00e9s, l\u2019orchestre se r\u00e9unira en janvier au studio Bauer en Allemagne (s\u00fbrement connu des amateurs de l\u2019\u00e9tiquette ECM)\u2019 pour r\u00e9aliser le disque, la sortie pr\u00e9vue vers la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 prochain.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Quatre des musiciens de cette grande formation se sont produits la veille au Di\u00e8se Onze, en ouverture de la s\u00e9rie de fins de soir\u00e9e de l\u2019Off. Dirig\u00e9 par le saxo t\u00e9nor\u00a0<\/span><\/span><\/span><strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Julien Soro,<\/span><\/span><\/span><\/strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0son ensemble, le Big Four, comptait l\u2019une des instrumentations les plus inusit\u00e9es du festival, ses accompagnateurs jouant du vibraphone, du sousaphone (si, si) et de la batterie. En une seule repr\u00e9sentation (sans entracte), le groupe s\u2019est adonn\u00e9 \u00e0 une musique fort jouissive, laquelle pouvait bien swinguer, voire \u00e0 d\u00e9border les cadres des compositions de son chef. Pour les trois derniers morceaux, le saxo alto Erik Hove s\u2019est greff\u00e9 au quartette et n\u2019a pas du tout d\u00e9tonn\u00e9, et ce, malgr\u00e9 une r\u00e9p\u00e9tition impromptue tenue tout juste avant le spectacle. Non seulement f\u00e9licite-t-on les programmateurs pour ce genre d\u2019initiative de provoquer des rencontres entre un musicien de chez nous \u00e0 un ensemble de passage, mais on les encourage \u00e0 continuer en ce sens, m\u00eame \u00e0 b\u00e2tir des projets sp\u00e9ciaux.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<h4 align=\"JUSTIFY\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/FRemigi.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1022253 alignleft\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/FRemigi.jpg\" alt=\"\" width=\"353\" height=\"235\" \/><\/a><\/h4>\r\n<h4 class=\"western\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><b>Actes 3 et 4 \u2013 Samedi\u00a08 (Th\u00e9\u00e2tre de la Plaza) : Francesca Remigi (<\/b><\/span><\/span><\/span><em><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><b>The Human Web<\/b><\/span><\/span><\/span><\/em><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><b>); (Di\u00e8se Onze); Kate Wyatt\u2019s Short Story<\/b><\/span><\/span><\/span><\/h4>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Si la rencontre Paris-Montr\u00e9al pr\u00e9c\u00e9dente en \u00e9tait une presque au pied lev\u00e9 \u2013\u00a0\u00a0elle \u00e9tait en fait annonc\u00e9e dans le programme\u00a0\u00a0\u2013 le spectacle du lendemain soir (de nouveau au th\u00e9\u00e2tre de La Plaza) provenait d\u2019une initiative des organisateurs. Autre \u00e9v\u00e9nement international, il rassemblait trois participants canadiens et autant d\u2019Italiens, le tout sous la direction de la batteuse\u00a0<\/span><\/span><\/span><strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Francesca Remigi<\/span><\/span><\/span><\/strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">. Bien qu\u2019install\u00e9e \u00e0 New York, cette musicienne arrivait chez nous de sa terre natale le jour pr\u00e9c\u00e9dent avec deux de ses compatriotes, le clarinettiste Federico Calcagno et la danseuse Clotilde Cappelletti. Parmi les n\u00f4tres, on comptait une saxophoniste alto de Toronto (Naomi McCarroll Butler) ainsi qu\u2019une contrebassiste d\u2019Edmonton (Aretha Tillotson) et le saxo t\u00e9nor Evan Shay de Montr\u00e9al, celui-ci bidouillant fr\u00e9quemment sur son ordi portable. Cette formation rassembl\u00e9e aux quatre vents est le fruit d\u2019une rencontre initiale au camp musical de Banff en Alberta, occasionnant ainsi les musiciens et musiciennes \u00e0 poursuivre leur travail dans un projet commun, pr\u00e9sent\u00e9 ici en premi\u00e8re au festival.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Pendant plus d\u2019une heure en continu, l\u2019ensemble a enfil\u00e9 une s\u00e9rie de compositions de Remigi, une suite intitul\u00e9e the\u00a0<\/span><\/span><\/span><em><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Human Web<\/span><\/span><\/span><\/em><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">, chaque passage \u00e9crit servant de tremplin \u00e0 de longues excursions improvis\u00e9es par ses membres. Celles de Calcagno comptaient parmi les meilleurs moments de la soir\u00e9e (sa ma\u00eetrise de la clarinette basse \u00e9tant exemplaire), la saxophoniste alto faisant bonne figure dans ses interventions, mais on aurait voulu que le t\u00e9nor Shay, qu\u2019on sait particuli\u00e8rement fougueux, joue davantage son instrument que l\u2019ordi. Tous tambours battants, Remigi ne manque pas de muscle dans son jeu, parfois un petit peu trop, mais a su tout de m\u00eame se retenir, quitte \u00e0 prendre des pauses. Pour ces qualit\u00e9s, il y avait tout de m\u00eame cette composante visuelle de la danseuse qui parcourait la sc\u00e8ne de tous c\u00f4t\u00e9s, tous bords, chose qui, pour cet observateur, constituait une distraction plut\u00f4t qu\u2019un compl\u00e9ment. Nonobstant cet \u00e9l\u00e9ment superf\u00e9tatoire, il \u00e9tait possible d\u2019appr\u00e9cier cette musique pour ce qu\u2019elle \u00e9tait en baissant la t\u00eate ou en se fermant les yeux.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Notons en terminant une seconde visite au Di\u00e8se Onze apr\u00e8s la prestation de Remigi. Le m\u00eame Erik Hove \u00e9tait de nouveau de la partie, cette fois-ci aux c\u00f4t\u00e9s de la pianiste\u00a0<\/span><\/span><\/span><strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Kate Wyatt\u00a0<\/span><\/span><\/span><\/strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">dans son quartette Short Story\u00a0(voir critique du disque de son autre ensemble\u00a0<\/span><\/span><\/span><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><i>Artifact<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0dans ce num\u00e9ro), rejoints ici par son conjoint, le bassiste Adrian Vedady, et le batteur Guillaume Pilote (nouvellement en selle \u00e0 titre de pr\u00e9sident du comit\u00e9 artistique de l\u2019OFJM.) Un jazz de fin de soir\u00e9e agr\u00e9able, conformes aux param\u00e8tres d\u2019un jazz mainstream de bon aloi.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<h4 align=\"JUSTIFY\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Bamford.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1022251 alignright\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Bamford.jpg\" alt=\"\" width=\"360\" height=\"240\" \/><\/a><\/h4>\r\n<h4 class=\"western\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><b>Acte 5 \u2013 Samedi 13\u00a0octobre (Le Minist\u00e8re) : Eyevin Nonet<\/b><\/span><\/span><\/span><\/h4>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Si les deux rendez-vous musicaux du premier weekend offraient une musique in\u00e9dite \u00e0 ce spectateur, un troisi\u00e8me pr\u00e9sent\u00e9 la semaine suivante lui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 connu. Pour avoir d\u00e9j\u00e0 vu la formation montr\u00e9alaise Eyevin Nonet du batteur<\/span><\/span><\/span><strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0Ivan Bamford<\/span><\/span><\/span><\/strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00e9voluer sur sc\u00e8ne l\u2019an dernier ainsi que d\u2019avoir pr\u00eat\u00e9 une oreille attentive aux trois disques (un en trio, les deux autres en grande formation), j\u2019avais longtemps h\u00e9sit\u00e9 avant de revoir l\u2019ensemble une autre fois, c\u00e9dant alors \u00e0 la tentation, ma d\u00e9cision tenant sans doute au fait que la salle intime du Minist\u00e8re se situe \u00e0 dix minutes de chez moi. Ma sortie, je ne l\u2019ai point regrett\u00e9e. Comme l\u2019ONJ, cette belle bande \u00e9tait elle aussi en tourn\u00e9e, sillonnant nos contr\u00e9es qu\u00e9b\u00e9coises o\u00f9 elle avait donn\u00e9 deux concerts au pr\u00e9alable. Rares sont les occasions pour nos talents de tourner, au Qu\u00e9bec comme ailleurs, mais il faut saluer ici un autre \u00e9v\u00e9nement automnal (Qu\u00e9bec Musiques Parall\u00e8les), qui se veut un festival ambulant ax\u00e9 principalement sur la musique contemporaine et exp\u00e9rimentale, sa programmation parsem\u00e9e de quelques soup\u00e7ons de jazz et de musiques improvis\u00e9es.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Si vous ne connaissez pas ce nonette, il s\u2019adonne \u00e0 une musique de r\u00e9pertoire compos\u00e9e et arrang\u00e9e par le saxophoniste am\u00e9ricain Thomas Chapin, disparu en 1998, terass\u00e9 par une leuc\u00e9mie \u00e0 l\u2019or\u00e9e de ses 40 ans. De son vivant, il comptait parmi les plus dynamiques souffleurs de la sc\u00e8ne new-yorkaise, particuli\u00e8rement au Knitting Factory dans ses belles ann\u00e9es. Bien qu\u2019associ\u00e9 avec une certaine avant-garde, Chapin avait fait ses classes dans le jazz traditionnel, occupant m\u00eame le r\u00f4le de directeur musical du big band de Lionel Hampton. Musicien accompli, autant aux saxos alto et soprano qu\u2019\u00e0 la fl\u00fbte, il \u00e9tait \u00e9galement un compositeur et arrangeur imaginatif qui pouvait autant faire remuer les pieds des spectateurs que d\u2019\u00e9crire des passages orchestraux complexes, quitte \u00e0 faire sauter les cadres par des interludes d\u2019improvisation collective.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Dans sa prestation, le Eyevin Nonet \u00e9tait tout \u00e0 fait \u00e0 la hauteur de cette \u0153uvre, le groupe n\u2019ayant du reste aucun maillon faible dans son personnel. Signalons \u00e9galement l\u2019instrumentation un tant soit peu inusit\u00e9e, qui ne compte qu\u2019un saxo (Aur\u00e9lien Tomasi jouant un alto qui, soit dit en passant, \u00e9tait celui de Chapin, l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 lui par sa veuve), trois cuivres (Rachel Therrien \u00e0 la trompette, \u00c9tienne Lebel au trombone et Julie Houle au tuba), un alto (violon celui-l\u00e0) du toujours excellent Jean Ren\u00e9, tout comme la remarquable fl\u00fbtiste Maril\u00e8ne Provencher-Leduc \u2014 musicienne \u00e0 suivre \u2014 sans oublier la rythmique assur\u00e9e de St\u00e9phane Diamantakiou (contrebasse), Yannick Anctil (piano) et Bamford aux tambours et cymbales. En plus d\u2019une heure, qui semblait filer, l\u2019ensemble a pr\u00e9sent\u00e9 des pi\u00e8ces orchestrales de Chapin enregistr\u00e9es de son vivant et trois titres in\u00e9dits, ces derniers figurant sur le troisi\u00e8me disque sur \u00e9tiquette Corne de Brume, lequel compte aussi un original du batteur.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234; font-family: Arial, sans-serif; font-size: medium;\">Aussi satisfaisant \u00e9tait la premi\u00e8re partie, la seconde offrait une tout autre proposition musicale, qui avouons-le, d\u00e9tonait. Seul sur sc\u00e8ne avec une guitare de table et des dispositifs \u00e9lectroniques, <strong>Mathieu Stellaire<\/strong> de son nom de sc\u00e8ne, se lan\u00e7a dans une improvisation planante qui aurait certainement convenu \u00e0 \u00e9voquer un vaste espace d\u00e9sertique que l\u2019on retrouve souvent dans les premi\u00e8res sc\u00e8nes de films westerns. Pour dix minutes de musiques ambiantes, \u00e7a peut aller, mais m\u00e9taphore oblige, on boit son caf\u00e9 avec une fourchette\u00a0: les sons passent, l\u2019int\u00e9r\u00eat fuit. Cela dit, le fait de programmer deux propositions musicales sans r\u00e9elles affinit\u00e9s stylistiques entre elles pourrait m\u00eame d\u00e9courager certains \u00a0 \u00e0 \u00a0vouloir y assister.\u00a0Autre exemple :<\/span><span style=\"color: #303234; font-family: Arial, sans-serif; font-size: medium;\">\u00a0le duo Trudel-Young interpr\u00e9tant Joni Mitchell et autres chansonniers suivi du trio free jazz de Yves Charuest. Deux publics diff\u00e9rents, il va sans dire, aux pr\u00e9f\u00e9rences on ne le peut plus divergentes entre eux.<\/span><\/p>\r\n<h4 align=\"JUSTIFY\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Via-Chambers14.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1022249 aligncenter\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Via-Chambers14.jpg\" alt=\"\" width=\"483\" height=\"322\" \/><\/a><\/h4>\r\n<h4 class=\"western\" align=\"JUSTIFY\"><strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Acte 6 \u2013 Samedi 15 octobre (Th\u00e9\u00e2tre de la Plaza) \u2013\u00a0Ensemble Andr\u00e9s Vial et Joe Chambers<\/span><\/span><\/span><\/strong><\/h4>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Si le festival proposait dans sa programmation deux concerts de cl\u00f4ture, le sort en a voulu autrement suivant l\u2019annulation du concert de l\u2019ONJ Montr\u00e9al, les honneurs revenant donc \u00e0 l\u2019ensemble codirig\u00e9 par le pianiste\u00a0<\/span><\/span><\/span><strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Andr\u00e9s Vial<\/span><\/span><\/span><\/strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0et le c\u00e9l\u00e8bre batteur am\u00e9ricain\u00a0<\/span><\/span><\/span><strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Joe Chambers.<\/span><\/span><\/span><\/strong><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0V\u00e9t\u00e9ran de moult s\u00e9ances Blue Notes des ann\u00e9es\u00a01960, ce dernier a jadis assur\u00e9 la rythmique derri\u00e8re des grosses pointures comme Joe Henderson, Herbie Hancock, Wayne Shorter, sans oublier le singulier pianiste et tout aussi \u00e9nigmatique compositeur Andrew Hill.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Si un instrument exige beaucoup d\u2019\u00e9nergie et d\u2019endurance, c\u2019est bien la batterie et il serait plut\u00f4t t\u00e9m\u00e9raire de s\u2019attendre \u00e0 ce qu\u2019un homme de 80 ans soit aussi vigoureux que par le pass\u00e9. Bien qu\u2019imposant physiquement, Chambers a mont\u00e9 sur sc\u00e8ne d\u2019un pas l\u00e9g\u00e8rement h\u00e9sitant, se d\u00e9pla\u00e7ant lentement entre le vibraphone (qu\u2019il avait jou\u00e9 durant la premi\u00e8re partie du concert) et la batterie, o\u00f9 il avait enfin pris place apr\u00e8s une longue \u00e9clipse derri\u00e8re le rideau noir drapant l\u2019arri\u00e8re-sc\u00e8ne. Quant \u00e0 ses contributions musicales, elles \u00e9taient, disons, modestes au vibraphone et minimales \u00e0 la batterie (le principal moteur du groupe \u00e9tant le second batteur Tommy Crane).<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Koita.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1022245 alignleft\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Koita.jpg\" alt=\"\" width=\"270\" height=\"405\" \/><\/a><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Deux autres percussionnistes (Adama Daou et <strong>Mamadou Koita<\/strong>, ce dernier chantant et s\u2019accompagnant bri\u00e8vement au doussun gouni, genre de grande basse africaine) \u00e9taient \u00e9galement de la partie tout comme un second vibraphoniste (jouant aussi du marimba). S\u2019ajoutaient \u00e0 ces derniers le bassiste Martin Heslop, Vial au piano et la saxophoniste alto Caoilinn Power (pr. Kaylin), pr\u00e9sente lors des trois derniers morceaux d\u2019une prestation en continu de plus d\u2019une heure et demie.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"color: #303234;\">Malgr\u00e9 sa dur\u00e9e, le concert n\u2019a pourtant pas paru trop long, sans doute par l\u2019accent particulier mis sur la propulsion rythmique, le groove quoi, ce qui se comprend compte tenu de l\u2019arsenal de percussions ethniques. Plusieurs pi\u00e8ces de l\u2019invit\u00e9 sp\u00e9cial \u00e9taient inscrites au r\u00e9pertoire, nouvelles et anciennes, comme la\u00a0<\/span><span style=\"color: #303234;\"><i>Gazelle Suit<\/i><\/span><span style=\"color: #303234;\">e qui a donn\u00e9 une occasion \u00e0 la saxophoniste de s\u2019illustrer un peu malgr\u00e9 l\u2019espace restreint qu\u2019on lui eut accord\u00e9.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Quant au pianiste \u2014 qui maintient une collaboration avec le batteur depuis quelque temps \u2014 il s\u2019est fort bien d\u00e9fendu, ses solos bien tourn\u00e9s sans \u00eatre exceptionnels, ses compositions bien adapt\u00e9es aux circonstances. Au chapitre des solos, le second vibraphoniste (Martin Davidson) a vraiment remport\u00e9 la palme .Au milieu de toute cette for\u00eat percussive, on a laiss\u00e9 le bassiste intervenir \u00e0 deux reprises comme soliste, mais la sonorisation lui a mal servi, sa sonorit\u00e9 trop bourdonnante et manquant de d\u00e9finition (seul b\u00e9mol technique de la soir\u00e9e). Notons en terminant que les derni\u00e8res pi\u00e8ces de la soir\u00e9e (avec Power) ont fait l\u2019objet d\u2019un enregistrement studio qui seront incluses dans le prochain disque de M.\u00a0Chambers en f\u00e9vrier de l\u2019an prochain, la seconde production pour le compte de son \u00e9tiquette d\u2019antan, Blue Note\u2009!<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Par del\u00e0 ce petit \u00e9chantillon de spectacles, il serait malvenu de prononcer quelque jugement d\u2019ensemble sur le festival, quoique les signes sont prometteurs pour son avenir, artistiquement parlant, entendons-nous. Souhaitons donc qu\u2019il continue de s\u2019ouvrir au monde et surtout qu\u2019il provoque davantage de rencontres entre des musiciens de chez nous et d\u2019ailleurs. Peu importe que vous ayez loup\u00e9 cette \u00e9dition, ce n\u2019est que partie remise pour l\u2019an prochain autour des m\u00eames dates.<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #303234;\"><span style=\"font-family: Arial, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Pour terminer, mentionnons les laur\u00e9ats du prix Fran\u00e7ois Marcaurelle, d\u00e9cern\u00e9 annuellement \u00e0 un groupe de la rel\u00e8ve, soit un trio form\u00e9 de la chanteuse Sarah Rossy,, d\u2019Eug\u00e9nie Jobin (vibraphone et voix) et du batteur Aaron Dolman. Selon la tradition, le d\u00e9voilement a eu lieu tout juste avant le concert de cl\u00f4ture, la chance voulant que le batteur y soit. Imaginez sa surprise, d\u2019autant plus qu\u2019on ne lui avait souffl\u00e9 mot avant l\u2019annonce. De toute \u00e9vidence, le trio utilisera sa r\u00e9compense mon\u00e9taire \u00e0 bon escient en nous offrant une suite \u00e0 son premier album (fort intriguant) de la derni\u00e8re ann\u00e9e. D\u2019ici le retour des ces trois heureux \u00e9lus au festival l\u2019an prochain (chose assur\u00e9e), on \u00a0leur souhaite bon courage et en avant la zizique !<\/span><\/span><\/span><\/p>\r\n<blockquote>\r\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00c0 lire ce mois-ci : <em><strong>La ronde des disques<\/strong> <\/em>(contrebasses, piano trios et quartettes)<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tel que pr\u00e9sent\u00e9 le mois dernier dans la section jazz, l\u2019Off Festival de Jazz de Montr\u00e9al s\u2019annon\u00e7ait comme l\u2019une des plus ambitieuses de son histoire\u00a0: 35 concerts r\u00e9partis sur neuf sc\u00e8nes en autant de jours, 152 artistes (selon son nouveau directeur administratif, Patrice Servant), soit une fois et demie le contingent de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re. Photos<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/myscena.org\/fr\/marc-chenard\/retour-sur-un-festival-ofjm-montreal-6-15-octobre-2022\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":2781,"featured_media":1022247,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[17036],"tags":[],"class_list":{"0":"post-1022014","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-critiques-de-spectacles","8":"volume-volume-28","9":"issue-vol-28-issue-34-fr","10":"section-jazz-fr"},"featured_image_src":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Chambers-1024x683.jpg","blog_images":{"medium":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Chambers-300x200.jpg","large":"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Chambers-1024x683.jpg"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"ams_acf":[{"key":"le_volume","label":"Le volume","value":[]},{"key":"numero","label":"Num\u00e9ro","value":[]},{"key":"source_url","label":"Source URL","value":""},{"key":"author_name","label":"Author","value":""},{"key":"editchoice","label":"Edit Choice","value":[]},{"key":"is_cover_story","label":"Is Cover Story","value":[]},{"key":"performer_1","label":"Performer 1","value":""},{"key":"performer_2","label":"Performer 2","value":""},{"key":"other_info","label":"Other info","value":""},{"key":"ink_amazon","label":"Ink Amazon","value":""},{"key":"archambault","label":"archambault link","value":""},{"key":"price","label":"Price","value":""}],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1022014"}],"collection":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2781"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1022014"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1022014\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1022247"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1022014"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1022014"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1022014"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}