{"id":1006501,"date":"2022-04-03T20:55:29","date_gmt":"2022-04-04T00:55:29","guid":{"rendered":"https:\/\/myscena.org\/?p=1006501"},"modified":"2022-04-15T11:19:32","modified_gmt":"2022-04-15T15:19:32","slug":"fta-2022-de-nouvelles-routes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/myscena.org\/fr\/nathalie-de-han\/fta-2022-de-nouvelles-routes\/","title":{"rendered":"FTA 2022 De Nouvelles Routes"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"has-drop-cap has-medium-font-size\">Apr\u00e8s deux longues ann\u00e9es d\u2019attente, Martine Dennewald et Jessie Mill, les deux nouvelles codirectrices artistiques du FTA, annoncent un festival international riche d\u2019une \u00e9nergie renouvel\u00e9e.<\/p>\r\n\r\n<p>Martine Dennewald et Jessie Mill assurent dor\u00e9navant la direction artistique du Festival TransAm\u00e9riques (FTA) en bin\u00f4me. Les deux femmes, qui se croisaient dans diff\u00e9rents festivals depuis plusieurs ann\u00e9es, ont souhait\u00e9 construire sur le dialogue. Connue des festivaliers montr\u00e9alais, Jessie Mill travaillait comme conseill\u00e8re artistique et \u00addramaturgique sous la tutelle de Martin Faucher. Luxembourgeoise d\u2019origine, Martine Dennewald a notamment dirig\u00e9 pendant six ans le Festival Theaterformen \u00e0 Brunswick, en Basse-Saxe (Allemagne). \u00ab\u00a0Faire une programmation \u00e0 deux demande une r\u00e9flexion que nous avons entam\u00e9e il y a deux ans et qu\u2019il faut conduire en sachant o\u00f9 nous sommes aujourd\u2019hui, en assumant les \u00e9v\u00e9nements que nos soci\u00e9t\u00e9s ont travers\u00e9s depuis deux ans; car, bien entendu, il y a eu la terrible \u00adpand\u00e9mie, mais aussi #moiaussi, Georges Floyd, Joyce Echaquan et, aujourd\u2019hui, le 10<sup>e<\/sup> anniversaire du Printemps \u00c9rable\u00a0\u00bb, expose Jessie Mill lors de la conf\u00e9rence de presse du lancement de la programmation 2022 du FTA. La table est mise\u00a0: la soci\u00e9t\u00e9 a chang\u00e9 et le FTA sera lui aussi un vecteur de transformation. Un vent de renouveau souffle sur le festival et il touche autant le fonctionnement interne de \u00adl\u2019\u00e9v\u00e9nement que sa riche programmation. Car le monde entier attire ces deux femmes, surtout les r\u00e9gions les moins bien reli\u00e9es. Les codirectrices \u00e9voquent deux artistes du Sahel et du Burkina Faso et les probl\u00e8mes de transport auxquels ils se heurtent pour envisager le d\u00e9placement de deux r\u00e9gions subsahariennes en guerre jusqu\u2019\u00e0 Montr\u00e9al. \u00ab\u00a0Chaque d\u00e9placement a-t-il la m\u00eame valeur et le m\u00eame co\u00fbt ?\u00a0\u00bb demande Martine Dennewald, grande habitu\u00e9e du Festival Les R\u00e9cr\u00e9atrales, \u00e0 Ouagadougou (Burkina Faso). \u00a0<\/p>\r\n<h4>L\u2019international, version 2022<\/h4>\r\n<p>Cette premi\u00e8re programmation conjointe pose des jalons pour les \u00ad\u00e9ditions \u00e0 venir, car le duo, \u00e9paul\u00e9 par le fantastique David Lavoie \u00e0 la direction administrative, pense \u00e0 long terme. \u00ab\u00a0Nous voulons nous ins\u00e9rer dans la circulation des \u0153uvres de fa\u00e7on intelligente et ouvrir des routes pour des artistes encore peu connus ici et ainsi leur \u00e9viter de faire escale en Europe\u00a0\u00bb, r\u00e9sume Martine Dennewald. Le FTA entame donc une nouvelle conversation avec le continent africain, avec la pr\u00e9sence d\u2019artistes comme Qudus Onikeku, du Nig\u00e9ria, qui ouvre la 16<sup>e<\/sup> \u00e9dition du FTA avec <em>Re:Incarnation<\/em>, un grand plateau de dix danseurs et deux musiciens qui nous entra\u00eene dans le royaume des morts (Th\u00e9\u00e2tre Jean-Duceppe, 25-28 mai). La chor\u00e9graphe de C\u00f4te d\u2019Ivoire Nadia Beugr\u00e9, qui scrute les notions de genre, explore le d\u00e9hanchement et les mouvements fessiers chez l\u2019homme \u2013 un tabou en Afrique de l\u2019Ouest \u2013 offrant cinq danseurs presque nus dans <em>L\u2019homme rare<\/em>. Nouveaut\u00e9\u00a0: le spectacle sera offert en audiodescription (Th\u00e9\u00e2tre Rouge du Conservatoire, 29 mai-1<sup>er<\/sup> juin). C\u00f4t\u00e9 th\u00e9\u00e2tre, Odile Sankara et Aristide Tarnagda font une lecture de <em>La plus secr\u00e8te m\u00e9moire des hommes<\/em>, le roman gagnant du prix Goncourt 2021 du S\u00e9n\u00e9galais Mohammed Mbougar Sarr (Monument-National, 26-28 mai). L\u2019auteur s\u00e9n\u00e9galais Felwine Sarr et l\u2019acteur \u00c9tienne Minoungou d\u00e9fendent <em>Traces<\/em>, qui raconte l\u2019histoire d\u2019un Africain exil\u00e9 qui retourne au pays pour r\u00eaver du futur (Maison Th\u00e9\u00e2tre, 3-5 juin). Pour revenir du voyage, la compagnie montr\u00e9alaise Th\u00e9\u00e2tre de la Sentinelle cr\u00e9e sa version de <em>M\u2019appelle Mohamed Ali<\/em>, du Congolais Dieudonn\u00e9 Niangouna (Quat\u2019sous, 7-9 juin). <a href=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Spectacle-\u2022-Altamira-2042-cmyk.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1006527 size-full\" src=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Spectacle-\u2022-Altamira-2042-cmyk.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"475\" srcset=\"https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Spectacle-\u2022-Altamira-2042-cmyk.jpg 1000w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Spectacle-\u2022-Altamira-2042-cmyk-300x143.jpg 300w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Spectacle-\u2022-Altamira-2042-cmyk-600x285.jpg 600w, https:\/\/myscena.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Spectacle-\u2022-Altamira-2042-cmyk-768x365.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/a> \u00a0<\/p>\r\n<h4>Beaucoup d\u2019eau<\/h4>\r\n<p>Le th\u00e8me de l\u2019eau a \u00e9merg\u00e9 de la programmation. Le Th\u00e9\u00e2tre \u00c0 tour de r\u00f4le, de Carleton-sur-Mer, pr\u00e9sente <em>La conqu\u00eate du b\u00e9luga, <\/em>une \u00adlecture du livre d\u2019art de l\u2019artiste visuelle Maryse Goudreau, qui \u00adrassemble diverses prises de parole autour des sympathiques \u00admammif\u00e8res marins (Place de l\u2019horloge, 3-5 juin). Pour <em>Holoscenes, <\/em>le performeur am\u00e9ricain Lars Jan pr\u00e9cipite des \u00adperformeurs dans un immense aquarium de 12 tonnes d\u2019eau, sur les enjeux climatiques. Spectacle gratuit (Esplanade Tranquille, 25-29 mai). L\u2019artiste br\u00e9silienne Gabriela Carneira da Cunha nous invite \u00e0<em> Altamira 2042<\/em>, une performance \u00ab\u00a0techno-chamanique\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0\u00e9cof\u00e9ministe\u00a0\u00bb sur la construction d\u2019un des plus grands barrages du monde en Amazonie et du mouvement de r\u00e9volte des populations autochtones qui s\u2019en est suivi. Prometteur. (Wilder, du 26 au 29 mai). Du Br\u00e9sil aussi, <em>Lavagem<\/em> d\u2019Alice Ripoll \u2013 un spectacle autour de la notion de nettoyage, litt\u00e9rale, m\u00e9taphorique et \u00e9claboussante (Usine C, 1<sup>er<\/sup>-4 juin). \u00a0<\/p>\r\n<h4>Les ch\u00e9ris du FTA<\/h4>\r\n<p>Rompus aux collaborations, les prolifiques Alix Dufresne (<em>Hidden Paradise, <\/em>FTA- 2019) et \u00c9tienne Lepage (FTA 2013, 2016, 2018 et 2019) travaillent une premi\u00e8re fois ensemble dans <em>Malaise dans la civilisation<\/em>, une proposition qui sonde les limites du th\u00e9\u00e2tre (Th\u00e9\u00e2tre Prospero, 28 mai-1<sup>er<\/sup> juin). Les habitu\u00e9s du festival retrouveront avec ravissement Euripides Laskaridis dans <em>Elenit<\/em>. D\u00e9lire, po\u00e9sie et grotesque en vue (Th\u00e9\u00e2tre Jean-Duceppe, 1<sup>er<\/sup>-4 juin). Vous souvenez-vous de l\u2019artiste cor\u00e9en Jaha Koo et de son cuiseur de riz parlant (<em>Cuckoo<\/em>, 2019)\u00a0? La paire revient avec <em>The History of Korean Western Theater <\/em>(Centre du Th\u00e9\u00e2tre d\u2019Aujourd\u2019hui, 2-5 juin). Danse\u00a0: apr\u00e8s le succ\u00e8s de <em>Windigo<\/em>, <em>Phantom Stills &amp; Vibrations<\/em> (FTA 2018) et <em>This Time Will Be Different<\/em> (FTA 2019), <em>Them Voices <\/em>de la chor\u00e9graphe d\u2019origine ojie-crie et mennonite Lara Kramer fait na\u00eetre un monde o\u00f9 les histoires montrent l\u2019incidence de nos actions sur les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir (Espace Libre, 4-7 juin). Joie\u00a0: la chor\u00e9graphe Catherine Gaudet ferme la trilogie amorc\u00e9e par <em>L\u2019affadissement du merveilleux<\/em> (FTA 2019) avec <em>Les jolies choses<\/em>, une cr\u00e9ation pour cinq interpr\u00e8tes (Wilder, 28 mai-1<sup>er<\/sup> juin). La g\u00e9niale M\u00e9lanie Demers (<em>La Goddam Voie lact\u00e9e, <\/em>FTA 2021) reprend cet \u00e9t\u00e9 l\u2019inoubliable <em>Confession publique<\/em>, le drame magnifi\u00e9 de la performeuse Ang\u00e9lique Willkie (Th\u00e9\u00e2tre Prospero, 4-9 juin). Des artistes de dix-huit pays pr\u00e9senteront leurs \u0153uvres au festival, du 25 mai au 9 juin 2022 \u00e0 Montr\u00e9al. Toute la programmation au \u00a0www.fta.ca<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s deux longues ann\u00e9es d\u2019attente, Martine Dennewald et Jessie Mill, les deux nouvelles codirectrices artistiques du FTA, annoncent un festival international riche d\u2019une \u00e9nergie renouvel\u00e9e. Martine Dennewald et Jessie Mill assurent dor\u00e9navant la direction artistique du Festival TransAm\u00e9riques (FTA) en bin\u00f4me. 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