Mario Bahg, CMIM 2018 volet Mélodie

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Le ténor sud-coréen Mario Bahg, apparemment sorti de nulle part, a remporté le premier prix CMIM Mélodie en 2018, battant ainsi d’impressionnants adversaires. Cependant, Bahg s’est présenté en ayant déjà remporté le Concours international de musique Reine Sonja 2017 et en arrivant deuxième lors de participations précédentes. Il a montré la même musicalité innée à Montréal.

Au premier tour, les avis étaient partagés. Les auditeurs au parterre de la salle Bourgie étaient déçus de sa voix; trop petite, qui rappelait La fleur que tu m’avais jetée de Carmen et à Una furtiva lagrima de L’Élixir d’amour. Cependant, sa voix se projetait mieux au balcon, où le jury était assis. Il passe en demi-finale à la Maison symphonique, qui convenait également bien à son ténor léger, mais bien projeté.

Né en 1990 à Busan, Bahg fréquente l’Université nationale des arts de Corée (bac) et l’Université de musique et des arts de la scène de Mannheim (maîtrise). Il s’intéresse à la musique depuis qu’il est enfant. « Mon père était aussi ténor et chanteur d’opéra, dit-il. J’ai appris ma première chanson à l’âge de 17 ans et il m’a fallu beaucoup d’efforts pour la maîtriser comme je le fais présentement. »

« J’ai étudié beaucoup de techniques et de musicalité en Corée, mais j’ai été en contact avec beaucoup plus d’expertise en Allemagne, notamment avec ma professeure Snezana Stamenkovic (Mannheim). »

Le CMIM exigeait trois mélodies pour chacun des trois tours et le choix du programme de Bahg montrait la musicalité d’un ténor. Bahg a trouvé cela difficile, mais l’a abordé intelligemment. « J’ai choisi des programmes que je peux chanter sans être submergé. J’ai préparé des chansons lyriques et des chansons passionnées dans différents styles (chansons lyriques ou légères et chansons vigoureuses ou sérieuses) pour chacun des tours. Et les chansons ont été préparées expressément pour le CMIM.

Son programme de finale était composé de mélodies populaires de Don Giovanni, La Traviata et Faust, qu’il a livrées avec musicalité. Comme avec le ténor Keonwoo Kim trois ans auparavant, la prestation a porté la Corée au triomphe.

La victoire fut une surprise, comme on a pu le constater lors de la cérémonie. « Il y avait deux Canadiens en finale et j’ai beaucoup apprécié leurs compétences, dit Bahg. Je n’aurais jamais pensé battre les Canadiens au Canada. » Cet automne, il commence sa première année du programme Lindemann pour jeunes artistes du Metropolitan Opera.

Chanteur préféré : Luciano Pavarotti (« beaucoup de gens comparent ma voix à celle de Pavarotti »).

Rôle idéal : Le Duc dans Rigoletto.

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