Richmond Hill : amener le centre-vile en banlieue

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Singing Valentines / Valentins chantants

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Richmond Hill, comme de nombreuses collectivités entourant Toronto, compte une population diversifiée de 195 022 habitants (Statistique Canada, 2016). Les minorités visibles représentent 59,6 % et diverses minorités linguistiques existent au sein de la communauté. « Soixante-dix pour cent de notre activité vient de la location de locaux », explique Michael Grit, directeur du Richmond Hill Centre for the Performing Arts. « Il nous reste 30 % pour notre propre programmation et nous essayons d’exploiter les vides laissés par les autres organisations qui louent nos salles. »

En raison du modèle opérationnel de Richmond Hill, le centre des arts relève directement du service de la culture et des loisirs de la municipalité et dispose d’un budget de fonctionnement de 3 millions de dollars. Le centre a ouvert ses portes le 28 février 2009.

Puisque le centre ne consacre que 30 % de ses activités à sa programmation, les spectacles qu’il présente peuvent sembler limités par rapport à ce qu’offrent d’autres centres de la région. « Nos programmes éducatifs sont axés sur le niveau de la maternelle à la 8e année et, pour la plupart, nous travaillons en partenariat avec ceux qui proposent de tels programmes, par exemple, Theatre USA et The Magic School Bus. Nous essayons également de faire venir des compagnies de production connues comme Geordie Theatre et Ripopée de Montréal. Celles-ci complètent les programmes bilingues dans nos écoles. »

La Scena Musicale a demandé à Grit de nous en dire un peu plus sur les programmes. « Pour le public adulte, nous avons trois orchestres et deux compagnies d’opéra qui travaillent dans notre espace et fournissent une programmation très spécifique, comme le font d’autres qui louent notre espace », déclare Grit. « Nous puisons nos opportunités dans les cases vides de la grille. »
Des exemples de ces opportunités ?

« Nous voulons amener le centre-ville en banlieue, répond-il d’un trait. Il est tellement plus agréable de pouvoir souper à la maison après avoir traversé péniblement la Don Valley Parkway pour voir ensuite un spectacle – sans les maux de tête causés par le retour au centre-ville et la recherche de stationnement », déclare-t-il.

Ce à quoi je réponds : « Oui, le stationnement Don Valley. »

« Des milliers de personnes l’appellent comme ça », répond Grit en riant. « Nous avons un public très intelligent, qui est prêt à tenter sa chance avec la programmation que nous présentons. Mais nous nous demandons tout de même, avant d’envisager un projet, si notre choix sera apprécié par la communauté. Et notre adresse est le 10 268, rue Yonge… Qui ne sait pas où se trouve la rue Yonge? »

« Oui, dis-je, mais combien savent que c’est l’une des rues principales les plus longues du monde ? » Encore un petit rire de Grit.

Les avantages et la communauté à la périphérie d’une ville de la taille de Toronto sont nombreux, mais il y a assurément des défis. « L’un des plus grands défis auxquels je fais face, dit Grit, est de ne pas avoir assez de jours pour répondre aux demandes de la communauté pour des projets que je pourrais pourtant réaliser. Un autre défi est la technologie. »

Grit a expliqué comment un fournisseur canadien de télécommunications offrait maintenant la possibilité aux artistes de se produire en hologramme dans le domicile même d’un abonné. « Nous devons nous tenir au courant des technologies en développement et y faire face en faisant des choix intelligents », explique Grit.

Comme d’autres collectivités, Richmond Hill accorde une grande importance au développement des relations avec leurs artistes. « Nous soutenons fermement le talent du [chanteur de R&B]Luke McMaster, qui a réellement un don, souligne Grit. Cela nous aidera à entretenir la jeune génération d’amateurs de musique. »

Les vides que Grit et son équipe essaient de combler sont aussi présents dans les communautés qui ont de grandes organisations musicales. « En été, nous remplissons notre espace extérieur, la Plaza, avec une programmation jazz. Les autres genres qui tombent dans les interstices sont les spectacles de type Broadway, ce que nous appelons Rock the Burbs, de même que les productions de type nostalgique. La chose la plus importante pour nous est de miser sur nos succès. »

Grit conclut : « Nous pouvons évaluer notre succès de différentes façons : de ce que nous appelons des séances communautaires (groupes de discussion) – que nous faisons peu souvent – aux commentaires réguliers que nous recevons après chaque spectacle. La clé est que nous continuons à établir des relations avec notre communauté. C’est un facteur de durabilité. »

www.rhcentre.ca

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A propos de l'auteur

Vasyl Pawlowsky holds a B.A. in Slavic Languages and Literartures from the University of Waterloo, an M.A. in the same, specializing in 20th century Ukrainian literature from the University of Ottawa, and a Masters in Library and Information Studies from McGill University. He has worked in the aerospace, educational and legal sectors as an information specialist, in both Canada and Ukraine. He has also experience in both print and broadcast journalism, as a copy writer, editor, producer and program host. He has published in the Eastern Economist, The Kyiv Post, The Kyiv Weekly, The Ukrainian Weekly, FreePint and Maclean's Magazine.

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