Au théâtre : avril-mai 2016

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Robert Lepage dans Quills. Photo Stephane Bourgeois

Robert Lepage dans Quills. Photo Stephane Bourgeois

Quills, Usine C (16 mars au 9 avril)
Robert Lepage interprète le marquis de Sade dans cette pièce tirée de l’œuvre de Doug Wright sur la liberté d’expression. Enfermé à l’asile, le marquis continue malgré tout à publier ses écrits controversés. Napoléon Ier envoie donc le docteur Royer-Collard afin de faire taire l’écrivain. L’œuvre remet en question la censure. Collaboration de Robert Lepage et Jean-Pierre Cloutier. www.usine-c.com

Les Diablogues, Théâtre du Rideau Vert (29 mars au 23 avril 2016)
Tirée des sketches de Roland Dubillard, auteur et comédien français reconnu pour la vivacité de ses dialogues remplis de finesse et d’esprit, la pièce Les Diablogues amène ses interprètes à se livrer à un exercice d’argumentation humoristique. Les sujets les plus banals peuvent servir de point de départ à une joute orale qui permettra de poser un regard nouveau sur notre monde parfois étonnant. Mise en scène de Denis Marleau, avec Sylvie Léonard, Carl Béchard, Bernard Meney, Bruno Marcil, Olivier Morin et Isabeau Blanche. www.rideauvert.qc.ca

Starshit, Centre du Théâtre d’Aujourd’hui (5 au 23 avril)
Le spectateur est accueilli chez Starshit, lieu de travail de jeunes employés motivés qui servent du café. Plus que des collègues de travail, les travailleurs dévoués seraient les membres d’une grande famille. Critique satirique et fantaisiste de l’hyper productivité et de la performance à tout prix, Starshit illustre avec lucidité les rouages du capitalisme avec, comme trame, l’expérience du premier emploi. Création du Théâtre en Quec’Part (Montréal) et du Théâtre du Tandem (Rouyn-Noranda). www.theatredaujourdhui.qc.ca

Photosensibles, Prospero (6 au 23 avril)
Cinq photographies mythiques du XXIe siècle ont été choisies, des images que tout le monde a déjà vues, mais dont les histoires sont souvent inconnues. Le baiser d’un couple dans une émeute, un enfant qui meurt de faim. Le suicide du photojournaliste qui a pris le cliché. À une époque où l’on photographie notre repas, il est bon de se replonger dans l’histoire afin d’en mieux comprendre les archives. Compagnie La vierge folle, texte de Véronique Côté, avec Jean-Philippe Lehoux, Roxanne Bouchard, Gilles Poulin-Denis, Jean-Michel Girouard et Maxime Robin. www.theatreprospero.com 

Encore une fois, si vous permettez, Théâtre Jean-Duceppe (6 avril au 14 mai)
« J’avais envie de la revoir, de l’entendre à nouveau. Pour le plaisir. Pour rire et pleurer. Encore une fois, si vous permettez. » Michel Tremblay exprime ici, par les mots qu’il a donnés au narrateur, l’envie de redonner vie à sa mère Nana, avec qui il a eu une relation emplie de tendresse et de complicité. C’est ainsi qu’en cinq tableaux, le spectateur est témoin de cette relation privilégiée entre la mère et le fils. Fortement inspirée de la vie de Michel Tremblay, qui l’a écrite trente ans après Les Belles-Sœurs, cette pièce présente ainsi sa mère, « femme toute simple », mais loin d’être ordinaire, passionnée de théâtre et de littérature. Un bel hommage à la hauteur du talent de Michel Tremblay. Mise en scène de Michel Poirier, avec Guylaine Tremblay et Henri Chassé. www.duceppe.com

Unité Modèle, Centre du Théâtre d’Aujourd’hui (12 avril au 7 mai)
Une vision critique de l’embourgeoisement et du rêve du parfait banlieusard portée par les techniques de vente de deux agents immobiliers prêts à jouer le jeu avec une aisance désarmante pour vendre le bonheur, clé en main. Est-ce que le rêve se paie avec une carte de crédit ? Serons-nous finalement heureux lorsque nous aurons consommé cette ultime chose qu’on tente de nous vendre ? Texte de Guillaume Corbeil, mise en scène de Sylvain Bélanger, avec Anne-Élisabeth Bossé et Patrice Robitaille.www.theatredaujourdhui.qc.ca

Trainspotting, Prospero (26 avril au 14 mai)
Trainspotting rapporte avec justesse la détresse et la déchéance d’un groupe de jeunes Écossais, amis du secondaire, qui traîne dans les banlieues d’Édimbourg, n’ayant rien d’autre à faire. Chômage, consommation de drogue, ennui, dépendance : en suivant le parcours de ces jeunes aux liens tissés serrés, on nous permet de dresser un portrait lucide d’une génération désireuse d’engourdir sa vie afin de la rendre plus tolérable. D’Irvine Welsh, traduction de Wajdi Mouawad, mise en scène de Marie-Hélène Gendreau. Coproduction Projet Un et Théâtre 1ère Avenue. En collaboration avec le Théâtre de la Bordée. www.theatreprospero.com

Te tenir contre moi, Prospero (26 avril au 14 mai)
Elizabeth doit quitter Tom. Profitant de leurs derniers instants ensemble, ils vont se rappeler leur première rencontre, leurs ébats et tous les moments importants qui ont marqué leur parcours amoureux. Par un texte sensible, drôle et intelligent, le spectateur est témoin de ces derniers moments où il assiste à la complicité de deux êtres qui doivent être séparés. Pièce de Gary Henderson, traduction de Xavier Mailleux. Avec Xavier Mailleux et Sophie Martin. Compagnie Théâtre L’instant. www.theatreprospero.com

887, Théâtre du Nouveau Monde (26 avril au 21 mai)
De 1960 à 1970, Robert Lepage a habité au 887, avenue Murray à Québec. Il y a passé son enfance alors que la province était traversée de grands bouleversements. La pièce raconte la difficulté du personnage principal à apprendre par cœur le poème Speak Whitede Michèle Lalonde, tout en permettant au spectateur de plonger dans ses souvenirs des événements qui l’ont façonné, comme ils ont aussi façonné le Québec et le théâtre tel qu’on le connaît aujourd’hui. Texte, mise en scène et interprétation de Robert Lepage.www.tnm.qc.ca

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