Critique CD | SIBELIUS: Symphonies 1-7/Tapiola/Orchestral Fragments (Decca Classics, 2022)

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SIBELIUS: Symphonies 1-7/Tapiola/Orchestral Fragments
Oslo Philharmonic Orchestra/Klaus Mäkelä
Decca Classics, 2022

La Finlande est un petit pays, certes, mais sa longue tradition de création de chefs d’orchestre de classe mondiale a de quoi impressionner. Pourtant, rares sont ceux qui ont acquis une popularité aussi rapide que Klaus Mäkelä. À 26 ans seulement, il en est à sa 2e année comme directeur musical de l’Orchestre de Paris, à sa 3e à la tête de l’Orchestre philharmonique d’Oslo et, il y a à peine quelques mois, il a été choisi pour être le nouveau chef de l’Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam. En raison de ses engagements actuels, il n’occupera son poste à Amsterdam qu’en 2027, mais en attendant, l’orchestre en a fait un « partenaire artistique ». Et maintenant, il nous présente son premier enregistrement : l’intégrale des symphonies de Sibelius sur la prestigieuse étiquette Decca. L’Orchestre philharmonique d’Oslo a déjà enregistré ces symphonies avec Mariss Jansons et, presque immédiatement, elles sont devenues les versions de référence. Une génération plus tard, avec un autre jeune chef charismatique, l’orchestre refait le coup et l’interprétation de M. Mäkelä est magistrale à tous points de vue.

Qu’est-ce qui fait de Klaus Mäkelä un si bon chef d’orchestre ? Une musicalité, une force de caractère et un physique hors du commun. En somme, il sait ce qu’il fait et arrive à transmettre aux musiciens ce qu’il veut. Mais il y a autre chose. Toute personne qui l’a vu diriger, en direct ou en vidéo, le sait : les musiciens veulent jouer pour lui.

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Il respecte la partition au plus haut point. Son enregistrement laisse entendre sa grande attention aux détails et sa maîtrise de la structure, mais aucune exagération ou recherche de l’effet. La gamme d’expressions est colossale et les sommets d’intensité puissants. Mais ce que l’on retient, c’est la gloire de la musique et non l’ego du chef.

Par son niveau d’interprétation, l’Orchestre philharmonique d’Oslo n’a rien à envier aux autres orchestres du monde entier. Il suffit d’écouter la clarinette qui ouvre la Symphonie no 1 ou le violoncelle solo au début de la Quatrième, ou d’ailleurs, n’importe quel passage mettant en vedette la section des violoncelles. Ai-je dit que M. Mäkelä lui-même est un violoncelliste exceptionnel ?

Le disque comprend également une interprétation captivante du poème symphonique Tapiola de même que des fragments que l’on croit avoir été destinés à une huitième symphonie qui n’a jamais été achevée. Mais ces fragments sont trop brefs pour faire la lumière sur ce que Sibelius nous aurait donné s’il l’avait menée à bien.

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A propos de l'auteur

Former conductor and broadcaster, Paul E. Robinson, is the author of four books on conductors, Digital Editor for Classical Voice America, and a regular contributor to La Scena Musicale.

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