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La violoniste Ayana Tsuji a remporté le Concours musical international de Montréal (CMIM) en 2016 et n’a jamais regardé en arrière. Musicienne dès son plus jeune âge, elle a été initiée à la musique par son père. « J’ai commencé à jouer du violon quand j’avais trois ans sous l’influence de mon père, également violoniste. Il a lui aussi commencé à jouer du violon à l’âge de trois ans, alors j’utilisais son violon d’enfant. » Elle admet que son père a été un professeur sévère, mais elle est tout de même reconnaissante de l’impact qu’il a eu sur son jeu et de…

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L’Orchestre Nouvelle Génération (ONG) clôturera sa 8e saison avec deux concerts qui pousseront les explorations thématiques et les collaborations artistiques de cet ensemble montréalais, dont les interprétations passionnées et originales attirent un cercle grandissant d’amateurs de musique classique. Le 18 avril, Délicieusement Tragique présentera quatre œuvres de Beethoven, Wagner, Janáček et Prokofiev, inspirées des grandes histoires d’amour aux dénouements tragiques. Le 8 juin, Visions fugitives – Tableaux dansants invitera le public à pénétrer dans le monde insolite de l’artiste peintre Natasha Turovsky, où réalisme et surréalisme se fusionnent avec les miniatures fantaisistes de Prokofiev, Bach, Brahms, Britten, Stravinski et Chostakovitch.…

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Le Concerto pour violon d’Aaron Jay Kernis, enregistré par James Ehnes, inscrit un fabuleux doublé aux prix Grammy. Un événement fortuit… ou presque ! « Je n’étais nullement persuadé que nous pourrions en tirer un enregistrement », a récemment déclaré Ehnes en faisant allusion aux trois concerts, en mars 2017, de l’Orchestre symphonique de Seattle, dirigé par Ludovic Morlot. Certes, le violoniste canadien maintes fois primé savait que l’Orchestre de Seattle enregistrait ses prestations en direct à des fins d’archives et de diffusion. Mais pouvait-on accorder du temps pour préparer l’enregistrement, même si cela semblait un scénario hypothétique ? Peine perdue ! « Au début, je…

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Vu de l’extérieur, cela ressemble à un appartement tout à fait banal. Pas de pancarte, pas même de nom, seul le numéro 1134. Personne ne se doute, en passant dans cette rue du Mile End, que se cachent là les fruits d’un savoir-faire séculaire, entretenu avec passion par Isabelle Wilbaux depuis plus de vingt ans. À la recherche de l’équilibre parfait « L’essentiel du travail de luthier, c’est de chercher de la légèreté sans perdre de résistance. Il faut comprendre le bois qu’on travaille, essayer d’en enlever le plus possible pour qu’il vibre, mais pas trop pour que l’instrument puisse durer…

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Spécialiste de l’époque baroque, plus particulièrement de la musique française du XVIIIe siècle, le violoniste Olivier Brault est régulièrement invité à travers le monde où l’on recherche son expertise d’instrumentiste historique. Passé maître dans l’art de restituer ce répertoire, Olivier le partage avec ses étudiants à l’Université McGill ou encore à travers des ateliers pour les enfants. Entre mémoire et transmission, voici une longue histoire qui commence sur les genoux d’un grand-oncle en Nouvelle-Écosse. L’aventure de la sonate En trio française « Ma mère avait suivi un parcours de chanteuse lyrique et chez nous, tout le monde chantait pendant ma jeunesse.…

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par Wah Keung Chan et Alexandre Da Costa L’édition 2019 du Concours musical international de Montréal (CMIM) approche. Prenant les devants, La Scena a écouté vingt-trois des vingt-quatre participants, histoire de prédire les gagnants. Le violoniste franco-russe Fedor Rudin s’est retiré après sa nomination en tant que violon solo de l’Opéra national de Vienne et de l’Orchestre philharmonique de Vienne et nous n’avons pas été informés de son remplaçant durant notre évaluation. Parmi les vingt-quatre violonistes figurent d’illustres lauréats de récents concours internationaux. Lors de notre écoute des enregistrements audio et vidéo disponibles, provenant souvent de concours précédents, nous avons noté…

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Depuis sa fondation en 2002, le Concours musical international de Montréal rivalise d’audace et d’ingéniosité afin de se démarquer et d’offrir aux concurrents une expérience humaine positive, tout en cherchant à s’ancrer dans la communauté montréalaise. S’il reste un concours avec des règlements stricts, fonctionnant selon des cycles de trois ans où alternent piano, chant et violon, le CMIM offre de nombreuses activités et vitrines en parallèle du concours qui lui donnent des couleurs de festival, ce dont se réjouit la directrice générale et artistique Christiane LeBlanc : « À mon arrivée, je trouvais que ce concours avait été très bien conçu…

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« Jouer sur un Stradivarius est fascinant pour un musicien, peut susciter des marques d’appréciation chez ses pairs, attirer l’intérêt des médias et alimenter les conversations dans les cercles de la musique classique, dit le violoniste Alexandre Da Costa. Mais, il ne faut pas donner trop d’importance à l’instrument en lui-même, ce n’est qu’un outil. Le plus important, c’est la qualité de la prestation de l’instrumentiste, sa sensibilité artistique. » Le virtuose canadien est bien placé pour soutenir ces propos. Da Costa joue depuis presque vingt ans sur des Stradivarius et reconnaît, bien entendu, la chance qu’il a eue et qu’il a…

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« Souvent, on utilise pour l’entraînement des jeunes musiciens en vue des concours internationaux une formule qui date de l’après-guerre et de l’époque soviétique et qui consiste à les former comme s’ils étaient des athlètes olympiques, ignorant complètement que ce sont avant tout des artistes. » Le violoniste et chef d’orchestre Alexandre Da Costa ne mâche pas ses mots pour pointer les insuffisances des concours internationaux qui, selon lui, adoptent une approche trop centrée sur l’exécution technique, faisant fi des dimensions artistiques et humaines. Et pourtant, ces dimensions déterminent en grande partie le développement de la carrière internationale des musiciens primés. « La…

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Si la mondialisation et la délocalisation des entreprises semblent avoir généralement mis à mal le secteur de la lutherie artisanale, une poignée d’irréductibles perpétuent avec ferveur une tradition plusieurs fois centenaire. Finesse et minutie sont les mots d’ordre de ces grands faiseurs qui, tapis dans leur atelier, conçoivent et fabriquent des instruments uniques dont le raffinement fait le bonheur des musiciens professionnels et amateurs de lutherie fine. Au cœur de cette industrie, les écoles de formation jouent un rôle fondamental en assurant non seulement la transmission du savoir-faire, mais également en favorisant l’innovation et le développement de la discipline. Spécialisée…

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