Rentrée – Danse

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La Scena Musicale's Discovery Box

La danse est clairement à l’honneur cet automne à l’Usine C, qui met en place une série spéciale de quatre chorégraphes sous les projecteurs, du 2 au 11 octobre. Commissarié par Mélissa Larivière Body Electric rassemblera les pièces de Soleil Launière (Umanishish), Andrea Peña (Untitlted I et III), Anne Thériault, artiste associée pour une seconde année (Récital) et Daina ashbee (Serpentine). En reprise du dernier FTA, Cutlass Spring de Dana Michel (29, 30 octobre, 1er et 2 novembre) et Fear and Greed de Frédérick Gravel (28 et 29 novembre) viendront s’ajouter, en plus du Cosmic Love de Clara Furey créé à l’hiver 2017 à Danse Danse.

Umanishish de Soleil Launière Photo Hugo St-Laurent

Puisque l’on y valorise aussi les liens tissés avec des signatures d’envergure internationale, le public montréalais pourra retrouver sur les planches de l’avenue Lalonde l’artiste grec qui l’a tant émerveillé en janvier, Dimitris Papaioannou. Son installation vidéo Inside, créée en 2011, propose une immersion de six heures par écran interposé dans un appartement avec vue à l’autre bout du monde, où se croisent non moins de 30 interprètes. Du 19 au 23 novembre.

www.usine-c.com  

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danse mutante de Kettly Noel Photo : Mathieu Doyon

Parmi les premiers rendez-vous de la rentrée, et de ceux que l’on ne voudrait pas rater, l’atypique projet Danse Mutante revient à l’Agora de la danse après un périple géographique, culturel et chorégraphique qui l’aura transformé. Depuis le duo Cantique originalement conçu par Mélanie Demers au OFFTA 2018, les interprètes Riley Sims et Francis Ducharme sont passés entre les mains et dans les studios de trois autres grandes artistes rebelles de la scène contemporaine : Ann Liv Young (New York), Kettly Noël (Bamako) et Ann Van den Broek (Anvers/Rotterdam). Épousant la forme du relais, chacune dans son excentricité propre, ces chorégraphes de trois continents ont successivement remodelé la dernière version de la pièce en un nouvel objet. L’intégrale de la métamorphose, d’une durée de 2 h 30 avec entracte, promet d’aller où personne, même l’instigatrice du projet, n’aurait imaginé. Pour public averti, du 17 au 21 septembre.

www.agoradanse.com

Du côté de Danse Danse, la programmation poursuit son métissage vers des générations rafraîchissantes qui côtoient désormais, et avec autant de prestige, voire plus d’audace, les traditionnelles institutions du ballet et grandes écoles de ce monde. Peu d’étonnement donc à retrouver au programme, à la suite des Ballets Jazz de Montréal et du flamenco de La Otra Orilla, les noms de Dana Gingras (Frontera du 4 au 7 décembre) et Caroline Laurin-Beaucage (Intérieurs du 11 au 14 décembre), au même titre que celui de Marie Chouinard. La friction des styles et le vertige des vastes plateaux rendent tout de même curieux du résultat, et de l’ouverture des aficionados de la Place des Arts.

www.dansedanse.ca

Beside de Marie Béland Photo : Montréal Danse

Le nouveau modèle commissarial mis en place à Tangente au courant des douze derniers mois rend évidemment impatient de découvrir la mouture 2019-20. La légendaire Dena Davida a remis les rênes entre douze petites mains de plusieurs horizons, et l’on peut par conséquent miser qu’elles s’affaireront à élargir les perspectives ainsi que les notions mêmes de diversité et d’émergence. Au gouvernail, Marco Provonost comme commissaire permanent, accompagné des artistes-commissaires Élisabeth-Anne Dorléans, Andrea Peña et Laurane Van Branteghem, d’Ivanie Aubin-Malo à titre de commissaire invitée et de Stéphane Labbé promu au commissariat international.

Au premier regard sur l’automne, on remarque que des constantes sont bien heureusement maintenues, des classiques Danses buissonnières aux spectacles de fin d’année de l’EDCM, en passant par des programmes doubles et une longue liste de nouveaux visages… En 2019 comme il y a 15 ans, une seule recommandation pour cette pépinière de talents : allez-y, vous serez de toute façon surpris.

www.tangentedanse.ca

La Chapelle Scènes contemporaines, qui revendique une galerie de plus de 150 artisanes et artisans pour la saison à venir, et une identité plus bilingue que jamais, n’est évidemment pas en reste côté danse et performance. Retenons en ce sens deux événements : Anima/Darkroom, solo dirigé par Lucy M. May et porté par le danseur de krump 7Starr (26, 27, 28, 30 septembre et 1er octobre), suivi de BESIDE, troisième volet de la série B+B+B de Marie Béland lancée en 2010 avec BEHIND et prolongée en 2015 avec BETWEEN (15 au 18 octobre).

www.lachapelle.org

Fa’addebhou li Photo : Murat Dürüm

Cela reste décidément au MAI (Montréal, arts interculturels) que la diversité, la pluridisciplinarité, le multilinguisme sont authentiquement luxuriants, car le plus profondément enracinés. Dans cette maison de tous au pied de la montagne, les arts de la scène, la musique et les arts visuels tissent avec les questionnements identitaires de riches dialogues. S’il faut n’en choisir qu’un, Fa’addebhou li (de l’arabe au français, Dresse-le pour moi) se situe en pleines turbulences de genres, de générations, de cultures et de sociétés, quelque part entre Paris et Beyrouth. La chorégraphe libanaise Nancy Naous réunit sur scène deux interprètes virtuoses, Nadim Bahsoun et Alexandre Paulikevitch, et observe leur corps masculin soumis aux règles et rites du patriarcat. Claquements de mains, chants, cris et danse pure, un seul extrait promet une décharge de rébellion et d’affranchissement physique, mélange d’esthétisme et d’éthique. À surveiller les 18 et 19 octobre.

www.m-a-i.qc.ca

La Scena Musicale - Coffret Découverte
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